Cayratia debilis (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
Répartition mondiale | |
Légume | |
Médicinal | |
Sécurité alimentaire | |
Cayratia debilis (Baker) Suess.
- Protologue: Mitt. Bot. Staatssamml. München 1(8) : 352 (1953).
- Famille: Vitaceae
Synonymes
- Cissus debilis (Baker) Planch. (1887).
Noms vernaculaires
- Liane à saucisses (Fr).
Origine et répartition géographique
Cayratia debilis est originaire de l’Afrique équatoriale du Libéria au sud du Soudan et à l’ouest de l’Ouganda.
Usages
Les feuilles de Cayratia debilis sont consommées comme légume à Bioko (Fernando Po). Au Congo les feuilles sont consommées par les personnes qui souffrent de trouble cardiaque et une tisane de la plante est bue pour soulager la toux. Au Gabon, la sève est utilisée comme onguent pour cicatriser le cordon ombilical. En Côte d’Ivoire, une décoction de feuilles est ingérée et appliquée en externe comme embrocation dans le traitement des maux de tête. Les tiges râpées sont appliquées en cataplasmes sur des abcès pour en extraire le pus. Au Congo, les tiges entrent dans la composition de remèdes contre les troubles abdominaux et la constipation. Les tiges sont utilisées en mélange avec des feuilles de Tephrosia comme poison de pêche.
Les fruits ne sont pas comestibles mais ont un usage vétérinaire en République Centrafricaine. Ils sont pressés dans l’eau et la solution est donnée à la volaille comme prophylactique pour la coccidiose et la grippe aviaire.
Propriétés
Aucune donnée chimique n’est connue pour Cayratia debilis, mais on a découvert que les feuilles de Cayratia trifolia (L.) Domin, ainsi que celles d’autres espèces asiatiques, contiennent des flavonoïdes dont la cyanidine, la delphinidine, le kaempférol, la myricétine et la quercétine. Les parties aériennes de Cayratia trifolia contiennent un triterpène, l’épifriedélanol, qui a démontré une activité anti-tumorale, alors que la tige, les feuilles et les racines contiennent de l’acide cyanique.
Description
- Plante grimpante herbacée ou légèrement ligneuse, ramifiée, pérenne, à vrilles ramifiées opposées aux feuilles ; tiges minces, jusqu’à 5 m de long.
- Feuilles alternes, pédalées 5-foliolées ; stipules oblongues, jusqu’à 3 mm de long ; pétiole de 4–12 cm de long ; folioles elliptiques à oblongues-obovales, base cunéiforme à arrondie, apex acuminé, jusqu’à 12 cm × 5,5 cm.
- Inflorescence : cyme corymbiforme irrégulière, lâche, de 10–25 cm de long.
- Fleurs unisexuées ou bisexuées, 4-mères ; calice en coupe, entier ou faiblement lobé ; pétales triangulaires, blanc-verdâtre ou jaunes, de 1,5 mm de long ; étamines d’environ 0,5 mm de long ; ovaire glabre, immergé dans le disque.
- Fruit : baie charnue, légèrement aplatie, de 3 mm × 5 mm, blanche tournant au lilas, au bleu-noir ou au mauve, à 2–4 graines.
Cayratia comprend environ 50 espèces et est réparti dans les tropiques de l’Ancien Monde. Cayratia gracilis (Guill. & Perr.) Suess., qui est étroitement apparenté à Cayratia debilis et lui est très semblable, avec une répartition qui se chevauche partiellement, peut en être distingué par des inflorescences plus petites, de plus petites graines et des folioles ovales et non oblongues. Le genre comporte un certain nombre d’espèces à usages médicinaux.
Ecologie
Cayratia debilis est une espèce de forêts primaires et secondaires et de forêts-galeries.
Gestion
Cayratia debilis est récolté dans la nature lorsque le besoin s’en fait sentir.
Ressources génétiques
Etant donnée sa répartition très large, il ne semble pas y avoir de risque d’érosion génétique actuellement. Aucune entrée n’est signalée dans les collections de ressources génétiques accessibles.
Perspectives
Il n’y a pas d’information sur la phytochimie et les propriétés pharmacologiques de Cayratia debilis. Compte tenu de son usage comme légume et de ses nombreux usages médicinaux, ainsi que des résultats sur les espèces asiatiques apparentées, son étude est souhaitable.
Références principales
- Burkill, H.M., 2000. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 5, Families S–Z, Addenda. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 686 pp.
- Descoings, B., 1972. Vitaceae. Flore du Cameroun. Volume 13. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 1–132.
- Raponda-Walker, A. & Sillans, R., 1961. Les plantes utiles du Gabon. Paul Lechevalier, Paris, France. 614 pp.
- Slamet Sutanti Budi Rahayu, 2001. Cayratia A.H.L. Juss. In: van Valkenburg, J.L.C.H. & Bunyapraphatsara, N. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 12(2): Medicinal and poisonous plants 2. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 144–147.
Autres références
- Projet CAD, 2000. Stratégie nationale pour la conservation de la diversité biologique en République Centrafricaine. Projet CAD/96/G-31 SNPA-DB. Ministère de l’environnement, des eaux, forêts, chasses et pêches, République Centrafricaine. 62 pp.
Auteur(s)
- C.H. Bosch, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Consulté le 1 avril 2025.