Dichrostachys cinerea (PROTA)
Introduction |
Dichrostachys cinerea (L.) Wight & Arn.
- Protologue : Prodr. fl. Ind. orient. : 271 (1834).
- Famille : Mimosaceae (Leguminosae - Mimosoideae)
- Nombre de chromosomes : 2n = 28
Synonymes
- Dichrostachys nyassana Taub. (1895),
- Dichrostachys glomerata (Forssk.) Chiov. (1915).
Noms vernaculaires
- Mimosa clochette (Fr).
- Bell mimosa, Chinese lantern, Kalahari Christmas tree, sickle bush, sickle pod, marabou thorn (En).
- Mkulagembe, mkingiri, msigino, mvunja shoka (Sw).
Origine et répartition géographique
Dichrostachys cinerea est très largement réparti, depuis l’Asie tropicale et l’Australie jusqu’aux Caraïbes et à l’Afrique. En Afrique, il se rencontre dans toutes les régions à l’exception de la zone de la forêt pluviale, depuis le Cap-Vert jusqu’à la Somalie, et vers le sud jusqu’à la Namibie et au nord de l’Afrique du Sud. Il a été introduit dans les îles de l’océan Indien et des Caraïbes, où il s’est naturalisé et se comporte par endroits comme une adventice agressive, par ex. à la Réunion et à Cuba.
Usages
Dichrostachys cinerea est une des plantes médicinales les plus utilisées des régions tropicales. Il est notamment important en Afrique tropicale et en Inde, et toutes les parties de la plante sont utilisées, sauf les inflorescences. Une enquête en Zambie a mis en lumière qu’il est plus largement utilisé en médecine traditionnelle que toute autre plante. Au Zimbabwe, il est parmi les 6 plantes les plus fréquemment utilisées contre les maladies sexuellement transmissibles.
Les racines broyées ou en pâte se prennent dans du lait comme diurétique, purgatif léger et vermifuge en Afrique de l’Ouest. La poudre de racine s’applique en Afrique orientale et australe pour soigner les saignements de nez, la hernie et le kwashiorkor. Dans beaucoup de régions d’Afrique, l’infusion ou la décoction de racine s’applique en externe sur les abcès de la peau, comme bain de bouche et antalgique, et pour traiter la syphilis et les plaies lépreuses, les œdèmes et les rhumatismes. Elle est absorbée pour soigner les affections de l’abdomen, la diarrhée, le paludisme, les affections hépatiques, le catarrhe, la toux, la bronchite, la pneumonie, l’asthme, la tuberculose, les œdèmes, la blennorragie, l’orchite, les maladies vénériennes, l’épilepsie, les morsures de serpent, les piqûres de scorpion, les douleurs, l’anémie, les problèmes gynécologiques et la stérilité, et elle se donne aux femmes pendant l’accouchement. En Inde, le jus de racine sert à traiter la paralysie, et l’extrait de racine s’utilise contre les problèmes rénaux comme les calculs, contre les maladies du vagin et de l’utérus, et les articulations douloureuses.
En Afrique tropicale, l’écorce pilée ou réduite en poudre sert à traiter l’éléphantiasis, les maladies infantiles et les morsures de serpent, ainsi que à déclencher l’avortement. La décoction ou l’infusion d’écorce s’applique en externe contre les plaies, les blessures et la gingivite, et s’absorbe pour soigner la dysenterie, les maux d’estomac, les maladies vénériennes, la toux, les affections de poitrine, l’incontinence urinaire, et comme vermifuge.
Les feuilles servent de cataplasme pour le traitement des abcès, des furoncles, des brûlures, du mal de dent, du mal de tête et des œdèmes. La poudre de feuilles soigne les blessures et sert d’antalgique. On applique le jus de feuilles en externe sur les blessures, les plaies, les affections de la peau, les problèmes oculaires et les piqûres de scorpion, et contre les douleurs abdominales. On l’absorbe contre la blennorragie et en diurétique. La décoction ou l’infusion de feuilles se prend contre le paludisme, les problèmes stomachiques, l’indigestion, la diarrhée, le catarrhe, la pneumonie, l’asthme, les rhumatismes, l’arthrite, les maladies vénériennes, les morsures de serpent et la stérilité. En Inde, les pousses tendres écrasées se mettent sur les yeux pour traiter l’ophtalmie.
Les fruits réduits en poudre sont utilisés contre les affections oculaires, les plaies, les morsures de serpent et les piqûres de scorpion, alors que la décoction de fruit est absorbée contre le paludisme et l’otite. On administre la poudre des graines pour traiter la gale.
Le bois sert à fabriquer des ustensiles, des manches d’outil, des cannes de marche et des arcs ; il s’utilise occasionnellement en construction d’habitations et de piquets de clôture. On l’utilise aussi comme bois de feu et pour la production de charbon de bois. L’écorce des tiges et des racines est utilisée en vannerie et pour fabriquer des nattes et des cordes. Le feuillage est brouté par le bétail, mais serait de qualité douteuse ; il est principalement brouté pendant la saison sèche lorsqu’il y a peu de choix. Les fruits et les graines sont mangés par les bovins. Les graines seraient comestibles. Les fleurs sont très visitées par les abeilles, et en Tanzanie on considère Dichrostachys cinerea comme une plante mellifère importante. Il est parfois planté en haies vives, en tant que plante ornementale et pour améliorer et stabiliser le sol. Il peut être transformé en bonsaï.
Propriétés
L’analyse phytochimique d’extraits au méthanol des parties aériennes a montré la présence de flavonoïdes, de tanins, de stérols, de triterpènes et de polyphénols. Le (–)-mesquitol, l’oritine, le (–)-festidinol et la (–)-épicatéchine (des flavan-3-ols) ont été isolés des extraits ; les 3 premiers se sont avérés être des inhibiteurs des produits ultimes de la glycation avancée. On a suggéré que le (–)-mesquitol pourrait servir comme important composé organique naturel de départ dans le développement de nouveaux agents anti-glycatifs avec une forte activité antioxydante. Les extraits au méthanol d’écorce et de racine ont montré une activité antibactérienne ; ils agissent aussi en synergie avec les antibiotiques contre les bactéries polyrésistantes. L’extrait de racine était actif contre Staphylococcus aureus, Shigella boydii, Shigella flexneri, Escherichia coli et Pseudomonas aeruginosa, les composés actifs étant des tanins. Il a eu aussi un effet de relaxation dose-dépendante sur des préparations de trachées de cobaye.
De nombreux dérivés de méroterpène, appelés dichrostachines, ont été isolés de l’écorce ; plusieurs de ces composés sont des inhibiteurs de l’enzyme protéinique farnésyl transférase. L’extrait de racine a montré une action dépressive sur le système nerveux central chez la souris, et une nette protection contre des lésions rénales induites par la cisplatine, ainsi qu’une réduction significative des calculs rénaux chez le rat. Les extraits de racine, d’écorce et de feuilles se sont avérés avoir une action antidiarrhéique dans des essais sur la souris atteinte d’une diarrhée provoquée par l’huile de ricin. Ceci corrobore son usage en médecine traditionnelle comme remède contre la diarrhée. Des tanins seraient responsables de cet effet. On a observé que l’extrait de feuilles avait une activité antibactérienne in vitro, ainsi qu’une activité analgésique dans des essais sur la souris.
Les fruits contiennent 10–20% de protéines, les graines environ 19%. Dans des essais au Zimbabwe, les chèvres nourries avec une dose quotidienne de 200 g de fruits de Dichrostachys cinerea ont montré une augmentation de leur production laitière, ainsi qu’une meilleure croissance et une mortalité réduite chez leur progéniture.
Le bois de cœur est brun foncé à presque noir et se distingue nettement de l’aubier brun pâle à jaunâtre. Le fil est droit ou légèrement contrefil, le grain est fin et régulier. C’est un bois lourd, dur, résistant et durable, insensible aux attaques des termites. Le bois a une combustion longue et régulière avec beaucoup de chaleur ; il est donc très prisé comme bois de feu.
Description
- Arbuste ou petit arbre caducifolié atteignant 6(–12) m de haut ; fût souvent irrégulier et bas-branchu, jusqu’à 25 cm de diamètre ; surface de l’écorce presque lisse à rugueuse ou profondément fissurée, gris foncé à brun grisâtre, se détachant par bandes, écorce interne épaisse, fibreuse, blanc jaunâtre ; cime ouverte, à branches étalées ; rameaux latéraux portant des épines aiguës à l’apex, courtement poilus.
- Feuilles alternes, composées bipennées à (2–)5–19(–21) paires de pennes ; stipules petites ; pétiole et rachis ensemble jusqu’à 20 cm de long, portant une glande stipitée entre les paires de pennes ; folioles en 9–41 paires par penne, sessiles, oblongues à linéaires, jusqu’à 1 cm × 0,5 cm, glabres à légèrement poilues.
- Inflorescence : épi axillaire longuement pédonculé, de 1–12 cm de long, pendant, légèrement poilu.
- Fleurs stériles et de couleur rosée dans la partie inférieure de l’inflorescence, fleurs bisexuées et jaunes dans la partie supérieure de l’inflorescence, régulières, 5-mères ; calice de 0,5–1 mm de long, à tube légèrement poilu et à lobes courts ; lobes de la corolle de 1,5–3 mm de long, légèrement soudés à la base, glabres ; étamines 10, de 3–5 mm de long, portant une glande au sommet des anthères, étamines des fleurs stériles beaucoup plus longues mais n’ayant pas d’anthères ; ovaire supère, ellipsoïde, d’environ 1 mm de long, légèrement pubescent, 1-loculaire, style mince.
- Fruit : gousse aplatie, étroitement oblongue, de 2–10 cm × 0,5–2,5 cm, devenant tordue ou spiralée, coriace, glabre, brun foncé, indéhiscente ou s’ouvrant irrégulièrement, contenant environ 5 graines.
- Graines ellipsoïdes aplaties, de 4–6 mm × 3–4,5 mm, brun brillant.
Autres données botaniques
Le genre Dichrostachys comprend une quinzaine d’espèces, dont la plupart sont limitées à Madagascar. Il est étroitement apparenté aux genres Alantsilodendron and Gagnebina.
Dichrostachys cinerea est extrêmement variable. On a distingué de nombreuses sous-espèces et variétés en Afrique, les unes distinctes d’un point de vue géographique, les autres d’un point de vue écologique.
Dichrostachys tenuifolia
Une autre espèce de Dichrostachys de Madagascar a des usages médicinaux. Les feuilles séchées et réduites en poudre de Dichrostachys tenuifolia Benth., un arbuste envahissant dans la forêt sèche à humide, s’utilisent avec de l’eau comme pâte dentifrice et comme crème de massage pour renforcer les gencives. La poudre est vendue sur les marchés locaux à cet effet. Les feuilles sont broutées par les chèvres.
Croissance et développement
Dichrostachys cinerea se multiplie par drageons et forme de denses fourrés épineux, notamment dans les zones surpâturées. Il est considéré comme une espèce arbustive envahissante, et peut devenir une adventice difficile à éradiquer. En Afrique australe, il fleurit en octobre–février, au Kenya en novembre–décembre. En Afrique de l’Ouest, il fleurit pendant la seconde moitié de la saison sèche, juste avant ou en même temps que la formation d’un nouveau feuillage. Les fruits sont mûrs environ 6 mois après. Etant donné que les gousses ne s’ouvrent pas normalement, elles pourrissent au sol pour libérer les graines. Les gousses ont une forte odeur, ce qui pourrait attirer des animaux pour s’en nourrir. Des nodules racinaires formés par les bactéries fixatrices d’azote sont présents.
Ecologie
Dichrostachys cinerea se rencontre dans une gamme très large de milieux, depuis le niveau de la mer jusqu’à 2000 m d’altitude, et dans les zones avec une pluviométrie annuelle de 200–1400 mm. On le trouve en savane herbeuse boisée, en forêt claire décidue et sur des sites perturbés, mais aussi en brousse sempervirente près de la côte et même en forêt marécageuse plus ouverte et en forêt pluviale. Il est souvent présent sur des sols argileux lourds, mais également sur des sols sablonneux plus secs. Dichrostachys cinerea est assez résistant à la sécheresse et aux feux, et tolère un gel léger. Il ne tolère pas l’asphyxie racinaire.
Multiplication et plantation
Une plante adulte peut produire 1 million de graines par an, dont la plupart sont viables. Il faut récolter les fruits sur l’arbuste ou l’arbre dès qu’ils sont mûrs, puis extraire les graines. On compte 39 000–67 000 graines par kg. Les graines peuvent se stocker pendant plus de 10 ans à condition de les tenir au sec et à l’abri des insectes. On peut les semer directement au champ. Le trempage des semences dans l’eau pendant 24 heures, ainsi que la scarification, augmente le taux de germination. Le prétraitement dans l’acide sulfurique concentré pendant 25 minutes donne les meilleurs résultats, avec plus de 75% de germination de graines fraîches en 3–7 jours. La multiplication par drageons et boutures est aisée.
Lorsqu’il est planté pour la production de bois de feu ou pour la stabilisation du sol, l’écartement recommandé est de 3 m × 5 m, mais de 8 m × 8 m en systèmes sylvopastoraux.
Gestion
Dichrostachys cinerea peut être recépé, taillé ou étêté.
Maladies et ravageurs
En Afrique australe, les chenilles de la nymphale Charaxes ethalion se nourrissent du feuillage.
Récolte
Pour une biomasse maximale de combustible, les plantes doivent se récolter 10 ans après la plantation. Pour la production de fourrage, les arbres peuvent être recépés tous les deux ans après avoir atteint une hauteur de 5–6 m.
Rendements
En 6e année, on peut s’attendre à un rendement moyen de 3,4 t de fourrage et 23 t de bois de feu par ha.
Ressources génétiques
Dichrostachys cinerea est très répandu et commun, et même abondant dans de nombreuses régions ; il n’est donc pas menacé d’érosion génétique. Sa variabilité génétique mérite davantage d’études.
Perspectives
Les essais sur Dichrostachys cinerea ont montré des propriétés médicinales intéressantes, dont ses actions antibactérienne, analgésique et antidiarrhéique, ce qui corrobore l’usage général de la plante en médecine traditionnelle, et mérite davantage de recherches. Bien que la plante en fleurs soit très attractive, sa valeur ornementale est limitée en raison de ses épines aiguës. En outre, sa tendance à se multiplier rapidement par des drageons peut causer des problèmes après sa plantation. Dichrostachys cinerea a du potentiel pour les projets de réhabilitation des terres, parce qu’il peut être planté sur des sites fortement dégradés et dans les ravins.
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Afriref references
Sources de l’illustration
- Brenan, J.P.M., 1959. Leguminosae subfamily Mimosoideae. In: Hubbard, C.E. & Milne-Redhead, E. (Editors). Flora of Tropical East Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 173 pp.
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Auteur(s)
- D.G. Fowler, Flat 4 Abbotsrood, 1 Milnethorpe Road, Eastbourne BN20 7NR, Sussex, United Kingdom
- G. Lewis, Legume Team, Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond TW9 3AB, United Kingdom
Citation correcte de cet article
Fowler, D.G. & Lewis, G., 2013. Dichrostachys cinerea (L.) Wight & Arn. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editeurs). Prota 11(2): Medicinal plants/Plantes médicinales 2. PROTA, Wageningen, Pays Bas. Consulté le 18 décembre 2024.
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