Celtis africana (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
Répartition mondiale | |
Médicinal | |
Bois d'œuvre | |
Bois de feu | |
Ornemental | |
Fourrage | |
Fibre | |
Celtis africana Burm.f.
- Protologue: Fl. indica : 31 (1768).
- Famille: Celtidaceae (APG: Cannabaceae)
- Nombre de chromosomes: 2n = 20
Synonymes
- Celtis kraussiana Bernh. (1845).
Noms vernaculaires
- White stinkwood, Camdeboo stinkwood (En).
Origine et répartition géographique
Celtis africana est répandu en Afrique tropicale, et se rencontre depuis le Ghana jusqu’à la Somalie et vers le sud jusqu’en Afrique du Sud et au Lesotho. On le trouve aussi au Yémen.
Usages
Le bois (nom commercial “celtis”) est employé en construction, pour la parqueterie, la menuiserie, les boiseries intérieures, les étais de mine, le mobilier, les échelles, les jouets, les articles de fantaisie, les articles de sport, les instruments agricoles, les manches d’outils, les pilons, les arceaux de tentes, les jougs, la construction de véhicules, les cuillères, les caisses et les cageots. Il convient pour la construction navale, les traverses de chemins de fer, le placage et le contreplaqué. Il est également utilisé comme bois de feu et pour la production de charbon de bois.
Plusieurs parties de la plante sont employées en médecine traditionnelle. Au Nigeria, l’écorce broyée sert à soigner la fièvre, les maux de tête et les états de malaise. La décoction de feuille est appliquée sur les yeux en cas d’affection oculaire. Au Lesotho, grâce à des parties de la plante non précisées, on soigne la pleurésie. Les feuilles servent de fourrage pour le bétail ; on en nourrit souvent les chèvres pour les soulager de l’indigestion. Au Lesotho, on fait des cordes avec l’écorce fibreuse et des vêtements au Congo. L’arbre est souvent planté comme arbre ornemental d’ombrage et d’alignement.
Production et commerce international
Le bois de Celtis africana est rarement commercialisé sur le marché international car, la plupart du temps, il est utilisé sur place.
Propriétés
Le bois de cœur, blanc jaunâtre ou brun pâle à brun verdâtre, parfois irrégulièrement strié de noir, ne se distingue pas nettement de l’aubier blanchâtre. La moelle est souvent auréolée d’une tache brun foncé à noire. Le fil est généralement droit, parfois contrefil, le grain est fin à moyennement grossier et régulier. A la coupe, le bois dégage une odeur désagréable, que l’on a parfois comparée à celle de la pomme.
C’est un bois moyennement lourd avec une densité de (640–)710–770(–820) kg/m³ à 12% d’humidité, et moyennement dur. Il sèche assez bien avec peu d’altération, mais des gerces et des fentes en bout peuvent apparaître. Il est recommandé d’empiler le bois en tas serrés pour le faire sécher à l’air. Les taux de retrait sont modérés ; de l’état vert à 12% de teneur en humidité, ils sont de 1,9–3,0% dans le sens radial et de 3,4–5,9% dans le sens tangentiel, et de l’état vert à anhydre d’environ 4,4% dans le sens radial et de 7,9% dans le sens tangentiel. Une fois sec, le bois est stable en service.
A 12% d’humidité, le module de rupture est de 103–130 N/mm², le module d’élasticité de 11 950–16 400 N/mm², la compression axiale de 53–71 N/mm², le cisaillement de 12–17 N/mm², la dureté Janka de flanc de 7340–7750 N et la dureté Janka en bout de 8660–9340 N.
Il se scie et se travaille relativement bien tant à la main qu’à la machine, et émousse modérément les lames de coupe. Au rabotage, il convient d’employer un angle de coupe réduit pour éviter la déchirure des surfaces. Le bois prend un beau fini et se polit bien sans enduit bouche-pores. Les caractéristiques de clouage sont bonnes, mais il a toutefois tendance à se fendre. Il se colle bien. Le perçage et le mortaisage doivent se faire à l’aide d’un appui solide. Les caractéristiques de cintrage sont excellentes, contrairement à celles de tournage. Le bois se déroule bien. Sa durabilité est faible car il est sensible aux attaques des champignons du bleuissement, des termites, des Lyctus et des térébrants marins. Le bois de cœur est moyennement rebelle à l’imprégnation par des produits de conservation, contrairement à l’aubier qui est perméable ; cependant, l’un et l’autre peuvent être traités facilement sous pression.
Des extraits au méthanol de feuille et de tige ont montré une nette activité anti-oxydante, qui est probablement due à la présence de composés polyphénoliques. Des extraits de racine et de feuille ont mis en évidence une faible activité ou une absence d’activité sur les cestodes du ténia Hymenolepis diminuta au bout d’une heure, mais une activité significative au bout de 24 heures. L’écorce a une forte teneur en composés phénoliques, ce qui dissuade les porcs-épics de l’abîmer. On a constaté que le pollen était allergène.
Falsifications et succédanés
Au début du XXe siècle, le bois de Celtis africana a remplacé le frêne, le caryer et le chêne avec quelque succès.
Description
- Arbuste ou arbre de taille petite à moyenne atteignant 30(–40) m de haut, caducifolié ; fût généralement rectiligne, cylindrique, dépourvu de branches jusqu’à 15 m de haut mais souvent ramifié à faible hauteur, jusqu’à 90 cm de diamètre, souvent légèrement cannelé, habituellement sans contreforts ; surface de l’écorce lisse, gris blanchâtre, souvent avec des taches rosées, écorce interne grisâtre avec des taches brunes, devenant rapidement brun foncé à l’air ; cime arrondie, vert foncé, à branches retombantes aux extrémités ; ramilles couvertes d’une pubescence brun jaunâtre courte et dense.
- Feuilles alternes, simples ; stipules linéaires, de 3–8 mm de long, poilues, caduques ; pétiole jusqu’à 0,5(–1) cm de long, légèrement sillonné au-dessus ; limbe ovale à ovale-lancéolé, de 3–10 cm × 2,5–6 cm, cunéiforme à arrondi et très asymétrique à la base, acuminé à l’apex, à bords grossièrement dentés, papyracé, légèrement poilu au-dessous en particulier sur les nervures, rugueux au-dessus, à 3 nervures proéminentes partant de la base complétées par 1–2 paires de nervures latérales.
- Inflorescence : cyme axillaire atteignant 2,5 cm de long, à pubescence courte et dense.
- Fleurs unisexuées ou bisexuées, régulières, 4–5-mères, petites, blanches à verdâtres ; tépales de 1,5–2,5 mm de long, poilus ; étamines libres, d’environ 1,5 mm de long ; ovaire supère, ovoïde, à poils denses, 1-loculaire, styles 2, non ramifiés ; 3–nombreuses fleurs mâles, groupées à l’aisselle des feuilles inférieures, avec un pédicelle de 1,5–5 mm de long et un ovaire rudimentaire ; 1–quelques fleurs femelles ou bisexuées, groupées à l’aisselle des feuilles supérieures, à pédicelle de 10–17 mm de long, fleurs femelles à étamines rudimentaires.
- Fruit : drupe ellipsoïde à globuleuse de 4–8 mm de long, pointue, orange à maturité, à poils courts ; noyau ovoïde à globuleux, d’environ 4 mm de long, légèrement ponctué, gris, contenant 1 seule graine.
- Plantule à germination épigée.
Autres données botaniques
Le genre Celtis comprend une centaine d’espèces et est répandu dans toutes les régions tropicales, subtropicales et tempérées. En Afrique tropicale, on en compte 11, dont 2 sont endémiques de Madagascar. D’un point de vue taxinomique, Celtis est un genre difficile qui présente une grande variabilité morphologique. Traditionnellement, il était classé dans la famille des Ulmaceae, puis plus tard on a souvent pensé qu’il appartenait à une famille à part, les Celtidaceae, tandis que les recherches les plus récentes proposent de ranger cette dernière famille dans les Cannabaceae.
Anatomie
Results of the Wood Anatomy Workshop to be included at the end of 2010.
Croissance et développement
Celtis africana a une croissance rapide, de 1–2 m par an. Les premiers fruits peuvent apparaître lorsque les arbres ont 4 ans. On a constaté que les arbres fleurissaient d’août à octobre en Afrique australe, et en mai au Ghana. Les fleurs sont normalement pollinisées par des insectes comme les abeilles. Les fruits mûrissent 2 mois environ après la floraison. Les oiseaux tels que les bulbuls, les oiseaux-souris et les barbets s’en régalent, les babouins s’en nourrissent également et les colobes les consomment fréquemment dans leur régime alimentaire. Tous ces animaux sont des agents de dissémination.
Ecologie
Celtis africana se rencontre dans des milieux très variés, qui vont de la savane à la forêt sempervirente sèche, la ripisylve, la forêt pluviale de montagne et la forêt côtière, depuis le niveau de la mer jusqu’à 2400 m d’altitude. En Somalie, il est typique de la forêt sempervirente de Juniperus et de Buxus à 1650–2000 m d’altitude. Quoique préférant les sols humides relativement fertiles et profonds, on peut également le rencontrer sur des dunes sablonneuses et en bordure de rivières, ainsi que sur des sols rocailleux, mais dans ces conditions il reste généralement à l’état d’arbuste. Il résiste moyennement à la sécheresse et tolère de faibles gelées. En Afrique du Sud, on a remarqué que les arbres souffraient énormément d’asphyxie racinaire qui, à terme, les fait mourir.
Multiplication et plantation
En Ouganda, on a constaté que Celtis africana ne se régénérait pas sous le couvert forestier, mais qu’en revanche dans les clairières, la régénération était abondante. Celtis africana se multiplie par graines et par semis naturel. 1000 graines pèsent 40–60 g. Les graines ramassées sur le sol sont en général attaquées par les insectes, c’est pourquoi il est recommandé de récolter les fruits directement sur les arbres lorsqu’ils virent du jaunâtre au brunâtre, et de les sécher au soleil avant d’en extraire les noyaux. Il faut débarrasser la chair des noyaux avant de les semer. Les graines fraîches germent en l’espace de 60 jours et peuvent atteindre un taux de germination élevé. S’il n’est pas indispensable de les traiter, en revanche on peut en accélérer la germination en trempant les noyaux dans l’eau froide pendant 24 heures avant le semis. On peut les conserver pendant quelque temps dans des récipients étanches. En Afrique du Sud, on sème les graines dans des bacs de semis plats, remplis d’un mélange de 5 mesures de sable de rivière et d’1 mesure de compost bien décomposé, et placés dans un endroit chaud mais abrité. Pour favoriser la germination, il convient de recouvrir les graines d’une fine couche de sable de rivière bien humide ; dans ces conditions, la germination prend entre 15–30 jours, avec un taux de germination qui atteint 70%. Il est préconisé de repiquer les semis dans un sol fertile, et de les arroser modérément.
Gestion
Celtis africana se cultive facilement dans des conditions très variées. Les arbres peuvent être traités par élagage latéral.
Maladies et ravageurs
Les fruits sont facilement attaqués par les insectes. Celtis africana est un hôte du papillon Libythea labdaca, ses chenilles se nourrissant des feuilles.
Ressources génétiques
Celtis africana est répandu et localement commun, et ne semble pas sujet à l’érosion génétique. D’autre part, en Afrique du Sud, il est couramment planté comme arbre d’ornement dans les jardins.
Perspectives
Celtis africana est un arbre à usages multiples prisé en tant que bois d’œuvre, bois de feu et fourrage, arbre ornemental et plante médicinale. Il pourrait remplacer d’autres espèces de Celtis qui sont plus couramment commercialisées sur le marché international des bois d’œuvre, comme Celtis mildbraedii Engl. et Celtis zenkeri Engl. A ce jour, peu de recherches ont été faites sur Celtis africana ; c’est pourquoi des travaux sur ses taux de croissance, ses méthodes de multiplication et ses exigences de gestion se justifient. Des recherches s’imposent pour confirmer qu’il se prête bien à la production de contreplaqué.
Références principales
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Sources de l'illustration
- Dale, I.R. & Greenway, P.J., 1961. Kenya trees and shrubs. Buchanan’s Kenya Estates Limited, Nairobi, Kenya. 654 pp.
- Maundu, P. & Tengnäs, B. (Editors), 2005. Useful trees and shrubs for Kenya. World Agroforestry Centre - East and Central Africa Regional Programme (ICRAF-ECA), Technical Handbook 35, Nairobi, Kenya. 484 pp.
Auteur(s)
- Nyunaï Nyemb, Institut de Recherches Médicales et d’Etudes des Plantes Médicinales, B.P. 3805, Yaoundé, Cameroon
Consulté le 22 décembre 2024.
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