Allanblackia stuhlmannii (PROTA)

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fruit Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Oléagineux Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Colorant / tanin Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Auxiliaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Statut de conservation Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg



Allanblackia stuhlmannii (Engl.) Engl.




Protologue: Engl. & Prantl, Nat. Pflanzenfam. II–IV Nachtr. 1: 249 (1897).
Famille: Clusiaceae (Guttiferae)

Synonymes

Noms vernaculaires

Mkange, mkanye, mkimbo, mshambo, mwaka (Sw).

Origine et répartition géographique

Allanblackia stuhlmannii est endémique de Tanzanie, où on le trouve depuis les montagnes de l’Arc oriental et la région d’Iringa jusqu’aux Hautes terres du Sud.

Usages

Les graines fournissent une matière grasse comestible appelée “allanblackia fat” ou “kanye butter”. On l’emploie en cuisine, et on l’a employé comme substitut du beurre et du beurre de cacao, et pour faire des bougies. Depuis peu, l’industrie alimentaire internationale s’intéresse à cette matière grasse comme composant solide naturel des margarines et produits analogues. Le tourteau est amer et contient des tanins, mais il est parfois employé comme aliment du bétail. Les graines sont employées comme appât pour le petit gibier. Le bois est employé pour la construction, la menuiserie à bon marché, la caisserie, les ruches à miel et les récipients à eau. On l’emploie aussi comme combustible. En médecine traditionnelle, les feuilles sont mâchées pour traiter la toux, tandis que les feuilles, l’écorce et les racines sont employées pour traiter l’impuissance. On emploie un extrait des graines en friction pour traiter les rhumatismes. La matière grasse est appliquée comme liniment sur les articulations douloureuses, les blessures et les exanthèmes, et elle est absorbée en petites quantités pour traiter les rhumatismes. Chez les Héhés, la matière grasse mélangée à des graines pilées de Psorospermum febrifugum Spach est frottée dans les profondes crevasses de la plante des pieds. L’écorce fournit un colorant jaune. Les arbres femelles d’Allanblackia stuhlmannii sont maintenus sur les terres défrichées en vue de la culture, et ils sont sans doute plantés occasionnellement comme arbres d’ombrage sur les cultures et comme arbres d’agrément. La pulpe mucilagineuse des fruits forme une gelée que l’on peut employer pour faire des confitures.

Production et commerce international

Les graines et le bois d’Allanblackia stuhlmannii sont d’importance surtout locale. Les graines étaient exportées vers l’Europe dans les années 1970 et 1980 pour leur matière grasse. Depuis peu, la demande internationale de beurre d’Allanblackia est montée en flèche.

Propriétés

Les graines séchées à l’air contiennent environ 50% de matière grasse, dont la composition en acides gras est remarquable du fait qu’elle est principalement constituée d’acide stéarique (45–58%) et d’acide oléique (40–51%). D’autres acides gras sont présents à l’état de traces. Cette composition et le point de fusion élevé qui en résulte (35°C) en font une matière première intéressante qui peut être employée sans transformation pour améliorer la consistance des margarines, des substituts du beurre de cacao et produits similaires. La composition approximative du tourteau séché à l’air est la suivante : eau 13 g, protéines 14 g, lipides 7 g, glucides 55 g, fibres brutes 7 g, cendres 8 g. Ce tourteau est amer et contient des tanins, et ses possibilités d’emploi comme aliment du bétail sont limitées.

Les arbres de taille exploitable pour le bois d’œuvre n’ont qu’un bois de cœur très réduit : un fût de 65 cm de diamètre n’a qu’un bois de cœur d’une dizaine de cm de diamètre ; les caractéristiques indiquées ci-dessous se rapportent par conséquent à l’aubier. Celui-ci est brun-gris pâle, avec un fil droit et un grain moyen. La densité à 12% d’humidité est d’environ 690 kg/m3. Le bois de cœur est brun foncé à violacé ; à 10% d’humidité, sa densité est d’environ 770 kg/m3. Le bois sèche à l’air lentement, avec une tendance modérée au tuilage, mais avec peu ou pas de fentes. En séchoir, la déformation est importante à moins d’employer des températures peu élevées. Des planches de 2,5 cm d’épaisseur sèchent à l’air en 2 mois, et en séchoir il faut une douzaine de jours. Le retrait de l’état vert à anhydre est de 3,2% dans le sens radial et 10,0% dans le sens tangentiel. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 73–99 N/mm2, le module d’élasticité de 11 100–14 500 N/mm2, la compression axiale de 39–51 N/mm2, la compression transversale de 8 N/mm2, le cisaillement de 8–9,5 N/mm2, le fendage de 42 N/mm dans le sens radial et 44 N/mm dans le sens tangentiel, la dureté Janka de flanc de 3900–5600 N, et la dureté Janka en bout de 6600 N.

Le bois est difficile à scier lorsqu’il est vert, mais une fois sec il se scie et se travaille aisément. Il tient bien les clous. L’aubier n’est pas durable, mais il est perméable aux produits de préservation ; le bois de cœur est très rebelle à l’imprégnation.

On a isolé du bois des racines d’Allanblackia stuhlmannii de la guttiférone F, une benzophénone prénylée. Ce composé est apparenté à un groupe de composés qui ont été étudiés pour leurs propriétés anti-VIH.

Falsifications et succédanés

La matière grasse des graines d’Allanblackia floribunda Oliv. d’Afrique centrale et d’Allanblackia parviflora A.Chev. d’Afrique de l’Ouest est très semblable en composition à celle d’Allanblackia stuhlmannii.

Description

Arbre sempervirent, dioïque, de taille moyenne à assez grande atteignant 35(–45) m de haut ; fût rectiligne, cylindrique, à contreforts peu développés ; surface de l’écorce lisse ou rarement écailleuse à écailles carrées, gris foncé à noire, écorce interne rouge à brun pâle avec des bandes blanches, fibreuse à granuleuse, exsudant une sève claire virant plus tard au jaunâtre ; branches pendantes, creuses, ridées longitudinalement. Feuilles opposées, simples et entières ; pétiole de 1–2 cm de long ; limbe oblong à elliptique-oblong, de 5–20 cm × 1–7 cm, base cunéiforme, apex courtement acuminé, coriace, vert foncé, pennatinervé à nombreuses nervures latérales. Fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles ou en groupes serrés à l’extrémité des rameaux, unisexuées, régulières, 5-mères, crème à rougeâtres, odorantes ; pédicelle de (3,5–)6, 5–8 cm de long ; sépales orbiculaires à ovales, inégaux, les extérieurs de 4–9 mm de diamètre, les intérieurs d’environ 2 cm de diamètre, jaune pâle ; pétales orbiculaires à spatulés, de 27–37 mm × 18–26 mm, glabres ; fleurs mâles à nombreuses étamines groupées en 5 faisceaux épais et charnus opposés aux pétales, d’environ 2 cm de long, surface interne anguleuse, anthères disposées sur les 2 faces des faisceaux ; disque en forme d’étoile ; fleurs femelles à ovaire supère, incomplètement 5-loculaire, stigmate sessile, faisceaux staminaux réduits à quelques staminodes libres, d’environ 4 mm de long. Fruit : grosse baie oblongue à globuleuse ou conique de 16–34 cm × 15–17 cm, pesant 2,5–6 kg, brun-rouge, renfermant 60–140 graines. Graines quadrangulaires, d’environ 4 cm × 2–3 cm, un des angles portant un petit arille charnu ; embryon petit, entouré d’un albumen huileux. Plantule à germination hypogée.

Autres données botaniques

Le genre Allanblackia comprend une dizaine d’espèces, et est restreint à l’Afrique tropicale. Allanblackia ulugurensis Engl. est endémique de Tanzanie, où on le trouve dans les monts Udzungwa, Nguru et Uluguru, avec un prolongement dans la région d’Iringa, généralement sur des pentes plus raides et à des altitudes plus élevées qu’Allanblackia stuhlmannii. Il est employé pour les mêmes usages.

Croissance et développement

Dans les conditions naturelles, les arbres commencent à fleurir à l’âge de 12 ans environ. La floraison se produit durant la petite saison des pluies en novembre–février. La pollinisation est assurée par des insectes à langue courte, des oiseaux et des chauves-souris. Les fruits mettent plus d’un an pour mûrir, et sont mûrs en janvier–mars. D’autres sources indiquent que dans les monts Usambara orientaux, les fruits mûrissent deux fois par an, en novembre–mars et en août–octobre. Les rongeurs et les singes se nourrissent des fruits, et peuvent disperser les graines. La régénération naturelle est actuellement insuffisante pour maintenir les peuplements.

Ecologie

Allanblackia stuhlmannii se rencontre sur les versants maritimes et les fonds de vallées dans les forêts sempervirentes submontagnardes et montagnardes à 800–1200(–1600) m d’altitude. La pluviométrie annuelle moyenne dans son milieu naturel est de 1100–2400 mm avec plus de 180 jours pluvieux. La température annuelle moyenne dans les monts Usambara orientaux est de 18°C, les températures maximales allant de 25°C à 35°C ; les minimales descendent occasionnellement jusqu’à 3°C. On le trouve sur des sols argileux généralement acides dérivés de roches granitiques, gneissiques et siliceuses. Les petits vestiges isolés de forêt dans les monts Udzungwa sont plus secs que le reste de son milieu. Allanblackia stuhlmannii est tolérant au feu.

Multiplication et plantation

Allanblackia stuhlmannii peut être multiplié par graines, mais ses graines sont récalcitrantes. Il y a environ 100 graines par kg. Les fruits bien mûrs sont conservés pendant 2 semaines environ pour permettre à la pulpe de se ramollir et faciliter l’extraction des graines. Les fruits peuvent être gardés jusqu’à 3 mois en les couvrant de feuilles de bananier. Les graines propres sont semées en pépinière, où elles prennent environ 3 mois pour commencer à germer, mais la germination peut prendre plus de 7 mois pour démarrer, et encore 18 mois pour être complète. L’hormone GA3 n’a aucun effet sur la germination. Après la germination, les semis sont transférés dans des tubes de polyéthylène emplis de terre. Des mycorhizes sont nécessaires pour une bonne croissance des semis, et il est par conséquent important d’ajouter au substrat de la terre prélevée au pied des arbres-mères.

Du fait que la multiplication par graines est difficile et qu’il est d’autre part très difficile de distinguer les arbres mâles et femelles avant qu’ils fleurissent, on cherche à mettre au point des méthodes de multiplication végétative. Celle-ci peut se réaliser par bouturage, marcottage ou greffage. Les boutures sont placées à quelques cm de profondeur dans le substrat à un angle de 45° dans des tubes de polyéthylène, en laissant au moins un nœud au-dessus de la surface. Les boutures prennent racine en 8–12 semaines, après quoi celles qui ont fait des pousses et des racines sont transférées dans des sachets de polyéthylène. Des méthodes de marcottage et de greffage sont à l’étude. Les premiers essais avec des semis naturels ont donné un bon taux de survie tant chez des agriculteurs qu’en essais.

Gestion

Les arbres femelles sont souvent maintenus sur pied lors des défrichements agricoles, mais les plantations restent rares. On estime qu’il faut 1 arbre mâle pour 10 femelles pour assurer une pollinisation satisfaisante. L’ICRAF au Kenya étudie les possibilités de domestiquer cette espèce et de mettre au point des techniques appropriées de conduite. Une filière complète de commercialisation des graines est également développée.

Dans les réserves forestières des monts Usambara occidentaux, la densité des sujets d’Allanblackia stuhlmannii a été estimée à 2,0 tiges par ha pour toutes les classes de diamètre ; pour les arbres de plus de 80 cm de diamètre de fût, elle était de 0,2 arbre par ha.

Maladies et ravageurs

En dehors des prédateurs des graines, on ne connaît pas de maladies ni de ravageurs.

Récolte

Les fruits bien mûrs sont ramassés au sol. La maturité des fruits ne peut pas être estimée sur l’arbre.

Rendement

Un arbre à maturité peut produire jusqu’à 150 fruits, soit 50 kg de matière grasse par an.

Traitement après récolte

Les graines sont extraites des fruits en écrasant ceux-ci entre les mains et en frottant les graines pour les nettoyer. Les graines sont ensuite séchées pour éviter le développement de moisissures avant leur transport vers les centres d’achat, où elles sont classées par catégories. La matière grasse est extraite localement par des méthodes traditionnelles, ou bien on sèche les graines et on les vend aux usines d’extraction. Avec la méthode traditionnelle, les graines sont séchées et pilées, ensuite la masse résultante est mélangée d’eau et bouillie jusqu’à ce que la matière grasse se sépare et flotte à la surface, où on l’écope.

Ressources génétiques

Allanblackia stuhlmannii et Allanblackia ulugurensis sont toutes deux inscrites sur la Liste rouge de l’UICN comme espèces vulnérables, en raison de leurs aires de répartition peu étendues et très fragmentées, et de la dégradation de leurs milieux.

Sélection

La sélection d’arbres à haut rendement en vue de leur multiplication végétative a démarré en Tanzanie.

Perspectives

L’industrie alimentaire internationale s’intéresse activement à la domestication des espèces d’Allanblackia. Allanblackia stuhlmannii est plus facile à multiplier par graines que les autres espèces d’Allanblackia à gros fruits testées, et sa culture est encouragée en Tanzanie. Si l’on peut mettre au point de bonnes techniques de production, et mettre en place des structures de commercialisation efficaces, cette culture pourrait devenir une nouvelle spéculation importante dans les régions équatoriales humides submontagnardes et montagnardes. Son utilisation comme source de bois d’œuvre à partir des peuplements naturels doit être proscrite, étant donné que l’espèce est déjà vulnérable.

Références principales

  • Bamps, P., Robson, N. & Verdcourt, B., 1978. Guttiferae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 34 pp.
  • Elinge, M. & Ndayishimiye, J., 2003. A study of the relationship between size of tree and density of fruits, and the influence of light on fruit density of Allanblackia stuhlmannii (Engl.) in Amani Nature Reserve, Tanzania. Tropical Biology Association, Cambridge, United Kingdom. 9 pp.
  • Hamilton, A.C. & Bensted-Smith, R. (Editors), 1989. Forest conservation in the East Usambara Mountains Tanzania. IUCN, Gland, Switzerland. 392 pp.
  • Lovett, J. & Clarke, G.P., 1998. Allanblackia stuhlmannii & Allanblackia ulugurensis. In: IUCN. 2006 Red list of threatened species. [Internet] http://www.iucnredlist.org. November 2006.
  • Lovett, J.C., Ruffo, C.K., Gereau, R.E. & Taplin, J.R.D., 2006. Field guide to the moist forest trees of Tanzania. [Internet] Centre for Ecology Law and Policy, Environment Department, University of York, York, United Kingdom. http://celp.org.uk/ projects/ tzforeco/. November 2006.
  • Mbuya, L.P., Msanga, H.P., Ruffo, C.K., Birnie, A. & Tengnäs, B., 1994. Useful trees and shrubs for Tanzania: identification, propagation and management for agricultural and pastoral communities. Technical Handbook 6. Regional Soil Conservation Unit/SIDA, Nairobi, Kenya. 542 pp.
  • Meshack, C., 2004. Indigenous knowledge of Allanblackia stuhlmannii in the East Usambara Mountains, Tanzania. [Internet] http://www.allanblackia.info/ contentManagement/documentos/ doc-341.pdf. November 2006.
  • Ndemu, E., 2002. Preliminary study on availability and use of the fat of Allanblackia in Tanzania. [Internet] http://www.allanblackia.info/ index.php?LS=5,&SL=41&SEC=41. November 2006.
  • Schulman, L., Junikka, L., Mndolwa, A. & Rajabu, I., 1998. Trees of Amani Nature Reserve, NE Tanzania. Ministry of Natural Resources and Tourism, Dar es Salaam, Tanzania. 336 pp.
  • Takahashi, A., 1978. Compilation of data on the mechanical properties of foreign woods (part 3) Africa. Shimane University, Matsue, Japan, 248 pp.

Autres références

  • Bolza, E. & Keating, W.G., 1972. African timbers: the properties, uses and characteristics of 700 species. Division of Building Research, CSIRO, Melbourne, Australia. 710 pp.
  • Bryce, J.M., 1967. The commercial timbers of Tanzania. Tanzania Forest Division, Utilisation Section, Moshi, Tanzania. 139 pp.
  • Eckey, E.W., 1954. Vegetable fats and oils. Reinhold Publishing, New York, United States. 835 pp.
  • Fuller, R.W., Blunt, J.W., Boswell, J.L., Cardellina, J.H. & Boyd, M.R., 1999. Guttiferone F, the first prenylated benzophenone from Allanblackia stuhlmannii. Journal of Natural Products 62: 130–132.
  • Kokwaro, J.O., 1993. Medicinal plants of East Africa. 2nd Edition. Kenya Literature Bureau, Nairobi, Kenya. 401 pp.
  • Maagi, Z.G.N., Mkude, M.J. & Mlowe, E.J., 1979. The forest area of Tanzania. Mainland. Forest Resources Study Series 34. Ministry of Natural Resources and Tourism, Forest Division, Dar es Salaam, Tanzania. 20 pp.
  • Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.
  • Ruffo, C.K., Birnie, A. & Tengnäs, B., 2002. Edible wild plants of Tanzania. Technical Handbook No 27. Regional Land Management Unit/ SIDA, Nairobi, Kenya. 766 pp.

Sources de l'illustration

  • Bamps, P., Robson, N. & Verdcourt, B., 1978. Guttiferae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 34 pp.
  • Ruffo, C.K., Birnie, A. & Tengnäs, B., 2002. Edible wild plants of Tanzania. Technical Handbook No 27. Regional Land Management Unit/ SIDA, Nairobi, Kenya. 766 pp.

Auteur(s)

  • L. Mwaura

P.O. Box 21069-00100 GPO, Nairobi, Kenya

  • M. Munjuga

World Agroforestry Centre (ICRAF), United Nations Avenue, Gigiri, P.O. Box 30677-00100 GPO, Nairobi, Kenya

Consulté le 5 février 2019.


  • Voir cette page sur la base de données Prota4U.