Combretum micranthum (PROTA)
Introduction |
Combretum micranthum G.Don
- Protologue : Edinburgh Philos. J. 11: 347 (1824).
- Famille : Combretaceae
- Nombre de chromosomes : 2n = 26
Noms vernaculaires
- Vrai kinkéliba (Fr).
- Kinkeliba, bush tea (En).
Origine et répartition géographique
Combretum micranthum est répandu dans la zone des savanes d’Afrique de l’Ouest.
Usages
Les feuilles, et dans une moindre mesure l’écorce de tige et les racines de Combretum micranthum sont utilisées pour traiter une grande variété de maux. Il est répertorié dans la Pharmacopée africaine et la Ghana Herbal Pharmacopoeia, et le produit “Hepatisane” est répertorié dans les Directives thérapeutiques du ministère de la Santé du Mali. Les feuilles sont officiellement répertoriées dans les pharmacopées française, espagnole et britannique comme cholagogue et antipyrétique. Dans toute l’Afrique de l’Ouest, les feuilles sont bien connues pour leurs propriétés diurétiques, astringentes, fébrifuges et digestives. L’infusion amère des feuilles est généralement bue comme tonique général (“thé de brousse”), et en outre pour traiter la toux, la bronchite, le paludisme, la fièvre bilieuse, le diabète et tous les maux du foie et de la vésicule biliaire. On la prend également pour traiter les maladies vénériennes et les problèmes d’estomac, dont la dyspepsie et les coliques, et pour prévenir le vomissement. Elle est également utilisée pour lutter contre la prise de poids. La décoction de feuille, en bains de vapeur ou en douche, est utilisée pour traiter la fièvre et le lumbago. Les feuilles sont également couramment utilisées en association à d’autres plantes pour traiter les maladies mentionnées ci-dessus, ainsi que le béribéri et la lèpre. Au Sénégal, l’infusion de feuilles se prend avec du sel pour traiter les pieds enflés. L’infusion de feuilles est absorbée comme boisson avec beaucoup de sucre pour traiter l’excès de sel dans le corps.
On applique des feuilles broyées et de la poudre d’écorce sur les plaies et les blessures. La poudre d’écorce avec de l’huile de palme ou du beurre de karité (Vitellaria paradoxa C.F.Gaertn.) s’applique en massage sur les contusions et les entorses. La décoction de racines fraîches ou séchées se prend pour traiter les vers intestinaux, les maladies vénériennes, la fièvre, les maux de tête et les troubles hépatiques. Elle est également utilisée pour laver les plaies et les blessures. Au Nigeria, la racine se prend comme antidote contre l’addiction aux médicaments. Avec de la poudre de fruits séchés on confectionne un onguent avec de l’huile, qui est appliqué sur les œdèmes et les abcès suppurants, également d’origine vénérienne, et sur les infections oculaires.
Combretum micranthum est une bonne plante à brouter pour le bétail et est important comme fourrage pendant la saison sèche au Nigeria. Au Sénégal, il semble être brouté seulement par les ânes, les moutons et les chèvres, mais pas tant par les bovins. Les feuilles, les tiges et l’écorce de racine sont une source de colorants jaunes à jaune brunâtre pour les textiles et les nattes. Dans le nord du Nigeria, les tiges résistantes et pliables sont fractionnées et transformées en grands paniers, dont l’intérieur et l’extérieur sont souvent enduits de fumier de vache, et qui sont utilisés pour stocker du grain ou enfermer des volailles. On confectionne des cordes avec l’écorce de tige. Le bois est très dur et utilisé comme bois de feu et pour faire du charbon de bois. L’écorce sert aussi de combustible. Les tiges sont utilisées pour la partie centrale intérieure des toits couverts et pour fabriquer des cannes de marche, des tabourets, des lits, des manches d’outil et des arcs. Au Niger, la gomme de l’écorce est commercialisée. Les graines ont un goût d’arachide et sont généralement consommées par les enfants. Les fleurs sont très butinées par les abeilles.
Production et commerce international
Les feuilles, et dans une moindre mesure l’écorce de tige et les racines de Combretum micranthum sont couramment vendues sur les marchés locaux contre une grande variété de maladies. Au Mali, des parties de la plante réduites en poudre sont vendues sous forme de sachets de thé pour traiter les problèmes hépatiques et la diarrhée.
Dans ce pays, en 2003, la production pour la consommation locale était évaluée à 1139 t. En 2011, les feuilles se vendent comme thé bon pour la santé sur Internet à des prix variant de US$ 4 (50 g) à US$ 73 (1 kg).
Propriétés
Plusieurs flavonoïdes ont été isolés des feuilles, dont l’orientine (lutéoline-8-C-glucoside), l’homo-orientine (lutéoline-6-C-glucoside), la myricétine-3-O-glucoside et la myricétine-3-O-rutinoside, comme également les C-glycosylflavones, la vitexine et l’isovitexine et plusieurs dérivés flavanes. Les feuilles contiennent une grande quantité de phénols totaux (13–14%), dont l’acide gallique, le trihydrate de rutine, la catéchine, l’épicatéchine, l’épigallocatéchine et l’acide benzoïque. Des feuilles on a isolé un mélange de stéréoïsomères de l’alcaloïde bétonicine, appelé combétine (0,1%). Cependant, la présence de combétine est controversée par certains auteurs, et au lieu de cela la présence de stachydrine et d’hydrostachydrine a été confirmée. Une autre série d’alcaloïdes a été isolée des feuilles, qu’on appelle les kinkéloïdes A–D, qui possèdent un squelette flavan-pipéridine rare. Des feuilles plusieurs acides gras ont été isolés, dont l’acide palmitique (37,8%) et les acides oléique et linolénique (ensemble environ 18%), du nitrate de potassium, des tanins, des triterpénoïdes (lupéol et α-amyrine), des sucres alcools (sorbitol et inositol), une amine (choline) et un stérol (β-sitostérol).
Les produits alcalins auto-oxydants des extraits méthanoliques de feuilles ont montré une activité significative contre les virus 1 et 2 de l’herpès simplex in vitro. Des extraits de feuilles fraîches étaient inactifs. Différents extraits de racines ont montré une activité antibactérienne fortement significative contre une série de bactéries pathogènes et une activité antifongique contre Candida albicans. L’extrait à l’éthanol et différentes fractions des feuilles, ainsi qu’un extrait d’écorce de tige ont également montré des activités antimicrobiennes significatives in vitro. Un extrait de feuilles fraîches à l’éthanol a montré une activité antiprotozoaire modérée in vitro contre la souche FcB1 originaire de Colombie et résistante à la chloroquine, et la souche F32 originaire de Tanzanie et sensible à la chloroquine. Le CI50 était de 33,05 μg/ml. Les feuilles séchées ont montré une très faible activité antipaludéenne in vitro. Un extrait méthanolique de feuilles a montré une activité acaricide significative contre Tetranychus urticae. Différents extraits de feuilles et d’écorce de tige ont présenté des activités antioxydantes significatives in vitro ; les extraits de racines étaient légèrement moins actifs. Les alcaloïdes kinkéloïdiques se sont avérés être à l’origine de ces activités anti-oxydantes.
L’extrait au méthanol des feuilles a montré une activité anti-inflammatoire significative chez des rats et des souris en utilisant l’œdème de la patte de rat induit par le carraghénane et la perméabilité vasculaire induite par l’acide acétique chez les souris. Un extrait aqueux de feuilles a été administré à des rats présentant une glycémie normale, à des rats subdiabétiques et à des rats diabétiques. Parmi les doses testées, 100 mg/kg d’extrait était la plus efficace, produisant une activité hypoglycémique significative. L’épicatéchine et les fractions kinkéloïdiques ont été identifiées comme des substances réduisant le glucose. Un extrait hydro-alcoolique de feuilles a provoqué, de façon dose-dépendante, une baisse de la tension artérielle chez des rats anesthésiés et dans des organes isolés. Un extrait à l’eau de feuilles a montré une activité vulnéraire modérée.
Description
- Arbuste compact ou petit arbre à longues branches arquées, de 2–4(–10) m de haut, ou liane atteignant 20 m de long, caducifolié ; tige atteignant 10 cm de diamètre ; écorce gris pâle ; tranche orange à rougeâtre ; tiges à écorce s’écaillant en longues bandes fibreuses, rouge-brun.
- Feuilles opposées ou en verticilles de 3, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole atteignant 9 mm de long ; limbe elliptique à ovale, de 5–11 cm × 2–7 cm, apex courtement acuminé, base arrondie, à écailles brunes au-dessous, pennatinervé à 4–6 paires de nervures latérales ; jeunes feuilles à nombreuses écailles visibles, poilues sur la nervure médiane et souvent également sur les nervures latérales principales, bords ciliés, nervures latérales prononcées.
- Inflorescence : épi de 3–5 cm de long à l’aisselle d’une feuille de la même saison, rachis à poils et écailles.
- Fleurs bisexuées, régulières, 4-mères, sessiles ; réceptacle constitué de 2 parties, la partie inférieure d’environ 2 mm de long, la partie supérieure plus large que profonde, d’environ 2,5 mm de diamètre ; sépales triangulaires, minuscules ; pétales libres, obovales à en cuiller, d’environ 1,5 mm de long, glabres, de couleur crème ; étamines 8, libres, d’environ 3 mm de long, filets de couleur crème ; ovaire infère, 1-loculaire, style atteignant 2,5 mm de long, poilu à presque glabre.
- Fruit : nucule à 4 ailes, à contour largement ovoïde à presque orbiculaire, de 1,2–1,5 cm de diamètre, à stipe de 3–5 mm de long et ailes d’environ 7 mm de large, brun rougeâtre, indéhiscente, à 1 graine.
- Plantule à germination hypogée.
Autres données botaniques
Combretum est un vaste genre, comprenant environ 250 espèces réparties dans les régions tropicales et subtropicales du monde entier. Environ 140 espèces existent en Afrique tropicale ; environ 20 espèces sont endémiques de Madagascar.
Croissance et développement
Combretum micranthum fleurit pendant la deuxième moitié de la saison sèche, généralement avant ou pendant l’apparition des premières feuilles.
Ecologie
Combretum micranthum est présent en savane sèche, souvent dégradée, sur des sols pierreux et graveleux, des affleurements rocheux et des termitières, souvent le long des cours d’eau, du niveau de la mer jusqu’à 1000 m d’altitude. Il est commun par endroits voire dominant, et est indicateur de sols pauvres. Combretum micranthum est une espèce indicatrice de brousse tigrée au Sahel. Il est résistant à la sécheresse et au feu.
Multiplication et plantation
Combretum micranthum peut se multiplier par graines, par sauvageons, par boutures et par marcottes. Les graines doivent être ôtées du fruit avant stockage ou plantation. Le poids moyen de 1000 graines est de 27,2 g.
Maladies et ravageurs
Les racines de Combretum micranthum sont extrêmement sensibles aux attaques de termites.
Récolte
Les feuilles, l’écorce de tige et les racines de Combretum micranthum peuvent se récolter selon les besoins.
Traitement après récolte
Les feuilles, l’écorce de tige et les racines peuvent s’utiliser fraîches ou séchées et conservées dans des récipients hermétiques en vue d’un usage ultérieur.
Ressources génétiques et sélection
Combretum micranthum est répandu et commun dans toute son aire de répartition et il n’y a aucun risque d’érosion génétique.
Perspectives
Combretum micranthum est une importante plante médicinale en Afrique de l’Ouest. Des essais pharmacologiques confirment quelques-uns de ses usages traditionnels, par ex. ses fortes activités antibactériennes, hypoglycémiques et anti-inflammatoires et une activité antipaludéenne modérée des feuilles, mais de plus amples recherches sont nécessaires, par ex. concernant son activité sur le foie.
Références principales
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Afriref references
Sources de l’illustration
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Auteur(s)
- G.H. Schmelzer, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Citation correcte de cet article
Schmelzer, G.H., 2012. Combretum micranthum G.Don. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editeurs). Prota 11(2): Medicinal plants/Plantes médicinales 2. PROTA, Wageningen, Pays Bas. Consulté le 3 avril 2025.
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