Chamaecrista biensis (PROTA)
Introduction |
Chamaecrista biensis (Steyart) Lock
- Protologue: Kew Bull. 43: 335 (1990).
- Famille: Caesalpiniaceae (Leguminosae - Caesalpinioideae)
- Nombre de chromosomes:
Synonymes
- Cassia biensis (Steyaert) Mendonça & Torre (1955).
Origine et répartition géographique
Chamaecrista biensis est largement réparti dans toute l’Afrique australe depuis l’Angola, le Botswana et le Mozambique jusqu’à l’Afrique du Sud.
Usages
En Namibie, la racine crue ou cuite à l’eau de Chamaecrista biensis est consommée pour soigner les troubles d’estomac. Elle est également consommée comme aliment de base. Elle est aussi un porte-bonheur ; lorsqu’on mâche un morceau de racine, on est censé avoir de la chance si l’on va à la chasse ou que l’on fait du stop. Le feuillage est brouté par le bétail.
Propriétés
Des essais d’appétence, de toxicité et de valeur nutritive du feuillage de Chamaecrista biensis ont été effectués sur les rats. Les résultats n’ont montré aucune différence par rapport à la luzerne (Medicago sativa L.). Les graines se sont montrées peu appétissantes et de faible valeur nutritive, mais non toxiques.
Description
Plante herbacée vivace atteignant 45 cm de haut, à rhizome ligneux et à tiges prostrées ou décombantes, parfois plus ou moins érigées ; rameaux poilus. Feuilles alternes, composées paripennées avec habituellement 13–24 paires de folioles ; stipules lancéolées ; pétiole à glande stipitée ou presque sessile, rachis sillonné ; folioles sessiles, obliquement linéaires, asymétriques, atteignant 10 mm × 2 mm, apex arrondi, apiculé. Inflorescence : grappe extra-axillaire, habituellement à 1 fleur. Fleurs bisexuées, presque régulières, 5-mères ; pédicelle jusqu’à 20 mm de long ; sépales aigus, légèrement plus courts que les pétales ; pétales obovales, de 4–7 mm de long, jaunes ; étamines 10 ; ovaire supère, 1-loculaire. Fruit : gousse érigée comprimée de 3–4,5 cm × environ 4 mm, glabre à brièvement poilue. Graines rhombiques-ellipsoïdes, d’environ 3 mm de long, brun pâle à taches brun foncé.
Le genre Chamaecrista est présent dans toutes les régions tropicales et subtropicales et comprend environ 250 espèces. C’est en Afrique tropicale et en Amérique tropicale que sa diversité est la plus importante. Sur le continent africain, il en existe près de 40 espèces ; 10 se trouvent à Madagascar dont 6 endémiques.
Chamaecrista biensis forme des nodules racinaires fixateurs d’azote.
Ecologie
Chamaecrista biensis est largement réparti en savane sur des sols sableux et limoneux profonds. Il est très commun dans les lieux perturbés tels que les terres labourées et les zones pâturées. Il tolère de faibles précipitations.
Ressources génétiques
Chamaecrista biensis n’est pas considéré menacé. Des collections de ressources génétiques sont conservées à l’Institute of Crops and Pastures et au Grassland Research Centre à Pretoria, Afrique du Sud, à l’Australian Tropical Crops & Forages Genetic Resources Centre, à Biloela, Australie et à l’ICRAF, à Nairobi, Kenya.
Perspectives
Le potentiel de Chamaecrista biensis en tant que plante de paturage est important pour ce qui est de ses propriétés nutritives, mais peu de résultats ont apparemment été publiés sur sa productivité. Sa tolérance à la faiblesse des précipitations et sa capacité à fixer l’azote ont augmenté l’intérêt pour son usage en culture mixte et en tant qu’engrais vert. Les propriétés médicinales n’ont pas fait l’objet de recherches.
Références principales
- Leger, S., 1997. The hidden gifts of nature: A description of today’s use of plants in West Bushmanland (Namibia). [Internet] DED, German Development Service, Windhoek, Namibia & Berlin, Germany. http://www.sigridleger.de/book/. March 2006.
- Lock, J.M., 1990. Cassia sens.lat. (Leguminosae - Caesalpinioideae) in Africa. Kew Bulletin 43(2): 333–342.
- von Koenen, E., 2001. Medicinal, poisonous and edible plants in Namibia. Klaus Hess Verlag, Göttingen, Germany. 336 pp.
Autres références
- Corby, H.D.L., 1974. Systematic implications of nodulation among Rhodesian legumes. Kirkia 9(2): 301–329.
- Laden, G. & Wrangham, R., 2005. The rise of the hominids as an adaptive shift in fallback foods: plant underground storage organs (USOs) and australopith origins. Journal of Human Evolution 49: 482–498.
- Mphinyane, W.N., 2001. Influence of livestock grazing within biospheres under free range and controlled conditions in Botswana. PhD thesis, University of Pretoria, South Africa. [Internet] http://upetd.up.ac.za/thesis/available/etd-09042001-102434/. July 2006.
- Naisbitt, T., James, E.K. & Sprent, J.I., 1992. The evolutionary significance of the legume genus Chamaecrista, as determined by nodule structure. New Phytologist 122(3): 487–492.
- Ross, J.H., 1977. Fabaceae, subfamily Caesalpinioideae. In: Ross, J.H. (Editor). Flora of southern Africa. Volume 16, part 2. Botanical Research Institute, Department of Agricultural Technical Services, Pretoria, South Africa. 142 pp.
- Strickland, R.W., Lambourne, L.J. & Ratcliff, D., 1987., 1987. A rat bioassay for screening tropical legume forages and seeds for palatability and toxicity. Australian Journal of Experimental Agriculture 27: 45–53.
- Torre, A.R. & Hillcoat, D., 1956. Caesalpinioideae. In: Exell, A.W. & Mendonça, F.A. (Editors). Conspectus Florae Angolensis 2(2). Ministerio do Ultramar, Lisbon, Portugal. pp. 162–253.
Auteur(s)
- C.H. Bosch, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Citation correcte de cet article
Bosch, C.H., 2007. Chamaecrista biensis (Steyaert) Lock. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 31 mars 2025.
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