Baphiopsis parviflora (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
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Baphiopsis parviflora Baker
- Protologue: Oliv., Fl. trop. Afr. 2: 256 (1871).
- Famille: Caesalpiniaceae (Leguminosae - Caesalpinioideae)
Synonymes
- Baphiopsis stuhlmannii Taub. (1895).
Origine et répartition géographique
Baphiopsis parviflora se rencontre depuis le Cameroun et le Gabon jusqu’à l’Ouganda et le nord-ouest de la Tanzanie, en passant par la Centrafrique et la R.D. du Congo.
Usages
En Ouganda, on utilise le bois pour fabriquer des manches d’ustensiles et d’outils comme les houes, les haches et les scies.
Propriétés
Un acide aminé non-protéique, l’acide trihydroxypipécolique, a été isolé des feuilles ; ce composé était connu uniquement pour le genre Baphia.
Description
- Arbuste ou petit arbre atteignant 15 m de haut, souvent incliné ou rampant ; écorce lisse, brun rougeâtre ; rameaux couverts de poils courts à glabres.
- Feuilles disposées en spirale, simples et entières ; stipules très petites et rapidement caduques ; pétiole de 0,5–4 cm de long, épaissi aux deux extrémités ; limbe généralement elliptique, de (3–)4–20(–25) cm × 1,5–11 cm, obtus à arrondi à la base, acuminé à l’apex, coriace, glabre, pennatinervé à 5–8 paires de nervures latérales.
- Inflorescence : grappe ou fascicule axillaire atteignant 3,5 cm de long, à pubescence courte.
- Fleurs bisexuées, régulières ; pédicelle de 0,5–2 cm de long ; calice ellipsoïde et entier, s’ouvrant par une fente unique ou devenant 2–3-lobé, avec 2 petites bractéoles caduques à la base ; pétales 6, libres, presque égaux, elliptiques à obovales, de 0,5–1 cm de long, blancs ; étamines 13–18(–40), libres ; ovaire supère, sessile, poilu à glabre, 1-loculaire, style mince, légèrement incurvé.
- Fruit : gousse oblongue de 3–4(–6) cm de long, munie d’un bec court, à nervation réticulée, noire, renfermant 1(–2) graines.
- Graines oblongues, de 2,5–4 cm de long, à paroi fine.
Autres données botaniques
Les singes tels que les cercopithèques, les cercocèbes et les colobes mangent les fruits, permettant ainsi probablement d’en disséminer les graines.
Le genre Baphiopsis comprend une seule espèce. Les affinités du genre sont encore incertaines, mais dans les classifications récentes, il est généralement classé dans les tribus Swartzieae ou Sophoreae de la famille des Papilionaceae (Leguminosae - Papilionoideae), et pourrait être apparenté à Baphia. Ses fleurs, à 6 pétales presque égaux et à plus de 10 étamines libres, n’ont pas la structure caractéristique des Papilionacées ; c’est la raison pour laquelle Baphiopsis était encore récemment classé d’ordinaire dans les Caesalpiniaceae.
Ecologie
Baphiopsis parviflora est présent dans le sous-étage de la forêt pluviale ou de la ripisylve de basse altitude jusqu’à 1300 m d’altitude. Il est généralement disséminé dans la forêt, mais il est localement abondant comme dans l’ouest de l’Ouganda.
Ressources génétiques
Rien n’indique que Baphiopsis parviflora soit menacé. Il est répandu et n’est pas particulièrement recherché.
Perspectives
Etant de trop petite taille et ayant une forme médiocre, c’est un arbre qui n’a pas d’avenir comme bois d’œuvre.
Références principales
- Brenan, J.P.M., 1967. Leguminosae, subfamily Caesalpinioideae. In: Milne-Redhead, E. & Polhill, R.M. (Editors). Flora of Tropical East Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 230 pp.
- Burkill, H.M., 1995. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 3, Families J–L. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 857 pp.
Autres références
- Aubréville, A., 1968. Légumineuses - Caesalpinioidées (Leguminosae - Caesalpinioideae). Flore du Gabon. Volume 15. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. 362 pp.
- Aubréville, A., 1970. Légumineuses - Césalpinioidées (Leguminosae - Caesalpinioideae). Flore du Cameroun. Volume 9. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. 339 pp.
- Eggeling, W.J. & Dale, I.R., 1951. The indigenous trees of the Uganda Protectorate. Government Printer, Entebbe, Uganda. 491 pp.
- Kite, G.C., 2003. Taxonomic significance of the trihydroxypipecolic acid ‘BR1’ in Baphiopsis parviflora (Leguminosae). Biochemical Systematics and Ecology 31(1): 45–50.
- Lewis, G., Schrire, B., MacKinder, B. & Lock, M., 2005. Legumes of the world. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 577 pp.
- Wilczek, R., Léonard, J., Hauman, L., Hoyle, A.C., Steyaert, R., Gilbert, G. & Boutique, R., 1952. Caesalpiniaceae. In: Robyns, W., Staner, P., Demaret, F., Germain, R., Gilbert, G., Hauman, L., Homès, M., Jurion, F., Lebrun, J., Vanden Abeele, M. & Boutique, R. (Editors). Flore du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Spermatophytes. Volume 3. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge, Brussels, Belgium. pp. 234–554.
Auteur(s)
- R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Consulté le 6 mars 2025.
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