Beilschmiedia ugandensis (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
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Fruit Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Beilschmiedia ugandensis Rendle


Protologue: Journ. Linn. Soc., Bot. 37: 203 (1905).
Famille: Lauraceae

Synonymes

  • Tylostemon ugandensis (Rendle) Stapf (1909).

Origine et répartition géographique

L’aire de répartition de Beilschmiedia ugandensis s’étend sur la Centrafrique, la R.D. du Congo, le Soudan, l’Ouganda, la Tanzanie et la Zambie.

Usages

Le fût sert à fabriquer des pirogues monoxyles ; le bois est également utilisé pour la construction, les meubles et les manches d’outils, et on l’emploie aussi comme bois de mine. Il est aussi employé comme bois de feu et pour la production de charbon de bois. Les fruits sont consommés.

Production et commerce international

Le bois est commercialisé à l’intérieur des pays de production.

Propriétés

Le bois est durable.

Description

  • Arbuste ou arbre sempervirent de petite à moyenne taille atteignant 27(–45) m de haut ; fût atteignant 30(–100) cm de diamètre, cylindrique, souvent courbe ; écorce externe grisâtre, rugueuse, s’écaillant en plaques grossièrement circulaires, écorce interne rouge, fibreuse, à ponctuations profondes ; cime arrondie ; jeunes rameaux poilus à glabres.
  • Feuilles alternes ou presque opposées, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 0,5–1,5 cm de long, superficiellement cannelé sur le dessus ; limbe elliptique-oblong à elliptique ou obovale, de 2,5–19(–21,5) cm × 1,5–8,5 cm, base cunéiforme à arrondie, apex aigu, acuminé, arrondi ou obtus, coriace, glabre, pennatinervé à 8–14 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : panicule terminale ou axillaire de 3–9 cm de long, poilue, portant de nombreuses fleurs ; pédoncule de 0,5–2,5 cm de long ; bractées ovales, carénées, d’environ 7 mm × 5 mm, caduques.
  • Fleurs bisexuées, régulières, petites, charnues, jaune brunâtre à brun rosé ; pédicelle de 0,5–3(–4) mm de long ; périanthe en coupe ou en cloche, d’environ 2 mm de long ; lobes ovales arrondis, d’environ 1 mm de long ; étamines fertiles 9, en 3 verticilles, le verticille interne pourvu de glandes, staminodes 3, formant un quatrième verticille ; ovaire supère, d’environ 0,5 mm de long, s’amincissant graduellement pour former le style.
  • Fruit : baie ellipsoïde ou ovoïde de 2–4 cm × 1,5–2 cm, violet mat à noire à maturité, avec un jus rouge foncé à violet, renfermant 1 seule graine.

Autres données botaniques

La croissance de Beilschmiedia ugandensis est lente. En R.D. du Congo, il fleurit en août–octobre ; on a signalé des fruits mûrs en août.

Le genre Beilschmiedia comprend environ 250 espèces, réparties dans tous les tropiques, dont quelque 80 espèces en Afrique tropicale et à Madagascar. Beilschmiedia ugandensis appartient au sous-genre Synthoradenia. On y distingue deux variétés : var. ugandensis, répartie en R.D. du Congo, au Soudan, en Ouganda et en Tanzanie, et var. katangenis Robyns & R.Wilczek, avec des inflorescences plus longues et des fleurs plus grandes, que l’on trouve en Centrafrique, en R.D. du Congo et en Zambie.

Ecologie

Beilschmiedia ugandensis se rencontre à 900–1500 m d’altitude dans les forêts-galeries et les forêts en bord de lacs, souvent dans des stations marécageuses.

Gestion

Beilschmiedia ugandensis est multiplié par graines, semées en récipients ou directement sur le terrain. On peut obtenir les semences en récoltant les fruits tombés, qu’on met en tas et qu’on laisse se décomposer, après quoi les graines peuvent être séparées et séchées au soleil. La germination est accélérée en cassant le tégument dur de la graine. On utilise aussi des semis naturels pour la multiplication. Le traitement en taillis ou en têtard est possible. Beilschmiedia ugandensis a été inclus dans les projets de reboisement de Masaka en Ouganda.

Ressources génétiques

Beilschmiedia ugandensis est classé comme vulnérable dans la Liste rouge 2006 des espèces menacées de l’UICN. Les principales menaces sont la surexploitation (exploitation commerciale et utilisation locale), notamment en Ouganda, ainsi que la dégradation générale de son milieu.

Perspectives

Le bois de Beilschmiedia ugandensis est utilisé localement et exporté, mais son exploitation n’est pas durable. L’accroissement de son emploi est à proscrire, et l’exploitation actuelle doit être réglementée en fonction des possibilités réelles.

Références principales

  • Eggeling, W.J. & Dale, I.R., 1951. The indigenous trees of the Uganda Protectorate. Government Printer, Entebbe, Uganda. 491 pp.
  • Katende, A.B., Birnie, A. & Tengnäs, B., 1995. Useful trees and shrubs for Uganda: identification, propagation and management for agricultural and pastoral communities. Technical Handbook 10. Regional Soil Conservation Unit, Nairobi, Kenya. 710 pp.
  • Omagor, N., 1999. Swamp forest plant resources in Uganda: their uses and conservation challenges. International Tree Crops Journal 10(2): 107–120.
  • Verdcourt, B., 1996. Lauraceae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 19 pp.

Autres références

  • Bégué, L., 1958. Les forêts de la République du Soudan. Bois et Forêts des Tropiques 62: 3–19.
  • Diniz, M.A., 1997. Lauraceae. In: Pope, G.V. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 9, part 2. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. pp. 45–59.
  • Lovett, J.C., Ruffo, C.K., Gereau, R.E. & Taplin, J.R.D., 2006. Field guide to the moist forest trees of Tanzania. [Internet] Centre for Ecology Law and Policy, Environment Department, University of York, York, United Kingdom. http://celp.org.uk/projects/tzforeco/. December 2006.
  • Makerere University Institute of Environment and Natural Resources, 1998. Beilschmiedia ugandensis. In: IUCN. 2006 Red list of threatened species. [Internet] http://www.iucnredlist.org. December 2006.
  • Robyns, W. & Wilczek, R., 1949. Contribution à l’étude des Lauracées du Congo Belge et de l’Afrique tropicale. Bulletin du Jardin Botanique de l’Etat (Bruxelles) 19(4): 457–507.
  • Robyns, W. & Wilczek, R., 1951. Lauraceae. In: Robyns, W., Staner, P., Demaret, F., Germain, R., Gilbert, G., Hauman, L., Homès, M., Jurion, F., Lebrun, J., Vanden Abeele, M. & Boutique, R. (Editors). Flore du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Spermatophytes. Volume 2. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge, Brussels, Belgium. pp. 403–446.

Auteur(s)

  • M. Brink, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Brink, M., 2008. Beilschmiedia ugandensis Rendle. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 31 mars 2025.


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