Crotalaria ochroleuca (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Légume Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, rameau en fleurs et en fruits ; 2, fleur ; 3, graine. Redessiné et adapté par Achmad Satiri Nurhaman
plantes au champ
les pousses florales sont formées dès que le paysan arrête la récolte de pousses
plante en fleurs et en fruits

Crotalaria ochroleuca G.Don


Protologue: Gen. hist. 2 : 138 (1832).
Famille: Papilionaceae (Leguminosae - Papilionoideae, Fabaceae)
Nombre de chromosomes: 2n = 16

Synonymes

  • Crotalaria cannabina Schweinf. ex Baker f. (1914),
  • Crotalaria intermedia auct. non Kotschy.

Noms vernaculaires

  • Crotalaire, sonnette (Fr).
  • Rattlepod, rattlebox (En).
  • Marejea (Sw).

Origine et répartition géographique

Crotalaria ochroleuca est présent pratiquement dans toute l’Afrique tropicale, excepté le nord-est, les régions les plus au sud, ainsi que la plupart des îles de l’océan Indien. En dehors d’Afrique, il s’est naturalisé au Brésil, aux Etats-Unis (Floride), en Australie, en Nouvelle-Guinée et en Chine. Il est utilisé comme légume sauvage ou cultivé dans plusieurs pays africains : Sénégal, Nigeria, Cameroun, Congo, R.D. du Congo, sud du Soudan, ouest du Kenya, Ouganda et nord-ouest de la Tanzanie.

Usages

La crotalaire est utilisée comme légume-feuilles au Kenya et en Tanzanie, où on le connaît sous le nom de “marejea” ou “mitoo” et en Ouganda, où il est appelé “alaju”. Les jeunes pousses sont récoltées, mais en fin de saison on récolte également les feuilles une par une. Celles-ci sont finement hachées, bouillies et consommées avec des aliments de base tels que le maïs, les haricots ou le sorgho. En Ouganda, on peut y ajouter du sésame (Sesamum radiatum Schumach. & Thonn.) ou de la pâte d’arachide. A cause de son goût légèrement amer, la plupart des gens le cuisent avec d’autres légumes tels que l’amarante, les feuilles de niébé ou de courge, ou bien avec du lait. Certaines tribus consomment également les jeunes gousses et les fleurs en soupes, mais les gens font attention à ce dernier usage car la consommation de fleurs en grandes quantités provoque la somnolence. Les fleurs séchées gardent longtemps leur goût particulier et on les utilise comme condiment pour les soupes.

La crotalaire est utilisée comme fourrage et on nourrit les volailles avec les graines. Il faut faire attention de ne pas en utiliser de trop car les graines contiennent des alcaloïdes pyrrolizidines qui agissent lentement et qui peuvent provoquer des dégâts aux poumons et au foie. Crotalaria ochroleuca est capable de fixer l’azote atmosphérique grâce aux bactéries dans les nodosités de ses racines. Comme la crotalaire commune (Crotalaria juncea L.), elle est utilisée comme engrais vert dans les cultures ou les jachères, mais cet usage est peu fréquent. Au Soudan, on utilise ses fibres pour faire des filets. Depuis peu, on utilise la crotalaire comme agent promoteur de la germination de la Striga, plante parasitaire qui pose un problème grave aux producteurs de maïs et de mil en Afrique. En présence de Crotalaria, la Striga germe puis meurt faute de trouver une plante hôte adéquate. On sait également que Crotalaria ochroleuca supprime les populations de nématodes à galles du genre Meloidogyne, et est elle utilisée localement par les paysans en Afrique de l’Est soit en rotation de cultures ou comme culture associée avec des légumes sensibles aux nématodes tels que les tomates. Les feuilles sont utilisées par les Tivs au Nigeria comme traitement contre la fièvre jaune. En Sierra Leone, elles sont appliquées sur les pieds douloureux. L’huile extraite des graines agit comme répulsif contre les insectes.

Production et commerce international

Peu de statistiques sont disponibles. Au Kenya et en Ouganda, la superficie cultivée est d’environ 3000–5000 ha, principalement en jardins familiaux. Tout le commerce se fait au travers de marchés locaux ou régionaux, et le commerce international est limité au commerce local transfrontalier.

Propriétés

La composition de Crotalaria ochroleuca par 100 g de partie comestible est de : eau 74,5 g, protéines 8,8 g, Ca 222 mg, Fe 0,8 mg (Leung, W.-T.W., Busson, F. & Jardin, C., 1968). La composition est comparable à celle d’autres légumes-feuilles vert foncé, sauf que la teneur en matière sèche est plus élevée que la moyenne. Des analyses au Kenya ont donné par 100 g de poids frais : protéines 4,2–4,9 g, Ca 270 mg, Fe 4 mg, β-carotène 2,9–8,7 mg, acide ascorbique 115–129 mg (Schippers, R.R., 2000). L’amertume des feuilles est due à la présence de toxines telles que les alcaloïdes pyrrolizidines, les diterpènes et les composés phénoliques.

Falsifications et succédanés

Crotalaria ochroleuca peut être remplacé dans les mets par Crotalaria brevidens Benth., qui est plus amer et particulièrement apprécié par les personnes âgées, ou par d’autres espèces de Crotalaria. On peut le remplacer comme plante de paillage et comme engrais vert par Crotalaria juncea.

Description

  • Plante herbacée annuelle ou pérenne à vie courte, érigée, fortement ramifiée, atteignant 2,5 m de haut ; rameaux ascendants, à poils courts apprimés.
  • Feuilles alternes, 3-foliolées ; stipules absentes ; pétiole de 1–6,5 cm de long ; folioles linéaires à lancéolées ou elliptiques-lancéolées, de 5–13(–18) cm × 0,5–3 cm, pubérulentes apprimées en dessous.
  • Inflorescence : grappe terminale atteignant 50 cm de long, portant un grand nombre de fleurs ; bractées linéaires à subulées, de 2–4 mm de long.
  • Fleurs bisexuées, zygomorphes, 5-mères ; calice de 6–8 mm de long, devenant tronqué à la base, réfléchi sur le pédicelle, glabre, lobes habituellement plus courts que le tube ; corolle de couleur crème ou jaune pâle, à étendard ovale veiné de rougeâtre ou marron, à ailes généralement plus courtes que la carène, celle-ci avec un long bec, atteignant 2(–2,3) cm de long ; étamines 10, toutes réunies dans une gaine ouverte à la base ; ovaire supère, 1-loculaire, style courbé, stigmate petit.
  • Fruit : gousse largement cylindrique de (4–)5–7 cm × (1–)1,5–2 cm, pubérulente apprimée, noire lorsqu’elle est sèche, contenant de nombreuses graines.
  • Graines obliques-cordiformes, d’environ 3,5 mm de long, lisses, jaune pâle à oranges.

Autres données botaniques

Crotalaria comprend environ 600 espèces réparties dans toutes les régions tropicales. L’Afrique est de loin le continent le plus riche avec environ 500 espèces. Hormis les espèces cultivées Crotalaria ochroleuca, Crotalaria brevidens et Crotalaria natalitia Meisn., plusieurs espèces sauvages de Crotalaria sont parfois cueillies comme herbe potagère, par ex. Crotalaria anthyllopsis Welw. ex Baker, Crotalaria cephalotes Steud. ex A.Rich., Crotalaria cleomifolia Welw. ex Baker, Crotalaria florida Welw. ex Baker et Crotalaria senegalensis (Pers.) Bacle ex DC.

Crotalaria ochroleuca est apparenté à Crotalaria brevidens et les données ne peuvent pas toujours être attribuées à l’un ou l’autre avec certitude. Crotalaria ochroleuca peut être distingué facilement par la couleur de ses fleurs (habituellement jaune pâle ou crème opposé à jaune vif chez Crotalaria brevidens), son calice (glabre opposé à souvent pubérulent), et le diamètre de ses fruits ((1–)1,5–2 cm opposé à 0,5–1 cm).

Croissance et développement

Les graines germent au bout de 3–4 jours. La croissance initiale est lente et la première récolte peut avoir lieu environ 8 semaines plus tard. La plante meurt après environ 6 mois. Crotalaria ochroleuca forme des nodosités racinaires avec des bactéries à croissance lente de type Bradyrhizobium.

Ecologie

Crotalaria ochroleuca est principalement présent dans la savane herbeuse humide, en particulier dans les basses terres inondables, les dépressions et aux abords des marécages et des rivières, mais également dans le bush caducifolié, aux bords des routes et des champs. Il pousse dans les milieux ouverts bien ensoleillés à 300–2000 m d’altitude. Il aime les conditions chaudes, et lorsque la culture est bien établie et a développé de longues racines pivotantes et de longues racines latérales, il peut tolérer des conditions plutôt sèches. En Afrique de l’Est, Crotalaria ochroleuca s’est raréfié à l’état sauvage.

Multiplication et plantation

Le poids de 1000 graines est d’environ 5 g. La multiplication se fait par graines, semées à la volée ou en lignes écartées de 30 cm à une densité de semis de 4–5 kg/ha. L’éclaircissage est effectué 6–8 semaines après le semis à un espacement de 10–20 cm × 10–20 cm, selon la fertilité du sol et le taux d’humidité. Lorsqu’il fait sec, l’espacement peut atteindre 30 cm × 30 cm. On peut utiliser les plantes éclaircies comme première récolte. Lorsqu’on le cultive pour une récolte par arrachage, on peut mettre en place 4–5 cultures par an, mais la plupart des paysans préfèrent effectuer une rotation de crotalaire avec d’autres cultures. La crotalaire peut être cultivée comme culture légumière pure ou en association avec l’éleusine, le maïs, le kénaf ou d’autres espèces qui profitent des propriétés fixatrices d’azote et de suppression des populations de nématodes. Comme culture de paillage pour le bananier, le café, le kénaf, le maïs ou la patate douce, on le sème en lignes entre les rangs de la culture principale. Lorsqu’il est cultivé comme plante de jachère ou comme engrais vert, les graines sont semées à la volée.

Gestion

Malgré sa capacité à fixer l’azote, la crotalaire répond bien aux amendements azotés. On recommande l’épandage de fumier de ferme à la dose de 20 t/ha. La culture réagit bien à l’irrigation lorsqu’il n’y a pas assez de pluie, en particulier aux stades précoces.

Maladies et ravageurs

Peu de maladies menacent la crotalaire. Il peut y avoir de la fusariose et dans une moindre mesure un virus de type mosaïque. En conditions très humides, la culture entière peut être détruite par une maladie juste avant la floraison. On n’a pas encore déterminé l’agent pathogène qui la cause, mais c’est probablement une forme de mildiou. On observe souvent des pucerons et des thrips, mais ils provoquent rarement de graves dégâts. Pendant le développement de la gousse, des insectes foreurs peuvent y pénétrer et perturber le développement des graines. Les insectes foreurs de gousses les plus importants sont Helicoverpa armigera et Maruca vitrata. Les trous dans les gousses permettent à la pluie d’entrer et de finir de détruire les graines par pourriture. Crotalaria agit comme plante hôte pour ces insectes foreurs, qui peuvent causer des problèmes graves chez les haricots, la tomate, le maïs et le coton. Cuscuta suaveolens Ser., plante parasite qui forme des masses filiformes de tiges sans feuilles, peut étouffer la culture. Cette plante parasite d’Amérique du Sud se répand dans la région du Nil occidental du Kenya et de l’Ouganda, où la crotalaire est cultivée.

Récolte

Lorsque la crotalaire est cultivée comme légume, elle peut être récoltée en une fois par arrachage juste avant la floraison, lorsque les tiges font environ 40 cm de haut et sont âgées de 8 semaines. La plupart des paysans utilisent cette méthode lorsqu’ils cultivent la crotalaire comme culture dérobée entre d’autres cultures. Sinon, les paysans utilisent les plantes éclaircies comme première récolte après environ 6 semaines et pratiquent ensuite une culture de repousses. La culture de repousses implique qu’on cueille la pousse principale à 8 semaines et qu’on récolte ensuite les nouvelles pousses latérales. On coupe la pousse principale à 10–15 cm au-dessus du sol, en laissant au moins 3 feuilles. Les nouvelles pousses latérales peuvent être récoltées à nouveau après 2 semaines et on peut effectuer jusqu’à 15 récoltes s’il y a suffisamment de pluie et d’apport d’azote. Lorsqu’on approche de la saison sèche, les nouvelles pousses ne se développent plus et les gens cueillent les feuilles restantes avant d’abandonner la culture.

Lorsqu’elle est semée comme engrais vert, les jeunes plantes sont incorporées au sol. Pour le paillage, les plantes sont arrachées ou coupées au niveau du sol et placées entre les rangs de la culture.

Rendement

Le rendement pour une récolte en seule fois est d’environ 10 t/ha (1 kg/m2). Une culture d’engrais vert rapporte environ 20 t/ha de matière organique fraîche.

Traitement après récolte

Les pousses sont liées en bottes pour être vendues fraîches sur le marché. Le produit est très périssable, et se vend cher dans les villes éloignées des zones de production. Il vaut mieux ne pas asperger les feuilles d’eau car celles-ci peuvent alors pourrir. La meilleure façon de garder sa qualité est de rafraîchir le produit lorsqu’on peut le faire. Les bottes doivent être emballées dans les sacs sans être serrées, contrairement à la plupart des autres légumes. Au nord de l’Ouganda, on peut obtenir un revenu substantiel à partir du produit séché. Le séchage au soleil prend 3–4 jours pendant la saison sèche et 6–7 jours pendant la saison des pluies. Les feuilles séchées peuvent être conservées jusqu’à 6 mois. Les fleurs et les jeunes gousses sont cueillies et séchées séparément pour être utilisées comme condiment.

Ressources génétiques

Crotalaria ochroleuca n’est pas menacé, car il est présent à l’état sauvage dans pratiquement toute l’Afrique tropicale.

Sélection

Jusqu’à maintenant, la crotalaire n’a vraiment intéressé ni les sociétés semencières ni les centres de recherches, et aucun cultivar amélioré n’a été mis sur le marché.

Perspectives

La crotalaire est une culture prometteuse à deux fins. En plus d’une bonne valeur nutritionnelle, elle présente d’importants avantages tels que son activité répulsive sur les nématodes et ses capacités de fixation d’azote. La présence de composés chimiques toxiques dans la plante pose problème, car ils la rendent dangereuse pour la santé si on la consomme régulièrement. Ces composés pourraient être éliminés par sélection. La crotalaire est de plus en plus demandée comme légume traditionnel sur les marchés urbains.

Références principales

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  • Maundu, P.M., Ngugi, G.W. & Kabuye, C.H.S., 1999. Traditional food plants of Kenya. Kenya Resource Centre for Indigenous Knowledge (KENRIK), Nairobi, Kenya. 270 pp.
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  • Schippers, R.R., 2000. African indigenous vegetables. An overview of the cultivated species. Natural Resources Institute/ACP-EU Technical Centre for Agricultural and Rural Cooperation, Chatham, United Kingdom. 214 pp.
  • Uiso, F.C. & Johns, T., 1996. Risk assessment of the consumption of a pyrrolizidine alkaloid containing indigenous vegetable, Crotalaria brevidens. Ecology of Food and Nutrition 35(2): 111–119.

Autres références

  • Kullaya, I.K., Kilasara, M. & Aune, J.B., 1998. The potential of marejea (Crotalaria ochroleuca) as green manure in maize production in the Kilimanjaro region of Tanzania. Soil Use and Management 14: 117–118.
  • Leung, W.-T.W., Busson, F. & Jardin, C., 1968. Food composition table for use in Africa. FAO, Rome, Italy. 306 pp.
  • Mkiwa, F.E.J., Lwoga, A.B., Mosha, R.D. & Matovelo, J.A., 1994. Antinutritional effects of Crotalaria ochroleuca (marejea) in animal feed supplements. Veterinary and Human Toxicology 36: 96–100.
  • Salako, F.K., Tian, G. & Kang, B.T., 2002. Indices of root and canopy growth of leguminous cover crops in the savanna zone of Nigeria. Tropical Grasslands 36: 33–46.
  • Tian, G., Kolawole, G.O., Kang, B.T. & Kirchhof, G., 2000. Nitrogen fertilizer replacement indexes of legume cover crops in the derived savanna of west Africa. Plant and Soil 224: 287–296.
  • Uiso, F.C. & Johns, T., 1996. Consumption patterns and nutritional contribution of Crotalaria brevidens in Tarime District, Tanzania. Ecology of Food and Nutrition 35: 59–69.

Sources de l'illustration

  • Polhill, R.M., 1982. Crotalaria in Africa and Madagascar. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 389 pp.

Auteur(s)

  • R.R. Schippers, De Boeier 7, 3742 GD Baarn, Netherlands

Consulté le 2 avril 2025.