Cayratia gracilis (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Légume Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Cayratia gracilis (Guill. & Perr.) Suess.


Protologue: Mitt. Bot. Staatssamml. München 1(8) : 352 (1953).
Famille: Vitaceae

Synonymes

  • Cissus gracilis Guill. & Perr. (1831).

Origine et répartition géographique

Cayratia gracilis est très répandu en Afrique tropicale, du Sénégal au Soudan et à l’Erythrée et vers le sud au Mozambique, au Zimbabwe, au Botswana et en Namibie ; ainsi qu’en Afrique du Sud et au Yemen.

Usages

Les feuilles de Cayratia gracilis sont consommées occasionnellement comme légume au Soudan. Ailleurs, son utilisation comme légume est limitée. Au Sénégal, elle est considérée comme un aliment de famine qui demande à être cuisiné avec des racines d’Amorphophallus.

En Tanzanie la pulpe des feuilles est frictionnée en topique sur de légères incisions pour soigner le lumbago. Des feuilles écrasées mélangées avec Momordica foetida Schum. arrêtent l’irritation provoquée par le venin craché par le cobra à cou noir lorsqu’elles sont frictionnées sur les régions affectées. Les racines fraîches sont mâchées ou cuites et la décoction est utilisée comme remède contre la toux.

Propriétés

Les feuilles écrasées ont une forte odeur mais aucune donnée chimique n’est connue pour Cayratia gracilis. On a découvert que les feuilles de Cayratia trifolia (L.) Domin, ainsi que celles de plusieurs autres espèces asiatiques du même genre, contiennent des flavonoïdes dont la cyanidine, la delphinidine, le kaempférol, la myricétine et la quercétine. Les parties aériennes de Cayratia trifolia contiennent un triterpène, l’épifriedélanol, qui a démontré une activité anti-tumorale, alors que la tige, les feuilles et les racines contiennent de l’acide cyanique.

Description

  • Plante herbacée pérenne, grimpante ou rampante, avec des vrilles ramifiées, opposées aux feuilles ; tiges minces, jusqu’à 7,5 m de long.
  • Feuilles alternes, pédalées (3–)5(–9)-foliolées ; stipules oblongues-triangulaires, jusqu’à 3 mm de long, rapidement caduques ; pétiole de 4–6 cm de long ; folioles ovales ou elliptiques, jusqu’à 10 cm × 6 cm, base largement cunéiforme à cordée, apex acuminé.
  • Inflorescence : cyme corymbiforme, irrégulière, lâche, de 5–10 cm de long.
  • Fleurs unisexuées ou bisexuées, 4-mères ; calice en forme de coupe, entier ; pétales blanchâtres, jaunes ou vert pâle ; étamines d’environ 1 mm de long ; ovaire glabre.
  • Fruit : baie charnue de 6,5–10 mm de diamètre, globuleuse ou déprimée-globuleuse, noire, à 2(–4) graines.
  • Graines fortement striées, d’environ 5 mm × 4 mm.

Cayratia comprend environ 50 espèces et est réparti dans les tropiques de l’Ancien Monde. Cayratia debilis (Baker) Suess., qui est étroitement apparenté à Cayratia gracilis, avec une répartition qui se chevauche partiellement, peut en être distingué par des inflorescences plus grandes, de plus grosses graines et des folioles oblongues et non ovales. Le genre comporte un certain nombre d’espèces à usages médicinaux.

Ecologie

Cayratia gracilis se rencontre dans différents types de forêts et de zones boisées du niveau de la mer jusqu’à 1800 m d’altitude.

Ressources génétiques

Etant donnée sa répartition très large, il ne semble pas y avoir de risque d’érosion génétique actuellement. Aucune entrée n’est signalée dans les collections de ressources génétiques accessibles.

Perspectives

Il n’y a pas d’information sur la phytochimie et les propriétés pharmacologiques de Cayratia gracilis. Compte tenu de son usage comme légume et de ses nombreux usages médicinaux, ainsi que des résultats sur les espèces asiatiques apparentées, son étude est souhaitable.

Références principales

  • Burkill, H.M., 2000. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 5, Families S–Z, Addenda. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 686 pp.
  • Kokwaro, J.O., 1993. Medicinal plants of East Africa. 2nd Edition. Kenya Literature Bureau, Nairobi, Kenya. 401 pp.
  • Slamet Sutanti Budi Rahayu, 2001. Cayratia A.H.L. Juss. In: van Valkenburg, J.L.C.H. & Bunyapraphatsara, N. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 12(2): Medicinal and poisonous plants 2. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 144–147.
  • Verdcourt, B., 1993. Vitaceae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 149 pp.

Autres références

  • Descoings, B., 1972. Vitaceae. Flore du Cameroun. Volume 13. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 1–132.

Auteur(s)

  • C.H. Bosch, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 1 avril 2025.