Alstonia boonei (PROTA)

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Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois de feu Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Auxiliaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, base du fût ; 2, partie d'une branche feuillée ; 3, inflorescence ; 4, fleur ; 5, fruit ; 6, graine. Redessiné et adapté par Achmad Satiri Nurhaman
port d’un arbre
arbre en fruits
fût
fût
écorce et tranche du tronc
bois (face tangentielle)
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Alstonia boonei De Wild.


Protologue: Repert. Spec. Nov. Regni Veg. 13 : 382 (1914).
Famille: Apocynaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 42

Synonymes

  • Alstonia congensis auct. non Engl.

Noms vernaculaires

  • Emien, ekouk (Fr).
  • Alstonia, cheesewood, stool wood, pattern wood (En).

Origine et répartition géographique

On trouve Alstonia boonei du Sénégal et de la Gambie jusqu’à l’ouest de l’Ethiopie et l’Ouganda.

Usages

Le bois d’Alstonia boonei, appelé alstonia dans le commerce international, est utilisé pour les constructions légères, les charpentes légères, les embarcations légères, les moulures, le mobilier, la menuiserie intérieure, les ustensiles, la caisserie, les cageots, les allumettes, les crayons, la sculpture et pour le placage et le contreplaqué. Il est localement apprécié pour les articles ménagers car il se travaille bien et est stable. Au Ghana, il sert à fabriquer les fameuses chaises ashanties et, au Nigéria, les caisses de résonance des instruments de musique des Yoroubas. Le bois est aussi utilisé comme bois de feu.

L’écorce du fût est importante en médicine traditionnelle. Sur les marchés d’Afrique de l’Ouest et centrale, c’est souvent un des matériaux végétaux les plus vendus parmi les médicaments bruts. La décoction d’écorce est largement utilisée pour soigner la malaria, la fièvre typhoïde, la blennorragie, le pian, l’asthme et la dysenterie ; elle est aussi appliquée sur les plaies, les ulcères, les morsures de serpent, les douleurs rhumatismales et les maux de dents, et comme galactagogue. La macération d’écorce est prise pour soigner la jaunisse, la toux et les maux de gorge, et est utilisée en externe pour traiter les maladies de peau. L’écorce est aussi utilisée comme vermifuge. Le latex est appliqué sur les morsures de serpent, les maladies de peau et les gonflements provoqués par les filarioses, et en concoction pour soigner la fièvre. Les feuilles sont utlisées en application directe pour réduire les œdèmes et soigner les plaies. Le latex a été utilisé comme glu et comme une alternative de moindre qualité au caoutchouc. Alstonia boonei est un arbre d’ombrage utile pour les plantations de caféiers, de théiers et de bananiers.

Production et commerce international

Bien que le bois d’Alstonia d’origine asiatique (principalement d’Indonésie et de Malaisie) soit important sur le marché international des bois, il n’est qu’occasionnellement exporté des pays d’Afrique, et dans ce cas probablement en mélange avec d’autres bois légers. Il est principalement d’usage local, bien que le Ghana ait exporté 64 500 m³ et 19 500 m³ en 2000 et 2001 respectivement, et le Cameroun 210 m³ in 2001. L’écorce d’Alstonia boonei est communément vendue sur les marchés locaux pour des usages médicinaux. A Yaoundé (Cameroun), le prix de l’écorce varie de 1–3 FCFA par gramme en fonction de la prescription.

Propriétés

Le bois de cœur est blanc crème et peu distinct de l’aubier qui peut atteindre 20 cm d’épaisseur. Le bois fonce quand il est exposé à la lumière. Le fil est droit, parfois ondé, le grain moyennement grossier. Cernes de croissance indistincts ou absents. Le bois a une odeur désagréable quand il est vert.

Le bois est léger. La densité à 12% d’humidité est de 360–420 kg/m³. Le retrait est modéré ; de vert à anhydre, le retrait radial est de 3,8–4,0% et le retrait tangentiel de 5,2–5,4%. Le bois sèche rapidement, avec peu de risques de déformation et de gerçures. Une fois sec, il est stable.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 48–73 N/mm², le module d’élasticité de 5790–10 500 N/mm², la compression axiale de 27–37 N/mm², le cisaillement de 6–7 N/mm², le fendage de 10 N/mm et la dureté Janka de flanc de 1820 N.

Le bois se scie aisément, mais la presence de latex peut entraîner l’encrassement des lames de scie. Le bois est légèrement poisseux quand il est fraîchement scié à cause du latex. Les caractéristiques de déroulage sont bonnes. Le clouage et le vissage ne posent pas de problèmes, bien que la tenue des clous et des vis puisse être faible ; le collage, la peinture ou le vernissage donnent de bons résultats. On obtient généralement un surfaçage lisse si les outils tranchants sont bien affûtés. Les propriétés de cintrage à la vapeur sont médiocres.

Le bois n’est pas durable. Il est facilement attaqué par les champignons et très sensible au bleuissement. Il est sensible aux térébrants des bois secs, aux vrillettes et aux termites. En conséquence, il faut traiter le bois aussitôt que possible après l’abattage. Il ne convient que pour les usages intérieurs, et il ne peut pas être utilisé au contact du sol ou exposé aux intempéries. Néanmoins, il est aisé de le traiter avec des produits d’imprégnation, dont il absorbe jusque 480 kg/m³ en employant les procédés en cuve ouverte ou sous pression.

Lors d’essais sur les souris et les rats, les propriétés anti-inflammatoires, antipyrétiques et analgésiques de l’écorce d’Alstonia boonei ont été démontrées, mais elle n’est pas efficace contre la malaria. Plusieurs alcaloïdes ont été isolés de l’écorce. Parmi eux un alcaloïde indolique, l’échitamine, qui montre plusieurs actions pharmacologiques (par ex. activité hypotensive et relaxante sur les muscles lisses) dans des prototypes d’essais sur animaux. Toutefois, ce composé a montré seulement une efficacité très limitée contre les plasmodiums. Deux triterpénoïdes, le lupéol et l’α-amyrine, tout comme leurs esters, ont été isolés de l’écorce du tronc et des racines ; ils ont montré des propriétés anti-inflammatoires. Les extraits alcooliques de l’écorce (et à un degré moindre des feuilles) ont montré une activité à large spectre tant contre les bactéries gram-négatives que gram-positives, ainsi que contre les champignons. Le latex peut rendre aveugle.

Falsifications et succédanés

Le bois de l’espèce apparentée Alstonia congensis Engl. est utilisé sans distinction avec celui d’Alstonia boonei. Le bois des deux espèces a les mêmes usages que celui de Triplochiton scleroxylon K.Schum. et Antiaris toxicaria Lesch. En herboristerie, Alstonia boonei a été utilisé pour falsifier Holarrhena floribunda (G.Don) T.Durand & Schinz et son latex a été mélangé à celui de Funtumia elastica (Preuss) Stapf et d’autres espèces laticifères.

Description

  • Grand arbre caducifolié atteignant 45 m de haut, à latex ; fût sans branches jusqu’à 25 m, atteignant 100(–140) cm de diamètre, profondément cannelé à la base ou avec des contreforts raides jusqu’à 4(–8) m de haut ; écorce lisse ou rugueuse, généralement avec de grandes lenticelles, grisâtre ou brun pâle, écorce interne crème ou jaune pâle, avec un latex abondant ; cime étagée, à branches en verticilles.
  • Feuilles en verticilles de 4–8, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole jusqu’à 2,5 cm de long, applati et cannelé au-dessus, avec des colletères étroitement triangulaires à la base ; limbe obovale, de 6–20(–25) cm × 2,5–7,5 cm, cunéiforme à obtus à la base, arrondi ou courtement acuminé à l’apex, coriace, glabre, multi-nervé avec les nervures latérales se joignant près du bord.
  • Inflorescence : cyme ombelliforme terminale, composée, jusqu’à 23 cm de long ; pédoncule de 2–6(–13) cm de long, trapu ; bractées atteignant 2,5 mm de long.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, odorantes ; pédicelle de 2–5(–7) mm de long ; sépales jusqu’à 2(–2,5) mm de long, soudés à la base, pubescents ; corolle de couleur crème ou jaune pâle, pubescente, avec un tube de 5–14 mm de long, rétréci vers le milieu, lobes obliquement ovales, de 2,5–6 mm de long ; étamines insérées sur la partie supérieure du tube de la corolle, filets jusqu’à 1 mm de long, anthères jusqu’à 1,5 mm de long ; ovaire supère, ovoïde, pubescent, 2-loculaire, style mince, de 3–8 mm de long, se terminant en une tête pistillaire composée d’un anneau basal, d’une partie centrale cylindrique et d’une partie apicale stigmoïde allongée et fendue.
  • Fruit composé de 2 follicules linéaires de 22–57 cm de long et 2–4 mm de diamètre, densément pubescent, à nombreuses graines.
  • Graines oblongues, aplaties, de 4,5–6 mm × 1,5–2 mm, brunes, avec de longs poils atteignant 2 cm de long aux extrémités.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 2,5–3,5 cm de long, épicotyle de 1–2 cm de long ; cotylédons foliacés, persistants durant 2–3 mois, à pétiole court ; premières feuilles opposées.

Autres données botaniques

Alstonia comprend une quarantaine d’espèces et a une répartition pantropicale. Seules deux espèces sont indigènes d’Afrique, toutes deux appartenant à la section Alstonia.

Alstonia congensis

Alstonia congensis Engl. diffère d’Alstonia boonei par ses feuilles généralement sessiles, ses sépales et ses follicules glabres, et aussi par le relief de l’épiderme de la face inférieure des feuilles (stomates cachés sous des chaînes de cire chez Alstonia boonei, exposés chez Alstonia congensis). Dans la plupart des références anciennes concernant l’Afrique de l’Ouest, le nom Alstonia congensis a été utilisé à tort pour désigner Alstonia boonei.

Alstonia macrophylla

Alstonia macrophylla Wall. ex G.Don est parfois planté comme arbre ornemental en Afrique tropicale, par ex. en Sierra Leone, en Côte d’Ivoire, en Angola et au Zimbabwe. Il est originaire d’Asie tropicale, où il est un arbre de bois d’œuvre assez important et une plante médicinale. Son bois est plus lourd, plus résistant et plus dur que ceux d’Alstonia boonei et Alstonia congensis.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : (1 : limites de cernes distinctes) ; (2 : limites de cernes indistinctes ou absentes).
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré.
  • Trachéides et fibres : (61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées) ; (62 : fibres à ponctuations distinctement aréolées) ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 68 : fibres à parois très fines ; (69 : fibres à parois fines à épaisses).
  • Parenchyme axial : 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; 86 : parenchyme axial en lignes minces, au maximum larges de trois cellules ; 87 : parenchyme axial en réseau ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; 107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Eléments sécrétoires et variantes cambiales : 132 : laticifères ou tubes à tanins.
  • Inclusions minérales : (136 : présence de cristaux prismatiques) ; (137 : cristaux prismatiques dans les cellules dressées et/ou carrées des rayons) ; (141 : cristaux prismatiques dans les cellules non cloisonnées du parenchyme axial) ; (154 : plus d’un cristal approximativement de même taille par cellule ou par loge (dans les cellules cloisonnées)).
(E. Ebanyenle, A.A. Oteng-Amoako & P. Baas)

Croissance et développement

Les gaules peuvent atteindre 2 m de haut la première année, et, au Ghana, on a mesuré des arbres de 10 ans hauts de 15 m et dont le fût avait 25 cm de diamètre. L’arbre perd ses feuilles à la fin de la saison des pluies. En Afrique de l’Ouest, les arbres fleurissent de novembre à janvier et fructifient de janvier à février. La pollinisation est assurée par les insectes, notamment les abeilles, mais aussi par des papillons, des guêpes et des coléoptères. Les graines sont dispersées par le vent. Alstonia boonei forme des endomycorrhizes.

Ecologie

Alstonia boonei se rencontre dans les forêts humides sempervirentes ou les forêts sèches semi-décidues, aussi bien primaires que secondaires, jusqu’à 1200 m d’altitude. C’est en général une espèce exigeante en lumière, mais qui peut tolérer l’ombrage dans le jeune âge. Les semis naturels sont fréquents dans les clairières de taille moyenne ou grande et dans les plantations abandonnées ; ils ne se trouvent pas sous une ombre épaisse. Alstonia boonei est moins abondant dans les régions à pluviométrie élevée. Il se rencontre parfois dans des zones marécageuses et le long des cours d’eau, mais se trouve généralement dans des habitats moins humides qu’Alstonia congensis. Une densité relativement élevée d’arbres d’Alstonia boonei indique des perturbations anthropiques passées du couvert forestier. Alstonia boonei se régénère bien dans les trouées forestières et les terres de cultures abandonnées, mais dans les forêts fermées ainsi que les vieilles forêts secondaires, on ne trouve que des arbres de grande taille.

Multiplication et plantation

La germination des graines prend 18–25 jours. L’immersion dans l’eau pendant 24 heures ou une scarification manuelle augmentent la germination d’environ 30% à 85%, alors que le traitement à l’acide sulfurique ou à l’eau bouillante détruit les graines. Il y a environ 33 000 graines par kg.

Gestion

Les arbres rejettent facilement. Ils sont souvent endommagés par les grands vents et se cassent au niveau des verticilles de branches.

Récolte

Les grumes ont souvent le cœur mou.

Traitement après récolte

Les grumes flottent aisément et peuvent être transportées par les rivières. Elles sont très sensibles aux attaques d’insectes et de champignons et doivent être séchées rapidement ou traitées avec des produits d’imprégnation après l’abattage. Elles ne conviennent pas bien au déroulage du fait qu’elles sont souvent profondément cannelées. Le rendement au sciage est faible, étant diminué par les canaux laticifères du bois et par les nœuds des branches verticillées.

Ressources génétiques

Alstonia boonei est très répandu et commun dans beaucoup de régions, y compris dans les forêts secondaires, et ne semble pas devoir être menacé d’érosion génétique. Néanmoins, l’exploitation d’Alstonia boonei pour le bois ou la récolte de l’écorce à des fins médicinales peuvent représenter une menace grave pour certains peuplements locaux. Par exemple dans la réserve de biosphère du Dja au Cameroun, Alstonia boonei est menacé parce que son écorce est fortement exploitée pour soigner la malaria, et c’est aussi le cas localement au Ghana. Le problème est aggravé par le fait qu’Alstonia boonei répare mal son écorce une fois qu’elle est blessée par l’exploitation. Au Sénégal, Alstonia boonei est une espèce intégralement protégée.

Perspectives

Alstonia boonei peut potentiellement servir de substitut à Triplochiton scleroxylon K.Schum., qui est un bois léger important en Afrique de l’Ouest. Néanmoins, les perspectives d’exportation sont peu encourageantes en raison de la faible durabilité et des usages limités du bois. Il peut être utile comme plante auxiliaire en agriculture parce qu’il est facile à multiplier, qu’il pousse moyennement vite et qu’il forme une racine pivotante qui n’interfère pas avec les racines superficielles des cultures.

L’efficacité d’Alstonia boonei et d’autres espèces d’Alstonia dans le traitement du paludisme est controversée, et il faudra davantage de recherche pour confirmer l’action médicinale qu’on lui attribue.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • de Jong, B.H.J., 1979. A revision of the African species of Alstonia R.Br. (Apocynaceae). Mededelingen Landbouwhogeschool Wageningen 79–13. Wageningen, Netherlands. 16 pp.
  • Wilks, C. & Issembé, Y., 2000. Les arbres de la Guinée Equatoriale: Guide pratique d’identification: région continentale. Projet CUREF, Bata, Guinée Equatoriale. 546 pp.

Auteur(s)

  • F. Palla, s/c Cellule de coordination du programma ECOFAC, B.P. 15, 115 Libreville, Gabon

Citation correcte de cet article

Palla, F., 2005. Alstonia boonei De Wild. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 11 avril 2019.


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