Cordia millenii (PROTA)

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Cordia millenii Baker


répartition en Afrique (sauvage et cultivé)
1, base du fût ; 2, rameau en fleurs ; 3, fleur mâle ; 4, fleur femelle ; 5, infrutescence. Redessiné et adapté par Achmad Satiri Nurhaman
cime
tranche
Protologue: Bull. Misc. Inform. Kew 1894: 27 (1894).
Famille: Boraginaceae

Synonymes

  • Cordia platythyrsa Baker (1894).

Noms vernaculaires

  • Cordia d’Afrique, ebais (Fr).
  • African cordia, drum tree (En).

Origine et répartition géographique

Cordia millenii est répandu, depuis la Sierra Leone jusqu’à l’ouest du Kenya et de la Tanzanie, et vers le sud jusqu’en R.D. du Congo et dans le nord de l’Angola. Il est généralement planté, en particulier en Afrique de l’Ouest.

Usages

Le bois, souvent vendu sous les appellations “bois de cordia” ou “pooli”, est généralement utilisé en construction, en menuiserie, pour les boiseries intérieures, les lambris, les meubles, les instruments de musique comme les tambours, les boîtes, les jouets, les ustensiles, les manches d’outil, les bardeaux, les pirogues et la sculpture. Il convient pour la construction d’embarcations, l’ébénisterie, le placage, le contreplaqué et les panneaux durs. Il est également utilisé comme bois de feu.

Au Cameroun, on découpe de grands morceaux d’écorce du tronc pour faire des murs et des cloisons dans les huttes. En Afrique de l’Ouest, la poudre de graines mélangée à de l’huile de palme se prend comme vermifuge et elle s’applique en externe sur la teigne et les démangeaisons de la peau ; la décoction de feuille se prend aussi pour expulser les vers et soigner l’asthme, la toux et les rhumes. Cordia millenii est couramment planté comme arbre d’ombrage dans les villages. Il a aussi été planté dans des programmes de reboisement. En Ouganda, on épargne souvent les arbres de Cordia millenii pour donner de l’ombrage dans les plantations d’Eucalyptus et de caféiers. Les fleurs donnent du nectar et du pollen pour les abeilles.

Production et commerce international

Le bois de Cordia millenii n’est exporté que rarement et ne pèse pas dans les échanges internationaux. Il est surtout utilisé localement.

Propriétés

Le bois de cœur est brun pâle à brun jaunâtre ou brun moyen, parfois violacé pâle ou brun rosâtre et ne se démarque pas nettement de l’aubier blanchâtre ou jaunâtre, large de 4–6 cm. Le fil est droit ou contrefil, donnant souvent une figure rayée, le grain est moyen à grossier.

Le bois est moyennement léger, d’une densité de 410–500(–600) kg/m³ à 12% d’humidité. Il sèche rapidement à l’air, mais pour le séchage au four un programme à fortes températures est recommandé. Les taux de retrait, du bois vert à anhydre, sont moyens : de 2,6–3,6% radialement et de 4,6–4,8% tangentiellement. Une fois sec, le bois est stable en service.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 67–79 N/mm², le module d’élasticité de 6860–8600 N/mm², la compression axiale de 28–43 N/mm², le cisaillement de 6,5–9 N/mm², le fendage de 10 N/mm, la dureté Janka de flanc de de 2615 N, et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 1,3.

Le bois se scie et se travaille bien avec des dents de scie et des outils de coupe ordinaires et ne produit qu’un effet d’usure modéré. Le rabotage est satisfaisant à l’angle habituel de 30° pour les surfaces sciées sur dosses, mais pour la coupe sur quartier il est conseillé de réduire l’angle à 20° pour obtenir les meilleurs résultats, surtout en présence de contrefil. Le bois se polit bien lorsqu’on utilise un apprêt. Il retient bien les clous et les vis, mais il est un peu fissile. Il a de bonnes caractéristiques de collage, de déroulage et de tranchage. Il est moyennement durable à durable et sa durée de vie en service peut atteindre 8–25 ans. Il est résistant aux termites et aux attaques de foreurs du bois sec et moyennement résistant aux attaques fongiques. La sciure peut provoquer des réactions allergiques de la peau et des muqueuses chez les ouvriers du bois.

Le bois contient 42% de cellulose, 33% de lignine, 13% de pentosanes, 1,7% de cendres et 0,02% de silice ; la solubilité dans l’alcool-benzène est de 8,2%, dans l’eau chaude 1,0% et dans une solution de NaOH à 1%, 10,7%. Des dérivés terpénoïdes de benzoquinone, les cordiachromes A–F, ont été isolés du bois de cœur. De l’allantoïne, du β-sitostérol, de la balanophonine, du précestérol et du 3-O-β-D-glucopyranosyl-β-sitostérol ont été isolés de l’écorce, de même que des sphingolipides et des cérébrosides.

Falsifications et succédanés

Le bois de Cordia millenii ressemble à certaines catégories d’acajou africain (des genres Khaya et Entandrophragma) et a été exporté comme substitut.

Description

  • Arbre caducifolié, dioïque, de taille petite à moyenne atteignant 30(–35) m de haut ; fût cylindrique, souvent à courbure irrégulière, dépourvu de branches sur une hauteur pouvant atteindre 10(–15) m, atteignant 100(–120) cm de diamètre, vieux arbres souvent à contreforts trapus mais bas ; surface de l’écorce lisse chez les arbres jeunes, devenant écailleuse et fissurée chez les arbres âgés, brun pâle à brun grisâtre, écorce interne tendre, fibreuse, jaunâtre, virant vite au verdâtre à brun foncé à l’exposition, à odeur terreuse ; cime relativement mince, aplatie, à branches très étalées ; ramilles à poils courts.
  • Feuilles alternes à presque opposées, simples ; stipules absentes ; pétiole mince, de 2,5–16 cm de long ; limbe largement ovale-elliptique à presque rond, de (3,5–)10–28(–33) cm × (2–)5–17(–26) cm, arrondi à cordé à la base, arrondi à courtement acuminé à l’apex, bords presque entiers à légèrement et irrégulièrement dentés, vert foncé au-dessus et vert olive et poilu au-dessous, plus ou moins 3-nervé à partir de la base et à 4–8 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : grande panicule terminale, très lâche, étalée, atteignant 45 cm de long, constituée de cymes condensées.
  • Fleurs unisexuées, régulières, blanchâtres, presque sessiles, parfumées ; calice tubulaire, de 6–12 mm de long, finement poilu à l’extérieur, à 3–4 lobes ; corolle à tube en entonnoir de 5–12 mm de long et 4–7 lobes de 4,5–7 mm de long ; étamines alternant avec les lobes de la corolle, saillantes ; ovaire supère, ovoïde, glabre, 4-loculaire, style deux fois bifide à 4 stigmates linéaires ; fleurs mâles habituellement à ovaire rudimentaire, fleurs femelles à étamines stériles.
  • Fruit : drupe ovoïde à ellipsoïde atteignant 4,5 cm × 3 cm, jaunâtre à brune à maturité, enfermée à la base par le calice persistant et dilaté, noyau contenant 1–2(–4) graines.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 2–4 cm de long, finement poilu, épicotyle d’environ 0,5 cm de long, poilu ; cotylédons foliacés, en forme d’éventail et repliés, d’environ 2 cm × 2 cm, dentés sur le bord apical, à pétiole mince atteignant 8 mm de long ; première feuilles alternes, dentées, poilues.

Autres données botaniques

Cordia est un vaste genre pantropical d’environ 250 espèces, dont la plupart sont présentes dans le Nouveau Monde et environ 35 sont indigènes de l’Afrique tropicale. Cordia platythyrsa Baker est habituellement distingué de Cordia millenii dont il diffère par ses feuilles souvent plus petites, ovales et à poils courts, et ses fruits plus petits. Mais il y a trop de recoupements entre les caractéristiques de ces deux espèces et elles sont donc regroupées ici, comme cela a déjà été proposé par Warfa (1988). Dans la littérature, elles ont été beaucoup confondues, et leur bois a toujours été mélangé.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 1 : limites de cernes distinctes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 5 vaisseaux par millimètre carré ; 56 : thylles fréquents.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 80 : parenchyme axial circumvasculaire étiré ; 82 : parenchyme axial aliforme ; 83 : parenchyme axial anastomosé ; 85 : parenchyme axial en bandes larges de plus de trois cellules ; 89 : parenchyme axial en bandes marginales ou semblant marginales ; 90 : cellules de parenchyme fusiformes ; 91 : deux cellules par file verticale.
  • Rayons : 98 : rayons couramment 4–10-sériés ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; 107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 110 : présence de cellules bordantes ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Structure étagée : 122 : rayons et/ou éléments axiaux irrégulièrement étagés (échelonnés).
  • Eléments sécrétoires et variantes cambiales : 131 : canaux intercellulaires d’origine traumatique.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 137 : cristaux prismatiques dans les cellules dressées et/ou carrées des rayons ; 138 : cristaux prismatiques dans les cellules couchées des rayons ; 141 : cristaux prismatiques dans les cellules non cloisonnées du parenchyme axial ; 152 : cristaux d’autres formes (généralement petits) ; 154 : plus d’un cristal approximativement de même taille par cellule ou par loge (dans les cellules cloisonnées) ; 157 : cristaux dans les thylles.
(E. Ebanyenle, P.E. Gasson & E.A. Wheeler)

Croissance et développement

Les arbres jeunes produisent en général une cime plate composée de branches horizontales, dont l’une se redresse vers le haut pour former la flèche de l’arbre. C’est ce qui donne au tronc sa forme courbe et comme ce processus se répète, le tronc prend une courbure irrégulière chez les grands arbres. Cordia millenii a une croissance rapide. En Sierra Leone, on a observé un accroissement annuel moyen du diamètre du tronc de 3,3–6,3 cm pour des arbres jusqu’à 18 ans. L’arbre est dépourvu de feuilles pendant une période qui peut atteindre deux mois, mais il semble sempervirent dans certains endroits. En Afrique de l’Ouest, Cordia millenii fleurit en général de mars à mai, après l’apparition des nouvelles feuilles. Les fruits mûrissent vers la fin de la saison des pluies, de juin à août. Les fruits sont dévorés par les animaux (comme éléphants, chimpanzés et calaos), qui jouent probbalement un rôle dans la dispersion des graines.

Ecologie

En Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, Cordia millenii est très commun en forêt semi-décidue, notamment en forêt secondaire où il est très abondant. En Afrique de l’Est, on le trouve généralement en forêt pluviale, mais aussi en ripisylve et dans les fourrés en savane, jusqu’à 1650 m d’altitude. Il préfère les endroits bien drainés.

Multiplication et plantation

Cordia millenii est une essence pionnière exigeante en lumière. Les semis se trouvent principalement dans les trouées du couvert forestier et peuvent être très communs aux abords des routes. Il y a environ 4000 graines par kg. La germination des graines intervient 10–32 jours après le semis. Un taux de germination de 77% a été signalé au Ghana, mais il est seulement de 20–25% en Côte d’Ivoire. La scarification manuelle des graines accélère la germination de façon significative et peut améliorer le taux de germination à presque 100%. Les graines peuvent être conservées étalées sur un sol sec en béton et protégées contre les rongeurs. On récolte parfois des sauvageons pour la plantation.

Gestion

En général la densité des arbres de Cordia millenii de grande taille dans la forêt est assez faible, mais dans certains endroits ils sont communs. Dans le sud du Cameroun, la densité atteint localement jusqu’à 0,5 fût de plus de 60 cm de diamètre à l’ha, avec un volume moyen de bois allant jusqu’à 4,8 m³/ha, et dans certaines forêts de Sierra Leone elle est de 0,3 fût de plus de 60 cm de diamètre à l’ha. Dans l’ouest de l’Ouganda, Cordia millenii est localement abondant.

Les arbres peuvent être conduits en taillis. D’habitude la repousse à partir des souches est vigoureuse lorsqu’il y a assez de lumière. Bien que Cordia millenii soit planté dans de nombreuses régions, les pratiques de gestion détaillées font défaut.

Récolte

Le diamètre minimum de fût pour la récolte de Cordia millenii est de 60 cm au Cameroun et 70 cm en Centrafrique et au Ghana.

Rendement

Un fût dépourvu de branches sur 15 m et de 80 cm de diamètre peut produire 4 m³ de bois d’œuvre.

Traitement après récolte

Les grumes qui viennent d’être récoltées flottent et peuvent donc être transportées par voie d’eau. Les grosses grumes peuvent présenter un cœur friable ou pulpeux.

Ressources génétiques

Bien que Cordia millenii soit commun par endroits et que son exploitation soit modérée, il figure sur la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN. Cependant, il est classé dans la catégorie “préoccupation mineure” des espèces à faible risque. Le statut de cette espèce doit rester sous surveillance.

Perspectives

Un approfondissement des recherches est nécessaire sur des systèmes de gestion appropriés en forêt naturelle pour assurer l’exploitation durable de Cordia millenii. Actuellement Cordia millenii n’est pas exporté à grande échelle, mais les qualités décoratives de son bois présentent un fort potentiel comme bois d’œuvre commercial, ainsi que son aptitude à bien se régénérer dans les forêts perturbées et sa croissance relativement rapide. La forme souvent irrégulière du fût est un défaut qui peut être probablement surmonté par la sélection et une bonne gestion. Cordia millenii peut offrir des perspectives pour une utilisation dans les systèmes d’agroforesterie.

Des études taxinomiques sont nécessaires pour confirmer que Cordia millenii et Cordia platythyrsa sont conspécifiques. Elles doivent tenir compte de la totalité de l’aire de répartition.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • Taton, A., 1971. Boraginaceae. In: Flore du Congo, du Ruanda et du Burundi. Spermatophytes. Jardin botanique national de Belgique, Brussels, Belgium. 82 pp.
  • Wilks, C. & Issembé, Y., 2000. Les arbres de la Guinée Equatoriale: Guide pratique d’identification: région continentale. Projet CUREF, Bata, Guinée Equatoriale. 546 pp.

Auteur(s)

  • R.B. Jiofack Tafokou, Ecologic Museum of Cameroon, P.O. Box 8038, Yaoundé, Cameroon

Consulté le 4 mars 2020.


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