Dacryodes normandii (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fruit Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fibre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Statut de conservation Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois

Dacryodes normandii Aubrév. & Pellegr.


Protologue: Fl. Gabon 3: 72 (1962).
Famille: Burseraceae

Origine et répartition géographique

Dacryodes normandii est limité probablement au Gabon.

Usages

Le bois (“ossabel”) convient à la construction légère, à la parqueterie, aux boiseries intérieures, aux menuiseries, à la construction navale, à la charronnerie, au mobilier, à l’ébénisterie, aux jouets, aux articles de fantaisie, au tournage, aux poteaux, aux pilotis, aux placages et au contreplaqué. Il peut également être utilisé dans la fabrication du papier. Le fruit se consomme cuit.

Production et commerce international

Le bois ressemble beaucoup à l’ “ozigo” (Dacryodes buettneri (Engl.) H.J.Lam) et à l’ “igaganga” (Dacryodes igaganga Aubrév. & Pellegr.) ; il est souvent vendu avec ce dernier.

Propriétés

Le bois de cœur est rose-chamois avec parfois un reflet gris et n’est pas nettement distinct de l’aubier. Il est souvent contrefil ; le grain est moyen à grossier. C’est un bois moyennement lourd, avec une densité de 550–660 kg/m³ à 12% d’humidité. Le séchage doit être minutieux pour éviter les fentes et le gauchissement. Les taux de retrait de l’état vert à anhydre sont de 3,8–5,8% dans le sens radial et de 7,1–9,8% dans le sens tangentiel. Une fois sec, le bois est stable en service. Il est tendre. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 106–141 N/mm², le module d’élasticité est de 8700–15 500 N/mm², la compression axiale de 42–62 N/mm², le cisaillement de 11–22 N/mm et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 2,2–3,6. Le bois est moyennement facile à scier lorsqu’il est vert. Il se travaille bien à la main et à la machine, tout en provoquant le désaffûtage des outils à cause de la présence de silice. Les caractéristiques de clouage et de vissage sont bonnes, et il se colle, se ponce, se peint et se vernit bien. Les caractéristiques de déroulage sont satisfaisantes. Le bois est sujet aux attaques des termites et des térébrants marins.

Description

  • Arbre dioïque, de taille moyenne à assez grande, atteignant 37 m de haut ; fût rectiligne, cylindrique, jusqu’à 100 cm de diamètre, à contreforts bas ; écorce externe jaunâtre, écailleuse, écorce interne rosée, exsudant lorsqu’elle est coupée une résine parfumée qui devient de couleur ambre en durcissant ; jeunes branches à poils caducs, étoilés, roux.
  • Feuilles alternes, en touffes à l’extrémité des rameaux, composées imparipennées à (6–)8(–9) paires de folioles ; stipules absentes ; rachis d’environ 40 cm de long, couvert d’une pubescence rousse ; folioles opposées, presque sessiles, oblongues, d’environ 16 cm × 5 cm, asymétriques à la base, acuminées à l’apex, glabres au-dessus, brillantes, densément couvertes de poils étoilés caducs et roux au-dessous, pennatinervées à 8–15 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : panicule terminale, couverte d’une pubescence rousse.
  • Fleurs unisexuées, régulières, à poils roux ; sépales 3, d’environ 3 mm de long, poilus à l’extérieur ; pétales 3, d’environ 5,5 mm de long, poilus à l’extérieur, couverts de poils glandulaires à l’intérieur ; étamines 6 ; ovaire poilu.
  • Fruit : drupe obovoïde d’environ 3,5 cm de long, noyau à surface rugueuse, contenant une seule graine.

Autres données botaniques

Le genre Dacryodes comprend près de 40 espèces, présentes dans les régions tropicales d’Amérique, d’Asie et d’Afrique. En Afrique, on en a relevé une vingtaine, appartenant toutes à la section Pachylobus. C’est le Gabon qui semble en détenir le plus grand nombre avec une dizaine d’espèces.

Ecologie

Dacryodes normandii se rencontre dans la forêt pluviale.

Ressources génétiques

Compte tenu de son aire de répartition très réduite, il se peut que Dacryodes normandii soit menacé d’érosion génétique, mais à ce jour il n’apparaît pas sur la Liste rouge de l’UICN.

Perspectives

Le bois de Dacryodes normandii convient à une large gamme d’applications, mais l’importance de ses usages actuels est mal connue. Etant donné que l’aire de répartition de l’espèce est limitée, le plus grand soin doit être apporté à son exploitation qui doit être conduite dans un souci de durabilité.

Références principales

  • Aubréville, A., 1962. Burséracées. Flore du Gabon. Volume 3. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 53–95.
  • Bolza, E. & Keating, W.G., 1972. African timbers: the properties, uses and characteristics of 700 species. Division of Building Research, CSIRO, Melbourne, Australia. 710 pp.
  • de Saint-Aubin, G., 1963. La forêt du Gabon. Publication No 21 du Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 208 pp.
  • Sallenave, P., 1971. Propriétés physiques et mecaniques des bois tropicaux. Deuxième supplément. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 128 pp.

Autres références

  • Daly, D.C. & Martínez-Habibe, M.C., 2002. Notes on Dacryodes Vahl, including a new species from the Rio Negro basin in Amazonia. Studies in neotropical Burseraceae. XI. Brittonia 54(4): 266–274.
  • Normand, D. & Mariaux, A., 1962. Peut-on distinguer les bois d’ozigo, des safoukala, igaganga et autres Dacryodes? Bois et Forêts des Tropiques 85: 33–40.
  • Sallenave, P., 1964. Propriétés physiques et mécaniques des bois tropicaux. Premier supplément. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 79 pp.
  • Takahashi, A., 1978. Compilation of data on the mechanical properties of foreign woods (part 3) Africa. Shimane University, Matsue, Japan, 248 pp.

Auteur(s)

  • M. Brink, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Brink, M., 2008. Dacryodes normandii Aubrév. & Pellegr. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 31 mars 2025.


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