Boerhavia repens (Criquet)
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Famille : Nyctaginaceae
Synonymes : Boerhavia diffusa auct., Boerhavia diffusa (Delile) Cufod., Boerhavia plumbaginea auct., Boerhavia repens Choisy, Boerhavia repens Delile, Boerhavia repens L., Boerhavia repens Batt. & Trab. (1907), Boerhavia repens (Ehrenb.) Asch. & Schweinf., Boerhavia vulvariifolia Poir., Boerhavia undulata Ehrenb.
Type physionomique : Herbe annuelle
Note : Autant il est facile de reconnaître un Boerhavia, autant il est délicat d’en distinguer les espèces et leurs différentes formes. En zone saharienne, une espèce prédomine amplement : B. repens L. D’après Ozenda, les variétés viscosa et repens sont indiscernables car les 2 taxons ont des formes glabres, des formes velues et des formes visqueuses agglutinant le sable. Toutes les formes de transition peuvent également se rencontrer.
Description : Herbe très polymorphe formant de grandes touffes rampantes, jusqu’à 150 centimètres de diamètre et 15-20 centimètres de haut. Fleurs petites, roses ou blanches, regroupées en cymes axillaires plus ou moins lâches ou contractées. Fruit petit et obconique (environ 3 millimètres de long).
Biogéographie : Espèce pantropicale.
Type biomorphologique de Raunkier : Thérophyte, voire hémicryptophyte.
Port : Plante herbeuse, le plus souvent annuelle mais pouvant devenir pluriannuelle, grâce à une souche ligneuse.
Préférences édaphiques : Espèce eury-psammophile.
Préférences hydriques : Espèce eury-xérophile.
Tolérance aux sels : Tolère une faible salinité.
Milieux : Espèce fréquente et assez souvent abondante, colonisant de nombreux milieux à condition qu’ils ne soient pas extrêmes. Fréquente sur les sols alluviaux, supporte les submersions de courte durée.
Espèces voisines : Commicarpus verticillatus (Poir.) Standl., plante sub-ligneuse formant de petits buissons (chamaephyte). Espèce saxicole du Sahara central et méridional.
Références bibliographiques :
OZENDA P., 2004. – Flore et végétation du Sahara. 3ème éd. (mise à jour et augmentée). – CNRS : Paris. p. 218, p. 539
QUÉZEL P. & SANTA S., 1962. – Nouvelle flore de l’Algérie et des régions désertiques méridionales. – Centre National de la Recherche Scientifique : Paris. p. 307
BARRY J.P. & CELLES J.C., 1991. – Flore de Mauritanie. – Institut Supérieur Scientifique de Nouakchott/Université de Nice (France). p. 284
Intérêt pour le Criquet pèlerin
PLANTE IMPORTANTE. Appréciée, elle peut fournir abri (aux larves) et servir de nourriture.