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Beilschmiedia corbisieri (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Statut de conservation Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Beilschmiedia corbisieri (Robyns) Robyns & R.Wilczek


Protologue: Bull. Jard. Bot. Etat 19: 468 (1949).
Famille: Lauraceae

Synonymes

  • Tylostemon corbisieri Robyns (1930),
  • Beilschmiedia megaphylla Pierre ex Robyns & R.Wilczek (1950).

Origine et répartition géographique

Beilschmiedia corbisieri est réparti entre le Cameroun, le Gabon et la R.D. du Congo.

Usages

Le bois convient particulièrement pour la sculpture et le tournage, mais on peut aussi l’utiliser pour les menuiseries intérieures, la construction, la parqueterie, la menuiserie, les meubles, l’ébénisterie, la construction navale, les traverses de chemin de fer, les articles de sport, les instruments agricoles, les bois de mine, les poteaux et les pieux.

Propriétés

Le bois de cœur est brun-rouge pâle ; il est nettement distinct de l’aubier blanc rosé. Le fil est généralement droit, le grain moyen. Le bois contient quelques canaux résinifères. La densité est de 730–800 kg/m³ à 12% d’humidité. Le bois est moyennement fissile. Le séchage est assez lent, et si on veut l’accélérer il se produit des fentes importantes. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 137 N/mm², la compression axiale de 52 N/mm², le fendage de 16 N/mm, et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 3,5. Le bois se scie bien, mais lentement ; il a une teneur assez élevée en silice. Il se cloue bien et a d’excellentes caractéristiques de tenue des clous. Il se finit et se polit bien, et a des caractéristiques d’usinage et de rabotage satisfaisantes. Il est résistant à l’usure et aux intempéries. Il est souvent attaqué par des térébrants, mais est assez résistant aux térébrants marins et aux termites. L’aubier est sujet aux attaques de Lyctus. Le bois est imperméable aux produits de préservation.

Description

  • Arbuste ou arbre de petite à moyenne grandeur, sempervirent, atteignant 20 m de haut ; fût rectiligne, cylindrique, jusqu’à 50 cm de diamètre, dépourvu de contreforts ; écorce externe lisse ; branches cylindriques, à écorce gris noirâtre et rugueuse, jeunes rameaux aplatis et à pubescence rousse.
  • Feuilles alternes à presque opposées, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 1–2 cm de long, plus ou moins cannelé, poilu ; limbe oblong à oblong-elliptique, de 6 cm × 3–9 cm, base cunéiforme, apex acuminé, finement coriace, glabre sur le dessus, à pubescence éparse sur le dessous, de couleur olive sur le dessus, brun rougeâtre sur le dessous, pennatinervé à 6–10 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : panicule lâche et mince de 6–12 cm de long, axillaire près du sommet de jeunes rameaux, à pubescence rousse, ramifications filiformes ; pédoncule de 1,5–5 cm de long ; bractées aiguës, poilues, persistantes.
  • Fleurs bisexuées, régulières, petites, verdâtres, poilues ; pédicelle filiforme, de 2,5–5 mm de long ; périanthe en coupe, lobes 6(–8), largement deltoïdes à ovales, d’environ 1 mm de long, glanduleux ; étamines fertiles 9, en 3 verticilles, celles des 2 verticilles externes sessiles, celles du verticille interne pourvues d’un filet et portant 2 glandes chacune, staminodes formant un quatrième verticille ; ovaire supère, d’environ 1 mm de long.
  • Fruit : baie ovoïde à ovoïde-oblongue jusqu’à 5 cm × 3 cm, glabre, rougeâtre et rugueuse, renfermant 1 seule graine.

Autres données botaniques

Le genre Beilschmiedia comprend environ 250 espèces, réparties dans tous les tropiques, dont quelque 80 espèces en Afrique tropicale et à Madagascar. Beilschmiedia corbisieri appartient au sous-genre Synthoradenia.

Beilschmiedia diversiflora Pierre ex Robyns & R.Wilczek appartient au même sous-genre et est étroitement apparenté à Beilschmiedia corbisieri, mais ses feuilles sont plus petites avec des poils rougeâtres bouclés sur la face inférieure, et les lobes du périanthe sont plus courts ; il est parfois considéré comme une variété de Beilschmiedia corbisieri.

Ecologie

Beilschmiedia corbisieri se rencontre dans la forêt marécageuse et la forêt périodiquement inondée.

Ressources génétiques

Beilschmiedia corbisieri a une aire de répartition limitée, et on ne peut pas dire à coup sûr si l’espèce est menacée d’érosion génétique. Elle n’est pas incluse dans la Liste rouge 2006 des espèces menacées de l’UICN.

Perspectives

Le bois de Beilschmiedia corbisieri est considéré comme convenant pour une large gamme d’applications, mais on ne sait pas très bien dans quelle mesure il est actuellement utilisé. Ses potentialités sont difficiles à apprécier parce qu’on connaît trop peu de chose sur ses caractéristiques de croissance et sur son abondance.

Références principales

  • Bolza, E. & Keating, W.G., 1972. African timbers: the properties, uses and characteristics of 700 species. Division of Building Research, CSIRO, Melbourne, Australia. 710 pp.
  • Fouarge, J., Sacré, E. & Mottet, A., 1950. Appropriation des bois congolais aux besoins de la métropole. Série Technique No 38. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge (INEAC), Brussels, Belgium. 17 pp.
  • Robyns, W. & Wilczek, R., 1951. Lauraceae. In: Robyns, W., Staner, P., Demaret, F., Germain, R., Gilbert, G., Hauman, L., Homès, M., Jurion, F., Lebrun, J., Vanden Abeele, M. & Boutique, R. (Editors). Flore du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Spermatophytes. Volume 2. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge, Brussels, Belgium. pp. 403–446.

Autres références

  • Fouilloy, R., 1965. Lauracées. Flore du Gabon. Volume 10. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 7–81.
  • Fouilloy, R., 1974. Lauraceae. Flore du Cameroun. Volume 18. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 3–87.

Auteur(s)

  • M. Brink, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Brink, M., 2008. Beilschmiedia corbisieri (Robyns) Robyns & R.Wilczek. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 3 avril 2025.


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