Corallocarpus bainesii (PROTA)

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fruit Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Glucides / amidon Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Corallocarpus bainesii (Hook.f.) A.Meeuse


Protologue: Bothalia 8 : 41(1962).
Famille: Cucurbitaceae
Nombre de chromosomes:

Synonymes

  • Corallocarpus sphaerocarpus Cogn. (1888).

Origine et répartition géographique

Corallocarpus bainesii est originaire de Tanzanie, de Zambie, du Mozambique, du Zimbabwe, du Botswana, d’Angola, de Namibie et d’Afrique du Sud. Les données concernant Madagascar et les Comores sont erronées et se réfèrent à Corallocarpus poissonii Cogn.

Usages

Les Bochimans et d’autres tribus d’Afrique du Sud consomment les feuilles et les tiges en salade et comme légume cuit appétissant mais filandreux. Les fruits crus sont sucrés et comestibles à maturité.

Propriétés

Il n’existe pas de données sur la composition des feuilles, mais elle est probablement comparable à d’autres légumes-feuilles vert foncé. Les racines sont amères et on ne les mange pas, bien que celles d’espèces voisines soient comestibles. Les racines contiennent des quantités considérables de cucurbitacine B, de plus faibles quantités de cucurbitacine D et des traces de cucurbitacines G et H. Les cucurbitacines, que l’on rencontre chez beaucoup de Cucurbitaceae et diverses autres espèces de plantes ont des propriétés cytotoxiques (dont une activité antitumorale), anti-inflammatoires et analgésiques.

Description

  • Plante herbacée vivace monoïque, prostrée ou grimpante ; tiges âgées à écorce lisse, brune et sillonnée ; vrilles simples.
  • Feuilles alternes, simples ; stipules absentes ; pétiole de 1,7–5,4 cm de long ; limbe ovale, profondément 5-palmatilobé, profondément cordé à la base, lobes largement ovales à étroitement elliptiques.
  • Inflorescence : glomérule congestionné, légèrement racémiforme chez l’inflorescence mâle, contenant de nombreuses fleurs.
  • Fleurs unisexuées, régulières, 5-mères, à réceptacle de 1 mm de long, sépales lancéolés, de 1 mm de long, pétales d’environ 1,5 mm de long ; fleurs mâles à pédicelle de 1,5–4,5 mm de long, étamines 5 ; fleurs femelles sessiles, à ovaire infère, 1-loculaire, lisse, glabre.
  • Fruit : capsule sessile, légèrement ellipsoïde de 8–9 mm × 6–6,5 mm, en grappe, rouge vif, contenant environ 6 graines.
  • Graines ovoïdes ou piriformes, atteignant 4,5 mm × 3 mm × 2,5 mm, lisses ou verruculeuses.

Autres données botaniques

Corallocarpus comprend environ 10 espèces et est placé dans la tribu des Melothrieae. Les genres Corallocarpus et Kedrostis sont très voisins. Corallocarpus welwitschii (Naud.) Hook.f ex Welw. ressemble fort à Corallocarpus bainesii mais le premier possède des fruits pédonculés à apex aigu et ses racines sont comestibles. On les distingue également en plus par leurs besoins écologiques différents.

Ecologie

On trouve Corallocarpus bainesii dans la savane boisée et le bush caducifoliés à des altitudes de 350–1550 m. En Namibie et au Botswana, il se limite à des zones arides sableuses et est remplacé dans les autres régions de ces pays par Corallocarpus welwitschii.

Gestion

Corallocarpus bainesii est exclusivement récolté dans la nature.

Ressources génétiques

Bien que son aire de répartition soit limitée, aucun danger important n’a été signalé pour Corallocarpus bainesii.

Perspectives

Corallocarpus bainesii gardera seulement une importance locale.

Références principales

  • Jeffrey, C., 1978. Cucurbitaceae. In: Launert, E. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 4. Flora Zambesiaca Managing Committee, London, United Kingdom. pp. 414–499.
  • Meeuse, A.D.J., 1962. The Cucurbitaceae of southern Africa. Bothalia 8(1): 1–112.
  • SEPASAL, 2003. Corallocarpus bainesii (Hook.f.) A.Meeuse. [Internet] Survey of Economic Plants for Arid and Semi-Arid Lands (SEPASAL) database. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. http://www.kew.org/ ceb/sepasal/. 4 March 2003.
  • Story, R., 1958. Some plants used by the bushmen in obtaining food and water. Memoirs of the Botanical Survey of South Africa No 30. 113 pp.

Autres références

  • Watt, J.M. & Breyer-Brandwijk, M.G., 1962. The medicinal and poisonous plants of southern and eastern Africa. 2nd Edition. E. and S. Livingstone, London, United Kingdom. 1457 pp.

Auteur(s)

  • C.H. Bosch, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 18 décembre 2024.