Broussonetia papyrifera (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
Répartition mondiale | |
Légume | |
Médicinal | |
Bois d'œuvre | |
Bois de feu | |
Fourrage | |
Fibre | |
Sécurité alimentaire | |
Broussonetia papyrifera (L.) L’Hér. ex Vent.
- Protologue: Tableau. règn. vég. 3: 547 (1799).
- Famille: Moraceae
- Nombre de chromosomes: 2n = 26
Synonymes
- Morus papyrifera L. (1753).
Noms vernaculaires
- Mûrier à papier (Fr).
- Paper mulberry, Ghana yorke, deer’s tree, tapa cloth tree (En).
- Amoreira do papel (Po).
Origine et répartition géographique
L’aire de répartition naturelle du mûrier à papier comprend le Japon, la Chine, l’Indochine, la Thaïlande, le Myanmar et l’Assam (Inde). Depuis là, il a été introduit par des voyageurs polynésiens anciens dans les îles tropicales dans tout l’océan Pacifique et en Indonésie. Il est cultivé et s’est naturalisé en Europe et aux Etats-Unis. En Afrique tropicale, il a été introduit au Ghana, en Ouganda, en Tanzanie et au Zimbabwe, pendant la première moitié du XXe siècle. Il est probable qu’il s’est depuis répandu dans d’autres pays d’Afrique tropicale mais ceci n’a jamais été documenté.
Usages
Pendant des siècles, la fibre libérienne robuste et entrecroisée de l’écorce interne du mûrier à papier a servi à fabriquer du papier et du tissu pour les vêtements. Le premier débouché se trouve au Japon, en Chine, en Indochine, en Thaïlande, au Myanmar, aux Philippines et en Indonésie, bien qu’il s’agisse de différentes méthodes de production ; le deuxième débouché se rencontre entre autres en Indonésie, en Nouvelle-Guinée et en Polynésie, où le tissu est connu sous le nom de “tapa”. En Chine, les fibres du mûrier à papier étaient transformées en une sorte de papier aux alentours de 100 après J.-C. Aux alentours de 600 après J.-C., la fabrication du papier à partir de mûrier à papier a atteint le Japon, où une industrie de papier haut de gamme s’est établie. Le papier très résistant fabriqué au Japon à partir de la fibre libérienne du mûrier à papier est utilisé comme papier à lettres et pour la fabrication de lanternes et de parapluies. L’écorce et le bois peuvent tous deux être utilisés pour la production de papier journal, de papier à lettres et d’impression.
L’introduction du mûrier à papier en Afrique avait pour objectif de produire des fibres spécialement destinées à la production de papier. Cette opération n’a pas été une réussite et le principal usage du mûrier à papier en Afrique tropicale est pour le bois de feu et, dans une certaine mesure, pour le bois d’œuvre. Au Ghana, on utilise le bois d’œuvre pour l’ébénisterie, pour fabriquer des caisses, des palettes, des cadres de photos et du contreplaqué. En Chine, le bois est utilisé en ébénisterie.
En Indonésie, les jeunes feuilles sont consommées comme légume cuit à la vapeur. Les infrutescences douces sont également comestibles. On donne les feuilles au bétail au Ghana, aux porcs en Indochine et aux vers à soie en Chine.
En médecine traditionnelle en Indochine, les feuilles sont utilisées comme laxatif et comme diaphorétique, et les fruits comme pectoral, stomachique et tonique, alors que l’écorce se prend contre la dysenterie et les hémorragies, et que le latex est appliqué en externe pour traiter les morsures de serpents et de chiens ainsi que les piqûres d’abeilles. L’écorce de racine est utilisée pour la dépigmentation de la peau.
Production et commerce international
En Asie du Sud-Est, les fibres du mûrier à papier sont en majeure partie utilisées très localement, et la fabrication du papier est habituellement une industrie domestique. Aux Philippines, du papier fabriqué à la main est produit pour les besoins domestiques ainsi qu’à des fins d’exportation, mais on ne dispose pas de statistiques de production.
Propriétés
Les fibres libériennes du mûrier à papier sont tendres, lustrées et très résistantes. Les cellules fibreuses font (6–)10–15(–25) mm de long et (12–)25–30(–36) μm de large. Le bois et l’écorce du mûrier à papier peuvent être réduits en pâte, séparément ou ensemble, par de nombreux processus, dont les processus mécanique, kraft et PMPA (pulpe mécanique au peroxyde alcalin). Des essais de réduction en pâte de tiges entières pour la production de pulpe blanchie au sulfate et de qualité rayonne ont été prometteuses. La pâte de fibre libérienne peut être utilisée dans des mélanges pour augmenter la résistance à la déchirure de pâtes à fibres courtes. L’interaction de substances résineuses avec des composés inorganiques, en particulier le calcium, peut provoquer des zones repoussant l’encre dans le papier fabriqué à partir de fibre libérienne de mûrier à papier.
Le bois est blanc grisâtre. Le fil est droit. Le bois provenant du Ghana a une densité de 455–506 kg/m³ à 12% d’humidité. Il est tendre, fibreux et cassant. Des rapports indiquent que le bois d’œuvre est non-durable et très faible comparé à d’autres bois d’œuvre en ce qui concerne presque toutes les propriétés mécaniques, à la fois du bois vert et séché à l’air. Les fibres de bois font (0,1–)0,8–1,2(–1,4) mm de long et (17–)22–30(–47) μm de large. Le bois anhydre contient 59% de cellulose, 23% de lignine, 16% de pentosanes et 1% de cendres.
La broussochalcone A, un flavonoïde isolé de l’écorce, est un puissant antioxydant et a une activité de piégeage des radicaux libres. Elle inhibe également la production d’oxyde nitrique et a donc un potentiel dans le traitement de diverses maladies inflammatoires. Elle est également un puissant inhibiteur de l’agrégation plaquettaire et un inhibiteur de la montée respiratoire des neutrophiles. Plusieurs autres composés ayant une activité contre l’agrégation plaquettaire ont été isolés de l’écorce du mûrier à papier. Les broussonines A et B de l’écorce ont montré une activité antifongique et antibactérienne.
Falsifications et succédanés
Comme de très nombreux représentants de la famille des Moraceae, tels qu’Artocarpus spp. et Ficus spp., ont des fibres appropriées à la fabrication de doublier et de papier, ils peuvent se substituer aux fibres du mûrier à papier. Les fibres de lin textile et de chanvre peuvent être utilisées comme substitut des fibres du mûrier à papier pour renforcer les pâtes à fibres courtes.
Description
- Arbre de taille moyenne atteignant 12(–35) m de haut, dioïque, caducifolié, en culture souvent un arbuste à nombreuses tiges d’environ 3 m de haut, avec du latex blanc présent dans toutes les parties ; fût à petits contreforts, diamètre atteignant 70 cm, généralement noueux ; écorce lisse, gris foncé, écorce interne constituée de fibres résistantes entrelacées qui peuvent être extraites en larges couches ; cime étalée ; rameaux de 1,5–3 mm d’épaisseur, courts, à poils doux.
- Feuilles alternes, simples ; stipules atteignant 20 mm de long, membraneuses, légèrement côtelées, caduques ; pétiole atteignant 10(–15) cm de long, poilu ; limbe ovale ou cordiforme ou elliptique, de 5–20 cm × 4–12 cm, entier ou jusqu’à 5 lobes, arrondi ou cordé à la base, acuminé à sub-aigu à l’apex, papyracé, face inférieure des jeunes feuilles à denses poils doux, pennatinervé à 5–9 paires de nervures latérales.
- Inflorescence : chaton axillaire ; inflorescence mâle solitaire ou en groupes sur une courte pousse axillaire, cylindrique, de 3–10 cm de long, rougeâtre, à nombreuses fleurs, pédoncule de 1–2,5 cm de long, densément poilu ; inflorescence femelle globuleuse, de 1–1,2 cm de diamètre, pédoncule de 0,3–1,5 cm de long, poilu.
- Fleurs unisexuées ; fleurs mâles sessiles, périanthe 4-lobé, de 1,5–2 mm de long, étamines 4, de 3–3,5 mm de long ; fleurs femelles couvertes par des bractées, périanthe tubuleux, d’environ 1 mm de long, à 4 dents, ovaire supère, d’environ 0,5 mm de long, stigmate 1, de 7–10 mm de long.
- Fruit : drupe oblongoïde, de 2–2,5 mm de long, à 1 graine, plusieurs disposées ensemble dans une infrutescence subglobuleuse de 2–2,5 cm de diamètre.
- Graines petites.
Autres données botaniques
Le genre Broussonetia comprend 8 espèces, dont 7 sont originaires des régions tropicales, subtropicales et tempérées chaudes d’Asie, et 1 est originaire de Madagascar.
Anatomie
L’écorce interne fait environ 2 mm d’épaisseur ; elle est dense et homogène à cause des rayons de moelle minuscules. Les cellules fibreuses ont des parois épaisses et leurs extrémités sont habituellement pointues ou arrondies, mais d’autres morphologies peuvent également exister. Des dislocations et marques transversales sont fréquentes mais plus fines que celles des fibres de lin (Linum usitatissimum L.) et de chanvre (Cannabis sativa L.). L’écorce contient également un second type de cellules fibreuses, qui sont larges, à parois minces et en forme de ruban, avec des extrémités arrondies. Les fibres de mûrier à papier sont souvent enveloppées par une membrane transparente (la paroi primaire relâchée), qui distingue les fibres de cette espèce de celles de très nombreuses autres espèces à fibres libériennes. On trouve aussi du parenchyme avec des cellules contenant des cristaux d’oxalate de calcium prismatiques et des tubes de latex (lactifères) dans l’écorce.
Croissance et développement
Le mûrier à papier est un arbre à croissance rapide, produisant souvent de nombreux drageons. On a enregistré une croissance annuelle en hauteur de 2,6 m et de 2,5 cm de diamètre. Différentes formes de feuille peuvent exister sur le même rameau : depuis des feuilles ovales à bords entiers jusqu’à des feuilles lobées sur un côté ou les deux. La floraison et la fructification peuvent survenir toute l’année, mais les arbres exploités pour leurs fibres sont généralement coupés avant d’atteindre le stade de la floraison. Dans de nombreuses îles de l’océan Pacifique, la floraison est inconnue ou peu fréquente. Les mûriers à papier peuvent régénérer une nouvelle écorce après une annélation complète. En Ouganda, le mûrier à papier est répertorié comme étant un des arbres à la croissance la plus rapide. Les chimpanzés, les oiseaux et d’autres animaux mangent les infrutescences et contribuent à la dissémination des graines.
Ecologie
Broussonetia papyrifera pousse dans les régions où la température annuelle moyenne est de 12–30°C, avec une pluviométrie annuelle moyenne de 700–2500 mm, et une saison sèche atteignant 4 mois. Dans son aire de répartition d’origine, il est présent dans les forêts décidues chaudes tempérées à sous-tempérées, mais il pousse également dans les basses et hautes terres tropicales, en particulier dans les régions à climat saisonnier. C’est un pionnier vigoureux qui peut se propager rapidement suivant les trouées dans la canopée ou la culture et il est parfois considéré comme adventice, par exemple au Bangladesh et aux Philippines. L’espèce a été introduite en Ouganda à des fins expérimentales. L’essai a échoué, les terrains ont été abandonnés et l’espèce s’est répandue. Dans la forêt de Budongo, en Ouganda, le mûrier à papier se régénère dans des endroits perturbés et on le signale également comme naturalisé dans d’autres forêts ougandaises. Au Ghana, les trouées forestières et les activités agricoles favorisent sa répartition et il serait devenu une des plantes adventices les plus envahissantes.
Multiplication et plantation
La multiplication naturelle du mûrier à papier se fait par graines et drageons, et en culture également par boutures de bois ou de racines, par marcottage ou par greffage. Le poids de 1000 graines est d’environ 2 g. Les graines ne sont pas très sensibles à la lumière en termes de germination et peuvent germer dans l’obscurité. En Thaïlande, le repiquage de drageons de 30 cm a donné une meilleure survie que la multiplication par boutures de racines, boutures de tige ou par graines. La micropropagation in vitro du mûrier à papier est également possible.
Gestion
Pour la production de tissu d’écorce ou de tapa sans trou, il est nécessaire d’élaguer les branches latérales. A ce jour, les efforts en Afrique tropicale pour lutter contre Broussonetia papyrifera sont réduits. On considère le traitement aux herbicides pour l’éliminer dans les réserves forestières du Ghana. Il est encouragé dans quelques endroits en tant que bois de feu en raison de sa croissance rapide. En Ouganda, dans les plantations de thé, il remplace Eucalyptus spp. et d’autres espèces pour le bois de feu, et des peuplements purs sont établis à côté d’une réserve naturelle telle que la forêt de Mabira.
Maladies et ravageurs
Aucun renseignement n’est disponible sur les maladies et ravageurs touchant le mûrier à papier en Afrique tropicale.
Récolte
Au Japon, les tiges provenant de taillis de mûriers à papier sont habituellement récoltées tous les 3–5 ans. En Polynésie, on récolte des tiges de 3–4 m de haut et de moins de 4 cm de diamètre, en laissant la souche rejeter. Les récoltes sont habituellement espacées de 12–18 mois. En Indonésie, la cadence de récolte est de 2 ans et des tiges de 2–3 m de haut et d’un diamètre de 2 cm sont coupées à la base de l’arbre. Pour l’utilisation des fibres, une récolte au bon moment est nécessaire car les arbres âgés ont une écorce plus dure et plus cassante.
Au Ghana, les tiges sont récoltées comme bois d’œuvre et comme bois de feu alors que les feuilles sont utilisées comme fourrage. Selon le diamètre de l’arbre, des tronçonneuses ou des coutelas sont utilisés pour l’abattage.
Rendement
Une plantation de mûriers à papier de deux ans en Indonésie à 800 m d’altitude a eu un rendement de 300 g d’écorce fraîche par arbre, ce qui représente l’équivalent de 90 g de fibre d’écorce sèche. En Thaïlande, des mûriers à papier espacés de 1 m × 1 m et récoltés 6 et 12 mois après leur plantation ont eu un rendement de 2400 et 2800 kg d’écorce par ha, respectivement. Dans la production pour la pâte et le papier, on peut s’attendre à un rendement annuel de 8–12 t/ha dans des régions à faible pluviométrie et de 20–30 t/ha dans des régions à forte pluviométrie.
Au Ghana, les dimensions moyennes de la partie utilisable du bois d’œuvre récolté dans la forêt d’Afram Headwaters pour l’usinage étaient : diamètre au gros bout de 46 cm ; diamètre au petit bout de 30 cm ; longueur de 19,6 m. Les taux de récupération moyens de grumes et de bois d’œuvre étaient de 61,9% et 59,7% respectivement lors du sciage à ruban horizontal étroit (Wood-Mizer).
Traitement après récolte
Au Japon, on cuit les tiges à la vapeur et l’écorce externe est raclée pour s’utiliser dans la production de papier grossier, mais ailleurs l’écorce externe est mise au rebut. On utilise des procédures compliquées et consommatrices de main d’œuvre pour travailler l’écorce interne devant servir au tissu ou au papier. Sur les îles de l’océan Pacifique, le processus général dans la fabrication de tapa consiste à enlever des bandes d’écorce de la tige et à éliminer l’écorce externe. Après avoir été trempées dans l’eau et nettoyées, les bandes sont placées sur une grume et battues. Les bandes individuelles sont réunies en faisant chevaucher les bords et en les battant ensemble. Selon l’épaisseur, l’apparence varie de la mousseline au cuir. Le tapa est souvent teinté ou décoré d’une autre manière. Au Ghana, le principal défaut d’usinage du bois d’œuvre était un fil pelucheux.
Ressources génétiques
Aucune collection de matériel génétique de mûrier à papier n’a été signalée. En Asie du Sud-Est, on distingue des cultivars de mûriers qui ont des limbes foliaires laciniés, des infrutescences blanches, des feuilles panachées jaunes ou blanches, ou des feuilles relativement grandes. A Hawaï, où seules des plantes mâles ont été introduites, on distingue 3 clones différents. Dans de nombreuses îles de l’océan Pacifique, l’écorce n’est plus utilisée traditionnellement pour le tapa, la culture a cessé et souvent l’espèce n’a pas survécu dans la nature. Il est à craindre que de nombreuses sélections locales aient disparu. Dans les îles Tonga, Samoa et Fidji, l’espèce est toujours cultivée et à Hawaï la production traditionnelle de tapa a redémarré.
Sélection
Aucun programme d’amélioration génétique du mûrier à papier n’est connu.
Perspectives
Où que l’introduction du mûrier à papier soit envisagée, le risque qu’il devienne une adventice envahissante doit être pris en compte. Dans de nombreux cas, la multiplication végétative de plantes mâles uniquement est une bonne option pour éviter les problèmes. L’exploitation, en particulier comme source de matière première pour des papiers spéciaux, par ex. pour la décoration et les billets de banque, pourrait avoir un certain avenir et un potentiel économique en Afrique tropicale. La production pourrait être augmentée en utilisant des méthodes de culture adaptées, la sélection de bons cultivars et de meilleures méthodes de transformation. Les composés issus de l’écorce peuvent avoir un potentiel thérapeutique dans le cadre des maladies inflammatoires. Le mûrier à papier est considéré comme une espèce prometteuse pour faire du biocarburant de “seconde génération”.
Références principales
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Sources de l'illustration
- Berg, C.C., 2003. Broussonetia papyrifera (L.) L’Hér. ex Vent. In: Brink, M. & Escobin, R.P. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 17. Fibre plants. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 91–95.
Auteur(s)
- F.W. Owusu, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana
Citation correcte de cet article
Owusu, F.W., 2011. Broussonetia papyrifera (L.) L’Hér. ex Vent. [Internet] Fiche de PROTA4U. Brink, M. & Achigan-Dako, E.G. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. <http://www.prota4u.org/search.asp>.
Consulté le 31 mars 2025.
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