Buchholzia coriacea (PROTA)

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Introduction
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Stimulant Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
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répartition en Afrique (sauvage)

Buchholzia coriacea Engl.


1, rameau en fleurs ; 2, fleur ; fruit. Redessiné et adapté par J.M. de Vries
Protologue : Bot. Jahrb. Syst. 7: 335 (1886).
Famille : Capparaceae
Nombre de chromosomes : 2n = 28

Synonymes

Buchholzia macrophylla Pax (1892).

Noms vernaculaires

  • Kola pimenté, oignon de gorille (Fr).
  • Musk tree, elephant kola (En).

Origine et répartition géographique

Buchholzia coriacea se rencontre depuis la Guinée et la Sierra Leone jusqu’au Cameroun et au Gabon.

Usages

Plusieurs parties végétales de Buchholzia coriacea s’utilisent couramment en médecine traditionnelle en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. La racine est absorbée comme stimulant, mais serait toxique selon certaines sources. L’extrait d’écorce s’applique en lavement pour traiter le mal de dos. Des préparations non spécifiées de l’écorce s’appliquent en externe contre la pleurésie, les rhumatismes, la conjonctivite, la variole, la gale et autres problèmes de la peau, ainsi que comme antalgique et tonique. La décoction de feuilles est absorbée pour traiter la stérilité féminine ; on prend un bain dans la décoction dans le même but. L’infusion de feuilles est appliquée aux yeux contre les nématodes filaires, et les feuilles réduites en poudre ou en pulpe s’appliquent contre la fièvre, les rhumatismes, les ulcères, les furoncles et les hémorroïdes. Les fruits broyés servent d’antalgique. Les amandes du fruit sont mastiquées pour soigner l’angine et les saignements de nez, et l’extrait de fruit est absorbé comme vermifuge. Les fruits broyés s’utilisent contre la fièvre et les douleurs, et les râpures de fruit sont administrées pour soigner l’asthme et la toux. Des préparations à partir des graines se prennent pour traiter les douleurs, la fièvre, le diabète, l’hypertension, la toux, les problèmes mentaux et l’impuissance, ainsi que comme vermifuge. La poudre de graines s’inhale ou s’applique topiquement comme antalgique, et la pulpe de graines s’applique contre les morsures de serpent. L’huile des graines est absorbée contre les problèmes de menstruation et les maux gastro-intestinaux. L’écorce sert d’ingrédient dans la préparation d’un poison de flèche.

Les fruits sont parfois consommés après cuisson, tout comme les graines qui ont un goût poivré et servent comme succédané des piments. En Côte d’Ivoire, la graine est mastiquée comme succédané de la noix de kola. Le bois est parfois utilisé pour la construction d’habitations.

Production et commerce international

Les fruits et les graines sont parfois commercialisés sur les marchés locaux.

Propriétés

Des tanins, des proanthocyanidines et des glycosinolates sont présents dans les racines, l’écorce et les feuilles. De l’écorce, on a isolé le lupéol (un triterpène) et des stérols (β-sitostérol, campestérol et stigmastérol). Le β-sitostérol est connu pour sa large activité biologique, en particulier des propriétés antibactériennes, antifongiques et anti-inflammatoires. L’extrait au méthanol de l’écorce a montré une activité prononcée et dose-dépendante contre les bactéries Staphylococcus aureus, Escherichia coli, Salmonella typhi et Pseudomonas aeruginosa, ainsi que contre les champignons Candida albicans et Aspergillus flavus. L’extrait n’était pas toxique dans l’essai à l’Artemia. Les extraits au méthanol des feuilles et des tiges se sont avérés avoir une activité vermifuge considérable in vitro.

L’extrait au méthanol du fruit a montré des effets hypoglycémiques et antioxydants chez les rats et souris ayant contracté un diabète induit par la streptozotocine ; on a suggéré que l’extrait pourrait être une nouvelle source d’agents antidiabétiques et antioxydants. L’extrait de graines a présenté des effets antioxydants et de modestes activités antibactériennes et antifongiques, ainsi qu’une activité larvicide contre le moustique du paludisme, Anopheles gambiae. L’extrait s’est avéré avoir une activité modérée in vitro contre Trypanosoma brucei, ainsi qu’une activité trypanocide chez la souris infectée artificiellement par Trypanosoma brucei, mais aucun effet chez la souris infectée par Trypanosoma congolense. En outre, dans des essais sur la souris, l’extrait au méthanol des graines a montré une activité analgésique considérable par rapport à l’acide acétylsalicylique, le médicament de référence ; l’extrait a aussi présenté une activité vermifuge dans des essais sur le ver de terre Eudrilus eugeniae et l’ankylostome Bunostomum phlebotomum à une dose de 50 mg/kg.

Les graines fraîches contiennent par 100 g : eau 6,3–10,0 g, énergie 2621 kJ (626 kcal), protéines 16,4–22,1 g, lipides 1,9–5,4 g, glucides 52, 5–55,2 g, fibres 6,1–13,9 g, cendres 6,3 g, et acide ascorbique 5,5 mg. Les teneurs en composés antinutritionnels (phytate et oxalate) s’élèvent à environ 11 mg/g et 8 mg/g respectivement.

Le bois de cœur est blanc jaunâtre et se démarque indistinctement de l’aubier. Le grain est fin, et le bois a une densité d’environ 580 kg/m³ à 12% d’humidité et une odeur poivrée.

Description

Arbre sempervirent, de taille petite à moyenne, atteignant 20 m de haut ; fût droit ou tordu, cylindrique, jusqu’à 50 cm de diamètre ; surface de l’écorce lisse, grise à brun verdâtre ou brun foncé, écorce interne fine, orange-brun à brun rougeâtre ; cime arrondie, dense ; rameaux légèrement anguleux, glabres. Feuilles disposées en spirale mais groupées à l’extrémité des rameaux, simples et entières ; stipules triangulaires, d’environ 1 mm de long, persistantes ; pétiole de (2–)5–12,5 cm de long, légèrement élargi aux deux bouts ; limbe elliptique à obovale ou oblancéolé, de 10–30(–40) cm × 4–11(–13,5) cm, cunéiforme à la base, aigu à acuminé à l’apex, coriace, glabre, pennatinervé à environ 10 paires de nervures latérales. Inflorescence : grappe axillaire ou terminale, jusqu’à 25 cm de long, parfois légèrement ramifiée, glabre, à nombreuses fleurs. Fleurs bisexuées, régulières, malodorantes ; pédicelle de 0,5–1(–1,5) cm de long ; sépales 4, libres, elliptiques à ovales, de 4–5 mm de long, glabres, jaune verdâtre, devenant recourbés ; pétales absents, mais réceptacle à disque annulaire charnu de 1,5–2,5 mm de haut ; étamines nombreuses, libres, de 1–2 cm de long, à filets jaunâtres et anthères noirâtres ; ovaire supère, longuement stipité, ellipsoïde, glabre, 1-loculaire, stigmate sessile, indistinct. Fruit : baie globuleuse à ellipsoïde de 6–12 cm de long, pédonculée, lisse, orange-jaune, contenant 1–4 graines. Graines globuleuses à ellipsoïdes, de 2,5–3,5 cm de long, légèrement aplaties, brun foncé à noires. Plantule à germination hypogée ; épicotyle de 15–22 cm de long ; cotylédons restant dans le tégument ; premières feuilles alternes.

Autres données botaniques

Le genre Buchholzia ne comprend que 2 espèces. Buchholzia tholloniana Hua (synonyme : Buchholzia macrothyrsa Gilg) ressemble beaucoup à Buchholzia coriacea et est utilisé à des fins médicinales similaires. En outre, la graine sert comme succédané du piment, et le bois s’utilise parfois dans la construction d’habitations ; les deux espèces ont souvent été confondues dans la littérature. Buchholzia tholloniana se distingue par ses feuilles légèrement plus étroites avec un plus grand nombre de nervures latérales et par ses inflorescences souvent plus fortement ramifiées ; il se rencontre au Cameroun, en Centrafrique, au Gabon, au Congo, en R.D. du Congo et à Cabinda (Angola).

Croissance et développement

Au Nigeria, on peut trouver les fleurs pendant toute l’année. Au Cameroun, l’arbre fleurit dans la saison sèche de septembre à janvier. En Côte d’Ivoire, on peut trouver l’arbre en fleurs en août–décembre et les fruits mûrs en février–mars. Les fruits sont mangés par les éléphants, qui disséminent les graines. Au Ghana, on a observé des graines en germination dans les crottins d’éléphant.

Ecologie

Buchholzia coriacea se rencontre dans le sous-étage de la forêt pluviale sempervirente humide des basses terres, soit primaire soit secondaire. On le trouve souvent le long des rivières. Au Cameroun, il pousse dans les zones peu éloignées de la côte avec une pluviométrie annuelle de 2200–5000 mm, en forêt dominée par Lophira alata Banks ex P.Gaertn. et Sacoglottis gabonensis (Baill.) Urb., alors que Buchholzia tholloniana se rencontre plus à l’intérieur des terres avec une pluviométrie plus réduite, souvent en forêt semi-décidue.

Multiplication et plantation

Les graines commencent à germer 1–2 mois après le semis. Le taux de germination est en général élevé sans aucun prétraitement.

Buchholzia coriacea peut être multiplié par des boutures de tige à un seul œil, prélevées sur des plants âgés de 2 mois, avec ou sans traitement par hormones de croissance. On a observé un taux de survie de 96% pour les boutures.

Gestion

Buchholzia coriacea et Buchholzia tholloniana sont parfois plantés dans les villages en tant que plantes médicinales.

Ressources génétiques

Buchholzia coriacea a une aire de répartition assez grande et il est commun par endroits, par ex. au Ghana, et par conséquent il ne semble pas menacé d’érosion génétique pour autant que son milieu naturel, à savoir la forêt pluviale des basses terres, couvre encore des étendues appréciables. Même chose pour Buchholzia tholloniana.

Perspectives

Buchholzia coriacea est un exemple de plante médicinale couramment utilisée en Afrique tropicale dont les usages traditionnels sont corroborés par les résultats de la recherche pharmacologique. Ceci concerne les activités antimicrobiennes, vermifuges, antitrypanosomes, hypoglycémiques et analgésiques. L’étape logique suivante serait la transformation des produits bruts en médicaments normalisés, de qualité contrôlée, pour un usage plus fiable et plus sûr.

L’utilisation des graines comme épice justifie davantage de recherches ; des études toxicologiques s’imposent notamment pour garantir la sécurité de son emploi.

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Afriref references

Sources de l’illustration

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  • Risseeuw, M., 1964. Primitiae Africanae V: A revision of the genus Buchholzia Engler (Capp.). Acta Botanica Neerlandica 13: 161-174.

Auteur(s)

  • R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Lemmens, R.H.M.J., 2013. Buchholzia coriacea Engl. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editeurs). Prota 11(2): Medicinal plants/Plantes médicinales 2. PROTA, Wageningen, Pays Bas. Consulté le 18 novembre 2020.


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