Brandzeia filicifolia (PROTA)
Introduction |
Brandzeia filicifolia Baill.
- Protologue: Adansonia 9: 217 (1869).
- Famille: Caesalpiniaceae (Leguminosae - Caesalpinioideae)
Synonymes
- Bathiaea rubriflora Drake (1903).
Origine et répartition géographique
Brandzeia filicifolia est endémique du nord et de l’ouest de Madagascar où il se rencontre d’Antsiranana à Morondava.
Usages
Le bois sert à fabriquer des madriers destinés à la construction de maisons.
Propriétés
Le bois est blanchâtre et dur.
Description
- Arbre de taille petite à moyenne atteignant 25 m de haut, caducifolié ; fût jusqu’à 60 cm de diamètre, voire plus parfois ; surface de l’écorce lisse et gris pâle, à nombreuses lenticelles, écorce interne épaisse, fibreuse, rougeâtre ; rameaux légèrement charnus, glabres, gris-brun argenté, à nombreuses lenticelles.
- Feuilles alternes, composées pennées à (5–)7–9 folioles ; stipules triangulaires, petites ; pétiole de 1–3 cm de long, rachis légèrement en zigzag, de 4,5–10 cm de long ; pétiolules de 3–4 mm de long ; folioles alternes, elliptiques à ovales ou oblongues, de 3,5–7(–8) cm × 1,5–3,5(–4) cm, légèrement inégales, glabres, pennatinervées.
- Inflorescence : panicule, souvent plusieurs ensemble formant des grappes denses et complexes, à branches jusqu’à 3,5 cm de long, à nombreuses fleurs.
- Fleurs bisexuées, régulières, rose-rouge vif, sessiles ; hypanthium obconique, de 7–9 mm de long, ressemblant à un pédicelle ; sépales 4, libres, largement triangulaires-elliptiques, de 3,5–4 mm de long, concaves, à nombreux points glandulaires de grande taille ; pétales 5, libres, oblongs-elliptiques, de 6,5–7 mm de long, muni d’un onglet à la base ; étamines 10, libres, de 13–20 mm de long ; disque exsert, sillonné, jaune-vert ; ovaire supère, de 2–2,5 mm de long, à stipe d’environ 3 mm de long, glabre, style mince, d’environ 11 mm de long.
- Fruit : gousse en forme de samare de 7–8 cm de long, à stipe de 5–8 mm de long, glabre, brun pâle, avec une seule graine apicale et une grande aile basale, côtelée sur la partie renfermant la graine, indéhiscente, avec à la base les sépales persistants.
- Graines oblongues-ovales, aplaties, de 1,5–2 cm de long, à veines réticulées, brun noirâtre.
Autres données botaniques
Les arbres fleurissent lorsqu’ils sont défeuillés, ce qui les rend alors bien visibles grâce à la profusion de leurs fleurs. On a remarqué que les fleurs étaient visitées par de petits soui-mangas qui pourraient jouer un rôle dans la pollinisation. Ce n’est qu’une fois que les fruits sont mûrs que les nouvelles feuilles commencent en général à apparaître. Les fruits, qui ressemblent beaucoup à ceux des érables (Acer), à ceci près que la graine se trouve à l’apex et l’aile à la base, sont disséminés par le vent ; grâce à l’aile, le fruit entre rapidement en vrille tout en tombant lentement.
Le genre Brandzeia est monospécifique. Ses affinités sont encore incertaines, mais le genre Neoapaloxylon, qui comprend 3 espèces et est présent dans les zones sèches de l’ouest et du sud de Madagascar, a des fruits similaires. Le genre Neoapaloxylon diffère par ses folioles et ses sépales à petits points glandulaires rouge-brun, et par l’absence de pétales et de crête sur la partie du fruit qui renferme la graine.
Ecologie
Brandzeia filicifolia est présent dans la forêt claire décidue, jusqu’à 300 m d’altitude. On le rencontre souvent sur les sols calcaires, mais on l’a également signalé sur des sols sableux, basaltiques et gneissiques.
Gestion
Les fruits peuvent être ramassés sur le sol en novembre–décembre ; il faut les semer le plus tôt possible.
Ressources génétiques
En dépit de sa répartition relativement large à Madagascar, il semble que Brandzeia filicifolia ne soit commun que par endroits, en particulier dans les massifs calcaires d’Ankarana et de Namoroka.
Perspectives
On sait peu de choses sur Brandzeia filicifolia dont le fût atteint une taille assez grande pour intéresser la production de bois. Celui-ci est apparemment de bonne qualité. Des travaux de recherche s’imposent dans presque tous les domaines avant qu’on ne puisse en évaluer les perspectives. Quoiqu’il en soit, il n’est probablement pas suffisamment commun pour qu’on l’utilise davantage.
Références principales
- du Puy, D.J., Labat, J.N., Rabevohitra, R., Villiers, J.-F., Bosser, J. & Moat, J., 2002. The Leguminosae of Madagascar. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 750 pp.
- Schatz, G.E., 2001. Generic tree flora of Madagascar. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 477 pp.
Autres références
- Lewis, G., Schrire, B., MacKinder, B. & Lock, M., 2005. Legumes of the world. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 577 pp.
- Randrianasolo, J., Rakotovao, P., Deleporte, P., Rarivoson, C., Sorg, J.-P. & Rohner, U., 1996. Local tree species in the tree nursery. In: Ganzhorn, J.U. & Sorg, J.P. (Editors). Ecology and economy of a tropical dry forest in Madagascar. Primate Report 46–1. German Primate Center, Göttingen, Germany. pp. 117–132.
Auteur(s)
- R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Consulté le 6 mars 2025.
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