Aloe ferox (PROTA)

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Stimulant Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fourrage Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Auxiliaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fibre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Statut de conservation Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Aloe ferox Mill.


Protologue: Gard. dict. ed. 8 : Aloe n. 22 (1768).
Famille: Asphodelaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 14

Synonymes

  • Aloe candelabrum A.Berger (1906).

Noms vernaculaires

  • Aloès du Cap (Fr).
  • Cape aloe, bitter aloe, red aloe (En).

Origine et répartition géographique

Aloe ferox est indigène de l’Afrique du Sud. Parti du jardin de la Compagnie des Indes néerlandaises située au Cap, il a ensuite été diffusé dans toutes les régions tropicales et subtropicales, où il est cultivé comme plante ornementale et médicinale. Bien qu’il ne soit ni traité ni mentionné dans les flores régionales, sa présence dans plusieurs pays d’Afrique tropicale est probable.

Usages

En Afrique australe, l’exsudat rouge et épais des feuilles est utilisé sous le nom d’ “aloès du Cap” comme purgatif chez l’homme, ainsi qu’en médecine vétérinaire ; l’exsudat frais s’emploie dans les cas d’ophtalmie et de syphilis. Le gel que l’on extrait du cœur des feuilles a le même usage que celui des feuilles d’Aloe vera (L.) Burm.f. ; on s’en sert pour traiter les affections de la peau (brûlures, plaies, écorchures, irritations) et on l’applique en cataplasme sur les contusions et comme substance rafraîchissante en général. On l’emploie en outre comme shampooing favorisant la repousse des cheveux et supprimant les pellicules ; en cosmétique, on s’en sert pour rafraîchir le teint et lisser la peau. Le gel d’aloès est aussi couramment utilisé comme agent hydratant et protecteur dans les crèmes de soin de l’épiderme et les produits fluides tels que lotions solaires, crèmes à raser, baumes pour les lèvres et pommades cicatrisantes. L’infusion de feuilles broyées dans l’eau est administrée au bétail pour traiter la jaunisse et l’hémoglobinurie bacillaire (“redwater disease”), ainsi qu’à expulser les vers. On utilisait autrefois le gel en Afrique du Sud pour en faire une confiture qui avait le goût de confiture de pastèque ; il gagne également en importance comme ingrédient rafraîchissant et nourrissant dans certains aliments et boissons. Le gel, la poudre de feuilles et les boissons produits en Afrique du Sud sont destinés à être vendus aussi bien sur le marché intérieur qu’à l’export. On récolte aussi les feuilles sèches, que l’on broie, et la décoction sert à préparer une tisane. La cendre de feuilles sert de répulsif contre les insectes. En Afrique du Sud, Aloe ferox se plante comme haie vive. Les chèvres le broutent sans problème.

Production et commerce international

Malgré les quantités considérables d’ “aloès du Cap” vendues et utilisées sur place, la majorité de l’exsudat produit en Afrique du Sud est exporté. La récolte légale s’élève à environ 400 t/an au total, mais on estime à 300 t la production supplémentaire non enregistrée. Les exportations sont destinées à l’Europe, à l’Asie et à l’Amérique du Nord, les principaux importateurs étant les Etats-Unis, le Japon et l’Allemagne. La production de gel d’Aloe ferox a été freinée par le manque d’équipements de transformation en Afrique du Sud. Ce sont les industries des cosmétiques qui en achètent la plus grande part, d’où une exigence de qualité élevée.

Propriétés

L’exsudat d’Aloe ferox contient 15–40% de 10-C-glucosides à anthrone (dérivés de l’anthraquinone) comme l’aloïne et les hydroxyaloïnes. L’aloïne est un mélange de deux stéréoïsomères, l’aloïne A (barbaloïne) et l’aloïne B (isobarbaloïne). L’exsudat contient en outre un dérivé de la pyrone, l’aloénine, et des 2-acétonyl-7-hydroxy-5-méthylchromones libres et glycosylées (par ex. l’aloésone, le furoaloésone, l’aloérésine A, l’aloérésine B (aloésine) et l’aloérésine C). Aloe ferox contient également de la feroxidine libre ou glycosylée (une tétraline) et du féralolide (une dihydro-isocoumarine). Les produits pharmaceutiques à l’ “aloès du Cap” doivent contenir au moins 18% de dérivés d’hydroxy-anthraquinone, pas plus de 12% d’humidité et 2% de cendres, et une fraction soluble dans l’eau d’au moins 45%. Le composé à l’origine des propriétés laxatives est l’aloïne, inactif en soi comme laxatif, mais qui est activé en aloémodine-anthrone par Eubacterium sp. Malgré certaines observations montrant que lorsqu’une diarrhée est provoquée par l’aloïne, l’augmentation de la teneur en eau pourrait être plus importante que la stimulation des mouvements péristaltiques, les effets secondaires résultant d’une utilisation prolongée indiquent qu’elle a un effet coliqueux sur le côlon. Les laxatifs à l’anthraquinone ne doivent pas être utilisés plus de 8–10 jours, ni par les enfants de moins de 12 ans. Les contre-indications concernent également la grossesse, l’allaitement, les inflammations intestinales et les hémorroïdes. En 2002, la Food and Drug Administration aux Etats-Unis a retiré le statut de remède “généralement reconnu inoffensif et efficace (GRASE)” qui avait été concédé aux préparations à base d’exsudats d’aloès vendues sans ordonnance. L’aloïne doit de préférence être administrée en association avec un antispasmodique pour atténuer son action coliqueuse. Une congestion et une irritation des organes pelviens peuvent être des effets secondaires de l’aloïne. Il se peut que les laxatifs comme l’aloès qui contiennent de l’anthraquinone jouent un rôle dans le cancer colorectal car ils sont potentiellement génotoxiques et potentiellement tumorigènes chez les rongeurs. L’aloémodine, le chrysophanol et l’aloïne A, tous isolés d’extraits de feuilles d’Aloe ferox, possèdent une activité antibactérienne significative in vitro. L’aloérésine A et B réduisent de 40% la réaction œdémateuse provoquée par l’huile de croton dans l’oreille des souris. L’aloérésine B module aussi la mélanogenèse par inhibition compétitive de la tyrosinase ; elle s’avère donc prometteuse en cosmétologie et dans des emplois thérapeutiques comme agent modificateur de la pigmentation.

Falsifications et succédanés

Le psyllium (Plantago spp.), un laxatif de lest naturel, est l’un des substituts des substances laxatives qui contiennent de l’anthraquinone comme Aloe, mais il a l’avantage de ne pas entraîner de dépendance ou un côlon cathartique. Des préparations à l’anthraquinone à base de Senna alata (L.) Roxb. et d’autres espèces de Senna et de Cassia sont parfois recommandées comme substituts des produits à l’aloès. On conseille Centella asiatica (L.) Urb. comme substitut des gels d’aloès dans le traitement des plaies ; ses triterpènes ont fait ressortir des activités cicatrisantes et antibactériennes.

Description

Arbuste succulent atteignant 3(–5 m) de haut ; tige solitaire, atteignant 30 cm de diamètre, dont les rameaux partent rarement de plus haut que la base, à feuilles mortes persistantes. Feuilles 50–60, en rosette dense, étalées ou recourbées ; stipules absentes ; pétiole absent ; limbe lancéolé-oblong, atteignant 100 cm × 15 cm, apex longuement acuminé, bord garni de dents pointues (brun-)rougeâtre d’environ 6 mm de long, distantes de 1–2 cm, limbe d’un vert terne, parfois teinté de rougeâtre ; exsudat jaune, rouge lorsqu’il est sec. Inflorescence constituée de grandes grappes denses et allongées, de 50–80 cm de long ; pédoncule à 5–8 ramifications étalées ; bractées largement ovales, de 2–5 mm × 2–4 mm. Fleurs bisexuées, régulières, 3-mères ; pédicelle de 1–1,5 cm de long ; périanthe tubuleux, de 2,5–3,5 cm de long, lobes 6, de 12–17 mm de long, rouges ou orange foncé, parfois blancs ou jaunes ; étamines 6, exsertes ; ovaire supère, 3-loculaire, style filiforme, stigmate capité, exsert. Fruit : capsule ovoïde atteignant 3 cm de long, loculicide, contenant de nombreuses graines. Graines d’environ 9 mm de long, à ailes larges.

Autres données botaniques

Le genre Aloe comprend environ 450 espèces en Afrique et en Arabie, dont environ 315 sur le continent africain, une centaine endémiques de Madagascar ou des îles de l’océan Indien (dont l’ancien genre Lomatophyllum) et une cinquantaine en Arabie.

Aloe maculata

Une autre espèce sud-africaine qui a des usages médicinaux est Aloe maculata All. (synonyme : Aloe saponaria (Aiton) Haw.). On en a planté à des fins ornementales dans les régions sèches de l’île Maurice, à Rodrigues et aux Comores, mais on l’utilise aussi pour ses vertus médicinales. L’infusion de feuilles s’emploie en gouttes dans l’œil pour traiter la conjonctivite, et s’applique en friction sur les furoncles, les plaies, les ecchymoses et les articulations atteintes de rhumatismes. Elle se prend aussi pour traiter les maux d’estomac et les maux de tête. En Afrique du Sud, l’infusion de feuilles se prend pour traiter les problèmes cardiaques et comme vermifuge. Les fleurs réduites en poudre se boivent en infusion ou s’administrent en lavement pour traiter les rhumes accompagnés de fièvre chez les enfants. Les feuilles renferment des anthraquinones, ainsi que de l’aloésaponarine I et II, et de l’aloïne. Les feuilles produisent un colorant jaune. Les chèvres n’hésitent pas à brouter la plante.

Croissance et développement

Les espèces d’Aloe suivent le métabolisme acide crassulacé (CAM). Les plantes CAM sont capables de fixer le CO2 la nuit et de réaliser la photosynthèse avec des stomates fermés le jour, ce qui limite leur déperdition en eau. Cette particularité, outre leurs feuilles et tiges succulentes ainsi que la présence d’une cuticule épaisse, les rend bien adaptées à des conditions de sécheresse. Toutefois, une sécheresse prononcée arrête la production d’exsudat. La tige d’Aloe ferox est entourée d’une couche persistante de feuilles mortes, ce qui l’isole en cas d’incendie de brousse. La récolte de feuilles d’Aloe ferox à des fins médicinales pourrait par conséquent donner lieu à une mortalité importante due aux incendies. La morphologie des fleurs d’Aloe ferox laisse penser que la pollinisation est effectuée par les oiseaux. Ce qui n’empêche pas les abeilles de prendre également part à la pollinisation. Aloe ferox est auto-incompatible et seules quelques fleurs s’ouvrent au même moment sur une même grappe. Les étamines produisent du pollen le matin et flétrissent l’après-midi, le style ne devenant exsert que le deuxième jour de l’anthèse.

Ecologie

Aloe ferox est l’une des espèces dominantes de la végétation de bush à succulentes d’Afrique du Sud. Il pousse dans des conditions climatiques très diverses. Il est particulièrement abondant sur les collines arides et rocailleuses, jusqu’à 1000 m d’altitude, où les températures moyennes sont de 27–31°C. La pluviométrie annuelle est de 50–300 mm. Malgré la faible profondeur de son enracinement, la plante peut pousser dans ces conditions arides. Il faut éviter l’asphyxie racinaire et Aloe ferox se plaît surtout sur les sols riches et bien drainés. Il supporte les gelées légères, mais ses fleurs peuvent en pâtir.

Multiplication et plantation

Aloe ferox ne produit pas de rejets mais peut être multiplié par graines et par les sommités de pieds âgés. La régénération de plantes à partir de tissu racinaire ou embryonnaire marche aussi.

Gestion

A présent que non seulement l’exsudat, mais également le gel sont devenus intéressants, la production commerciale devient une option rentable. Il n’existe aucune information sur son agronomie.

Maladies et ravageurs

Il existe une mineuse des feuilles qui affecte les rendements des peuplements naturels d’Aloe ferox.

Récolte

On estime que la récolte des feuilles sur des pieds sauvages d’Aloe ferox ne menace pas l’espèce. Des populations rurales le font en effet depuis des générations et versent une taxe aux propriétaires terriens. L’exsudat d’Aloe ferox se récolte généralement en coupant les feuilles près de la tige et en les plaçant de telle sorte que l’exsudat s’écoule dans des pots, des bassines ou des cuves ou même sur de simples toiles que l’on dépose sur des cavités pratiquées dans le sol. L’exsudat peut également être obtenu par pression des feuilles ou par rouissage à l’eau chaude ou froide. En Afrique du Sud, l’exsudat se récolte de préférence à la saison des pluies, parce qu’il est plus abondant ; mais la récolte se pratique aussi à d’autres moments de l’année, sauf pendant les mois les plus secs. On coupe généralement les feuilles le matin et il faut 4–5 heures à l’exsudat pour s’écouler d’un tas de feuilles. On ne coupe que les feuilles âgées, sans toucher aux plus jeunes ni aux jeunes pousses.

Rendement

Deux tonnes de feuilles d’Aloe ferox produisent environ 1 kg de poudre de gel, quantité supérieure à celle qu’on obtient avec Aloe vera.

Traitement après récolte

Une fois récolté, l’exsudat est concentré généralement par ébullition puis refroidissement. Lors du refroidissement, un extrait amorphe se forme, qui constitue la substance pharmaceutique. Son apparence varie en fonction du procédé de concentration mis en œuvre. Si la concentration s’est faite lentement, au soleil ou à feu doux, l’extrait refroidi est opaque, cireux et a la couleur du foie (c’est l’aloès dit “hépatique”) ; des cristaux d’aloïne sont visibles au microscope. Si en revanche la concentration du jus a été obtenue rapidement, par exemple à feu vif, l’extrait refroidi est semi-transparent (c’est l’aloès “vitreux”) et on ne discerne pas de cristaux d’aloïne au microscope.

Pour donner une valeur ajoutée, on a aussi la possibilité d’exploiter les feuilles séchées que l’on réduit en poudre. Lorsque l’extraction de l’exsudat est terminée, on réduit les feuilles en une pâte que l’on soumet à forte pression jusqu’à obtenir un résidu sec. Clarifié, le liquide est ensuite traité avec des produits chimiques pour faire floculer la fraction colloïdale.

Le gel peut être obtenu en débarrassant la feuille de ses tissus externes. Ainsi, à Aruba, le gel s’obtient en ouvrant les feuilles dans le sens de la longueur et en le raclant hors du limbe. Les jeunes feuilles (< 25 cm), qui ne renferment qu’une faible quantité de gel, ne conviennent pas ; toutefois, il ne faut pas que les feuilles soient trop âgées, car cela peut diminuer la quantité et la qualité du gel.

Ressources génétiques

Victimes de leur popularité comme plante de jardin et de serre, certaines espèces d’Aloe, trop récoltées dans la nature, sont potentiellement menacées d’extinction. Mais en culture, Aloe ferox est répandu comme ornemental. On estime encore que la récolte dans la nature reste durable, mais une surveillance serait justifiée. Il est obligatoire d’avoir un permis d’exportation parce qu’en dehors d’Aloe vera, toutes les espèces d’Aloe figurent à l’annexe de la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction.

Sélection

Il n’existe pas de programme d’amélioration génétique connu pour Aloe ferox. On pourrait procéder à la sélection et la multiplication des plantes à haut rendement en vue d’une production commerciale. Chez l’Aloe ferox d’Afrique du Sud, on s’est aperçu que la teneur en aloïne de l’exsudat des feuilles présentait de nettes différences selon les provenances. De nombreuses espèces d’Aloe se croisent dans la nature si leur aire de répartition et leur période de floraison coïncident, et il est facile de produire des hybrides en culture. Les perspectives d’amélioration génétique et de sélection sont donc considérables.

Perspectives

Aloe ferox est potentiellement une culture de régions arides. Ce sera toujours un remède bénéfique dans l’herboristerie familiale : le gel frais est facile à préparer et à appliquer sur les plaies. Son usage comme laxatif tend cependant à être supplanté par d’autres végétaux qui possèdent cette vertu, comme Plantago spp. Un brillant avenir est promis à l’industrie du gel. Pour la production commerciale, d’autres espèces d’Aloe qui forment des rejets, comme Aloe turkanensis Christian et Aloe flexilifolia Christian, originaires d’Afrique de l’Est, pourraient s’avérer de meilleurs candidats.

Références principales

  • Aguilar, N.O. & Brink, M., 1999. Aloe L. In: de Padua, L.S., Bunyapraphatsara, N. & Lemmens, R.H.M.J. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 12(1). Medicinal and poisonous plants 1. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 100–105.
  • CITES, 2003. Review of significant trade: East African Aloes. [Internet] http://www.cites.org/ eng/com/ PC/14/E-PC14-09-02-02-A4.pdf. May 2004.
  • Coates Palgrave, K., 1983. Trees of southern Africa. 2nd Edition. Struik Publishers, Cape Town, South Africa. 959 pp.
  • Glen, H.F. & Hardy, D.S., 2000. Aloaceae: Aloe. In: Germishuizen, G. (Editor). Flora of southern Africa. Volume 5, part 1, fascicle 1: first part. National Botanical Institute, Pretoria, South Africa. 167 pp.
  • Gurib-Fakim, A., Guého, J. & Bissoondoyal, M.D., 1996. Plantes médicinales de Maurice, tome 2. Editions de l’Océan Indien, Rose-Hill, Mauritius. 532 pp.
  • Kambizi, L., Sultana, N. & Afolayan, A.J., 2004. Bioactive compounds isolated from Aloe ferox: a plant traditionally used for the treatment of sexually transmitted infections in the Eastern Cape, South Africa. Pharmaceutical Biology 429(8): 636–639.
  • Newton, L.E., 2001. Aloe In: Eggli, U. (Editor). Illustrated handbook of succulent plants: Monocotyledons. Springer-Verlag, Berlin, Germany. pp. 103–186.
  • Newton, D.J. & Vaughan, H., 1996. South Africa’s Aloe ferox plant, parts and derivatives industry. TRAFFIC East/Southern Africa, Johannesburg, Republic of South Africa. 61 pp.
  • van Zyl, H., Mander, M. & Antrobus, G., 2001. Getting started in the indigenous natural products business: a manual for entrepreneurs and development workers. ATRIP Biodiversity Project. [Internet] http://www.econ4env.co.za/ archives/ATRIP/ indigenous1.pdf October 2005.

Autres références

  • Bayne, H.J., 2002. FDA issues final rule banning use of Aloe and Cascara sagrada in OTC drug products. HerbalGram 56: 56–59.
  • Bond, W., 1983. Dead leaves and fire survival in Southern African tree aloes. Oecologia 58(1): 110–114.
  • Grierson, D.S. & Afolayan, A.J., 1999. Antibacterial activity of some indigenous plants used for the treatment of wounds in the Eastern Cape, South Africa. Journal of Ethnopharmacology 66: 103–106.
  • Jones, K., Hughes, J., Hong, M., Jia, Q. & Orndorff, S., 2002. Modulation of melanogenesis by aloesin: a competitive inhibitor of tyrosinase. Pigment Cell Research 15(5): 335.
  • Kleinschmidt, B., 2004. South African wild aloe juice enters international market. Fruit Processing 14(3): 194–198.
  • Latham, P., 2004. Useful plants of Bas-Congo province, Democratic Republic of the Congo. DFID, London, United Kingdom. 320 pp.
  • Mascolo, N., Izzo, A.A., Borrelli, F., Capasso, R., Di Carlo, G., Sautebin, L. & Capasso, F., 2004. Healing powers of aloes. In: Reynolds, T. (Editor). Aloes: the genus Aloe. CRC Press, Boca Raton, Florida, United States. pp. 209–238.
  • Baerts, M. & Lehmann, J., 2005. Aloe ferox. [Internet]. Prelude Medicinal Plants Database. Metafro-Infosys, Royal Museum for Central Africa, Tervuren, Belgium http://www.metafro.be/prelude. September 2005.
  • Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.
  • Newton, L.E., 2004. Aloes in habitat. In: Reynolds, T. (Editor). Aloes: the genus Aloe. CRC Press, Boca Raton, Florida, United States. pp. 3–14.
  • Speranza, G., Manitto, P., Cassara, P. & Monti, D., 1993. Feralolide, a dihydroisocoumarin from cape aloe. Phytochemistry 33(1): 175–178.
  • Speranza, G., Morelli, C.F., Tubaro, A., Altinier, G., Durì, L. & Manitto, P., 2005. Aloeresin I, an anti-inflammatory 5-methylchromone from Cape Aloe. Planta Medica 71: 79–81.
  • van Wyk, B.E. & Gericke, N., 2000. People’s plants: a guide to useful plants of southern Africa. Briza Publications, Pretoria, South Africa. 351 pp.
  • van Wyk, B.E., van Oudtshoorn, B. & Gericke, N., 1997. Medicinal plants of South Africa. Briza Publications, Pretoria, South Africa. 304 pp.
  • Watt, J.M. & Breyer-Brandwijk, M.G., 1962. The medicinal and poisonous plants of southern and eastern Africa. 2nd Edition. E. and S. Livingstone, London, United Kingdom. 1457 pp.

Sources de l'illustration

  • Hobson, N.K., Jessop, J.P., Ginn, M.C. & Kelly, J., 1975. Veldplants of southern Africa. Macmillan South Africa, Johannesburg, South Africa. 310 pp.
  • Jeppe, B., 1969. South African Aloes. Purnell, Cape Town, South Africa. 150 pp.

Auteur(s)

  • C.H. Bosch, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Bosch, C.H., 2006. Aloe ferox Mill. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 11 avril 2019.


  • Voir cette page sur la base de données Prota4U.