Anisocycla cymosa (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Anisocycla cymosa Troupin


Protologue: Bull. Jard. Bot. Etat 19: 416 (1949).
Famille: Menispermaceae

Origine et répartition géographique

Anisocycla cymosa est endémique de la R.D. du Congo.

Usages

Un extrait aqueux des feuilles et des racines est utilisé en R.D. du Congo comme tonique et analgésique, par ex. contre les douleurs rhumatismales et les maux d’estomac.

Propriétés

Des racines on a isolé des alcaloïdes bisbenzylisoquinoliniques (la 2’-norcocsoline, la cocsoline-N-oxyde et la 12-O-méthylcocsoline-N-oxyde), ainsi que plusieurs alcaloïdes de différentes structures, dont l’anisocycline, la palmatine, la liriodénine, la remréfidine, la 1, 2-déshydroapatéline, la 1,2-déshydrotélobine et la trilobine. Des graines on a isolé des alcaloïdes bisbenzylisoquinoliniques (la 2-norobabérine-2’-β-N-oxyde, la 2-norobabérine, la daphnandrine, la coclobine, l’anisocycline, la palmatine et la remréfidine). Leur rôle en neurochimie est à l’étude. Les feuilles contiennent de la N-O-diméthylthaïcanine, de la N-méthylthaïcanine, de la N-méthyltétrahydropalmatine, de l’anisocycline, de la palmatine et de la stéphénanthrine.

Description

  • Liane dioïque ; tige atteignant 5 cm de diamètre ; écorce à cicatrices foliaires circulaires.
  • Feuilles disposées en spirale, simples et entières ; pétiole jusqu’à 6 cm de long, mince, cannelé ; limbe largement ovale à elliptique, de 6–10 cm × 3–6,5 cm, base arrondie à légèrement cordée, apex acuminé, glabre, pennatinervé à 3–5 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : cyme axillaire, à nombreuses fleurs, seule ou en paires, de 2–8 cm de long, à poils rougeâtres.
  • Fleurs unisexuées, petites ; pédicelle court ; sépales 9 en 3 verticilles, à poils jaunâtres, sépales du verticille extérieur et du verticille médian de 0,5–1,5 mm de long, les 3 sépales intérieurs de 2–3 mm × 1–1,5 mm ; pétales largement ovales, d’environ 1,5 mm de long, s’amenuisant à la base, glabres ; fleurs mâles à 9–18 étamines d’environ 3 mm de long, filets soudés ; fleurs femelles à ovaire supère composé de 3 carpelles libres de 2–4 mm de long, styles cylindriques, glabres.
  • Fruit composé de 1–3 drupes ; noyau osseux.

Autres données botaniques

Le genre Anisocycla comprend 6 espèces, 4 en Afrique continentale et 2 à Madagascar.

Anisocycla grandidieri

Anisocycla grandidieri Baill. est endémique du nord de Madagascar, où il est présent en dessous de 500 m d’altitude. Une décoction très amère de ses racines jaunes est utilisée pour soigner les maladies des reins et de la vessie. Le jus des racines sert de coagulant. Les racines contiennent des alcaloïdes bisbenzylisoquinoliniques (l’épistéphanine, la stébisimine, la trilobine et la 12’-O-deméthyltrilobine). L’épistéphanine et la stébisimine ont fait ressortir une activité spasmolytique sur de l’iléon isolé de cobaye.

Anisocycla jollyana

Anisocycla jollyana (Pierre) Diels est un arbuste grimpant présent dans la forêt-galerie depuis la Guinée équatoriale jusqu’à l’ouest de la R.D. du Congo. On ne lui connaît pas d’usages médicinaux, mais sa chimie a été étudiée, parce que l’espèce proche Anisocycla cymosa contient de nombreux alcaloïdes intéressants. Les racines d’Anisocycla jollyana renferment toutes sortes d’alcaloïdes bisbenzylisoquinoliniques et d’alcaloïdes dioxines, dont la cycléanine, la limacusine, l’apatéline ainsi que l’isochondrodendrine et ses dérivés (la fastrine et la jollyanine). Des feuilles on a isolé des sécodibenzylisoquinolines (la sécojollyanine et la sécohomoaromaline), outre plusieurs alcaloïdes bisbenzylisoquinoliniques.

Ecologie

Anisocycla cymosa est présent sur les berges sableuses des rivières et dans la forêt-galerie autour des milieux ouverts de la zone de forêts humides.

Ressources génétiques

On ne sait pas assez de choses sur Anisocycla cymosa pour évaluer sa vulnérabilité génétique.

Perspectives

Un approfondissement des recherches sur la phytochimie et la pharmacologie d’Anisocycla cymosa et des autres espèces d’Anisocycla semble justifié, compte tenu des usages et du nombre de composants bioactifs.

Références principales

  • Kanyinda, B., Diallo, B., Vanhaelen-Fastre, R. & Vanhaelen, M., 1989. Benzylisoquinoline alkaloids from Anisocycla cymosa roots. Planta Medica 55(4): 394.
  • Kanyinda, B., Vanhaelen-Fastre, R. & Vanhaelen, M., 1993. A new bisbenzylisoquinoline-N-oxide alkaloid from seeds of Anisocycla cymosa. Journal of Natural Products 56(4): 618–620.
  • Kanyinda, B., Vanhaelen-Fastre, R., Vanhaelen, M. & Ottinger, R., 1992. Identification by two-dimensional NMR spectroscopy of two new benzylisoquinoline alkaloids from leaves of Anisocycla cymosa. Journal of Natural Products 55(5): 607–612.
  • Kanyinda, B., Vanhaelen-Fastre, R., Vanhaelen, M. & Ottinger, R., 1993. Bisbenzylisoquinoline alkaloids from Anisocycla cymosa roots. Journal of Natural Products 56(6): 957–960.
  • Troupin, G., 1962. Monographie des Menispermaceae africaines. Mémoires in-8. Académie Royale des Sciences d’Outre-Mer, Classe des Sciences Naturelles et Médicales, Nouvelle série 8(2), Brussels, Belgium. 313 pp.

Autres références

  • Boissier, J.R., Combes, G., Pernet, R. & Dumont, C., 1975. Menispermaceae alkaloids of Madagascar: Cissampelos pareira, Cyclea madagascariensis, Anisocycla grandidieri, and Spirospermum penduliflorum. Lloydia 28(3): 191–198.
  • Boiteau, P., Boiteau, M. & Allorge-Boiteau, L., 1999. Dictionnaire des noms malgaches de végétaux. 4 Volumes + Index des noms scientifiques avec leurs équivalents malgaches. Editions Alzieu, Grenoble, France.
  • Kanyinda, B., Vanhaelen-Fastre, R. & Vanhaelen, M., 1995. Benzylisoquinoline alkaloids from Anisocycla jollyana leaves. Journal of Natural Products 58(10): 1587–1589.
  • Kanyinda, B., Vanhaelen-Fastre, R., Vanhaelen, M. & Ottinger, R., 1996. Two new secobisbenzylisoquinoline alkaloids from the leaves of Anisocycla jollyana. Journal of Natural Products 59(5): 498–500.
  • Kanyinda, B., Vanhaelen-Fastre, R., Vanhaelen, M. & Ottinger, R., 1997. Two new isochondodendrine-type alkaloids from the roots of Anisocycla jollyana. Journal of Natural Products 60(11): 1121–1124.
  • Schlittler, E. & Weber, N., 1972. Alkaloids of Anisocyclea grandidieri (Menispermaceae). Helvetica Chimica Acta 55(6): 2061–2064.
  • Thanikaimoni, G., 1986. Evolution of Menispermaceae. Canadian Journal of Botany 64: 3130–3133.
  • Vauquelin, G., De Keyser, J., Kanyinda, B. & Vanhaelen, M., 1989. (±)Tetrahydroanisocycline and (±)tetrahydropalmatine binding to D1 and D2 dopaminergic receptors in human putamen. Neurochemistry International 15(3): 321–324.

Auteur(s)

  • L.P.A. Oyen, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Oyen, L.P.A., 2008. Anisocycla cymosa Troupin. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 18 décembre 2024.