Drypetes gerrardii (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Fruit Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Drypetes gerrardii Hutch.


répartition en Afrique (sauvage)
1, port de l'arbre ; 2, rameau avec fleurs mâles ; 3, rameau avec fruit. Redessiné et adapté par Achmad Satiri Nurhaman
base du fût
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois
Protologue: Dyer, Fl. cap. 5(2) : 405 (1920).
Famille: Euphorbiaceae (APG: Putranjivaceae)

Synonymes

  • Drypetes battiscombei Hutch. (1924).

Noms vernaculaires

  • Bastard white ironwood, forest ironwood, forest ironplum, hairy drypetes (En).
  • Kihambie (Sw).

Origine et répartition géographique

Drypetes gerrardii est répandu depuis le sud du Soudan, l’Ouganda et le Kenya jusqu’en Angola, au Zimbabwe, au Mozambique, à l’est de l’Afrique du Sud et au Swaziland.

Usages

Le bois connu au Kenya sous le nom de “munyenye” et de “white bastard wood” en Afrique australe, est employé localement, essentiellement en construction sous la forme de poteaux, en menuiserie, pour la confection de meubles, de manches d’outils et d’ustensiles. Il se prête à la parqueterie, aux étais de mines, à la construction navale, à la charronnerie, aux articles de sport, à la caisserie, aux instruments agricoles et au tournage. Localement, en Afrique du Sud, les petits arbres de Drypetes gerrardii ayant un diamètre de fût de 3–10 cm sont très appréciés en tant que poteaux d’habitations et de clôture. Le bois sert également de bois de feu et dans la production de charbon de bois.

En médecine traditionnelle, la décoction de racine se prend en cas de maux d’estomac, et les racines et les feuilles broyées sont administrées avec de l’eau contre la gonorrhée. Les fleurs sont nectarifères pour les abeilles.

Propriétés

Le bois de cœur blanchâtre devient jaunâtre à grisâtre pâle lorsqu’il est exposé à la lumière, avec parfois des stries brunâtres, et ne se distingue pas de l’aubier qui est large. Le fil est droit, quelquefois légèrement contrefil, le grain est fin et régulier.

C’est un bois de poids moyen à lourd, avec une densité de 710–815 kg/m³ à 12% d’humidité, et dur. Il sèche à l’air lentement mais bien, avec seulement de légères gerces aux extrémités et un léger gauchissement. Les taux de retrait au séchage sont assez élevés. Une fois sec, le bois est stable en service. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 147 N/mm², le module d’élasticité de 18 230 N/mm² et la compression axiale de 68 N/mm².

Le bois se scie et se travaille moyennement bien à la machine. Il se rabote en donnant une surface lisse. Comme il a tendance à se fendre au clouage et au vissage, il est recommandé de faire des avant-trous. Les caractéristiques de déroulage et de tranchage ne sont pas bonnes. Le bois est moyennement durable. Il est sujet aux attaques de termites, alors qu’en Afrique du Sud on a constaté qu’il y résistait. L’aubier peut être attaqué par les Lyctus, le bois par les térébrants marins. Le bois de cœur est rebelle au traitement avec des produits de conservation, l’aubier l’est moyennement.

Plusieurs triterpénoïdes, un stéroïde et une dimère de flavone ont été isolés des feuilles.

Description

  • Arbuste ou arbre de taille petite à moyenne atteignant 20(–35) m de haut, dioïque, sempervirent ; fût dépourvu de branches sur 10 m, droit, atteignant 40(–50) cm de diamètre, souvent cannelé à la base ou à contreforts raides ; surface de l’écorce grise ou brun grisâtre, généralement lisse, s’écaillant parfois en écailles arrondies, écorce interne blanc jaunâtre à orange moucheté de blanc ; cime dense et étroite pourvue de branches plus ou moins horizontales ; rameaux retombants, grisâtres, recouverts de poils fins.
  • Feuilles alternes, simples ; stipules triangulaires, d’environ 1 mm de long, précocement caduques ; pétiole de 3–10 mm de long ; limbe ovale à rhombique-elliptique ou lancéolé, de 2–14(–17) cm × 1–7(–9) cm, cunéiforme à arrondi et asymétrique à la base, aigu à acuminé à l’apex, bords dentés à presque entiers, finement coriace, recouvert de poils jaunâtres le long de la nervure médiane ou presque glabre, pennatinervé à 5–9 paires de nervures latérales.
  • Fleurs unisexuées, régulières, 4-mères ; pédicelle atteignant 4 mm de long ; sépales arrondis, d’environ 3 mm de diamètre, jaune blanchâtre, à pilosité dense et jaunâtre ; pétales absents ; fleurs mâles sur un fascicule axillaire à fleurs peu nombreuses, avec 4 étamines d’environ 3 mm de long, disque 4-lobé ; fleurs femelles solitaires, à disque légèrement en coupe, ovaire supère, à pubescence dense, 2-loculaire, styles 2, libres, réfléchis, atteignant 1,5 mm de long.
  • Fruit : drupe charnue, obovoïde à presque globuleuse, légèrement 2-lobée, de 1–1,5 cm de long, à pubescence courte, jaunâtre à rougeâtre-orange à maturité, indéhiscente, contenant 1–2 graines.
  • Graines comprimées-ovoïdes, d’environ 1 mm de long, brunâtres avec des stries blanchâtres.

Autres données botaniques

Drypetes gerrardii est variable et plusieurs variétés ont été distinguées, en s’appuyant essentiellement sur la taille des feuilles et sur la pilosité des jeunes pousses et des pétioles.

Le genre Drypetes comprend près de 210 espèces et son aire de répartition s’étend dans toutes les régions tropicales et subtropicales. On en trouve une soixantaine en Afrique continentale et une quinzaine dans les îles de l’océan Indien. Le bois de plusieurs autres Drypetes spp. est employé localement en Afrique tropicale.

Drypetes afzelii

Drypetes afzelii (Pax) Hutch. est un arbuste ou petit arbre atteignant 10 m de haut, présent en Afrique de l’Ouest, de la Sierra Leone jusqu’au Ghana. Son bois grisâtre à brun pâle est dur, durable, il résiste assez bien aux termites et est probablement utilisé en construction. On se frictionne le corps avec la gomme qui est sécrétée par le fût et qui dégage une odeur aromatique. Drypetes afzelii est classé comme vulnérable sur la Liste rouge de l’UICN car il n’est pas commun et pâtit du déclin de son milieu, c’est-à-dire la forêt sempervirente humide.

Drypetes arguta

Drypetes arguta (Müll.Arg.) Hutch. est un arbuste ou petit arbre atteignant 8 m de haut, présent de la Tanzanie jusqu’à l’est de l’Afrique du Sud. En Afrique du Sud, on utilise les grumes de petite taille, ayant une longueur moyenne de 150 cm et un diamètre moyen de 22 cm, en guise de lattes dans la construction des maisons traditionnelles, et le bois pour confectionner des cannes. Les fruits sont comestibles et on en fait une boisson spiritueuse.

Drypetes aubrevillei

Drypetes aubrevillei Leandri est un arbre de taille petite à moyenne atteignant 25 m de haut dont le fût mesure jusqu’à 50 cm de diamètre. On le trouve en Afrique de l’Ouest, de la Sierra Leone jusqu’au Ghana. Son bois jaune pâle est lourd, d’une densité d’environ 960 kg/m³ à 12% d’humidité, et dur. On s’en sert dans la construction d’habitations. L’écorce est utilisée en médecine traditionnelle ; on l’administre en externe pour traiter la bronchite, le lumbago, les rhumatismes et les douleurs rénales, et on la prend comme expectorant.

Drypetes aylmeri

Drypetes aylmeri Hutch. & Dalziel est un arbre de petite taille atteignant 13 m de haut, à fût de 25 cm de diamètre. On le trouve également en Afrique de l’Ouest, de la Sierra Leone jusqu’au Ghana. Son bois blanchâtre est dur, durable, résiste assez bien aux termites, et est utilisé dans la construction d’habitations.

Drypetes bathiei

Drypetes bathiei Capuron & Leandri est un arbuste atteignant 4 m de haut, présent au nord et à l’est de Madagascar. Son bois dur sert en construction, pour la confection de manches d’outils et de cannes.

Drypetes caustica

Drypetes caustica (Frapp. ex Cordem.) Airy Shaw est un arbre de taille petite à moyenne atteignant 20 m de haut, endémique de la Réunion et de Maurice. Son bois est employé en construction, mais Drypetes caustica s’étant raréfié, son exploitation devrait être découragée.

Drypetes floribunda

Drypetes floribunda (Müll.Arg.) Hutch. est un arbre de petite taille atteignant 10 m de haut, présent du Sénégal jusqu’en R.D. du Congo dans la forêt sèche et la savane. Son bois blanchâtre est dur et sert pour la construction d’habitations et pour la confection de poteaux, ainsi que de bois de feu. La pulpe de ses fruits orange-rouge est comestible et ses rameaux servent de bâtonnets à mâcher pour se nettoyer les dents.

Drypetes gilgiana

Drypetes gilgiana (Pax) Pax & K.Hoffm. est un arbuste ou petit arbre atteignant 10(–15) m de haut, à fût mesurant jusqu’à 25 cm de diamètre. Il est présent du Sénégal jusqu’au Cameroun dans divers types de forêts. Son bois, brun pâle, est dur et sert à confectionner des pièges pour les animaux ainsi probablement qu’en construction. La pulpe des fruits orange-rouge est sucrée et comestible, mais rarement consommée.

Drypetes gossweileri

Drypetes gossweileri S.Moore est un arbre de taille moyenne atteignant 30(–40) m de haut, à fût mesurant jusqu’à 100(–120) cm de diamètre, présent du Nigeria jusqu’en Centrafrique et en R.D. du Congo. Son bois brun jaunâtre pâle, avec une densité de 760–800 kg/m³ à 12% d’humidité, sert fréquemment pour la construction d’habitations et en menuiserie. Cependant, les usages de l’écorce en médecine traditionnelle sont plus importants.

Drypetes mossambicensis

Drypetes mossambicensis Hutch. est un arbuste ou arbre de taille petite à moyenne atteignant 20 m de haut, à fût jusqu’à 60 cm de diamètre. On le rencontre en zone boisée, souvent en bord de rivières, au Malawi, en Zambie, au Zimbabwe, au Mozambique et dans le nord de l’Afrique du Sud. Le bois, brun pâle à brun jaunâtre, avec une densité d’environ 970 kg/m³ à 12% d’humidité, sert à confectionner des ustensiles ménagers et des ornements. Ses fruits sont comestibles et localement appréciés.

Drypetes parvifolia

Drypetes parvifolia (Müll.Arg.) Pax & K.Hoffm. est un arbuste ou petit arbre atteignant 6 m de haut. On le trouve en Afrique de l’Ouest, de la Sierra Leone jusqu’au Nigeria, et en Afrique de l’Est au Kenya et en Tanzanie. Son bois sert localement pour la construction d’habitations, essentiellement sous forme de poteaux.

Drypetes roxburghii

Drypetes roxburghii (Wall.) Hurus. est originaire d’Asie tropicale et a été introduit dans certaines régions d’Afrique de l’Ouest et de l’Est, où il est surtout planté comme arbre ornemental d’ombrage. En Asie tropicale, son bois est utilisé en construction et pour le tournage, tandis que ses feuilles et ses fruits sont employés en médecine traditionnelle et que ses feuilles servent de fourrage.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2: limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; (10 : vaisseaux accolés radialement par 4 ou plus) ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 41 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 50–100 μm ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 70 : fibres à parois très épaisses.
  • Parenchyme axial : 76 : parenchyme axial en cellules isolées ; 77 : parenchyme axial en chaînettes ; (86 : parenchyme axial en lignes minces, au maximum larges de trois cellules) ; 87 : parenchyme axial en réseau ; (93: huit (5–8) cellules par file verticale) ; 94 : plus de huit cellules par file verticale.
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; (100 : rayons avec des parties multisériées aussi larges que les parties unisériées) ; 102 : hauteur des rayons > 1 mm ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; 107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 116 : 12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; (137 : cristaux prismatiques dans les cellules dressées et/ou carrées des rayons) ; (138 : cristaux prismatiques dans les cellules couchées des rayons).
(P. Mugabi, P.E. Gasson & E.A. Wheeler)

Croissance et développement

Les jeunes feuilles de Drypetes gerrardii sont rougeâtres. Les larves du papillon Coeliades libeon se nourrissent des feuilles. En Afrique australe, on a signalé que les arbres fleurissaient de septembre à novembre, et que les fruits mûrissaient d’octobre à avril. Ce sont des animaux tels que les oiseaux et les singes qui mangent les fruits et qui servent d’agents de dissémination.

Ecologie

Drypetes gerrardii se rencontre dans la forêt sempervirente et dans la ripisylve, parfois également dans les broussailles, à 600–2300 m d’altitude. Il est fréquent dans les types de forêts plus sèches, mais parfois aussi dans des forêts pluviales plus humides.

Multiplication et plantation

Le poids de 1000 graines est d’environ 12 g. Lors d’un essai mené en Ouganda, les graines ont germé en moyenne 39 jours après le semis selon un taux de germination qui était bas, puisqu’il était de 17,5%.

Gestion

Les arbres de Drypetes gerrardii de petite taille (le diamètre de fût atteignant 10 cm) sont localement communs dans le sous-étage de la forêt en Afrique du Sud ; on a relevé des densités moyennes de 130 tiges par ha, dont en moyenne 18 tiges par ha sont récoltées pour servir de poteaux. Les arbres peuvent être conduits en taillis. En Afrique du Sud, presque 50% des tiges coupées se sont régénérées en taillis.

Ressources génétiques

Non seulement Drypetes gerrardii est répandu mais il est également commun par endroits ; son exploitation semblant être modérée, il n’est donc pas menacé d’érosion génétique, bien que l’on puisse assister localement à une surexploitation destinée à la confection de poteaux et au bois de feu.

Perspectives

Drypetes gerrardii et autres Drypetes spp. sont insignifiants sur le marché international des bois, et étant donné la taille souvent petite de leur fût il y a peu de chances que cela change. Néanmoins, le bois normalement assez lourd, dur et plutôt durable joue un rôle important en construction, notamment sous la forme de poteaux ; il est recommandé de mener des recherches sur ses taux de croissance et sur sa régénération pour pouvoir élaborer des directives concernant des méthodes de gestion adaptées qui permettraient de garantir une production durable.

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Sources de l'illustration

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Auteur(s)

  • E.A. Obeng, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana

Citation correcte de cet article

Obeng, E.A., 2011. Drypetes gerrardii Hutch. [Internet] Fiche de PROTA4U. Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas.

Consulté le 7 mars 2020.


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