Bidens pilosa (PROTA)

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Glucides / amidon Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Colorant / tanin Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, plante en fleurs et en fruits ; 2, capitule en fleurs ; 3, fleur périphérique ; 4, fleur du disque ; 5, akènes. Source: PROSEA
fleurs
jeune plante
infrutescence à fruits munis de crochets
plante en fleurs

Bidens pilosa L.


Protologue: Sp. pl. 2 : 832 (1753).
Famille: Asteraceae (Compositae)
Nombre de chromosomes: 2n = 24, 36, 48, 72

Synonymes

  • Bidens leucantha (L.) Willd. (1803).

Noms vernaculaires

  • Sornet, piquant noir, bident hérissé, herbe aiguille, herbe villebague (Fr).
  • Black jack, cobbler’s pegs, hairy beggarticks, Spanish needles (En).
  • Carrapicho de agulha, picão preto (Po).
  • Kichoma mguu, kichoma nguo (Sw).

Origine et répartition géographique

Bidens pilosa est une adventice cosmopolite, originaire d’Amérique du Sud et commune dans toutes les régions tropicales et subtropicales du monde. En Afrique, Bidens pilosa est signalé comme adventice dans de nombreux pays et il est probablement présent dans tous les pays, y compris les îles de l’océan Indien. On l’a signalé comme légume ou herbe potagère entre autres en Sierra Leone, au Liberia, en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Nigeria, au Cameroun, en R.D. du Congo, au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie, au Malawi, au Botswana, en Zambie, au Zimbabwe et au Mozambique.

Usages

En Afrique subsaharienne, les pousses tendres et les jeunes feuilles fraîches ou séchées sont utilisées comme légume-feuilles, en particulier en période de disette. C’est un ingrédient dans les sauces accompagnant les aliments de base. Les feuilles, fraîches ou blanchies, sont séchées au soleil et conservées sous forme de poudre pour la saison sèche. En Ouganda, les feuilles sont cuites dans du lait aigre. Les vieilles feuilles sont impropres à la consommation car elles ont un goût amer astringent.

Bidens pilosa est utilisé comme plante médicinale dans de nombreuses régions d’Afrique, d’Asie et d’Amérique tropicale. On rapporte que les racines, les feuilles et les graines possèdent des propriétés antibactériennes, antidysentériques, anti-inflammatoires, antimicrobiennes, antipaludiques, diurétiques, hépato-protectrices et hypotensives. En Ouganda, cinq usages médicinaux différents sont connus : le jus de feuilles écrasées est utilisé pour accélérer la coagulation du sang des plaies fraîches ; une décoction de feuilles est utilisée pour soigner les maux de tête ; le jus de la plante est versé dans l’oreille pour en traiter les infections ; une décoction de poudre de feuilles est utilisée pour traiter les problèmes rénaux ; et une infusion faite avec la plante diminue la flatulence. Des extraits de Bidens pilosa sont utilisés en Afrique australe pour guérir le paludisme. Les Manyikas dans les hautes terres de l’est du Zimbabwe conservent la première eau de cuisson des feuilles de Bidens pilosa pour une utilisation ultérieure comme boisson médicinale pour guérir les ulcères de l’estomac et de la bouche, la diarrhée, les maux de tête et la gueule de bois. Les Zoulous en Afrique du Sud utilisent une suspension de feuilles en poudre en guise de lavement lors de troubles abdominaux, alors qu’au Congo une concoction à partir de la plante entière est prise comme antidote aux poisons, ou pour faciliter l’accouchement et soulager les douleurs d’une hernie. En Afrique du Sud, de fortes décoctions de feuilles prises en grandes quantités seraient utiles dans le traitement de l’arthrite. En Côte d’Ivoire, la plante est utilisée pour le traitement de la jaunisse et de la dysenterie. Le jus de la plante est appliqué sur les brûlures en Tanzanie. Au Nigeria, la poudre ou les cendres issues des graines sont utilisées comme anesthésique local et frottées sur les coupures. La tribu des Giriamas dans les régions côtières du Kenya utilise un extrait de feuilles pour traiter la rate enflée des enfants. Cette tribu utilise également un mélange de feuilles séchées et broyées de Bidens pilosa, de savon et de piment en guise d’insecticide pour lutter contre les mineuses des feuilles et d’autres insectes.

A Nanyuki (Kenya), on récolte Bidens pilosa pour en extraire des colorants naturels. Chez les Efe de la R.D. du Congo, la racine est lavée et séchée, puis utilisée comme pinceau. Le bétail broute les plantes et en Afrique du Sud, Bidens pilosa a été utilisé comme aliment pour les porcs. Cependant, on empêche le troupeau laitier de le brouter car l’huile aromatique présente dans la plante possède une odeur nauséabonde qui peut souiller le lait. Les volailles consomment les graines. En Ouganda et au Mexique, les feuilles sont utilisées comme tonifiant ou stimulant en guise de thé ; alors qu’aux Philippines, les fleurs sont utilisées dans la préparation d’une sorte de vin. Les fleurs sont une bonne source de nectar pour les abeilles.

Production et commerce international

On trouve souvent le sornet comme légume et plante médicinale en petites quantités sur les marchés locaux. Les jeunes plantes ou les feuilles et les pousses sont récoltées dans la nature ou dans les champs lors du désherbage. Dans les pays d’Afrique australe, on le trouve habituellement sur les marchés au début de la saison des pluies lorsque les autres légumes frais sont rares. Les feuilles séchées du sornet ont une importance particulière pendant les périodes de disette en saison sèche. On a signalé sa culture à petite échelle au Nigeria, au Bénin et au Zimbabwe. Il n’y a pas de statistiques sur la superficie totale cultivée et les volumes vendus. Aucun commerce international n’a été signalé.

Propriétés

La composition des feuilles fraîches de Bidens pilosa est la suivante par 100 g de partie comestible : eau 85 g, énergie 180 kJ (43 kcal), protéines 3,8 g, lipides 0,5 g, glucides 8,4 g, fibres 3,9 g, β-carotène 1800 μg (Leung, W.-T.W., Busson, F., & Jardin, C., 1968). Sa consommation comme légume cru n’est pas recommandée, à cause de sa forte teneur en saponines.

Des extraits de Bidens pilosa montrent une activité antipaludique aussi bien in vitro qu’in vivo. L’extrait brut à l’éthanol (50 μg/ml) inhibe la croissance de Plasmodium falciparum jusqu’à 90% in vitro, comparé à une inhibition de 86–94% pour la fraction chloroforme et de 68–79% pour la fraction butanol (toutes les deux à 50 μg/ml). In vivo, l’extrait brut à l’éthanol et la fraction chloroforme réduisent d’environ 40% la parasitémie due à Plasmodium berghei chez les souris. On a découvert des phénylacétylènes et des flavonoïdes dans les extraits à l’éthanol des feuilles et des racines. Le principal composant des fractions chloroforme des racines est le phénylacétylène 1-phénylhepta-1,3-diyne-5-èn-7-ol-acétate. Les résultats indiquent que l’activité antipaludique de Bidens pilosa peut être attribuée à la présence de composés à base d’acétylène. L’utilité thérapeutique directe de ces composés semble limitée car ils sont aisément oxydés par l’air et la lumière.

Les polyacétylènes ont également une activité antimicrobienne. Certains polyacétylènes, par ex. la phénylhepta-1,3,5-triyne issue des extraits à l’éther de pétrole et au méthanol/eau de Bidens pilosa, sont toxiques pour les levures et certaines bactéries. Ce composé est un antiparasitaire actif et a démontré une efficacité insecticide marquée avec une CL50 de 204 ng/cm2 sur les premiers stades larvaires de la noctuelle défoliatrice Spodoptera frugiperda.

On a découvert que le polyacétylène 7-phénylhepta-2,4,6-triyne combiné à la lumière est phytotoxique sur les cellules de fibroblaste. La consommation des feuilles, comme c’est le cas en Afrique du Sud, s’avère favoriser l’apparition du cancer de l’œsophage, et les feuilles séchées de Bidens pilosa ont une action co-carcinogène sur les tumeurs de l’œsophage provoquées chez des rats.

En plus des acétylènes, d’autres composés tels que les phytostérols (β-sitostérol), les triterpènes (friedeline et friedelan-3β-ol) et l’acide caféique ont également été identifiés chez Bidens pilosa. Les principaux flavonoïdes issus des extraits foliaires sont les aurones et les chalcones. Puisque la friedeline et le friedelan-3β-ol, de même que plusieurs flavonoïdes, ont des propriétés anti-inflammatoires, leur détection dans les extraits de Bidens pilosa, associée à la présence des acétylènes décrits ci-dessus, pourrait expliquer pourquoi Bidens pilosa est utilisé en médecine traditionnelle, particulièrement lorsqu’il s’agit de soigner des plaies, des inflammations et des infections bactériennes de l’appareil gastro-intestinal.

L’extrait à l’éthanol de Bidens pilosa a montré une forte inhibition de la synthèse de prostaglandines dans un essai in vitro sur les inhibiteurs de cyclo-oxygénase. L’extrait au méthanol a montré une activité radioprotectrice pour la moelle osseuse. En plus de l’activité pharmacologique mentionnée ci-dessus, on a signalé une activité antihyperglycémique, immunomodulatrice, anti-ulcéreuse et hypotensive.

Falsifications et succédanés

Bidens bipinnata L., appelé en anglais également “Spanish needles” ou “Black jack” , est utilisé comme substitut de Bidens pilosa. Il en diffère par ses feuilles bipinnatiséquées.

Description

  • Plante herbacée annuelle érigée, jusqu’à 100 cm de haut, à tiges fines, raides et quadrangulaires et rameaux étalés.
  • Feuilles opposées décussées, pennées à 3–5 folioles, jusqu’à 15(–20) cm de long, les feuilles inférieures parfois simples, sans stipules ; folioles à pétiolules courts, limbe ovale à ovale-lancéolé, bords habituellement dentés en scie ou crénelés-dentés, foliole terminale plus grande que les folioles latérales.
  • Inflorescence : capitule axillaire ou terminal de 6–12 mm de diamètre, solitaire ou disposé en cymes lâches ; 7–10 bractées extérieures de l’involucre, spatulées, de 3–4 mm de long, réfléchies lors de l’anthèse, les bractées intérieures ovales-lancéolées.
  • Fleurs périphériques absentes ou au nombre de 4–8, ligulées, stériles, à corolle de 7–15 mm de long, blanche à jaune ou rosée ; fleurs du disque tubulées, bisexuées, à corolle jaune de 3,5–5 mm de long ; étamines à anthères soudées ; ovaire infère, 1-loculaire, style bifide.
  • Fruit : akène linéaire de 4–13 mm de long, à 4–6 côtes, portant 2–3(–5) soies de 2–4 mm de long munies de barbes rétrorses.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle allongé ; cotylédons linéaires à spatulés.

Autres données botaniques

Le genre Bidens, avec ses 200 espèces ou plus, appartient à la tribu des Heliantheae et est proche de Coreopsis, avec lequel certains auteurs veulent le réunir. La taxinomie de Bidens est toujours insatisfaisante.

Bidens pilosa est une espèce très variable : les plantes sont plus ou moins érigées, les feuilles simples à fortement disséquées, les capitules sont discoïdes à radiés, les fleurs ligulées sont jaunes, rosâtres ou blanches, courtes ou longues et contiennent des akènes sans arête ou à 2–5 soies. Différents niveaux de ploïdie semblent jouer un rôle.

Croissance et développement

Les plantes de Bidens pilosa poussent rapidement ; la floraison débute 6 semaines après la levée et se poursuit jusqu’à la sénéscence de la plante 2–3 mois plus tard. Le sornet est auto-fertile mais les insectes contribuent aussi probablement à une pollinisation croisée. Les premières graines sont mûres 4 semaines après la floraison. Chaque plante possède au moins 80 capitules avec le potentiel de produire 3000 plantes en une seule génération et 4 générations par an. Les semences récoltées à partir des akènes centraux ont un taux de germination plus élevé que celles récoltées à partir des akènes périphériques. Les fruits ont de petits crochets barbus qui leur permettent de s’accrocher facilement aux vêtements et à la fourrure des animaux qui passent pour se disséminer. L’eau courante peut également disséminer les fruits.

Ecologie

Le sornet pousse librement dans les endroits perturbés, ou comme adventice dans des cultures telles que les céréales, les légumes secs et le coton, dans des endroits ensoleillés ou légèrement ombragés, allant du niveau de la mer jusqu’à une altitude de 2400 m. La température optimale de germination est de 25–30°C. Les températures au-dessous de 15°C et au-dessus de 45°C ne lui sont pas favorables. Il pousse dans des sols ayant un pH de 4–9 et peut tolérer une salinité très élevée, jusqu’à 100 mM de NaCl. Une inondation réduit la levée des graines.

Multiplication et plantation

Bidens pilosa n’est multiplié que par voie sexuée. Le poids de 1000 graines (fruits) est d’environ 1,4 g. Les graines n’ont aucune dormance et germent en 3–4 jours dans les couches superficielles humides du sol. Les fruits récoltés forment de grosses boules difficiles à démêler, mais après séchage et conservation pendant plus de 3 semaines, les crochets barbus se rompent aisément. Les graines sèches sont dures et restent viables pendant au moins 3 ans. La levée est bonne lorsque les graines sont enfouies à moins de 4 cm dans le sol. Les graines ne germent pas si elles sont enfouies à plus de 6 cm. Le trempage des graines dans l’eau améliore la germination.

Gestion

Bidens pilosa est une adventice aussi bien des champs cultivés que des plantations et est identifié comme gênante pour environ 30 plantes cultivées dans plus de 40 pays, dont environ 20 pays africains. On la considère comme une des adventices annuelles les plus nuisibles de l’Afrique de l’Est. Elle devient souvent dominante après l’éradication des graminées pérennes, et génère des effets allélopathiques sur un certain nombre de plantes.

Le sornet est une plante semi-cultivée dans les parcelles où on effectue un désherbage sélectif. Sa culture est aisée. Les graines sont semées à la volée ou en lignes et les jeunes plants sont démariés à 10–15 cm. Lorsqu’on les utilise comme légume, les plantes sont prêtes pour la récolte dans les 4–6 semaines suivant la levée, avant la fructification. Il peut y avoir 4 ou 5 cycles successifs sur une année. Lorsque le sornet est cultivé pour la récolte des feuilles comme médicament antipaludique, on doit retirer les fleurs pour retarder la sénescence de la plante et maintenir la croissance.

Maladies et ravageurs

Très peu de ravageurs et de maladies ont été identifiés pour cette plante. Au Nigeria, les problèmes suivants ont été observés : un virus qui donne des feuilles vert grisâtre et boursouflées et des plantes petites à floraison précoce ; des taches foliaires dues à Cercospora bidentis ; des mineuses dans les feuilles plus âgées ; les chenilles de la noctuelle Perigea pauperata, qui font 20–30 mm de long, sont vert pâle avec une tête jaune, et font leur nid dans des feuilles liées ensemble.

Récolte

Lorsqu’on cultive le sornet, la première récolte s’effectue 4–6 semaines après le semis, quand les plantes atteignent 15–30 cm de haut. La récolte est effectuée par cueillette manuelle, par coupe ou par arrachage. Si les plantes sont coupées, une seconde récolte peut survenir au bout de 2 semaines. On peut faire jusqu’à 6 récoltes.

Rendement

Le rendement peut aller jusqu’à 3 kg/m2.

Traitement après récolte

Les feuilles tendres, les pousses ou les jeunes plantes entières sont lavées et mises en bottes, après quoi on peut les porter au marché. Bien qu’elles ne soient pas aussi périssables que la plupart des légumes-feuilles, les feuilles destinées à la vente sont récoltées tard dans la journée ou tôt le matin afin de rester fraîches pour la vente. On peut également blanchir les feuilles puis les sécher au soleil en vue d’une utilisation ultérieure. Les feuilles, les tiges, les racines et les graines à fins médicinales ne requièrent pas une manipulation délicate.

Ressources génétiques

Du fait de sa large distribution et de sa nature adventice, Bidens pilosa ne présente pas de risque d’érosion génétique. La grande variabilité de sa morphologie et de sa cytologie indiquent une grande variation génétique, qui mérite davantage de recherche.

Perspectives

On n’a pas vraiment besoin de cultiver commercialement le sornet car il abonde comme adventice. Sa culture pourrait même favoriser son extension comme adventice. Les applications traditionnelles de Bidens pilosa en médecine locale, en particulier pour ses propriétés antiseptiques et anti-inflammatoires, resteront importantes d’autant plus que les plantes sont facilement disponibles. Les propriétés immunomodulatrices, anti-inflammatoires et en particulier antipaludiques méritent davantage d’attention.

Références principales

  • Alonzo, D.S. & Hildebrand, J.W., 1999. Bidens L. In: de Padua, L.S., Bunyapraphatsara, N. & Lemmens, R.H.M.J. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 12(1). Medicinal and poisonous plants 1. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 150–155.
  • Agnew, A.D.Q. & Agnew, S., 1994. Upland Kenya wild flowers: a flora of the ferns and herbaceous flowering plants of upland Kenya. 2nd Edition. East Africa Natural History Society, Nairobi, Kenya. 374 pp.
  • Brandão, M.G.L., Krettli, A.U., Soares, L.S.R., Nery, C.G.C. & Marinuzzi, H.C., 1997. Antimalarial activity of extracts and fractions from Bidens pilosa and other Bidens species (Asteraceae) correlated with the presence of acetylene and flavonoid compounds. Journal of Ethnopharmacology 57: 131–138.
  • Burkill, H.M., 1985. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 1, Families A–D. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 960 pp.
  • Holm, L.G., Plucknett, D.L., Pancho, J.V. & Herberger, J.P., 1977. The world’s worst weeds. Distribution and biology. University Press of Hawaii, Honolulu, United States. 609 pp.
  • Guarino, L. (Editor), 1997. Traditional African vegetables. Proceedings of the IPGRI international workshop on genetic resources of traditional vegetables in Africa: conservation and use, 29–31 August 1995, ICRAF, Nairobi, Kenya. Promoting the conservation and use of underutilized and neglected crops 16. IPGRI, Rome, Italy. 171 pp.
  • Katende, A.B., Ssegawa, P. & Birnie, A., 1999. Wild food plants and mushrooms of Uganda. Technical Handbook No 19. Regional Land Management Unit/SIDA, Nairobi, Kenya. 490 pp.
  • Leung, W.-T.W., Busson, F. & Jardin, C., 1968. Food composition table for use in Africa. FAO, Rome, Italy. 306 pp.
  • Schippers, R.R., 2000. African indigenous vegetables. An overview of the cultivated species. Natural Resources Institute/ACP-EU Technical Centre for Agricultural and Rural Cooperation, Chatham, United Kingdom. 214 pp.
  • van Epenhuijsen, C.W., 1974. Growing native vegetables in Nigeria. FAO, Rome, Italy. 113 pp.

Autres références

  • Benhura, M.A.N. & Chitsiku, I.C., 1997. The extractable bèta-carotene content of Guku (Bidens pilosa) leaves after cooking, drying and storage. International Journal of Food Science and Technology 32(6): 495–500.
  • Chivhinge, O.A., 1996. Studies on the germination and seedling emergence of Bidens pilosa and its response to fertiliser application. Transitions of the Zimbabwe Scientific Association 70: 1–5.
  • Hind, D.J.N., Jeffrey, C. & Scott, A.J., 1993. Composées. In: Bosser, J., Guého, J. & Jeffrey, C. (Editors). Flore des Mascareignes. Famille 109. The Sugar Industry Research Institute, Mauritius, l’Institut Français de Recherche Scientifique pour le Développement en Coopération (ORSTOM), Paris, France & Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 261 pp.
  • Humbert, H., 1963. Composées (Compositae). Flore de Madagascar et des Comores (plantes vasculaires), famille 189, tome 3. Firmin-Didot et cie., Paris, France. pp. 623–911.
  • Latham, P., 2000. Beekeeping and some honeybee plants in Umalia, southern Tanzania. Salvation Army Project Report.
  • Mariano, A.C. & Marin-Morales, M.A., 1998. Chromosome polymorphism and cytotype establishment in Bidens pilosa, (Asteraceae). Cytobios 384: 45–60.
  • Mesfin Tadesse, 1994. An account of Bidens (Compositae: Heliantheae) for Africa. Kew Bulletin 48(3): 437–516.
  • Morton, J.F., 1962. Spanish needles (Bidens pilosa) as a wild food. Economic Botany 16: 173–179.
  • Nesamvuni, C., Steyn, N.P. & Potgieter, M.J., 2001. Nutritional value of wild, leafy plants consumed by the Vhavenda. South African Journal of Science 97: 51–54.
  • Pereira, R.L.C., Ibrahim, T., Lucchetti, L., da Silva, A.J.R. & de Moraes, V.L.C., 1999. Immunosuppressive and anti-inflammatory effects of methanolic extract and the polyacetylene isolated from Bidens pilosa L. Immunopharmacology 43(1): 31–37.
  • Reddy, K.N. & Singh, M., 1992. Germination and emergence of hairy beggarticks (Bidens pilosa). Weed Science 40(2): 195–199.
  • Rocha, O. J., 1996. The effects of achene heteromorphism on the dispersal capacity of Bidens pilosa L. International Journal of Plant Science 157(3): 316–322.
  • van der Zon, A.P.M. & Grubben, G.J.H., 1976. Les légumes-feuilles spontanés et cultivés du Sud-Dahomey. Communication 65. Département des Recherches Agronomiques, Koninklijk Instituut voor de Tropen, Amsterdam, Netherlands. 111 pp.
  • Zobolo, A.M. & van Staden, J., 1999. The effects of deflowering and defruiting on growth and senescence of Bidens pilosa L. South African Journal of Botany 65(1): 86–88.

Sources de l'illustration

  • Alonzo, D.S. & Hildebrand, J.W., 1999. Bidens L. In: de Padua, L.S., Bunyapraphatsara, N. & Lemmens, R.H.M.J. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 12(1). Medicinal and poisonous plants 1. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 150–155.

Auteur(s)

  • B. Mvere, East West Seed International Ltd., P.O. Box BW 141, Borrowdale, Harare, Zimbabwe

Consulté le 6 février 2019.