Cercestis mirabilis (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
Répartition mondiale | |
Légume | |
Médicinal | |
Fibre | |
Sécurité alimentaire | |
Cercestis mirabilis (N.E.Br.) Bogner
- Protologue: Aroideana 8(3) : 73 (1986).
- Famille: Araceae
Synonymes
- Rhektophyllum mirabile N.E.Br. (1882),
- Nephtytis picturata N.E.Br. (1887),
- Rhektophyllum congense De Wild. & T.Dur. (1901).
Origine et répartition géographique
Cercestis mirabilis est présent du Bénin à l’Ouganda et à l’Angola.
Usages
Au Gabon, les jeunes feuilles et les inflorescences sont consommées comme légume. Les feuilles sont cuites dans du beurre de moabi (Baillonella toxisperma Pierre) avec un champignon non spécifié, puis consommées pour traiter les problèmes hépatiques et les points de côté. Les feuilles peuvent également être associées avec l’écorce de différents arbres, le rhizome de Sarcophrynium spp. et les graines de piment pour les mêmes problèmes. Au Congo, le jus des feuilles est absorbé en potion avec du kaolin, de la maniguette (Aframomum melegueta K.Schum.) et du sel gemme pour traiter les troubles cardiaques et pour arrêter le vomissement.
Les longues racines pendantes de Cercestis mirabilis sont utilisées dans le sud du Nigeria pour attacher les ignames, et au Gabon, on utilise le cœur fibreux de ces racines comme ligne de pêche.
Description
- Grande plante herbacée grimpante ; tige grimpant grâce à des racines embrassantes, atteignant 5 cm de diamètre, et donnant également des pousses flagelliformes qui ont des entre -nœuds longs et fins et des feuilles réduites.
- Feuilles alternes, simples ; pétiole atteignant 1 m de long ; limbe à contour hasté-sagitté, atteignant 100 cm × 60 cm, profondément et irrégulièrement pinnatifide à lobes trapézoïdaux tronqués.
- Inflorescence : spadices de 7–17 cm × 1–2 cm, enveloppés dans un spathe de 6–15 cm × 2–3 cm de diamètre, vert terne à l’extérieur avec des nuances rougeâtres à la base, vert blanchâtre à l’intérieur, groupés par 2–8 à l’aisselle des feuilles ; pédoncule de 2–4,5 cm de long.
- Fleurs unisexuées, sessiles ; fleurs mâles dans la partie supérieure du spadice, avec 2–4 étamines libres blanc crème ; fleurs femelles dans la partie basale du spadice, à ovaire obovoïde 1-loculaire, stigmate discoïde.
- Fruit : baie pyramidale, d’environ 1 cm × 2 cm, rouge à maturité.
Cercestis comprend 13 espèces et est limité à l’Afrique tropicale, de la Gambie et du Sénégal à l’Ouganda et à l’Angola. Cercestis camerunensis (Ntépé) Bogner, qu’on rencontre du Nigeria au Gabon, peut facilement être confondu avec Cercestis mirabilis. Les usages décrits ci-dessus peuvent de ce fait également s’appliquer à Cercestis camerunensis.
Ecologie
Cercestis mirabilis est présent dans les forêts humides des basses terres jusqu’à 400 m d’altitude.
Gestion
Les jeunes feuilles sont prélevées sur les extrémités des rameaux latéraux, laissant la tige principale intacte. Les feuilles et tiges matures sont récoltées à des fins médicinales, mais habituellement on laisse une partie de la tige principale, qui peut alors facilement récupérer et donner de nouvelles pousses.
Ressources génétiques
On ne connaît aucune collection de ressources génétiques. Cercestis mirabilis est récolté dans la nature, mais n’est pas utilisé à l’échelle commerciale. Il est très commun dans son aire de répartition, et comme la plante peut récupérer après une récolte partielle, aucune précaution particulière n’est nécessaire en vue de sa protection.
Perspectives
Cercestis mirabilis a une importance limitée comme légume et plante médicinale. Des recherches sur sa composition nutritionnelle et ses composants actifs sont nécessaires afin d’évaluer son utilisation.
Références principales
- Bouquet, A., 1969. Féticheurs et médecines traditionnelles du Congo (Brazzaville). Mémoires ORSTOM No 36. Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer. Paris, France. 282 pp.
- Burkill, H.M., 1985. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 1, Families A–D. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 960 pp.
- Ntépé-Nyame, C., 1988. Araceae. Flore du Cameroun. Volume 31. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. 140 pp.
- Raponda-Walker, A. & Sillans, R., 1961. Les plantes utiles du Gabon. Paul Lechevalier, Paris, France. 614 pp.
- Raponda-Walker, A., 1952. Usages pharmaceutiques des plantes spontanées du Gabon, 1. Bulletin Institut d'Études Centrafricaines, Nouvelle série 4: 181–186.
Autres références
- Bogner, J., 1986. One new name and five new combinations in Araceae. Aroideana 8(3): 73–79.
- Bogner, J. & Nicolson, D.H., 1991. A revised classification of Araceae with dichotomous keys. Willdenowia 21(1–2): 35–50.
- Mayo, S.J., Bogner, J. & Boyce, P.C., 1997. The genera of Araceae. Royal Botanic Gardens, Kew, United Kingdom. 370 pp.
Auteur(s)
- W.J. van der Burg, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Consulté le 3 avril 2025.