Chlamydocola chlamydantha (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
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Chlamydocola chlamydantha (K.Schum.) M.Bodard


Protologue: Journ. Agr. Trop. Bot. Appl. 1 : 313 (1954).
Famille: Sterculiaceae (APG: Malvaceae)

Synonymes

  • Cola chlamydantha K.Schum. (1900).

Origine et répartition géographique

Chlamydocola chlamydantha se rencontre depuis la Guinée et la Sierra Leone jusqu’à la Centrafrique et à la R.D. du Congo.

Usages

Le bois de Chlamydocola chlamydantha est employé pour la confection de pilons, pour la construction d’habitations et comme bois de feu. La pulpe aigre-douce du fruit est comestible. Les cotylédons de la graine sont mâchés comme substitut inférieur de ceux de la noix de cola véritable (principalement Cola acuminata (P.Beauv.) Schott & Endl. et Cola nitida (Vent.) Schott & Endl.). Le mucilage préparé à partir des jeunes rameaux ou fruits est employé dans des sauces. On prend une décoction de l’écorce en Côte d’Ivoire pour calmer les douleurs intestinales, et en Afrique centrale contre la toux. Le liquide incolore se trouvant dans la cavité du fruit est employé en Afrique centrale pour soigner les inflammations oculaires.

Propriétés

Le bois de cœur est brun jaunâtre, et l’aubier grisâtre. Le grain est grossier. Le bois est assez dur et assez lourd. On a montré que le liquide provenant de la cavité du fruit inhibait la germination des graines chez toutes les espèces testées.

Description

  • Arbre de taille petite à moyenne atteignant 20 m de haut ; fût rectiligne, jusqu’à 30 cm de diamètre ; écorce externe brune, lisse, écailleuse, écorce interne d’environ 0,5 cm d’épaisseur, jaune lorsqu’elle est coupée, fibreuse.
  • Feuilles alternes, groupées à l’extrémité des rameaux, composées digitées à 5–10 folioles ; stipules lancéolées, de 1–5(–11) cm de long, pliées le long de la nervure médiane, à pubescence rousse, assez longuement persistantes ; pétiole de 10–80 cm de long, sillonné, glabre ; pétiolules jusqu’à 5,5 cm de long ; folioles elliptiques à oblongues-elliptiques, jusqu’à 60 cm × 20 cm, entières, base cunéiforme, apex acuminé, glabres, brun roux mais roses lorsque jeunes.
  • Inflorescence : fascicule porté par les rameaux âgés, enveloppé dans des bractées ovales d’environ 8 mm × 6 mm.
  • Fleurs unisexuées ou bisexuées, régulières, sessiles ou subsessiles ; calice en cloche, avec un tube d’environ 1,5 cm de long, à 5 lobes, grisâtre à l’extérieur, rougeâtre ou violacé à l’intérieur ; corolle absente ; fleurs mâles à calice d’environ 2 cm de long, androphore de 3,5–6 mm de long portant un verticille de 15–25 anthères sessiles entourant des carpelles rudimentaires ; fleurs femelles et bisexuées à calice d’environ 2,5 cm de long, ovaire supère, formé de 7–14 carpelles entourés par un verticille d’anthères rudimentaires ou fonctionnelles d’environ 3 mm de long.
  • Fruit constitué de 9–12 follicules érigés disposés en verticille autour d’un réceptacle discoïde ; follicules oblongs-ellipsoïdes, courbés, de 6–15 cm × 3–6 cm, avec un bec court et recourbé, orange ou rouge, densément couverts de poils courts, emplis d’un liquide visqueux, indéhiscents, renfermant 7–25(–30) graines.
  • Graines ovoïdes, comprimées latéralement, de 2–3 cm × 1–1.5 cm, écarlates, albumineuses.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 8–10 cm de long, épicotyle de 1,5–3 cm de long ; cotylédons ovoïdes, d’environ 7,5 cm × 5 cm ; première feuille entière.

Autres données botaniques

Le genre Chlamydocola comprend 2 espèces, dont l’une n’est connue que du Gabon.

En Côte d’Ivoire et au Ghana, Chlamydocola chlamydantha fleurit en septembre–novembre, et la fructification a lieu en décembre–février.

Ecologie

Chlamydocola chlamydantha se rencontre dans le sous-étage des forêts décidues ou sempervirentes, y compris dans les forêts secondaires, souvent sur des stations relativement humides telles que les berges de cours d’eau. En Afrique centrale, on le signale aussi en forêt marécageuse.

Gestion

Chlamydocola chlamydantha se recèpe bien. Il est parfois considéré comme une adventice indésirable dans les opérations sylvicoles. Il est l’hôte du virus du gonflement des rameaux du cacaoyer (CSSV), maladie qui a eu des effets dévastateurs sur la production de cacao du Ghana et des pays voisins. La lutte contre cette maladie du cacaoyer comporte l’élimination de Chlamydocola chlamydantha dans les zones voisines.

Ressources génétiques

En raison de sa large répartition, Chlamydocola chlamydantha n’est pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

En raison de la taille relativement faible de son tronc, le rôle de Chlamydocola chlamydantha comme source de bois d’œuvre restera limité. En outre, étant l’hôte d’un virus dévastateur pour le cacaoyer, il a peu de chance de devenir un arbre populaire en Afrique de l’Ouest.

Références principales

  • Burkill, H.M., 2000. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 5, Families S–Z, Addenda. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 686 pp.
  • Germain, R. & Bamps, P., 1963. Sterculiaceae. In: Robyns, W., Staner, P., Demaret, F., Germain, R., Gilbert, G., Hauman, L., Homès, M., Jurion, F., Lebrun, J., Vanden Abeele, M. & Boutique, R. (Editors). Flore du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Spermatophytes. Volume 10. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge, Brussels, Belgium. pp. 205–316.
  • Hallé, N., 1961. Sterculiacées. Flore du Gabon. Volume 2. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. 150 pp.
  • Irvine, F.R., 1961. Woody plants of Ghana, with special reference to their uses. Oxford University Press, London, United Kingdom. 868 pp.
  • Kryn, J.M. & Fobes, E.W., 1959. The woods of Liberia. Report 2159. USDA Forest Service, Forest Products Laboratory, Madison, Wisconsin, United States. 147 pp.

Autres références

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  • Bodard, M., 1954. Note sur quelques kolatiers Africains. Journal d’Agriculture Tropicale et de Botanique Appliquée 1(7–9): 312–316.
  • Bouquet, A. & Debray, M., 1974. Plantes médicinales de la Côte d’Ivoire. Travaux et Documents No 32. ORSTOM, Paris, France. 231 pp.
  • Cheek, M., 2002. Three new species of Cola (Sterculiaceae) from western Cameroon. Kew Bulletin 57: 403–415.
  • Keay, R.W.J., 1958. Sterculiaceae. In: Keay, R.W.J. (Editor). Flora of West Tropical Africa. Volume 1, part 2. 2nd Edition. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. pp. 310–332.
  • Miège, M.N. & Miège, J., 1970. Etude comparative des liquids contenus dans les fruits de deux espèces de Cola: C. gigantea et C. chlamydantha. Déductions taxonomiques. Candollea 25(1): 143–170.
  • Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.
  • Schroth, G., Krauss, U., Gasparotto, L., Duarte Aguilar, J. A. & Vohland, K., 2000. Pests and diseases in agroforestry systems of the humid tropics. Agroforestry Systems 50(3): 199–241.
  • Vivien, J. & Faure, J.J., 1989. Fruitiers sauvages du Cameroun. Fruits Paris 44(6): 351–362.

Auteur(s)

  • M. Brink, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Brink, M., 2007. Chlamydocola chlamydantha (K.Schum.) M.Bodard. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 3 avril 2025.


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