Burkea africana (PROTA)

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répartition en Afrique (sauvage)
1, port de l'arbre ; 2, feuille ; 3, branche en fleurs avec jeunes feuilles ; 4, fruit ; 5, graine. Redessiné et adapté par Iskak Syamsudin
arbres (Ecoport)
arbres (Ecoport)
feuillage jaune (Ecoport)
feuillage
feuille (Zimbabweflora)
écorce (Zimbabweflora)
inflorescences (Zimbabweflora)
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Burkea africana Hook.


Protologue: Icon. pl. 6: t. 593–594 (1843).
Famille: Caesalpiniaceae (Leguminosae - Caesalpinioideae)
Nombre de chromosomes: 2n = 28

Noms vernaculaires

  • Burkea, wild syringa, wild seringa, red syringa, sand syringa (En).

Origine et répartition géographique

Burkea africana est répandu et se rencontre depuis le Sénégal jusqu’au Soudan et en Ouganda, et vers le sud jusqu’en Namibie, au Botswana, au Mozambique et au nord de l’Afrique du Sud.

Usages

Le bois sert pour la confection de piquets (par ex. en construction lourde et pour les clôtures), la parqueterie, le mobilier, les traverses de chemin de fer, les ustensiles tels que les mortiers, les manches d’outils, les tambours et autres instruments de musique comme les xylophones et les balafons. Les constructeurs de wagons affirment que rien ne vaut le bois de Burkea africana pour fabriquer des moyeux car il n’est sujet ni au retrait ni aux fentes. Il convient aux menuiseries, aux boiseries intérieures, à la construction navale, aux étais de mine, aux articles de sport, aux jouets et aux articles de fantaisie, aux égouttoirs, à la sculpture et au tournage. Il sert aussi de bois de feu et dans la production de charbon de bois, et a souvent été employé pour fondre le minerai de fer car il donne des flammes très chaudes et peu de cendres.

L’écorce, les racines et les feuilles sont fréquemment utilisées en médecine traditionnelle. La décoction ou l’infusion d’écorce sert à soigner la fièvre, la toux, le catarrhe, la pneumonie, la ménorrhée, la céphalée, l’inflammation de la langue et des gencives, l’empoisonnement et les affections cutanées. Réduite en poudre, l’écorce est appliquée sur les ulcères et les plaies ainsi que sur la gale. Quant à la décoction ou à l’infusion de racine, elle soulage les maux d’estomac, les abcès, les œdèmes, l’épilepsie, la diarrhée sanglante, la gonorrhée, la syphilis et les maux de dents. Au Burkina Faso, les racines ont jadis servi d’antidote au poison de flèche. Les feuilles permettent de lutter contre la fièvre, les maux de tête, l’épilepsie, les ascites et la conjonctivite. Les ramilles sont utilisées comme bâtons à mâcher. L’écorce broyée sert de poison de pêche.

Les jeunes fleurs sont consommées dans des sauces. Au Burkina Faso, les feuilles servent de condiment. L’écorce et les gousses ont été employées pour tanner le cuir. On utilise l’écorce comme colorant pour teindre les racines de Combretum zeyheri Sond. en gris ou en noirâtre, après quoi ces dernières sont utilisées en vannerie en Namibie. La gomme qui s’écoule de l’écorce est comestible, et par endroits est considérée comme aphrodisiaque. Burkea africana est planté en arbre d’alignement et d’ornement. Il abrite les chenilles de Saturnidés (Cirina forda et Rohaniella pygmaea) que les gens ramassent pour les manger et qui, une fois cuites et frites, passent pour un mets de choix. Les fleurs donnent du nectar qui est récolté par les abeilles.

Production et commerce international

Le bois de Burkea africana est principalement utilisé sur place, les volumes qui sont exportés au niveau international étant limités. Il n’existe pas de statistiques sur sa production et son commerce. Tant l’écorce que les racines sont généralement vendues sur les marchés locaux à des fins médicinales.

Propriétés

Le bois de cœur, brun teinté de gris et de vert, vire au brun rougeâtre ou au brun foncé une fois à l’air. Normalement, il se distingue nettement de l’aubier, jaunâtre ou blanc rosé, dont l’épaisseur peut atteindre environ 2,5 cm. Il est contrefil ou à fil ondé, le grain est fin à moyennement fin et régulier. Le bois est lustré et présente un joli motif en rayures.

C’est un bois lourd, d’une densité de 735–1020 kg/m³ à 12% d’humidité. Le séchage à l’air est modérément rapide, le bois n’ayant que peu tendance au gaufrage, aux fentes ou aux déformations, mais le séchage au four doit être fait avec une grande prudence. Il faut compter environ 3 semaines pour sécher au four des planches de 2,5 cm d’épaisseur. Les taux de retrait sont modérés, de l’état vert à anhydre ils sont de 2,9–5,6% dans le sens radial et de 4,2–9,2% dans le sens tangentiel. Une fois sec, le bois est stable en service.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 84–143 N/mm², le module d’élasticité de 12 940 N/mm², la compression axiale de 48–85 N/mm², la compression transversale de 12 N/mm², le cisaillement de 14,5–15 N/mm², la dureté Janka de flanc de 6490 N et la dureté Janka en bout de 7605 N.

Le bois a beau être dur, il n’est pas difficile à scier, mais difficile à travailler à la main. Il est sujet à la déchirure lors du rabotage à cause du contrefil. Il prend un beau poli à la finition. Au clouage, les avant-trous sont recommandés car le bois est susceptible de se fendre. Ses caractéristiques de collage sont bonnes. Il se tourne bien. Il est durable, mais l’aubier est sujet aux attaques de Lyctus. Des extraits de bois de cœur ont montré des propriétés fongicides et termiticides, et ceci en combinaison avec le caractère fortement hydrophobe du bois et sa grande stabilité dimensionnelle explique sa bonne durabilité naturelle. Le bois de cœur est extrêmement rebelle au traitement avec des produits de conservation, contrairement à l’aubier qui l’est moins.

L’écorce et les feuilles seraient toxiques pour le bétail. L’écorce contient du tanin et donne une gomme jaunâtre à rougeâtre, à moitié translucide. Un extrait à l’hydro-éthanol de l’écorce a mis en lumière une nette activité anti-oxydante et de piégeage des radicaux libres, les proanthocyanidines étant vraisemblablement les composants actifs. Les rameaux ont révélé une activité antimicrobienne contre une large gamme de bactéries et de champignons, ce qui vient étayer l’idée de les utiliser comme bâtons à mâcher pour les soins dentaires.

Falsifications et succédanés

Le bois d’Erythrophleum spp. et celui d’Afzelia quanzensis Welw. ressemblent à celui de Burkea africana et servent aux mêmes usages.

Description

  • Arbre de taille petite à moyenne atteignant 20 m de haut, caducifolié ; fût dépourvu de branches jusqu’à 7 m, jusqu’à 80 cm de diamètre ; surface de l’écorce écailleuse et fissurée, grise à brun grisâtre foncé, écorce interne fibreuse, rose à rouge terne ou brun pourpré ; cime ouverte, souvent aplatie, à branches étalées ; rameaux épais, à cicatrices foliaires bien visibles, à poils brun rougeâtre lorsque jeunes.
  • Feuilles alternes, groupées aux extrémités des rameaux, composées bipennées à (1–)2–5(–7) paires de pennes ; stipules minuscules, rapidement caduques ; pétiole et rachis atteignant ensemble 7–32 cm de long ; pétiolules de 2–5 mm de long ; folioles alternes, 5–15(–18) par penne, généralement elliptiques, de 1,5–7,5 cm × 0,5–4 cm, légèrement asymétriques à la base, obtuses à légèrement émarginées à l’apex, couvertes de poils courts et argentés mais devenant glabres.
  • Inflorescence : épis allongés de 5–30 cm de long, groupés près de l’extrémité des rameaux, retombants, à nombreuses fleurs.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, parfumées, sessiles ; calice à tube court et à lobes arrondis d’environ 1,5 mm de long ; pétales libres, obovales-oblongs, de 4–5 mm de long, glabres, blancs à crème ; étamines 10, libres, d’environ 5 mm de long ; ovaire supère, ovoïde, à poils denses, 1-loculaire, style court, stigmate en entonnoir.
  • Fruit : gousse elliptique, fortement aplatie, de 3–8 cm × 2–3 cm, distinctement stipitée, brun pâle à brun rougeâtre, indéhiscente, renfermant une seule graine.
  • Graines ellipsoïdes, aplaties, de 9–12 mm × 7–8 mm, brunes, pourvues d’une cavité des deux côtés.

Autres données botaniques

Le genre Burkea est monospécifique. Il semble apparenté aux genres africains Erythrophleum, Pachyelasma et Stachyothyrsus. Lorsqu’il n’est ni en fleurs ni en fruits, Burkea africana est souvent confondu avec Erythrophleum africanum (Welw. ex Benth.) Harms et Albizia antunesiana Harms, mais il en diffère par l’extrémité de ses jeunes pousses qui est couverte de poils veloutés brun rougeâtre.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 27 : ponctuations intervasculaires grandes ( 0 μm) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 80 : parenchyme axial circumvasculaire étiré ; 81 : parenchyme axial en losange ; 82 : parenchyme axial aliforme ; 83 : parenchyme axial anastomosé ; 85 : parenchyme axial en bandes larges de plus de trois cellules ; 86 : parenchyme axial en lignes minces, au maximum larges de trois cellules ; (89 : parenchyme axial en bandes marginales ou semblant marginales) ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale.
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; (106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées) ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial ; (143 : cristaux prismatiques dans les fibres).
(E.A. Obeng, P. Baas & H. Beeckman)

Croissance et développement

L’enracinement de Burkea africana est souvent superficiel, les racines pouvant s’étaler sur plusieurs mètres à partir du fût. Les jeunes arbres atteignent leur maturité sexuelle lorsque leur fût mesure environ 12,5 cm de diamètre. Les inflorescences apparaissent généralement avant les feuilles, souvent à la fin de la saison sèche. En Afrique australe, les arbres fleurissent souvent en octobre–novembre alors qu’en Afrique de l’Ouest c’est en janvier–avril. Les fleurs sont pollinisées par des insectes comme les abeilles. On signale que les arbres ne fructifient que tous les deux ans. Les fruits peuvent rester sur l’arbre longtemps, à tel point qu’ils y sont souvent encore après la chute des feuilles.

Ecologie

Burkea africana se rencontre en savane boisée et arborée décidue, à 50–1750 m d’altitude. Dans son aire de répartition, la pluviométrie annuelle est de 1000–1200 mm. On le trouve en général sur des sols légers, bien drainés, souvent sur les sols rouges sableux ou graveleux meubles, mais parfois aussi sur des collines rocheuses ou sur des sols limono-argileux. En Afrique du Sud, Burkea africana est souvent associé avec Terminalia sericea Burch. ex DC. et Ochna pulchra Hook.f., et en Namibie avec Colophospermum mopane (Benth.) J.Léonard, Combretum imberbe Wawra et Pterocarpus angolensis DC. Les arbres dont le diamètre de fût dépasse 12,5 cm résistent aux incendies, car leur écorce les protège suffisamment.

Multiplication et plantation

Burkea africana a la réputation d’être difficile à cultiver. Les graines peuvent aussi bien germer en 10 jours qu’en 6 mois, et le taux de germination est souvent faible. Des essais menés au Burkina Faso ont montré qu’une scarification mécanique ou qu’un bain d’acide sulfurique de 15–20 minutes relevait considérablement le taux de germination des graines. Elles peuvent être conservées longtemps à l’abri de l’humidité, mais elles sont sujettes aux attaques d’insectes. On a signalé que les semis mourraient fréquemment dans les bacs de semis ou lors du repiquage. Cependant, des essais ont révélé que si les semis sont repiqués dans un sol sableux bien drainé et enrichi de superphosphate, les taux de reprise peuvent être relativement élevés. Il faut procurer aux jeunes plants 70–80% d’ombre et les arroser une fois par semaine. Ce sont les sols rouges sableux qui permettent d’obtenir les meilleurs résultats. Les boutures donnent des feuilles et des pousses qui bien souvent meurent rapidement.

Gestion

Si dans de nombreuses régions Burkea africana est commun et abonde par endroits, il pousse souvent de façon disséminée et n’est pas grégaire. Néanmoins, en Afrique australe, il peut être dominant. La régénération naturelle se fait souvent après les incendies. On a noté une bonne régénération dans des peuplements naturels de Namibie, tant par semis qu’en taillis. Le nombre de gaules avoisinait les 350 par ha.

Maladies et ravageurs

Une proportion considérable des graines est abîmée par les bruches. On a remarqué que les porcs-épics endommageaient gravement les arbres en y laissant des cicatrices, ce qui les rendait sensibles aux incendies. Le feuillage est mangé par les chenilles de plusieurs espèces de papillons de jour ou de nuit ; Cirina forda a été classé dans la catégorie des ravageurs.

Rendement

Un inventaire des arbres effectué en Namibie a fait ressortir un nombre moyen d’arbres adultes de 80 par ha et un volume moyen en bois de 16,5 m³/ha. En revanche, le rendement moyen en grumes de bonne qualité, soit de 2 m de long, rectilignes et sans défaut, n’était que de 0,05 m³/ha.

Traitement après récolte

Le centre du fût est souvent défectueux. Après la récolte destinée à des fins médicinales, l’écorce est lavée et séchée à l’air. Si elle est entreposée dans des récipients étanches, elle peut être conservée pendant 3–6 mois. La décoction d’écorce est utilisée immédiatement ou mise en bouteille et doit être utilisée dans la semaine.

Ressources génétiques

Burkea africana n’est pas menacé d’érosion génétique car il est répandu et commun sur de grandes étendues. Néanmoins, dans nombre de régions les peuplements naturels ont décliné sous l’effet du défrichage pour les besoins de l’agriculture, du changement climatique et de la salinité du sol, des incendies répétés et par endroits également de populations d’éléphants grandissantes. Il n’existe pas de programmes de prospection et de conservation systématique des ressources génétiques, mais on trouve de petites collections dans les jardins botaniques, les jardins privés et les instituts de recherche en Namibie, au Zimbabwe et en Afrique du Sud.

Perspectives

Le fût étant habituellement de petite taille, les usages du bois se limitent à de petits meubles et à des blocs de parquet comme revêtement de sol. Si l’on disposait d’échantillons capables de donner de grands fûts bien droits, Burkea africana pourrait s’avérer intéressant à cultiver comme essence car il produit un bois d’œuvre d’excellente qualité. Il faudrait effectuer des recherches sur la sylviculture ainsi que sur les techniques de multiplication et les taux de croissance.

Burkea africana est sans conteste un arbre à usages multiples, qui occupe une place importante non seulement pour son bois d’œuvre mais aussi comme source de médicaments, de bois de feu, de colorant et de chenilles comestibles, et qui est de plus en plus apprécié comme arbre d’ornement. En tant que plante médicinale non négligeable et très employée, elle mérite que les travaux de recherche s’attardent sur ses composés actifs, dont certains ont déjà montré des activités pharmacologiques intéressantes.

Il faudrait envisager des mesures de protection et de domestication dans le but d’atteindre l’exploitation durable de cet arbre important d’Afrique, dont les populations se réduisent comme peau de chagrin.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • Brenan, J.P.M., 1967. Leguminosae, subfamily Caesalpinioideae. In: Milne-Redhead, E. & Polhill, R.M. (Editors). Flora of Tropical East Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 230 pp.
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Auteur(s)

  • A. Maroyi, Botany Department, Rhodes University, Box 94, Grahamstown 6140, South Africa

Consulté le 15 avril 2019.


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