Diospyros sanza-minika (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
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Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois de feu Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Diospyros sanza-minika A.Chev.


répartition en Afrique (sauvage)
1, feuille ; 2, partie de branche avec fleurs mâles ; 3, fleur mâle ; 4, fleur femelle ; 5, fruit ; 6, graine. Redessiné et adapté par Iskak Syamsudin
fût
tranche
feuilles et fruits
quelques parties de l'arbre (Virtual Field Herbarium)
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois
Protologue: Veg. Ut. Afr. Trop. Franç. 5: 155 (1909).
Famille: Ebenaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 30

Noms vernaculaires

  • African ebony, Liberia ebony (En).

Origine et répartition géographique

L’aire de répartition de Diospyros sanza-minika s’étend de la Sierra Leone jusqu’au Ghana, et du Cameroun jusqu’au Gabon et au Congo.

Usages

Le bois de Diospyros sanza-minika est employé en construction sous forme de poteaux et en clayonnage, pour les étais de mines, les instruments, les ustensiles, les manches, les pièges à gibier, les cages, les hampes de sagaies et les harpons, et pour le tournage. Il se prête à la parqueterie lourde, la menuiserie, la construction navale, la charronnerie, les articles de sport, les jouets et les articles de fantaisie, les égouttoirs et les objets sculptés. Le bois sert aussi de bois de feu. En médecine traditionnelle, on applique un cataplasme de feuilles écrasées comme antalgique.

Production et commerce international

Le bois de Diospyros sanza-minika est rarement exporté et presque exclusivement réservé au marché intérieur. Il n’existe aucune information disponible sur les statistiques commerciales.

Propriétés

Le bois de cœur est blanc grisâtre à rosé à la coupe, et fonce pour devenir brunâtre avec des bandes noires ou bien est parfois noir près du centre de la grume ; il ne se distingue pas nettement de l’aubier. Le fil est droit à contrefil, le grain fin.

C’est un bois de poids moyen à lourd, avec une densité de 630–980 kg/m³ à 12% d’humidité, et dur. Les taux de retrait sont assez élevés. Une fois sec, le bois est instable en service. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 132–180 N/mm², le module d’élasticité de 13 130–15 880 N/mm², la compression axiale de 54–72 N/mm², le fendage de 15–19 N/mm, la dureté Janka de flanc de 10 850 N et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 8,1–8,8.

Le bois se scie et se travaille difficilement tant à la main qu’à la machine ; il émousse gravement les dents de scie et les lames de coupe. Le rabotage permet un fini bien lisse et le bois se polit très bien, mais un peluchage peut se produire en cas de contrefil ; un angle de coupe réduit est donc recommandé. Le bois tient les clous moyennement bien, mais il est conseillé de faire des avant-trous. Le bois est sujet aux attaques des champignons provoquant des taches de sève. Il est modérément durable, car il n’est guère attaqué par les termites mais il est sujet aux attaques des térébrants marins et parfois des scolytes. L’aubier est perméable à l’imprégnation par des produits de conservation. La sciure peut provoquer une irritation de la peau et de la gorge chez les professionnels du bois.

Plusieurs dérivés de la norbergénine ont été isolés de l’écorce ; certains d’entre eux ont mis en évidence des propriétés de piégeage des radicaux libres et une activité antipaludéenne in vitro contre Plasmodium falciparum.

Description

  • Arbre de taille petite à moyenne atteignant 25(–40) m de haut, sempervirent ; fût dépourvu de branches sur 20 m, droit, cylindrique, atteignant 60(–100) cm de diamètre, normalement sans contreforts ; surface de l’écorce profondément fissurée, noirâtre, très dure, écorce interne fine, rosée ; cime généralement de petite taille, étroite à arrondie, à branches horizontales ; jeunes rameaux presque glabres.
  • Feuilles alternes, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 0,5–1(–1,5) cm de long, sillonné au-dessus, glabre ; limbe lancéolé-elliptique à oblong-elliptique, de 12–27 cm × 3–10 cm, cunéiforme à la base, courtement acuminé à l’apex, coriace, à pubescence noire et courte au-dessous à l’état jeune, pennatinervé à 7–12 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : fascicule axillaire, souvent sur les branches âgées, comportant (1–)3–5 fleurs.
  • Fleurs unisexuées, régulières ; pédicelle atteignant 3(–5) mm de long ; calice en coupe, atteignant 8 mm de long, à pubescence courte brun-jaunâtre, entier ou indistinctement lobé à l’apex ; corolle d’environ 2 cm de long, charnue, à poils brunâtres densément apprimés à l’extérieur, blanche ou rosée à l’intérieur, avec un tube d’environ 1 cm de long et (3–)4–5 lobes atteignant 1 cm de long ; fleurs mâles aux lobes de la corolle presque aussi longs que le tube, étamines 20–24, d’environ 5 mm de long, à filets très courts, généralement glabres ; fleurs femelles aux lobes de la corolle plus courts que le tube, étamines rudimentaires 5–6, ovaire supère, ovoïde, d’environ 4 mm de long, à pubescence dense, 6–8-loculaire, styles 3–4.
  • Fruit : baie ellipsoïde-cylindrique à légèrement quadrangulaire, atteignant 5 cm × 4,5 cm, recouverte de poils brun rougeâtre puis devenant glabre, jaune à maturité, contenant 4–8 graines.
  • Graines oblongues-cylindriques, de 2–3 cm de long, brunes à noirâtres.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 4–7 cm de long, épais, épicotyle de 3–5 cm de long, pubescent ; cotylédons restant dans le tégument, foliacés, d’environ 3 cm de long, précocement caducs ; 2 premières feuilles opposées, rouge foncé.

Autres données botaniques

Diospyros est un important genre pantropical qui comprend près de 500 espèces, dont environ 90 sont présentes en Afrique tropicale continentale et dont plusieurs produisent un bois d’œuvre d’excellent qualité ou bien des fruits comestibles.

Diospyros boala

Diospyros boala De Wild. est un arbre de taille petite à moyenne atteignant 25 m de haut, présent au Cameroun, au Gabon et en R.D. du Congo. Son bois sert localement à la confection de manches d’outils.

Diospyros conocarpa

Diospyros conocarpa Gürke & K.Schum. est un arbre de petite taille atteignant 10 m de haut, présent du Nigéria à la R.D. du Congo et à Cabinda (Angola). Son bois sert localement à la construction d’habitations.

Diospyros cooperi

Diospyros cooperi (Hutch. & Dalziel) F.White est un arbuste ou arbre de petite taille atteignant 13 m de haut, présent de la Sierra Leone jusqu’au Ghana. Les fûts élancés sont employés pour la construction d’habitations sous forme de poteaux et de chevrons. La décoction de feuille produit un colorant noir.

Diospyros elliotii

Diospyros elliotii (Hiern) F.White est un arbre de petite taille atteignant 11 m de haut à fût court atteignant 40 cm de diamètre, caractéristique de la forêt-galerie dans les régions de savanes et au bord intérieur de la mangrove du Sénégal au Nigeria. Le bois sert à confectionner des ustensiles et des manches, les branches à fabriquer des pièges pour le gibier. L’arbre est une source de bois de feu. Les ramilles font office de bâtonnets à mâcher et la pulpe du fruit est comestible.

Diospyros iturensis

Diospyros iturensis (Gürke) Letouzey & F.White est un arbre de taille petite à moyenne atteignant 20 m de haut, présent du Nigeria jusqu’en Centrafrique et vers le sud jusqu’en R.D. du Congo et au nord de l’Angola. Son bois est utilisé localement pour la confection de poteaux, d’ustensiles et de manches. L’infusion d’écorce est prescrite en médecine locale en cas de bronchite.

Diospyros mannii

Diospyros mannii Hiern est un arbre de taille petite à moyenne atteignant 20(–30) m de haut, au fût jusqu’à 30(–60) cm de diamètre. Son aire de répartition rappelle celle de Diospyros sanza-minika, puisqu’elle va de la Sierra Leone jusqu’en Centrafrique et vers le sud jusqu’à Cabinda (Angola). Le bois d’œuvre noirâtre veiné de grisâtre qui est présent dans le cœur du fût des arbres âgés est lourd, d’une densité d’environ 950 kg/m³ à 12% d’humidité, et sert localement à la confection d’ustensiles et de manches. Le bois convient pour des usages similaires à ceux de Diospyros sanza-minika, mais il est rarement disponible en grosses dimensions. Les fruits de grande taille, qui atteignent 10 cm de long et sont recouverts de poils irritants, donnent une pulpe et des arilles comestibles qui auraient un goût excellent proche du melon. En médecine traditionnelle, l’écorce broyée est appliquée sur les fractures et, utilisée dans les préparations, soigne les troubles intestinaux.

Diospyros polystemon

Diospyros polystemon Gürke est un arbre de taille petite à moyenne atteignant 20(–30) m de haut, sempervirent, présent du Cameroun jusqu’à la R.D. du Congo et au nord de l’Angola. Son bois sert localement à confectionner des manches d’outils.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 24 : ponctuations intervasculaires minuscules (très fines) ( 4μm) ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 41 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 50–100 μm ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 70 : fibres à parois très épaisses.
  • Parenchyme axial : 77 : parenchyme axial en chaînettes ; 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; 86 : parenchyme axial en lignes minces, au maximum larges de trois cellules ; 87 : parenchyme axial en réseau ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
  • Rayons : 96 : rayons exclusivement unisériés ; (97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules)) ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; 107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; (137 : cristaux prismatiques dans les cellules dressées et/ou carrées des rayons) ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.
(L. Awoyemi, A.A. Oteng-Amoako & P. Baas)

Croissance et développement

Diospyros sanza-minika a une croissance lente. Les jeunes feuilles des arbres sont rouges. En Afrique de l’Ouest, la floraison a lieu en général du mois de mars au mois de juillet, tandis qu’en Côte d’Ivoire elle se fait parfois également en novembre–décembre. Les fruits mûrissent 3 mois plus tard environ, souvent vers la fin de la saison des pluies, mais il peut arriver qu’ils persistent plus de 6 mois encore. Des animaux tels que les chimpanzés s’en nourrissent et peuvent faire office d’agents de dissémination des graines.

Ecologie

Diospyros sanza-minika est présent dans la forêt sempervirente humide jusqu’à 500 m d’altitude ; il préfère les sols acides bien drainés, et fuit les endroits marécageux et rocailleux.

Multiplication et plantation

Bien que Diospyros sanza-minika soit considéré comme une essence d’ombre, on trouve fréquemment de jeunes plants vigoureux dans les petites trouées, voire dans les clairières moyennes de la forêt. Dans la forêt ghanéenne, la germination des graines n’est habituellement signalée qu’en mai–juin.

Récolte

La prudence doit être de mise lors de l’exploitation car il peut arriver que les grumes aient un cœur mou.

Ressources génétiques

Si Diospyros sanza-minika est localement commun en Afrique de l’Ouest, comme dans certaines régions de Côte d’Ivoire et du Ghana, il l’est moins en revanche, semble-t-il, en Afrique centrale. Il risque d’être menacé par l’érosion génétique du fait de la déforestation qui sévit actuellement.

Perspectives

Diospyros sanza-minika a beau ne pas produire le bois d’ébène noirâtre qui est particulièrement prisé sur le marché international, son bois est apprécié sur le marché intérieur. Il semblerait avoir peu d’avenir en tant que bois d’œuvre commercial, pourtant il est recommandé de mener des recherches sur sa multiplication et sur son exploitation durable en forêt naturelle. Les propriétés antipaludéennes de l’écorce méritent que la recherche s’y attarde car elles pourraient offrir des possibilités dans la mise au point de nouveaux médicaments.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • Letouzey, R. & White, F., 1978. Ebénacées. Flore du Cameroun. Volume 11. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 143–146.

Auteur(s)

  • E.A. Obeng, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana
  • A.A. Oteng-Amoako, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana

Citation correcte de cet article

Obeng, E.A. & Oteng-Amoako, A.A., 2011. Diospyros sanza-minika A.Chev. [Internet] Fiche de PROTA4U. Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas.

Consulté le 5 mars 2020.


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