Cleome amblyocarpa (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Cleome amblyocarpa L.


répartition en Afrique (sauvage)
Protologue : Acta Univ. Lund., ser. 2, 1(4) : 25 (1905).
Famille : Capparaceae (APG: Cleomaceae)
Nombre de chromosomes : 2n = 20

Synonymes

  • Cleome arabica auct. non L.

Origine et répartition géographique

Cleome amblyocarpa est réparti depuis le Sénégal jusqu’à Djibouti. Il se rencontre également dans toute l’Afrique du Nord et dans la péninsule Arabique jusqu’en Israël, en Jordanie et en Iraq.

Usages

En Mauritanie, les feuilles grillées sont cuites en aliments qui se prennent en cas d’affections des reins et du dos et comme aphrodisiaque. Au Niger, les feuilles séchées et réduites en poudre sont ajoutées aux aliments pour leurs propriétés diurétiques, pour provoquer la transpiration ou pour traiter les rhumatismes. En Arabie Saoudite, la plante entière s’utilise pour soigner la gale, la fièvre rhumatismale et l’inflammation.

En Mauritanie, les plantes sont broutées sans problèmes, mais au Niger les chameaux ne la touchent pas et les moutons et les chèvres ne la broutent que rarement.

Propriétés

Les composés isolés des parties aériennes comprennent la stigma-4-en-3-one, le lupéol et le taraxastérol ainsi que les triterpènes de type dammarane suivants : amblyone, 15α-acétoxycléoamblynol A, cléoamblynol A et cléoamblynol B, cléocarpanol, et cabraléahydroxy lactone. Le lutéoline 3’-méthyl éther (une flavone) et son 7-glucoside ont aussi été isolés. Les extraits à l’éthanol des parties aériennes ont montré une activité antifongique variable contre une série de champignons pathogènes.

Description

Plante herbacée annuelle à vivace, érigée, atteignant 15–80 cm de haut, très ramifiée, munie de glandes stipités dans toutes ses parties. Feuilles alternes, composées palmées à (1–)3 folioles ; stipules absentes ; pétiole court ; folioles presque sessiles, elliptiques, de 1–4 cm × 0,5–2 cm, nettement glanduleuses. Inflorescence : grappe lâche, terminale, à bractées foliacées. Fleurs bisexuées, irrégulières ; pédicelle de 5–10 mm de long ; sépales 4, libres, ovales, jusqu’à 2 mm de long ; pétales 4, étroitement oblongs à obovales, de 3–4 mm × 1–2 mm, jaunes passant au blanc, violet foncé à l’apex ; étamines 6, fertiles, uniformes, d’environ 4 mm de long ; ovaire supère, 1-loculaire. Fruit : capsule cylindrique étroite, atteignant 45 mm × 10 mm, déhiscente à partir de la base par 2 valves, contenant de nombreuses graines. Graines arrondies à réniformes, de 2 mm de diamètre, densément laineuses à maturité. Plantule à cotylédons oblongs ; premières feuilles simples.

Autres données botaniques

Le genre Cleome comprend 150–200 espèces, dont une cinquantaine se rencontre en Afrique. Il est classé dans la sous-famille des Cleomoideae, qui est parfois considérée comme une famille à part, les Cleomaceae.

Il y a eu beaucoup de confusion en ce qui concerne Cleome arabica. Pour l’Afrique tropicale, ce nom a été utilisé à tort pour des spécimens de Cleome amblyocarpa. Cleome arabica var. stenocarpa Franch. a été décrit en Ethiopie mais il est à présent considéré comme synonyme de Cleome ramosissima Webb. ex Parl. Cette dernière espèce a des usages médicinaux non spécifiés en Ethiopie. On s’accorde désormais sur le fait que Cleome arabica L. n’est pas présent en Afrique tropicale, mais est réparti de l’Egypte au sud de l’Iran. Cette espèce a également des usages médicinaux.

Cleome angustifolia

Cleome angustifolia Forssk. est largement réparti dans les régions de l’Afrique tropicale avec une pluviométrie annuelle inférieure à 500 mm. En Namibie, les Bochimans Heikum font cuire les racines dans l’eau et inhalent la vapeur pour provoquer la transpiration, soulageant ainsi les maux de tête et la grippe.

Cleome strigosa

Cleome strigosa (Bojer) Oliv. est présent sur les côtes d’Afrique de l’Est et aux Mascareignes. Les tribus côtières du Kenya et de la Tanzanie utilisent la décoction de feuilles en gouttes d’oreilles pour soigner l’otite.

Croissance et développement

La floraison a lieu de janvier à avril.

Ecologie

Cleome amblyocarpa est commun dans les zones à pluviométrie basse comme les dunes de sable côtières, le désert, les oueds désertiques, les sites rocheux et les terrains vagues.

Multiplication et plantation

Cleome amblyocarpa se multiplie par graines.

Ressources génétiques et sélection

Cleome amblyocarpa est répandu, n’est pas excessivement exploité et n’est pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Cleome amblyocarpa restera probablement une plante médicinale peu importante en Afrique tropicale.

Références principales

  • Boulos, L., 1999. Flora of Egypt. Volume 1 (Azollaceae-Oxalidaceae). Al Hadara Publishing, Caïro, Egypt. 419 pp.
  • Burkill, H.M., 1985. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 1, Families A–D. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 960 pp.
  • Elgamal, M.H.A., Shalaby, N.M.M. & Duddeck, H., 1992. Constituents of Cleome amblyocarpa. Fitoterapia 63: 285.
  • Harraz, F.M., Ulubelen, A., Oksüz, S. & Tan, N., 1995. Dammarane triterpenes from Cleome amblyocarpa. Phytochemistry 39(1): 175–178.
  • Hashem, M., 2011. Antifungal properties of crude extracts of five Egyptian medicinal plants against dermatophytes and emerging fungi. Mycopathologia 172(1): 37–46.

Autres références

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  • Debela Hunde, Zemede Asfaw, Ensermu Kelbessa, 2006. Use of traditional medicinal plants by people of ‘boosat’ subdistrict, central eastern Ethiopia. Ethiopian Journal of Health Science 16(2): 141–155.
  • Fujimoto, T., 2009. Wild plants as agricultural indicators: linking ethnobotany with traditional ecological knowledge. In: Heckler, S. (Editor). Landscape, process and power: re-evaluating traditional environmental knowledge. Berghahn Books, Oxford, UK. pp. 156–183.
  • Hall, J.C., Sytsma, K.J. & Iltis, H.H., 2002. Phylogeny of Capparaceae and Brassicaceae based on chloroplast squence data. Systematic Botany 29: 1826–1842.
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  • Kers, L.E., 1967. On the identities of Cleome angustifolia Forssk. and Cleome arabica L. Acti Horti Bergiani 20(8): 335–342.
  • Kokwaro, J.O., 1993. Medicinal plants of East Africa. 2nd Edition. Kenya Literature Bureau, Nairobi, Kenya. 401 pp.
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  • von Koenen, E., 2001. Medicinal, poisonous and edible plants in Namibia. Klaus Hess Verlag, Göttingen, Germany. 336 pp.

Afriref references

Auteur(s)

  • P. Nana, School of Wood, Water and Natural Resources, Faculty of Agriculture and Agricultural Sciences, University of Dschang, Ebolowa Campus, P.O. Box 786, Ebolowa, Cameroon
  • H.S. Foyet, Department of Agriculture, Livestock and By-products, The Higher institute of the Sahel, University of Maroua, P.O. Box 46, Maroua, Cameroon

Citation correcte de cet article

Nana, P. & Foyet, H.S., 2013. Cleome amblyocarpa Barratte & Murb. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). Prota 11(2): Medicinal plants/Plantes médicinales 2. PROTA, Wageningen, Pays Bas. Consulté le 3 avril 2025.


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