Beilschmiedia louisii (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
Répartition mondiale | |
Épice / condiment | |
Bois d'œuvre | |
Statut de conservation | |
Beilschmiedia louisii Robyns & R.Wilczek
- Protologue: Bull. Jard. Bot. Etat 19: 470 (1949).
- Famille: Lauraceae
Origine et répartition géographique
Beilschmiedia louisii est réparti entre le Cameroun, la Centrafrique et la R.D. du Congo.
Usages
Le bois (noms commerciaux : kanda, kanda brun) a un aspect plaisant et convient pour les meubles, l’ébénisterie, les boiseries intérieures, la menuiserie, la construction, la parqueterie, la construction navale, la carrosserie, les traverses de chemin de fer, les bois de mine, les pieux et poteaux, les placages et les contreplaqués. Le fruit est employé comme condiment ; il a un goût qui rappelle la cannelle.
Propriétés
Le bois de cœur est brun, virant légèrement au verdâtre par exposition à l’air et à la lumière ; il est nettement distinct de l’aubier qui est brun-jaune pâle et épais de 5 cm. Le fil est généralement droit, le grain fin. A 15% d’humidité, la densité du bois est de 720–800 kg/m³. Il est assez instable, et il vaut mieux le scier sur quartier. A 15% d’humidité, le module de rupture est de 128–168 N/mm², la compression axiale de 38–65 N/mm², le fendage de 16 N/mm, et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 3,5. Le bois se scie aisément mais lentement. Il se travaille bien avec les outils à main et les machines, bien qu’il ait une tendance marquée à émousser les outils en raison de la présence de silice. Il se cloue aisément sans se fendre, et il a une bonne tenue des clous. Il se finit bien, se cire en donnant un lustre analogue au noyer, et se colle bien. Il n’est que rarement attaqué par les termites et les térébrants marins, et est moyennement résistant aux champignons. L’aubier est sujet aux attaques de Lyctus. Le bois de cœur est imperméable aux produits de préservation, et l’aubier est moyennement rebelle à l’imprégnation.
Description
- Grand arbre sempervirent atteignant 50 m de haut, parfois buissonnant ; fût dépourvu de branches sur une hauteur atteignant 32 m, rectiligne, cylindrique, avec un diamètre atteignant 100 cm, dépourvu de contreforts ; écorce externe rugueuse, brune, s’écaillant ; écorce interne rose brunâtre, avec une forte odeur de térébenthine ; cime aplatie ; jeunes rameaux aplatis, plus ou moins poilus.
- Feuilles alternes ou presque opposées, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 1–2,5 cm de long, cannelé, poilu à glabre ; limbe largement lancéolé-oblong à obovale, de 5–18 cm × 3–8 cm, base cunéiforme, apex arrondi à légèrement acuminé, coriace, face supérieure brun olive et glabre, face inférieure finement poilue à glabre, pennatinervé à 6–10 paires de nervures latérales.
- Inflorescence : robuste panicule terminale ou axillaire, jusqu’à 8 cm de long, à pubescence courte ; pédoncule de 1–2 cm de long ; bractées d’environ 3 mm de long, acuminées, caduques.
- Fleurs bisexuées, régulières, ocre-rouge à vert olive, courtement pubescentes ; pédicelle jusqu’à 2 mm de long ; périanthe en cloche, lobes ovales, d’environ 1 mm de long, obtus, épaissis ; étamines fertiles 9, en 3 verticilles, celles des 2 verticilles externes sessiles, celles du verticille interne pourvues d’un filet et portant chacune 2 glandes, staminodes formant un quatrième verticille ; ovaire supère, d’environ 0,5 mm de long.
- Fruit : baie ellipsoïde-oblongue à ovoïde, de 2–4,5 cm × 1,5–2 cm, lisse, brillante, brune, renfermant 1 seule graine.
Autres données botaniques
Le genre Beilschmiedia comprend environ 250 espèces, réparties dans tous les tropiques, dont quelque 80 espèces en Afrique tropicale et à Madagascar. Beilschmiedia louisii appartient au sous-genre Synthoradenia.
Ecologie
Beilschmiedia louisii se rencontre dans la forêt pluviale et dans les forêts-galeries.
Ressources génétiques
Beilschmiedia louisii a une aire de répartition limitée, et on ne peut pas dire à coup sûr si l’espèce est menacée d’érosion génétique. Elle n’est pas incluse dans la Liste rouge 2006 des espèces menacées de l’UICN.
Perspectives
Le bel aspect du bois et ses propriétés physiques et technologiques le rendent apte à une large gamme d’usages, mais l’importance de son utilisation actuelle et de ses disponibilités potentielles est mal connue.
Références principales
- Bolza, E. & Keating, W.G., 1972. African timbers: the properties, uses and characteristics of 700 species. Division of Building Research, CSIRO, Melbourne, Australia. 710 pp.
- Fouarge, J., Gérard, G. & Sacré, E., 1953. Bois du Congo. Institut National pour l’Etude Agronomique du Congo belge (INEAC), Brussels, Belgium. 424 pp.
- Robyns, W. & Wilczek, R., 1951. Lauraceae. In: Robyns, W., Staner, P., Demaret, F., Germain, R., Gilbert, G., Hauman, L., Homès, M., Jurion, F., Lebrun, J., Vanden Abeele, M. & Boutique, R. (Editors). Flore du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Spermatophytes. Volume 2. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge, Brussels, Belgium. pp. 403–446.
Autres références
- Fouilloy, R., 1974. Lauraceae. Flore du Cameroun. Volume 18. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 3–87.
- Normand, D. & Paquis, J., 1976. Manuel d’identification des bois commerciaux. Tome 2. Afrique guinéo-congolaise. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 335 pp.
- Robyns, W. & Wilczek, R., 1949. Contribution à l’étude des Lauracées du Congo Belge et de l’Afrique tropicale. Bulletin du Jardin Botanique de l’Etat (Bruxelles) 19(4): 457–507.
Auteur(s)
- M. Brink, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Citation correcte de cet article
Brink, M., 2008. Beilschmiedia louisii Robyns & R.Wilczek. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 3 avril 2025.
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