Annickia polycarpa (PROTA)

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Colorant / tanin Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fibre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, ramille en fleurs ; 2, fleur ; 3, fruit. Redessiné et adapté par Isaac Ossei Agyekumhene
tranche
face supérieure des feuilles
face inférieure des feuilles

Annickia polycarpa (DC.) Setten & Maas


Protologue: Taxon 39: 676 (1990).
Famille: Annonaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 16

Synonymes

  • Enantia polycarpa (DC.) Engl. & Diels (1901).

Noms vernaculaires

  • Moambe jaune (Fr).
  • African yellow wood, yellow wood (En).

Origine et répartition géographique

Annickia polycarpa se rencontre depuis la Sierra Leone jusqu’au Nigeria et l’ouest du Cameroun.

Usages

Le bois d’Annickia polycarpa est utilisé pour la construction d’habitations, la parqueterie légère, les boiseries intérieures, les menuiseries, le mobilier, l’ébénisterie, les instruments de musique comme les xylophones, les manches d’outils, les échelles, les pagaies, les bêches, les jouets et les articles de fantaisie, la caisserie, les pirogues, les objets sculptés et tournés. Il se prête à la construction navale, au placage et au contreplaqué.

L’écorce est très employée pour la construction de cases en Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire et au Ghana. Elle donne un colorant jaune vif qui sert à teindre les tissus, le cuir, les nattes, les fibres de coton et de palmier. Dans le sud du Nigeria, l’écorce fibreuse sert à confectionner des tasses. Plusieurs remèdes traditionnels sont préparés à base d’écorce. En Côte d’Ivoire, la décoction d’écorce sert d’antiseptique pour soigner les plaies, les ulcères, la lèpre et l’ophtalmie, tandis que les Guérés utilisent l’extrait d’écorce dans leur poison de flèche. Au Liberia et au Nigeria, on emploie l’écorce dans le traitement des infections et des lésions cutanées. En Sierra Leone, la décoction d’écorce s’applique sur les ulcères et est prescrite en cas de jaunisse. En règle générale, la décoction d’écorce sert à traiter la fièvre, en particulier le paludisme, et à favoriser la cicatrisation.

Production et commerce international

Le bois d’Annickia polycarpa n’a aucune valeur commerciale sur le marché international ; il sert localement à la fabrication de produits pour le marché intérieur.

Propriétés

Le bois de cœur, jaune vif, vire peu à peu au brun avec l’âge et ne se distingue pas nettement de l’aubier. Le fil est droit, le grain fin. Les surfaces du bois sont lustrées. C’est un bois moyennement lourd avec une densité d’environ 580 kg/m³ à 12% d’humidité. Les taux de retrait sont faibles, de l’état vert à anhydre ils sont de 2,1–3,0% dans le sens radial et de 3,6–5,0% dans le sens tangentiel.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 98 N/mm², le module d’élasticité de 12 350 N/mm², la compression axiale de 47 N/mm², la dureté Janka de flanc de 4625 N et la dureté Janka en bout de 8045 N.

Bien que le bois soit tendre, il est résistant. Il se travaille facilement tant à la main qu’à la machine, mais se fend aisément. Il se polit bien en donnant un joli fini. Il se cloue facilement, généralement sans se fendre, et tient bien les clous. Il se colle et se teint bien, et les caractéristiques de déroulage et de tranchage sont bonnes. Il n’est pas durable car il est sujet aux attaques de champignons, de Lyctus, de scolytes, de termites et de térébrants marins. Le bois de cœur est moyennement rebelle à l’imprégnation avec des produits de conservation, contrairement à l’aubier qui se traite facilement.

L’écorce et les feuilles contiennent de nombreux alcaloïdes qui ont une activité biologique et dont la plupart a une structure isoquinoléique, comme la berbérine et les protoberbérines. Ce sont vraisemblablement ces composés qui sont responsables de l’action très forte contre les trypanosomes mise en évidence lors des essais. De la quinine et de la dihydroquinidine ont été isolées de l’écorce, ce qui plaide en faveur du bien-fondé de l’utilisation qui en est faite depuis toujours contre le paludisme en Afrique de l’Ouest. Des extraits d’écorce ont démontré une activité antibactérienne contre Bacillus subtilis, Staphylococcus aureus et Klebsiella pneumoniae. Les alcaloïdes du type berbérine sont responsables des propriétés tinctoriales de l’écorce.

Falsifications et succédanés

Le bois d’Annickia affinis (Exell) Versteegh & Sosef est semblable à celui d’Annickia polycarpa et sert aux mêmes usages.

Description

  • Arbre de taille petite à moyenne atteignant 20 m de haut ; fût généralement droit et cylindrique, jusqu’à 40 cm de diamètre, dépourvu de contreforts ; écorce lisse à légèrement rugueuse ou fissurée, verte à noirâtre, écorce interne fibreuse, jaune vif ; cime souvent de petite taille à branches horizontales ; ramilles glabres, brun pâle.
  • Feuilles alternes, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 3–8 mm de long ; limbe étroitement elliptique à obovale, de 5–27 cm × 2–8 cm, cunéiforme à la base, acuminé à l’apex, coriace, finement poilu au-dessus, à poils étoilés et courts au-dessous, pennatinervé à 8–13 paires de nervures latérales.
  • Fleurs solitaires sur les jeunes pousses, bisexuées, régulières, 3-mères ; pédicelle de 1–2(–2,5) cm de long, à pubescence courte ; sépales triangulaires, de 1–2 cm de long, poilus à l’extérieur ; pétales opposés aux sépales, elliptiques, de 2,5–3,5 cm de long, charnus, à poils denses et verts à l’extérieur, glabres et jaunes à l’intérieur ; étamines nombreuses, de 3–3,5 mm de long ; carpelles nombreux, de 2,5–3 mm de long, poilus, stigmate sessile.
  • Fruit composé de 5–55 follicules indéhiscents, ellipsoïdes à obovoïdes de 2–2,5 cm de long, rouges à noirâtres à maturité, sur un stipe rougeâtre de 6 cm de long, à une seule graine.
  • Graines oblongues à obovoïdes, légèrement verruqueuses.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 8–12 cm de long, renflé à la base, pubescent, épicotyle de 3–10 mm de long, poilu ; cotylédons restant dans le tégument, foliacés ; premières feuilles opposées.

Autres données botaniques

Annickia est un petit genre qui comprend 8 espèces presque limitées à l’Afrique de l’Ouest et centrale, mais dont l’une est endémique du nord-est de la Tanzanie. Annickia se caractérise par la présence de 3 pétales seulement, opposés aux sépales. Les relations avec d’autres genres de la famille des Annonaceae restent floues.

Annickia ambigua

Annickia ambigua (Robyns & Ghesq.) Setten & Maas (synonyme : Enantia ambigua Robyns & Ghesq.) ressemble à Annickia polycarpa, mais diffère par ses fleurs légèrement plus petites et par ses follicules à stipe plus court. Arbre de petite taille atteignant 8(–12) m de haut, à fût jusqu’à 30 cm de diamètre, présent dans le sud du Gabon, dans l’ouest du Congo et dans l’ouest et le centre de la R.D. du Congo. Son bois ressemble à celui d’Annickia polycarpa et est utilisé pour les mêmes usages. L’écorce sert à la fois à soigner les plaies et de teinture.

Annickia lebrunii

Le bois et l’écorce d’Annickia lebrunii (Robyns & Ghesq.) Setten & Maas (synonyme : Enantia lebrunii Robyns & Ghesq.) auraient les mêmes usages. Annickia lebrunii est un arbre de petite taille atteignant 10(–20) m de haut, à fût jusqu’à 25(–90) cm de diamètre, présent au Gabon (1 collecte) et dans l’est de la R.D. du Congo. C’est un bois moyennement lourd, avec une densité d’environ 540 kg/m³ à 12% d’humidité.

Annickia kummerae

Annickia kummerae (Engl. & Diels) Setten & Maas (synonyme : Enantia kummerae Engl. & Diels) est un arbre de taille moyenne atteignant 30 m de haut, endémique de la forêt pluviale du nord-est de la Tanzanie. Le bois est utilisé pour les poteaux, les manches d’ustensiles et d’outils, et comme bois de feu. On se sert de l’écorce pour teindre les nattes en jaune et pour soigner les blessures. Des extraits d’écorce ont montré une nette activité antiplasmodium ainsi que des actions modérées contre les trypanosomes et la leishmaniose. Annickia kummerae est classé comme vulnérable sur la Liste rouge de l’UICN.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 1 : limites de cernes distinctes ; 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 86 : parenchyme axial en lignes minces, au maximum larges de trois cellules ; 88 : parenchyme axial en échelle ; 89 : parenchyme axial en bandes marginales ou semblant marginales ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale.
  • Rayons : 98 : rayons couramment 4–10-sériés ; 102 : hauteur des rayons > 1 mm ; (103 : rayons de deux tailles différentes) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; 114 : 4 rayons par mm ; 115 : 4–12 rayons par mm.
(N.P. Mollel, P.E. Gasson & H. Beeckman)

Croissance et développement

La floraison a lieu de mars à août et les fruits apparaissent de décembre à juillet. Néanmoins, en Sierra Leone on a signalé des fleurs en novembre et des fruits de novembre à février. Les singes mangent les fruits mûrs et en disséminent probablement les graines.

Ecologie

Normalement, Annickia polycarpa se rencontre dans le moyen-étage de la forêt sempervirente et semi-décidue. Il évite les types de forêts sèches, et tolère l’ombre. On le trouve dans la forêt secondaire, mais il ne tolère pas les feux de forêts.

Multiplication et plantation

On compte environ 800 graines par kg. La germination des graines débute normalement au bout de 3 semaines, le taux de germination atteignant 90–100% au bout d’un mois environ.

Traitement après récolte

Les grumes doivent être traitées avec des produits de conservation immédiatement après la coupe car elles sont sujettes au bleuissement.

Ressources génétiques

Etant relativement répandu et n’étant apparemment pas surexploité, Annickia polycarpa ne semble pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Annickia polycarpa continuera à fournir du bois d’œuvre, des colorants et des médicaments à usage local. Cependant, la petite taille de son fût et la médiocre durabilité de son bois sont autant d’inconvénients majeurs qui entravent son utilisation en tant que bois d’œuvre. Plusieurs propriétés pharmacologiques méritent davantage d’attention de la part des chercheurs dans le cadre de la mise au point éventuelle de médicaments, notamment les actions de l’écorce contre les trypanosomes, le paludisme et les bactéries. Des informations complémentaires concernant la régénération naturelle et les taux de croissance d’Annickia polycarpa sont nécessaires.

Références principales

  • Atindehou, K.K., Schmid, C., Brun, R., Koné, M.W. & Traoré, D., 2004. Antitrypanosomal and antiplasmodial activity of medicinal plants from Côte d’Ivoire. Journal of Ethnopharmacology 90(2): 221–227.
  • Bolza, E. & Keating, W.G., 1972. African timbers: the properties, uses and characteristics of 700 species. Division of Building Research, CSIRO, Melbourne, Australia. 710 pp.
  • Burkill, H.M., 1985. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 1, Families A–D. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 960 pp.
  • Cooper, G.P. & Record, S.J., 1931. The evergreen forests of Liberia. School of Forestry, Yale University, Bulletin 31, New Haven, United States. 153 pp.
  • Hawthorne, W. & Jongkind, C., 2006. Woody plants of western African forests: a guide to the forest trees, shrubs and lianes from Senegal to Ghana. Kew Publishing, Royal Botanic Gardens, Kew, United Kingdom. 1023 pp.
  • Kryn, J.M. & Fobes, E.W., 1959. The woods of Liberia. Report 2159. USDA Forest Service, Forest Products Laboratory, Madison, Wisconsin, United States. 147 pp.
  • Neuwinger, H.D., 1998. Afrikanische Arzneipflanzen und Jagdgifte. Chemie, Pharmakologie, Toxikologie. 2nd Edition. Wissenschaftliche Verlagsgesellschaft mbH, Stuttgart, Germany. 960 pp.
  • Oteng-Amoako, A.A. (Editor), 2006. 100 tropical African timber trees from Ghana: tree description and wood identification with notes on distribution, ecology, silviculture, ethnobotany and wood uses. 304 pp.
  • Widodo, S.H., 2001. Crescentia L. In: van Valkenburg, J.L.C.H. & Bunyapraphatsara, N. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 12(2): Medicinal and poisonous plants 2. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 191–194.
  • Versteegh, C.P.C. & Sosef, M.S.M., 2007. Revision of the African genus Annickia (Annonaceae). Systematics and Geography of Plants 77: 91–118.

Autres références

  • Ajali, U., 2000. Antibacterial activity of Enantia polycarpa bark. Fitoterapia 71(3): 315–316.
  • Aubréville, A., 1959. La flore forestière de la Côte d’Ivoire. Deuxième édition révisée. Tome premier. Publication No 15. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 369 pp.
  • de Koning, J., 1983. La forêt de Banco. Part 2: La Flore. Mededelingen Landbouwhogeschool Wageningen 83–1. Wageningen, Netherlands. 921 pp.
  • de la Mensbruge, G., 1966. La germination et les plantules des essences arborées de la forêt dense humide de la Côte d’Ivoire. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 389 pp.
  • Eastern Arc Mountains & Coastal Forests CEPF Plant Assessment Project Participants, 2006. Annickia kummerae. In: IUCN. 2009 IUCN Red list of threatened species. [Internet] http://www.iucnredlist.org. March 2010.
  • Fouarge, J., Sacré, E. & Mottet, A., 1950. Appropriation des bois congolais aux besoins de la métropole. Série Technique No 38. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge (INEAC), Brussels, Belgium. 17 pp.
  • Hawthorne, W.D., 1995. Ecological profiles of Ghanaian forest trees. Tropical Forestry Papers 29. Oxford Forestry Institute, Department of Plant Sciences, University of Oxford, United Kingdom. 345 pp.
  • Irvine, F.R., 1961. Woody plants of Ghana, with special reference to their uses. Oxford University Press, London, United Kingdom. 868 pp.
  • Keay, R.W.J., 1989. Trees of Nigeria. A revised version of Nigerian trees (1960, 1964) by Keay, R.W.J., Onochie, C.F.A. & Stanfield, D.P. Clarendon Press, Oxford, United Kingdom. 476 pp.
  • Lovett, J.C., Ruffo, C.K., Gereau, R.E. & Taplin, J.R.D., 2006. Field guide to the moist forest trees of Tanzania. [Internet] Centre for Ecology Law and Policy, Environment Department, University of York, York, United Kingdom. http://celp.org.uk/ projects/ tzforeco/. March 2010.
  • Malebo, H.M., Tanja, W., Cal, M., Swaleh, S.A.M., Omolo, M.O., Hassanali, A., Séquin, U., Hamburger, M., Brun, R. & Ndiege, I.O., 2009. Antiplasmodial, anti-trypanosomal, anti leishmanial and cytotoxicity activity of selected Tanzanian medicinal plants. Tanzanian Journal of Health Research 11(4): 226–234.
  • Neuwinger, H.D., 1998. Alkaloids in arrow poisons. In: Roberts, M.F. & Wink, M. (Editors). Alkaloids: biochemistry, ecology, and medicinal applications. Plenum Press, New York. pp. 45–83.
  • Oliver-Bever, B., 1986. Medicinal plants in tropical West Africa. Cambridge University Press, Cambridge, United Kingdom. 375 pp.
  • Savill, P.S. & Fox, J.E.D., 1967. Trees of Sierra Leone. Forest Department, Freetown, Sierra Leone. 316 pp.
  • van Setten, A.K. & Maas, P.J.M., 1990. Studies in Annonaceae. XIV. Index to generic names of Annonaceae. Taxon 39(4): 675–690.
  • Verdcourt, B., 1971. Annonaceae. In: Milne-Redhead, E. & Polhill, R.M. (Editors). Flora of Tropical East Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 131 pp.

Sources de l'illustration

  • Versteegh, C.P.C. & Sosef, M.S.M., 2007. Revision of the African genus Annickia (Annonaceae). Systematics and Geography of Plants 77: 91–118.

Auteur(s)

  • E.A. Obeng, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana

Obeng, E.A, 2011. Annickia polycarpa (DC.) Setten & Maas. In: Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 10 février 2019.


  • Voir cette page sur la base de données Prota4U.