Albizia ferruginea (PROTA)

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Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois de feu Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Statut de conservation Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, rameau en fleurs ; 2, foliole ; 3, fleur ; 4, fruit. Redessiné et adapté par Achmad Satiri Nurhaman
port de l'arbre
écorce et tranche
feuilles et fruits
inflorescences
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Albizia ferruginea (Guill. & Perr.) Benth.


Protologue: London Journ. Bot. 3: 88 (1844).
Famille: Mimosaceae (Leguminosae - Mimosoideae)
Nombre de chromosomes: 2n = 26

Synonymes

  • Albizia angolensis Welw. ex Oliv. (1871).

Noms vernaculaires

  • West African albizia (En).
  • Mufufuta, kambala escura (Po).

Origine et répartition géographique

Albizia ferruginea est répandu, se rencontrant du Sénégal à l’Ouganda, et vers le sud jusqu’au nord de l’Angola.

Usages

Le bois d’Albizia ferruginea est connu sous les noms commerciaux de iatandza (Gabon), awiemfosamina (Ghana) et musase (Liberia). Il est employé pour la construction, la parqueterie légère et lourde, les escaliers, les meubles, l’ébénisterie, la menuiserie, le tournage, les ustensiles (par ex. mortiers), la sculpture, les bois lamellés-collés et les placages. Il convient également pour la charpente, les bois de mine, la carrosserie, les jouets et articles de fantaisie, les instruments de musique, les traverses de chemin de fer et la caisserie. Dans le sud-est de la R.D. du Congo, il est couramment utilisé pour la production de charbon de bois.

Albizia ferruginea est planté comme arbre d’ombrage ornemental et comme arbre d’alignement. Sa litière de feuilles améliore le sol, et il fait l’objet d’essais en agroforesterie pour l’ombrage et le paillage. Son feuillage est brouté par les chèvres. Les feuilles sont parfois employées pour le lavage des vêtements. Les fleurs produisent un nectar qui est récolté par les abeilles. Les rameaux sont utilisés comme baguettes pour allumer le feu.

L’écorce est employée en médecine traditionnelle ; une décoction est administrée pour traiter la dysenterie, les affections bronchiales et les douleurs causées par la fièvre, et en application externe elle sert à soigner les plaies, les boutons et autres affections de la peau. On l’emploie aussi comme vermifuge. Une macération d’écorce est absorbée par voie buccale et appliquée comme lotion pour soigner la jaunisse. Des décoctions de feuilles sont employées par voie externe pour traiter les maux de tête, et en lotion ou en inhalation de vapeur contre la fièvre (y compris le paludisme) et les maux de dents ; on les applique aussi en lotion pour tuer les poux de tête. Une macération de feuilles est administrée en lavement pour provoquer l’avortement. L’écorce est également employée en médecine vétérinaire. Au Cameroun, l’écorce des racines et la gomme provenant de l’écorce du tronc sont employées dans la préparation de poison de flèches. Les feuilles servent de poison de pêche en Centrafrique.

Production et commerce international

Le bois d’Albizia ferruginea a une certaine importance sur le marché international, bien qu’étant considéré comme essence secondaire. Il est souvent mélangé avec des bois d’autres espèces d’Albizia. Au Ghana, le volume de sciages d’Albizia exporté au premier semestre de 2004 a été de 240 m³, d’une valeur d’environ US$ 250 000.

Propriétés

Le bois de cœur est brun jaunâtre à brun rougeâtre, avec un reflet doré ou parfois pourpré, et il est nettement distinct de l’aubier qui est jaune pâle à brun rosé et a 3–7 cm de large. Il est contrefil, le grain est grossier. Les surfaces radiales montrent une belle figure.

Le bois est moyennement lourd, avec une densité de 500–700(–820) kg/m³ à 12% d’humidité. Il sèche lentement, mais en général avec peu d’altération. Les taux de retrait sont moyennement faibles, de l’état vert à anhydre de 2,2–3,5% dans le sens radial et 4,6–5,4% dans le sens tangentiel. Une fois sec, le bois est stable en service.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 65–114 N/mm², le module d’élasticité de 9200–14 500 N/mm², la compression axiale de 41–65 N/mm², le cisaillement de 6–8,5 N/mm², le fendage de 16–20,5 N/mm, la dureté de flanc Janka de 3870–5600 N et la dureté en bout Janka de 4800–6760 N.

Le bois se scie et se travaille facilement en général avec des outils à main et des machines ordinaires, mais la force nécessaire dépend de la densité. Un faible angle de coupe est nécessaire pour éviter la déchirure. L’emploi d’enduit bouche-pores est recommandé pour obtenir un beau fini. Le bois a une bonne tenue des clous et se visse bien, mais il est recommandé de faire des avant-trous pour prévenir les fentes. Les caractéristiques de collage, de cintrage à la vapeur et de déroulage sont toutes bonnes. La sciure peut causer une irritation du nez et de la gorge.

Le bois de cœur est durable. Il est résistant aux champignons et aux foreurs du bois sec, et en général aussi aux termites, bien que le bois provenant du Liberia soit réputé sujet aux attaques de termites. Le bois de cœur est rebelle à l’imprégnation par des produits de préservation, mais l’aubier est perméable.

L’écorce des racines et du tronc présente de fortes teneurs en saponines, et l’écorce des racines également en alcaloïdes. La teneur en protéines des feuilles est de 38%, et celle de fibres brutes de 41%, ce qui est pour les deux relativement élevé. Dans un autre essai, on a trouvé une teneur en protéines brutes de seulement 25%, tandis que les feuilles avaient un rapport C/N de 11,4, un rapport lignine/N de 10,3 et un rapport polyphénol/N de 0,82, ce qui indique que la litière de feuilles ne se décompose que lentement.

Description

  • Grand arbre caducifolié atteignant 45(–50) m de haut ; fût dépourvu de branches jusqu’à 22(–30) m de haut, rectiligne et cylindrique, jusqu’à 100(–130) cm de diamètre, dépourvu de contreforts ou parfois avec des contreforts petits, épais, jusqu’à 1,5 m de haut ; écorce brun jaunâtre à gris foncé, rugueuse et écailleuse, écorce interne fibreuse, jaunâtre à brun orangé, avec des bandes plus foncées et une gomme claire ou couleur de miel ; cime en forme de dôme, fortement branchue, avec des branches assez étalées ; jeunes rameaux à pubescence dense de couleur rouille.
  • Feuilles alternes, composées bipennées avec 3–7 paires de pennes ; stipules subulées, caduques ; pétiole de (2–)3–4,5(–6) cm de long, avec une glande sessile au milieu de la face supérieure, rachis de (2–)4–15 cm de long, à pubescence rouille ; folioles en 6–14(–20) paires par penne, sessiles, elliptiques à oblongues, légèrement obliques, de 1–2,5 cm × 0,5–1 cm, arrondies à l’apex, densément pubescentes en dessous.
  • Inflorescence : capitule axillaire sur un pédoncule de (2–)5–10 cm de long.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, blanches à jaunes, sous-tendues par des bractéoles jusqu’à 7 mm de long ; pédicelle jusqu’à 3 mm de long ; calice de 3–6 mm de long, avec un long tube et des lobes courts, à pubescence dense de couleur rouille à l’extérieur ; corolle de 9–13 mm de long, avec un tube d’environ 6 mm de long, à pubescence rouille à l’extérieur ; étamines nombreuses, de 3–5,5 cm de long, unies en tube sur leur moitié inférieure ; ovaire supère, d’environ 3 mm de long, s’amincissant graduellement en un style jusqu’à 3 cm de long.
  • Fruit : gousse oblongue, aplatie, de 15–24 cm × 3–5 cm, glabre, veinée transversalement, brun jaunâtre à maturité, s’ouvrant par 2 valves papyracées, renfermant une dizaine de graines.
  • Graines sphériques à ellipsoïdes aplaties, de 7–10 mm × 4,5–8 mm.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 4–6 cm de long, épicotyle de 1–2,5 cm de long ; cotylédons d’environ 1 cm de long, épais et charnus, arrondis, précocement caducs ; 2 premières feuilles opposées, l’une composée pennée et l’autre composée bipennée.

Autres données botaniques

Le genre Albizia comprend environ 120 espèces et se rencontre dans toutes les régions tropicales. En Afrique continentale, on en trouve quelque 35 espèces, à Madagascar une trentaine. Il se caractérise par ses inflorescences en capitules, avec 1–2 fleurs centrales modifiées, fonctionnellement mâles et pourvues d’un tube staminal plus grand et nectarifère. Des analyses moléculaires ont montré que le genre Albizia est hétérogène, et qu’une révision de ce genre est nécessaire.

Albizia coriaria

Albizia coriaria Welw. ex Oliv. ressemble étroitement à Albizia ferruginea. Il en diffère par ses feuilles et ses fleurs moins densément poilues, et par les filets des étamines qui sont rouges dans la partie supérieure (blanchâtres ou verdâtres chez Albizia ferruginea). Les deux espèces sont très souvent confondues dans la littérature, et sont employées pour les mêmes usages, comme bois d’œuvre, bois de feu, charbon de bois, arbre ornemental, fourrage et plante médicinale. Albizia coriaria est un plus petit arbre, atteignant rarement 35 m de haut, et on le rencontre depuis la Côte d’Ivoire jusqu’à l’Ethiopie et au Kenya, et vers le sud jusqu’à l’est de la Tanzanie, à la Zambie et au nord de l’Angola. En Afrique de l’Ouest, Albizia coriaria pousse plus particulièrement dans la zone de transition entre la savane et la forêt sèche, tandis qu’Albizia ferruginea est plus caractéristique de la forêt semi-décidue. En Afrique de l’Est, le premier se rencontre dans la savane arborée et dans les ripisylves à 850–1700 m d’altitude, et le second dans la forêt pluviale des basses terres à 800–1200 m d’altitude.

Albizia malacophylla

Albizia malacophylla (A.Rich.) Walp. peut être confondu avec Albizia ferruginea, mais c’est un petit arbre ne dépassant pas 15 m de haut, avec une pubescence grise à blanchâtre sur le calice. Il se rencontre du Sénégal à l’Ouganda dans la savane arborée et la forêt sèche, et son bois est employé pour faire des pilons et comme bois de feu. Sa gomme est employée pour réparer les poteries cassées, son feuillage est brouté par les chameaux, et ses racines sont employées pour traiter la conjonctivite et les maux de dos.

Albizia tanganyicensis

Albizia tanganyicensis Baker f. (“paperbark albizia”) montre aussi une certaine ressemblance avec Albizia ferruginea, mais il en diffère par son écorce rouge brunâtre, papyracée, qui se desquame en révélant la jeune écorce de couleur crème, par ses folioles plus larges, par ses fleurs qui apparaissent généralement avant les nouvelles feuilles, et par les valves plus épaisses de ses gousses. C’est un arbre de taille petite à moyenne atteignant 20 m de haut que l’on trouve dans la forêt claire décidue du Kenya et de la Tanzanie jusqu’au Mozambique et à l’Afrique du Sud, et de là vers l’ouest jusqu’à l’Angola. Son bois léger et blanchâtre est utilisé occasionnellement, par ex. pour les objets sculptés. Ses racines réduites en poudre sont frottées sur des scarifications pour traiter l’enflure des jambes et comme tonique. Une infusion de racines est absorbée contre l’impuissance, et une décoction d’écorce contre la toux. Les gousses et les graines d’Albizia tanganyicensis sont toxiques pour le bétail, les jeunes gousses étant les plus toxiques.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : (1 : limites de cernes distinctes) ; (2 : limites de cernes indistinctes ou absentes).
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré ; (47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré) ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 65 : présence de fibres cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon) ; 80 : parenchyme axial circumvasculaire étiré ; 81 : parenchyme axial en losange ; 83 : parenchyme axial anastomosé ; 91 : deux cellules par file verticale ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale.
  • Rayons : (97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules)) ; (98 : rayons couramment 4–10-sériés) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.
(P. Ng’andwe, H. Beeckman & P.E. Gasson)

Croissance et développement

Sur les stations exposées, les semis peuvent atteindre 3 m de hauteur en 5 ans. Au Ghana, des semis ont atteint une hauteur de 2 m en 2 ans. Dans un essai de sélection d’essences agroforestières sur des sols acides, à toxicité aluminique, dans le sud du Cameroun, des semis ont à peine atteint une hauteur de 2 m en 20 mois, ce qui était moins que 20% de la hauteur des espèces les plus performantes (Inga edulis Mart. et Pterocarpus santalinoides L’Hér. ex DC.). Les racines forment des nodules fixateurs d’azote. Albizia ferruginea est très dépendant de mycorhizes arbusculaires. Les feuilles montrent des mouvements de sommeil à la nuit. Les feuilles tombent après la saison des pluies, et les nouveaux bourgeons sont rouges. Au Liberia, les arbres fleurissent en février et mars, et les fruits mûrissent de décembre à février. La déhiscence des fruits se produit sur l’arbre, et les valves papyracées avec les graines encore attachées sont dispersées par le vent.

Ecologie

Albizia ferruginea se rencontre dans la forêt semi-décidue et la forêt sempervirente des basses terres, en Ouganda jusqu’à 1200 m d’altitude. En Afrique de l’Ouest, il est surtout commun dans la forêt semi-décidue, mais on le trouve aussi en effectifs moins nombreux dans la savane boisée d’une part, et la forêt sempervirente d’autre part.

Multiplication et plantation

Alors que les taux de germination des graines à la lumière et dans l’obscurité peuvent être identiques, les semis sont très exigeants en lumière et dépérissent rapidement dans l’ombre. La régénération peut être abondante au début de la saison des pluies. Il y a environ 14 000–20 000 graines par kg. La germination prend 4–10 jours. Une scarification mécanique, s’ajoutant à un trempage dans l’eau pendant 24 heures, améliore la germination ; on peut obtenir un taux de germination de 80% après ce prétraitement. On pratique en général le semis direct. On collecte parfois des semis naturels pour les planter.

Des essais au Ghana ont montré qu’Albizia ferruginea peut être multiplié végétativement avec succès par boutures de racines, sans application d’hormone de bouturage.

Gestion

Les arbres rejettent bien de souche, mais la vitesse de croissance des cépées et de production de bois et de feuillage s’est avérée lente dans les essais.

Maladies et ravageurs

En Côte d’Ivoire, on a enregistré de fréquentes attaques de bruches sur les graines d’Albizia ferruginea.

Traitement après récolte

Les grumes fraîchement abattues ne flottent pas sur l’eau et ne peuvent être transportées par voie d’eau. Elles sont généralement débardées par camion. Bien qu’elles soient moyennement durables, il est recommandé de les traiter si elles doivent rester quelque temps en forêt, en particulier pour les protéger contre la coloration de l’aubier.

Ressources génétiques

Bien qu’Albizia ferruginea soit répandu en Afrique tropicale, il est classé comme vulnérable dans la Liste rouge 2006 des espèces menacées de l’UICN, en raison de sa surexploitation. Au Ghana, il est considéré comme encore commun, mais il est soumis à une forte pression du fait de son exploitation intensive.

Perspectives

En Afrique de l’Ouest, Albizia ferruginea est considéré comme susceptible de servir de substitut à certaines essences à bois d’œuvre d’intérêt économique qui sont elles-mêmes menacées par l’exploitation. Cependant, il faut entreprendre des recherches pour étudier sa sylviculture et son interaction avec d’autres essences et avec les cultures dans des systèmes agroforestiers. Au Nigeria, on a recommandé de planter Albizia ferruginea pour la production de bois de feu.

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Sources de l'illustration

  • Villiers, J.-F., 1989. Leguminosae - Mimosoideae. Flore du Gabon. Volume 31. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. 185 pp.

Auteur(s)

  • K. Twum-Ampofo, Institute of Renewable Natural Resources, Department of Agroforestry, Kwame Nkrumah University of Science and Technology (KNUST), Kumasi, Ghana

Citation correcte de cet article

Twum-Ampofo, K., 2007. Albizia ferruginea (Guill. & Perr.) Benth. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 6 février 2019.


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