Chloroxylon faho (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, rameau en fleurs ; 2, fleur ; 3, fruits ; 4, graine. Redessiné et adapté par Iskak Syamsudin
houppier
bois

Chloroxylon faho Capuron


Protologue: Adansonia, sér. 2, 7(4) : 479 (1967).
Famille: Rutaceae

Noms vernaculaires

  • Faho (Fr).
  • Satinwood (En).

Origine et répartition géographique

Chloroxylon faho est endémique du nord-est de Madagascar.

Usages

Le bois de Chloroxylon faho est utilisé pour la construction et la menuiserie locales. Il convient aux mêmes usages que Chloroxylon swietenia (Roxb.) DC. (“East Indian satinwood”), tels que la fabrication de meubles, les lambris, la menuiserie intérieure, les parquets, l’ébénisterie, les sculptures, les articles de luxe et les placages.

Production et commerce international

Le bois n’est utilisé que localement et n’est pas vendu sur le marché international.

Propriétés

Le bois de cœur, jaune pâle à jaune doré, est difficile à distinguer de l’aubier, large de 4–6 cm. Le fil est droit, parfois contrefil, le grain est très fin. Le bois est marbré et lustré.

C’est un bois lourd, d’une densité de 915–1020 kg/m³ à 12% d’humidité. Il sèche à l’air relativement lentement, mais sans grand risque de déformation. Les taux de retrait du bois vert à anhydre sont moyens : de 3,4–5,6% radialement et de 6,8–8,4% tangentiellement. Une fois séché, le bois est instable en service.

Il est dur et flexible. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 147–220 N/mm², le module d’élasticité de 10 700–18 650 N/mm², la compression axiale de 60–86 N/mm² et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 8,2–12,8.

Le bois se travaille bien à la main et aux machines-outils, mais l’effet d’usure sur les lames de coupe est relativement élevé ; il est recommandé d’utiliser des lames de scie à dents stellitées. Le bois prend un beau poli. Le collage risque de modifier la teinte du bois. Il a une excellente résistance aux champignons, aux foreurs du bois sec et aux termites. Le bois de cœur est imperméable aux produits de conservation.

Description

  • Petit arbre caducifolié atteignant 15(–25) m de haut ; fût droit, dépourvu de branches jusqu’à une hauteur de 7(–15) m, atteignant 45(–70) cm de diamètre ; surface de l’écorce gris pâle à jaunâtre, légèrement rugueuse à lisse.
  • Feuilles alternes, composées paripennées avec jusqu’à 16 folioles, poilues à l’état jeune ; stipules absentes ; pétiole atteignant 3 cm de long ; pétiolules courts ; folioles alternes, elliptiques-ovales, de 2–5 cm × 1–3 cm, base très asymétrique, un côté cunéiforme, l’autre cordé, apex arrondi à aigu, bord entier, ponctuées de glandes, pennatinervées avec jusqu’à 7 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : panicule terminale en pyramide atteignant 30 cm de long, à poils courts.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, petites ; pédicelle court ; calice à petites dents ovales ; pétales libres, étroitement lancéolés, de 2–3,5 mm de long, pointus, blanchâtres, réfléchis, légèrement et courtement poilus à l’intérieur ; étamines 10, libres, aussi longues que les pétales ; disque obconique ; ovaire supère, ovoïde, à poils courts, 3-loculaire, style minuscule, stigmate capité, petit.
  • Fruit : capsule ellipsoïde d’environ 3 cm de long, déhiscente par 3 valves ligneuses, contenant jusqu’à 6 graines.
  • Graines ellipsoïdes, aplaties latéralement, d’environ 1 cm de long, à mince aile apicale atteignant 1,5 cm de long.

Autres données botaniques

Le genre Chloroxylon comprend 3 espèces ; 2 sont endémiques de Madagascar et la troisième, Chloroxylon swietenia, est originaire de l’Inde centrale et du sud et du Sri Lanka.

Chloroxylon falcatum

Chloroxylon falcatum Capuron est un petit arbre atteignant 15 m de haut, endémique de l’ouest de Madagascar. Le bois jaunâtre, dur et lourd, est principalement utilisé pour les constructions locales et convient à la parqueterie et à la menuiserie. Il est moins réputé en termes de valeur esthétique que Chloroxylon faho.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : (1 : limites de cernes distinctes) ; (2 : limites de cernes indistinctes ou absentes).
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 24 : ponctuations intervasculaires minuscules (très fines) ( 4μm) ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 41 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 50–100 μm ; 48 : 20–40 vaisseaux par millimètre carré ; (58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur).
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses ; (70 : fibres à parois très épaisses).
  • Parenchyme axial : 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; 86 : parenchyme axial en lignes minces, au maximum larges de trois cellules ; 89 : parenchyme axial en bandes marginales ou semblant marginales ; 91 : deux cellules par file verticale ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale.
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; 107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Structure étagée : 118 : tous les rayons étagés ; 120 : parenchyme axial et/ou éléments de vaisseaux étagés.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 137 : cristaux prismatiques dans les cellules dressées et/ou carrées des rayons ; 140 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées, dressées et/ou carrées des rayons ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial ; 143 : cristaux prismatiques dans les fibres.
(N.P. Mollel, P. Détienne & E.A. Wheeler)

Croissance et développement

Chloroxylon faho est sans feuilles de janvier–mars. Il fleurit principalement en avril.

Ecologie

Chloroxylon faho pousse dans la forêt humide sempervirente des basses terres au nord-est de Madagascar, du niveau de la mer jusqu’à 500 m d’altitude.

Ressources génétiques

Bien que Chloroxylon faho ne soit pas très répandu ou commun, rien n’indique qu’il soit menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Comme les propriétés du bois de Chloroxylon faho sont similaires à celles de Chloroxylon swietenia, une plus large utilisation du bois d’œuvre semble possible. Cependant, étant donné son aire restreinte et sa rareté, il convient de décourager la récolte du bois sur des peuplements sauvages. Des plantations expérimentales pourraient permettre de savoir s’il est possible d’en faire une essence de plantation.

Références principales

  • Capuron, R., 1967. Nouvelles observations sur les Rutacées de Madagascar. Adansonia, séries 2, 7(4): 479–500.
  • Guéneau, P., 1971. Bois de Madagascar. Possibilités d’emploi. Centre Technique Forestier Tropical, Antananarivo, Madagascar. 75 pp.
  • Guéneau, P. & Guéneau, D., 1969. Propriétés physiques et mécaniques des bois malgaches. Cahiers scientifiques No 2, Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 51 pp.
  • Guéneau, P., Bedel, J. & Thiel, J., 1970–1975. Bois et essences malgaches. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 150 pp.
  • Parant, B., Chichignoud, M. & Rakotovao, G., 1985. Présentation graphique des caractères des principaux bois tropicaux. Tome 5. Bois de Madagascar. CIRAD, Montpellier, France. 161 pp.

Autres références

  • Bedolla, A., 1997. Les trente deux essences recommendées pour la parquéterie à Madagascar. Département des Eaux et Forêts, Ecole Supérieure en Sciences Agronomiques, Université d’Antananarivo, Antananarivo, Madagascar. 126 pp.
  • Schatz, G.E., 2001. Generic tree flora of Madagascar. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 477 pp.

Sources de l'illustration

  • Capuron, R., 1967. Nouvelles observations sur les Rutacées de Madagascar. Adansonia, séries 2, 7(4): 479–500.

Auteur(s)

  • G.H. Schmelzer, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Schmelzer, G.H., 2008. Chloroxylon faho Capuron. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 10 février 2019.


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