Anthocleista madagascariensis (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Anthocleista madagascariensis Baker


Protologue: Journ. Bot. 20: 173 (1882).
Famille: Loganiaceae (APG: Gentianaceae)

Synonymes

  • Anthocleista rhizophoroides Baker (1887),
  • Anthocleista hildebrandtii Gilg (1893).

Origine et répartition géographique

Anthocleista madagascariensis est endémique de Madagascar, où il est répandu.

Usages

A Madagascar, la décoction de feuilles et de racines se prend pour traiter la toux, le paludisme, la fièvre, la dysenterie et comme émétique, tonique et amer. La décoction d’écorce se prend pour traiter la gonorrhée, et elle a des vertus diurétique et antiseptique des voies urinaires. La décoction de plante s’utilise en bain de vapeur pour traiter les rhumes courants. La décoction de feuilles se prend pour déclencher l’accouchement. Anthocleista madagascariensis est également utilisé dans le traitement de la constipation et de la nervosité. Le bois est employé localement pour la construction.

Propriétés

Anthocleista madagascariensis contient un alcaloïde monoterpénique, la gentianine. Chez Anthocleista procera Lepr. ex Bureau, ce composé se présente comme un artéfact dans l’isolation de la swertiamarine, dont la présence chez Anthocleista madagascariensis n’a pas été établie. Différents extraits ont montré leurs puissants effets sur le système nerveux et sur le cœur dont ils abaissent le rythme et diminuent l’amplitude des contractions.

Description

Petit arbre atteignant 15 m de haut ; fût jusqu’à 30 cm de diamètre ; rameaux sans épines. Feuilles opposées, simples et entières ; pétiole de 1–2,5(–4) cm de long, légèrement auriculé ; limbe oblong-obovale ou oblancéolé, de 5–17 cm × 2–9 cm, faisant jusqu’à 24 cm × 11 cm chez les jeunes plantes, base décurrente sur le pétiole, apex arrondi, bord révoluté lorsque sec. Inflorescence : cyme dichasiale dressée, terminale, de 5–20 cm de long, à nombreuses fleurs ; pédoncule et rameaux ivoire ou vert pâle. Fleurs bisexuées, régulières ; sépales 4, libres, orbiculaires ou largement ovales, de 5–9 mm de long ; corolle à tube cylindrique de 8–12 mm de long, lobes 10, orbiculaires ou elliptiques, de 7–10 mm de long, apex obtus ou arrondi, étalés, violets ; étamines aussi nombreuses que les lobes de la corolle et alternant avec eux, exsertes, filets fusionnés, anthères blanc brunâtre souvent à large apex pétaloïde aigu et stérile ; ovaire supère, obovoïde, de 5–6 mm × 2,5–3 mm, 4-loculaire, stigmate obovoïde, à apex légèrement émarginé. Fruit : baie globuleuse à ovoïde de 2,5–4 cm × 1,5–2,5 cm, lisse et luisante, apiculée, à paroi épaisse, contenant de nombreuses graines. Graines obliquement ovoïdes à ellipsoïdes, de 2–2,5 mm × 1,5–2,5 mm, brun moyen, habituellement entourées d’un bord étroit.

Les oiseaux butinent souvent les fleurs, qui sont riches en nectar. Les graines d’Anthocleista madagascariensis sont probablement dispersées par les chauves-souris, qui mangent les fruits.

Autres données botaniques

Le genre Anthocleista comprend 14 espèces et se rencontre en Afrique tropicale, y compris les Comores et Madagascar.

Ecologie

Anthocleista madagascariensis est présent dans les endroits humides ouverts, généralement dans les forêts pluviales, à 450–1700 m d’altitude.

Ressources génétiques

Anthocleista madagascariensis est répandu à Madagascar, mais on ne dispose pas d’informations suffisantes pour tirer des conclusions ou faire des recommandations pertinentes concernant son érosion génétique et d’éventuelles mesures de conservation.

Perspectives

Il semble qu’à Madagascar l’usage d’Anthocleista madagascariensis soit limité et occasionnel. Etant donné le peu de données chimiques et pharmacologiques disponibles et les nombreux usages d’autres espèces d’Anthocleista en Afrique, des recherches sur les propriétés pharmacologiques d’Anthocleista madagascariensis pourraient s’avérer utiles.

Références principales

  • Boiteau, P. & Allorge-Boiteau, L., 1993. Plantes médicinales de Madagascar. Agence de Coopération Culturelle et Technique, Paris, France. 135 pp.
  • Debray, M., Jacquemin, H. & Razafindrambao, R., 1971. Contribution à l’inventaire des plantes médicinales de Madagascar. Travaux et Documents No 8. ORSTOM, Paris, France. 150 pp.
  • Leeuwenberg, A.J.M., 1961. The Loganiaceae of Africa. 1. Anthocleista. Acta Botanica Neerlandica 10: 1–53.
  • Leeuwenberg, A.J.M., 1984. Loganiaceae. Flore de Madagascar et des Comores, famille 167. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. 107 pp.
  • Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.

Autres références

  • Bollen, B., Van Elsacker, L. & Ganzhorn, J.U., 2004. Relations between fruits and disperser assemblages in a Malagasy littoral forest: a community-level approach. Journal of Tropical Ecology 20: 599–612.
  • Leeuwenberg, A.J.M. (Editor), 1980. Angiospermae: Ordnung Gentiales. Fam. Loganiaceae. Die natürlichen Pflanzenfamilien. Second Edition. Band 28 b-1. Duncker & Humblot, Berlin, Germany. 255 pp.
  • Randriamantsoa, R., 1996. Aperçu sur la pratique de la phytothérapie dans le Fonkotany d’Ankorona après les 15 ans de fonctionnement de son centre de soins de santé primaires. Thèse pour l’obtention du grade de Docteur en médecine, Etablissement d’Enseignement Supérieur des Sciences de la Santé, Faculté de Médecine, Université d’Antananarivo, Madagascar. 83 pp.
  • Rasoanaivo, P. & Ratsimamanga-Urverg, S., 1992. Plantes médicinales malgaches qui reversent la chloroquino-résistance de Plasmodium falciparum. Cahier du CITE nouvelle Serie 2: 29–31.
  • Razafindramanana, M.E., 1996. Les pathologies et la phytothérapie de la région d’Anjeva-gare. Thèse pour l’obtention du grade de Docteur en médecine, Etablissement d’Enseignement Supérieur des Sciences de la Santé, Faculté de Médecine Université d’Antananarivo, Madagascar. 76 pp.

Auteur(s)

  • A. de Ruijter, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

de Ruijter, A., 2007. Anthocleista madagascariensis Baker. în: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 31 mars 2025.


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