Cassipourea euryoides (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
Répartition mondiale | |
Médicinal | |
Bois d'œuvre | |
Bois de feu | |
Ornemental | |
Cassipourea euryoides Alston
- Protologue: Bull. Misc. Inform. Kew 1925 : 254 (1925).
- Famille: Rhizophoraceae
Noms vernaculaires
- Mwanzangu, mugome, ngome (Sw).
Origine et répartition géographique
L’aire de répartition de Cassipourea euryoides s’étend de la Somalie au Zimbabwe et au Mozambique.
Usages
Le bois de Cassipourea euryoides convient pour la construction lourde, la parqueterie, la construction navale, la carrosserie, les meubles, l’ébénisterie, les boiseries intérieures, la menuiserie, les perches et poteaux, les instruments, les jouets et articles de fantaisie, le tournage, la sculpture, les placages et contreplaqués. On l’utilise aussi comme bois de feu et charbon de bois.
Propriétés
Le bois de cœur est blanc crémeux avec des raies violacées, et n’est pas nettement distinct de l’aubier. Le fil est droit, le grain fin et uniforme. La densité est d’environ 850 kg/m³ à 12% de teneur en humidité. Le bois sèche bien et rapidement, mais une protection contre la lumière directe du soleil est nécessaire pour prévenir les fentes.
Le bois est facile à scier, mais les dépôts de gomme peuvent encrasser les dents de scie, et le sciage donne de meilleurs résultats lorsque le bois est humide. La sciure fine peut causer de l’irritation. Bien que relativement dur, il est facile à travailler à la machine et avec des outils manuels, et il se rabote en donnant une surface très lisse. Il se finit bien sans nécessiter d’enduit bouche-pores. Il est stable en service et se colle, se cloue et se visse bien. Il est durable et assez résistant aux térébrants marins.
Description
- Arbuste ou petit arbre atteignant 15(–18) m de haut, souvent bas branchu ; écorce brune à grise, plus ou moins liégeuse ; jeunes branches généralement couvertes d’une pubescence clairsemée apprimée, plus tard glabres.
- Feuilles opposées, simples ; stipules situées entre les pétioles, de 3–5 mm de long, précocement caduques ; pétiole de 1–6 mm de long ; limbe lancéolé à elliptique ou obovale, de 3–10 cm × 1,5–5 cm, base cunéiforme, apex acuminé à aigu, bord entier ou avec quelques dents vers le sommet, papyracé à coriace, glabre sur le dessus, pubescence éparse ou glabre à la face inférieure.
- Inflorescence : fascicule axillaire, comprenant 1–4 fleurs, plus ou moins lâche.
- Fleurs bisexuées, régulières, 4–6-mères ; pédicelle de 1–2 mm de long, articulé au sommet ; calice campanulé, tube de 1–1,5 mm de long, lobes de 3–5 mm de long, étroitement triangulaires à ovales ; pétales spatulés, de 3–6 mm de long, profondément frangés, blancs à verts ; étamines 20–24 ; ovaire supère, densément pubescent, 3–4-loculaire, style de 2–2,5 mm de long, persistant.
- Fruit : capsule sphérique à ovoïde d’environ 5 mm de long, pubescente, déhiscente, contenant un petit nombre de graines.
- Graines noires avec un arille rouge, tégument coriace.
Autres données botaniques
Le genre Cassipourea comprend quelque 70 espèces, largement réparties dans les tropiques.
Les graines tombées de Cassipourea euryoides, et parfois les fruits, sont transportés par de petites fourmis non identifiées vers leur nid ; après que les fourmis aient mangé l’arille riche en graisses, les graines intactes sont dispersées en dehors du nid.
Ecologie
Cassipourea euryoides se rencontre dans la forêt sempervirente sèche ou décidue, la forêt claire et la savane, jusqu’à 800 m d’altitude. En Somalie, on le trouve sur sol sableux.
Ressources génétiques
Il n’y a pas d’indication que Cassipourea euryoides soit menacé d’érosion génétique.
Perspectives
Le bois de Cassipourea euryoides est de bonne qualité. Toutefois, on ne sait que très peu de chose sur cette essence, et il est difficile par conséquent d’évaluer ses potentialités comme essence à bois d’œuvre.
Références principales
- Beentje, H.J., 1994. Kenya trees, shrubs and lianas. National Museums of Kenya, Nairobi, Kenya. 722 pp.
- Bolza, E. & Keating, W.G., 1972. African timbers: the properties, uses and characteristics of 700 species. Division of Building Research, CSIRO, Melbourne, Australia. 710 pp.
- Friis, I., 1993. Rhizophoraceae. In: Thulin, M. (Editor). Flora of Somalia. Volume 1. Pteridophyta; Gymnospermae; Angiospermae (Annonaceae-Fabaceae). Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. pp. 254–258.
- Lewis, J., 1956. Rhizophoraceae. In: Turrill, W.B. & Milne-Redhead, E. (Editors). Flora of Tropical East Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 20 pp.
- Torre, A.R. & Gonçalves, A.E., 1978. Rhizophoraceae. In: Launert, E. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 4. Flora Zambesiaca Managing Committee, London, United Kingdom. pp. 81–99.
Autres références
- Engel, T.R., 2000. Seed dispersal and forest regeneration in a tropical lowland biocoenosis (Shimba Hills, Kenya). PhD thesis, Faculty of Biology, Chemistry and Geosciences, University of Bayreuth, Germany. Logos Verlag, Berlin, Germany. 345 pp.
- Gonçalves, A.E. & Torre, A.R., 1979. Rhizophoraceae. In: Mendes, E.J. (Editor). Flora de Moçambique. No 67. Junta de Investigações Científicas do Ultramar, Lisbon, Portugal. 21 pp.
- Kokwaro, J.O., 1993. Medicinal plants of East Africa. 2nd Edition. Kenya Literature Bureau, Nairobi, Kenya. 401 pp.
- Lovett, J.C., Ruffo, C.K. & Gereau, R.E., 2003. Field guide to the moist forest trees of Tanzania. [Internet] Centre for Ecology Law and Policy, Environment Department, University of York, York, United Kingdom. http://celp.org.uk/projects/tzforeco/. December 2005.
- Wimbush, S.H., 1957. Catalogue of Kenya timbers. 2nd reprint. Government Printer, Nairobi, Kenya. 74 pp.
Auteur(s)
- M. Brink, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Consulté le 6 mars 2025.
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