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Cryptolepis decidua (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Fourrage Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Cryptolepis decidua (Planch. ex Benth.) N.E.Br.


répartition en Afrique (sauvage)
Protologue: Fl. trop. Afr. 4(1) : 243 (1904).
Famille: Asclepiadaceae (APG: Apocynaceae)
Nombre de chromosomes: 2n = 22

Synonymes

  • Curroria decidua Planch. ex Hook.f. & Benth. (1849).

Noms vernaculaires

  • Jackal plant (En).

Origine et répartition géographique

Cryptolepis decidua est présent en Namibie, au Botswana, et également en Afrique du Sud et au Swaziland.

Usages

Au Kaokoland en Namibie, on applique des feuilles séchées broyées sur le cordon ombilical après l’accouchement. Les Damaras soignent leurs maux d’estomac, d’intestin et de foie avec des décoctions de racine, ainsi que la constipation et les vomissements. Les Namas et les Himbas boivent la décoction de racine pour traiter les troubles gastro-intestinaux. La décoction n’agit pas seulement comme laxatif, mais également comme antidiarrhéique. Il faut manger après avoir bu la décoction de manière à stimuler le nettoyage des intestins. La décoction de racine se prend aussi pour traiter les maladies vénériennes et expulser le placenta après l’accouchement. Les Damaras, par ailleurs, appliquent la poudre de racine dans des incisions dans le bas ventre et le dos. Les Topnaars mastiquent des morceaux de racine ou boivent la décoction de plante pour traiter la constipation, les douleurs menstruelles, les maux d’estomac ainsi que les rhumes courants et les symptômes de la tuberculose. La décoction de racine se donne également aux ânes pour traiter la constipation. Les Himbas donnent la décoction de racine au bétail pour stimuler la production de lait.

Les chèvres et dans une moindre mesure d’autres animaux domestiques font une grande consommation de la plante. Des empoisonnements chez les moutons ont été signalés, qui se manifestent par une accélération de la respiration et du pouls, un affaiblissement, une perte d’appétit, une cyanose et des crampes, suivis par la mort. Une puissante décoction de racine est administrée aux chiens atteints de rage, sans doute pour les tuer.

Les Damaras utilisent l’écorce de tige comme parfum.

Propriétés

Une autopsie pratiquée sur des moutons morts d’empoisonnement a fait apparaître tous les symptômes de la cyanose, à savoir l’inflammation de l’estomac et des intestins, du sang dans les poumons, dans le foie et sous la peau, et une cyanose généralisée.

Description

Arbuste caducifolié comportant du latex, à tiges nombreuses, atteignant 1,5 m de haut ; jeunes tiges brun rougeâtre, vieilles tiges grisâtres. Feuilles opposées ou groupées sur de courtes pousses latérales, simples et entières, presque sessiles ; stipules absentes ; limbe linéaire à linéaire-cochléariforme, atteignant environ 2,5 cm × 0,4 cm, base cunéiforme, apex arrondi, vert pâle, glabre. Fleurs axillaires, solitaires ou par 2, bisexuées, régulières, 5-mères, parfumées ; pédicelle de 6–15 mm de long ; petite bractée au milieu ; sépales lancéolés, d’environ 2 mm de long, acuminés ; tube de la corolle campanulé, d’environ 2 mm de long, lobes lancéolés à linéaires-lancéolés, d’environ 6 mm de long, violets, violet pâle à blancs ; lobes de la couronne de 3–4 mm de long, filiformes ou en cuillère ; étamines à filets libres, anthères triangulaires, acuminées, soudées à la tête du stigmate, translateur de pollen en cuillère ; ovaire semi-infère, 2-loculaire, style en colonne, conique. Fruit : paire de follicules étalés, chacun cylindrique, de 7–10 cm × 6–9 mm, vert pâle à violets, contenant de nombreuses graines. Graines étroitement ovoïdes, lisses, brunes, garnies d’une touffe de poils blanchâtres.

Le genre Cryptolepis appartient à la sous-famille des Periplocoideae. Il comprend environ 30 espèces en Afrique, en Asie et en Australie. La majorité des espèces se trouvent en Afrique de l’Est et sur l’île de Socotra (Yémen).

Ecologie

Cryptolepis decidua est présent dans la savane arbustive et herbeuse, dans les plaines et sur les versants de collines, souvent sur sols bien drainés, rocailleux à sableux, mais également sur les sols alluviaux, du niveau de la mer jusqu’à 2000 m d’altitude. Il pousse dans des endroits chauds et arides, ayant une saison sèche de 6–11 mois.

Ressources génétiques

Rien n’indique que Cryptolepis decidua soit menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Cryptolepis decidua ne gardera qu’une importance locale comme plante médicinale, à moins que des analyses phytochimiques ne donnent des résultats intéressants. Comme la plante est toxique pour les moutons, son utilisation à des fins médicinales impose la prudence.

Références principales

  • Brown, N.E., 1902–1904. Asclepiadaceae. In: Thiselton-Dyer, W.T. (Editor). Flora of tropical Africa. Volume 4(1). Lovell Reeve & Co, London, United Kingdom. pp. 231–503.
  • SEPASAL, 2009. Cryptolepis decidua. [Internet] Survey of Economic Plants for Arid and Semi-Arid Lands (SEPASAL) database. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. http://www.kew.org/ ceb/sepasal/. April 2009.
  • von Koenen, E., 2001. Medicinal, poisonous and edible plants in Namibia. Klaus Hess Verlag, Göttingen, Germany. 336 pp.

Autres références

  • Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.
  • Paulo, A. & Houghton, P.J., 2003. Chemotaxonomic analysis of the genus Cryptolepis. Biochemical Systematics and Ecology 31: 155–166.
  • Van den Eynden, V., Vernemmen, P. & Van Damme, P., 1992. The ethnobotany of the Topnaar. University of Gent, Belgium. 145 pp.
  • van der Walt, S.J. & Steyn, D.G., 1940. Recent investigations into the toxicity of known and unknown poisonous plants in the Union of South Africa, X. Onderstepoort Journal of Veterinary Science and Animal Industry 15: 261–277.

Auteur(s)

  • G.H. Schmelzer, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands.

Citation correcte de cet article

Schmelzer, G.H., 2010. Cryptolepis decidua (Planch. ex Benth.) N.E.Br. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays-Bas. Consulté le 3 avril 2025.


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