Blighia unijugata (PROTA)

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Auxiliaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, partie de rameau avec feuille et inflorescence ; 2, fleur mâle ; 3, fruits ; 4, fruit ouvert montrant les graines. Source: Flore analytique du Bénin
arbre en fruits (Zimbabweflora)
feuilles (Zimbabweflora)
feuilles et fruits
fruits ouverts (Zimbabweflora)
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Blighia unijugata Baker


Protologue: Oliv., Fl. trop. Afr. 1: 427 (1868).
Famille: Sapindaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 32

Noms vernaculaires

  • Triangle tops (En).
  • Mwakamwatu, mkivule (Sw).

Origine et répartition géographique

Blighia unijugata est répandu en Afrique tropicale, depuis la Guinée-Bissau jusqu’en Ethiopie et au Kenya, en de la R.D. du Congo jusqu’en Angola, au Zimbabwe et au Mozambique. On le trouve aussi en Afrique du Sud.

Usages

Le bois de Blighia unijugata est souvent employé pour la construction légère, la parqueterie légère, les boiseries intérieures, les menuiseries, le mobilier, les étais de mines, les jouets et les articles de fantaisie, les ustensiles agricoles, les instruments de musique, les caisses et les cageots, le tournage et la sculpture. Il convient pour la construction navale, le placage, le contreplaqué et la production de pâte. Il est également utilisé comme bois de feu et pour la production de charbon de bois.

Au Nigeria, on mange les feuilles en guise de légume. Plusieurs parties de l’arbre passent pour avoir des propriétés sédatives et analgésiques. On s’en sert en médecine traditionnelle pour soigner les rhumatismes, les douleurs rénales et les raideurs articulaires, et elles ont la réputation d’avoir une action oxytocique à l’accouchement. On administre de la pulpe d’écorce en lavement ou bien l’écorce se prend en décoction comme purgatif et contre la fièvre. En Côte d’Ivoire, la pulpe de feuilles s’utilise en embrocation pour régénérer et relaxer. Au Congo, les feuilles s’emploient en bains de vapeur pour soigner la fièvre chez les enfants, et comme tonique. Au Nigeria, les fruits traitent les nausées et les vomissements. En Centrafrique, on prépare des onguents médicinaux à partir de l’huile des graines et les feuilles sont utilisées en décoction pour soigner les vertiges. Les rameaux, les feuilles, les fleurs et les fruits macérés sont utilisés comme poison de pêche. En Sierra Leone, les graines sont réputées comestibles. En Afrique du Sud, on fait parfois tremper les fleurs qui embaument dans l’eau pour en faire une lotion parfumée.

Blighia unijugata est généralement planté dans les villages comme arbre d’ombrage. Au Kenya et en Ethiopie, les arbres sont souvent maintenus après un défrichement ou parfois plantés comme arbres d’ombrage dans les plantations de caféiers. Les fleurs sont une source de nectar et de pollen pour les abeilles.

Production et commerce international

Le bois de Blighia unijugata est utilisé localement et n’est que rarement vendu sur le marché international.

Propriétés

Le bois de cœur, brun rougeâtre pâle, ne se distingue pas nettement de l’aubier qui est blanc jaunâtre. Le fil est relativement droit, le grain moyen à fin.

C’est un bois moyennement lourd, avec une densité de 560–640 kg/m³ à 12% d’humidité, et plutôt dur. Il sèche à l’air lentement, mais bien en général et sans trop d’altération. Cependant, les taux de retrait sont assez élevés, de l’état vert à anhydre ils sont de 5,1% dans le sens radial et de 8,1% dans le sens tangentiel. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 92 N/mm², le module d’élasticité de 11 170 N/mm², la compression axiale de 49 N/mm² et le cisaillement de 15,5 N/mm².

Si le bois se travaille bien à la machine, le désaffûtage des lames est assez rapide. Il se travaille difficilement à la main, mais se finit et se polit bien. Les fentes étant fréquentes pendant le clouage, il est recommandé de faire des avant-trous, de même qu’il est préconisé d’avoir un bon appui à l’extrémité de sortie lors du mortaisage et du perçage. Le bois est passablement difficile à coller. Le bois de cœur est moyennement durable, contrairement à l’aubier qui peut être la proie des Lyctus. Le bois de cœur est moyennement rebelle aux produits de conservation, l’aubier étant quant à lui perméable.

Des essais menés au Nigeria ont montré un rendement en huile de 51% pour l’arille et de 14% pour la graine. La composition de l’arille est la suivante : eau 3,3%, protéines 20%, lipides 51%, glucides 9% et fibres 11% ; celle de la graine est ainsi : eau 6,1%, protéines 14%, lipides 14%, glucides 54% et fibres 6%. On a constaté que l’huile de l’arille et celle de la graine étaient riches en macronutriments et semblaient être une bonne source de minéraux. Le triacylglycérol est le principal composé lipidique des huiles, avec 88% et 91% respectivement pour l’arille et la graine.

Des extraits à l’éthanol des racines, de l’écorce et des feuilles ont mis en évidence une activité antibactérienne, très nette notamment contre Staphylococcus aureus. La présence de stéroïdes, de saponines et de tanins a été démontrée dans tous les extraits.

Description

  • Arbre de taille petite à moyenne atteignant 30(–35) m de haut, dioïque ; fût souvent assez court, généralement droit, jusqu’à 180(–200) cm de diamètre, légèrement cannelé à la base ; surface de l’écorce assez lisse, mais présentant souvent des stries horizontales et des excroissances, grise à vert foncé, écorce interne fine, cassante, granuleuse, blanche à rouge pâle ou brune avec des maillures blanches ; cime dense et arrondie ; jeunes ramilles à poils fins orange-brun, devenant glabres.
  • Feuilles alternes, composées paripennées à (1–)2–4(–5) paires de folioles ; stipules absentes ; pétiole jusqu’à 4 cm de long, aplati au-dessus, rachis jusqu’à 10 cm de long ; pétiolules jusqu’à 2 mm de long ; folioles opposées, elliptiques à oblongues ou obovales, jusqu’à 30 cm × 13 cm mais la paire inférieure souvent de petite taille, cunéiformes à obtuses à la base, acuminées à l’apex, bords entiers ou légèrement ondulés, glabres à l’exception de touffes à l’aisselle des nervures latérales, rouge rosé ou blanchâtres lorsque jeunes, devenant par la suite vert foncé brillant au-dessus et vert terne au-dessous, pennatinervées à 6–10(–12) paires de nervures latérales saillantes.
  • Inflorescence : fausse grappe axillaire atteignant 10 cm de long.
  • Fleurs unisexuées, régulières, 5-mères, blanchâtres ou jaunâtres, parfumées ; pédicelle jusqu’à 5 mm de long, s’allongeant jusqu’à 10 mm chez le fruit ; calice à tube presque aussi long que les lobes, d’environ 2 mm de long ; pétales libres, rhombiques d’environ 2 mm × 2 mm, poilus, avec une écaille 2-lobée sur la face interne ; étamines 6–10, libres, filets d’environ 4 mm de long, pubescents sur la partie inférieure ; ovaire supère, à pubescence dorée, généralement 3-lobé et 3-loculaire, style court ; fleurs mâles à ovaire rudimentaire, fleurs femelles à étamines réduites.
  • Fruit : capsule turbinée, habituellement trigone, de 2–3 cm × 2,5–3 cm, en pointe à l’apex, rouge à maturité, légèrement poilue, déhiscente à 3 valves ligneuses recourbées, roses à l’intérieur et à bords jaunes, contenant en général 3 graines.
  • Graines ovoïdes, de 1–2 cm de long, brun foncé brillant à noires, avec un arille jaune en coupe atteignant 1 cm de long à la base.
  • Plantule à germination hypogée ; épicotyle d’environ 6 cm de long, poilu ; 2 premières feuilles opposées, avec 3 folioles obovales atteignant 4 cm × 2 cm.

Autres données botaniques

Le genre Blighia comprend 3 espèces et se limite à l’Afrique tropicale. Blighia unijugata se distingue des deux autres espèces par ses folioles qui présentent des touffes de poils à l’aisselle des nervures latérales et par ses fruits qui atteignent 3 cm de long (contre au moins 4 cm de long pour les autres espèces).

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 1 : limites de cernes distinctes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 65 : présence de fibres cloisonnées ; (66 : présence de fibres non cloisonnées) ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 75 : parenchyme axial absent ou extrêmement rare ; 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; (92 : quatre (3–4) cellules par file verticale) ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
  • Rayons : 96 : rayons exclusivement unisériés ; (97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules)) ; (100 : rayons avec des parties multisériées aussi larges que les parties unisériées) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; 115 : 4–12 rayons par mm ; 116 : 12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 138 : cristaux prismatiques dans les cellules couchées des rayons.
(S. N’Danikou, A.A. Oteng-Amoako & P. Baas)

Croissance et développement

En général, Blighia unijugata passe pour avoir une croissance rapide. C’est un bel arbre, avec ses nouvelles feuilles colorées et décoratives et ses fruits rouges. Au Ghana et au Nigeria, la floraison a lieu de décembre à avril et la fructification autour du mois de mars. En Côte d’Ivoire, on a constaté que les arbres fleurissaient deux fois par an, une fois en janvier–avril puis en septembre–octobre ; on a signalé des fruits mûrs en mars et en octobre. En Afrique australe, la floraison se produit de septembre à octobre et la fructification de septembre à février. Les fleurs attirent un grand nombre de mouches qui sont probablement autant d’agents de pollinisation. Il se peut que la dissémination des graines soit le fait d’oiseaux, de céphalophes, de singes comme les cercocèbes et les chimpanzés qui se nourrissent des graines et de leurs arilles jaunes.

Ecologie

Blighia unijugata se rencontre principalement dans la forêt sempervirente humide, mais aussi en forêt semi-décidue, dans les endroits plus secs en ripisylve, dans la savane arborée et là souvent associé aux termitières, jusqu’à 1900 m d’altitude.

Multiplication et plantation

La régénération naturelle de Blighia unijugata a lieu habituellement dans la forêt perturbée. Pour la plantation, il est multiplié par graines et semis naturels. Les graines germent facilement. Il est recommandé de les semer en pots avant de les repiquer. Il est inutile de les traiter préalablement avant de les semer. Séchées, les graines peuvent être conservées longtemps dans des récipients étanches en un endroit frais et sec. De fines boutures de tige peuvent prendre racine dans le sable et peuvent servir à la multiplication.

Gestion

Blighia unijugata peut être traité en taillis ou en têtard.

Maladies et ravageurs

Les larves du forestier à bandes dorées (le papillon Euphaedra neophron) se nourriraient de feuilles de Blighia unijugata au Mozambique. En Tanzanie, l’infestation par Tapinanthus bangwensis (Engl. & K.Krause) Danser, une plante parasite, a été signalée localement comme un problème préoccupant dans les plantations où Blighia unijugata est mélangé avec d’autres espèces.

Ressources génétiques

Blighia unijugata est répandu et commun dans de nombreuses régions à l’intérieur de son aire géographique. Il semble peu probable qu’il souffre d’érosion génétique. Pourtant, dans plusieurs pays d’Afrique australe, comme en Zambie et en Afrique du Sud, il est rare.

Perspectives

Blighia unijugata est localement une source précieuse de bois et de remèdes traditionnels. Bien que l’on sache peu de choses sur ses taux de croissance, il s’agit, semble-t-il, d’un arbre à croissance rapide qui se prêterait aux plantations commerciales. C’est un arbre prometteur pour les plantations agroforestières. Des recherches supplémentaires s’imposent tant sur les possibilités qu’offrent ses graines, qui pourraient être utilisées comme compléments dans l’alimentation animale et dans l’industrie alimentaire.

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Sources de l'illustration

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Auteur(s)

  • E.A. Obeng, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana

Consulté le 18 avril 2019.


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