Albizia adianthifolia (PROTA)

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répartition en Afrique (sauvage)
1, base du fût ; 2, feuille ; 3, inflorescence ; 4, fruit. Redessiné et adapté par Achmad Satiri Nurhaman
port de l'arbre
écorce et tranche (W.D. Hawthorne)
feuilles et fruits
feuilles
feuilles (W.D. Hawthorne)
face inférieure d’une feuille (W.D. Hawthorne)
branche en fleurs
inflorescences
fleur
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Albizia adianthifolia (Schumach.) W.Wight


Protologue: U.S. Dept. Agr. Bur. Pl. Industry, Bull. 137: 12 (1909).
Famille: Mimosaceae (Leguminosae - Mimosoideae)
Nombre de chromosomes: 2n = 26

Synonymes

  • Albizia fastigiata (E.Mey.) Oliv. (1871),
  • Albizia intermedia De Wild. & T.Durand (1901),
  • Albizia ealaensis De Wild. (1907),
  • Albizia gummifera auct. non (J.F.Gmel.) C.A.Sm.

Noms vernaculaires

  • West African albizia, rough-bark flat-crown (En).
  • Goane (Po).
  • Mchane, mchani mbao, mchani mbawa, mgendagenda, mchapia tumbili (Sw).

Origine et répartition géographique

Albizia adianthifolia est répandu, se rencontrant depuis le Sénégal jusqu’au Kenya, et vers le sud jusqu’à l’Angola, à l’est de l’Afrique du Sud et au Swaziland ; ainsi que dans l’est de Madagascar.

Usages

Le bois d’Albizia adianthifolia est employé en construction légère (par ex. poteaux, chevrons) et pour les objets taillés (par ex. sculptures, cuillers, masques, massues). Il convient aussi pour la parqueterie légère, la menuiserie, les boiseries intérieures, les meubles, l’ébénisterie, la construction navale, la charronnerie, les jouets et articles de fantaisie, les manches d’outils, les battes de baseball, la caisserie, les panneaux de fibres et panneaux de particules. On l’emploie comme bois de feu, bien qu’il brûle rapidement ; on en fait également du charbon de bois.

Albizia adianthifolia est localement apprécié comme arbre d’ombrage pour les cultures, par ex. dans les plantations de cacaoyers et de caféiers en Sierra Leone, et on le plante ou le maintient en place dans un but d’amélioration et de conservation des sols (par ex. au Cameroun). La gomme contenue dans l’écorce est parfois employée localement comme cosmétique. Les jeunes feuilles sont consommées comme légume en R.D. du Congo et au Zimbabwe. On prépare une sauce à partir des graines. Le feuillage d’Albizia adianthifolia est brouté par le bétail et par les ruminants sauvages, en particulier sur les rejets de taillis.

Diverses parties de la plante sont employées en médecine traditionnelle. La sève de l’écorce est appliquée sur les yeux pour traiter l’onchocercose et la conjonctivite, et on l’administre par voie interne pour soigner les affections respiratoires, comme antalgique et pour traiter les réactions allergiques ; on l’applique aussi sur les plaies et pour soulager les maux de dents. Une infusion ou une décoction de l’écorce est administrée pour traiter la gale et autres affections cutanées, et pour traiter la fièvre. L’écorce broyée est appliquée par voie externe sur les furoncles et les démangeaisons de la peau, et par voie interne comme vermifuge. Une décoction d’écorce des jeunes rameaux est administrée comme purgatif et comme antalgique. En médecine traditionnelle sud-africaine, l’écorce d’Albizia adianthifolia est employée pour améliorer la mémoire et pour traiter la maladie d’Alzheimer. Une infusion de racine est appliquée pour traiter les affections oculaires, et les racines réduites en poudre sont administrées aux femmes parturientes ou ayant des menstruations irrégulières. Les feuilles sont employées par voie interne contre la diarrhée et la blennorragie, et par voie externe pour traiter les blessures et les pieds douloureux. Un extrait de fruits est absorbé pour calmer les maux d’estomac. Dans le sud du Cameroun, la gomme extraite de l’écorce est employée comme poison de chasse. En Centrafrique, l’écorce et les feuilles sont employées comme poison de pêche.

Production et commerce international

Le bois d’Albizia adianthifolia n’a pas d’importance sur le marché international. Toutefois, de faibles volumes peuvent être mélangés et vendus avec des bois d’autres Albizia spp. Certaines parties de la plante sont exportées de Madagascar comme médicaments.

Propriétés

Le bois de cœur est brun pâle ou brun doré, parfois avec une teinte verdâtre, et il est nettement distinct de l’aubier qui a environ 5 cm d’épaisseur et est blanchâtre ou jaune pâle. Il est à fil droit ou contrefil, et le grain est moyennement grossier à grossier.

Le bois est moyennement léger, avec une densité de 520–580 kg/m³ à 12% d’humidité. Il sèche lentement, mais en général avec peu d’altération. Les taux de retrait sont modérés : de l’état vert à 12% d’humidité, ils sont de 1,7% dans le sens radial et de 4,1% dans le sens tangentiel ; de l’état vert à anhydre, de 2,3–2,4% dans le sens radial et 6,5–7,0% dans le sens tangentiel. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 99–136 N/mm², le module d’élasticité de 9300 N/mm², la compression axiale de 52,5–57,5 N/mm², le fendage de 11,5–27,4 N/mm, et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 1,9–2,8.

Le bois se scie et se travaille en général aisément avec des outils à main et des machines ordinaires. L’emploi d’un enduit bouche-pores est nécessaire pour obtenir un beau fini. Le bois se cloue de manière satisfaisante, et ses caractéristiques de collage et de teinture sont bonnes. La sciure peut causer une irritation des voies nasales et de la gorge. Le bois de cœur n’est que moyennement durable, étant sensible aux attaques des foreurs du bois, de térébrants marins et de termites. Le bois de cœur est rebelle à l’imprégnation par des produits de préservation, l’aubier est moyennement rebelle à perméable.

On a enregistré une teneur en protéines brutes du feuillage de 29 g par 100 g de matière sèche. Les feuilles d’arbres croissant sur des sols acides dans le sud-est du Nigeria contenaient par 100 g de matière sèche : N 3,72 g, P 0,13 g, K 0,88 g, Ca 0,48 g et Mg 0,38 g. On a isolé des saponines triterpènes de type oléananes d’extraits éthanoliques de racines d’Albizia adianthifolia. Certains de ces composés ont montré des actions immunomodulatrices et hémolytiques, en particulier les adianthifoliosides A et B. Ils ont aussi montré un effet cytotoxique sur des lymphocytes T de leucémie humaine. L’écorce contient de grandes quantités (2 mg/g de matière sèche) d’histamine et de composés voisins d’imidazole.

Falsifications et succédanés

Le bois d’Albizia gummifera (J.F.Gmel.) C.A.Sm. et d’Albizia zygia (DC.) J.F.Macbr. est très semblable à celui d’Albizia adianthifolia, et sert aux mêmes usages.

Description

  • Arbre caducifolié de taille petite à moyenne atteignant 30(–35) m de haut ; fût rectiligne et cylindrique en forêt fermée mais souvent courbe ou tortueux sur des stations plus ouvertes, jusqu’à 95 cm de diamètre, dépourvu de contreforts ou présentant des contreforts épais de petite taille ; écorce brun jaunâtre à grise, lisse ou rugueuse, écorce interne granuleuse, crème à jaunâtre, exsudant une gomme claire ; cime aplatie, avec de grosses branches étalées ; jeunes rameaux densément couverts d’une pubescence jaunâtre ou rougeâtre.
  • Feuilles alternes, composées bipennées avec (3–)5–10 paires de pennes ; stipules ovales à lancéolées, jusqu’à 12 mm de long, caduques ; pétiole de 1,5–7,5 cm de long, avec une glande sessile près de la base sur le dessus, rachis de 3–12 cm de long, à pubescence jaunâtre ou rougeâtre ; folioles en 5–17 paires par penne, sessiles, obliquement rhombiques à elliptiques-obovales, jusqu’à 1,5(–2) cm × 1 cm, cunéiformes à arrondies à la base, obtuses à aiguës à l’apex, pubescentes en dessous. Inflorescence : capitule axillaire sur un pédoncule de 2–6 cm de long.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, blanc rougeâtre ou verdâtre, presque sessiles, sous-tendues par des bractéoles caduques ou persistantes jusqu’à 8 mm de long, ; calice étroitement obconique, de 2, 5–5 mm de long, pubescent à l’extérieur ; corolle de 6–12,5 mm de long, à tube de 5–9 mm de long, pubescente à l’extérieur ; étamines nombreuses, de 3–3,5 cm de long, réunies en tube sur presque toute leur longueur, rouges à roses ou verdâtres ; ovaire supère, étroitement ellipsoïde, de 2–3 mm de long, s’amincissant progressivement en un style de 3–3,5 cm de long.
  • Fruit : gousse oblongue, aplatie, de 9–19 cm × 2–3,5 cm, à stipe d’environ 0,5 cm de long, densément mais finement pubescente, veinée transversalement, brun pâle à maturité, s’ouvrant par 2 valves papyracées, renfermant 7–10 graines.
  • Graines globuleuses aplaties, de 6,5–9,5 mm × 6, 5–8,5 mm.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 2–6 cm de long, épicotyle d’environ 1 cm de long ; cotylédons oblongs, d’environ 1 cm de long, épais et charnus, arrondis, précocement caducs ; 2 premières feuilles opposées, composées bipennées avec 1 paire de pennes.

Autres données botaniques

Le genre Albizia comprend environ 120 espèces et se rencontre dans toutes les régions tropicales. En Afrique continentale, on en trouve quelque 35 espèces, à Madagascar une trentaine. Il se caractérise par ses inflorescences en capitules, avec 1–2 fleurs centrales modifiées, fonctionnellement mâles et pourvues d’un tube staminal plus grand et nectarifère. Des analyses moléculaires ont montré que le genre Albizia est hétérogène, et qu’une révision de ce genre est nécessaire. Albizia adianthifolia est fréquemment confondu avec Albizia gummifera, qui en diffère par ses folioles presque glabres, en général à base auriculée, et ses gousses glabres. Toutefois, on a aussi observé des types d’Albizia adianthifolia presque glabres, et il faudrait davantage de recherche pour confirmer la séparation des deux espèces, d’autant plus que des hybrides ont été signalés au Malawi et au Mozambique.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : (1 : limites de cernes distinctes) ; (2 : limites de cernes indistinctes ou absentes).
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm ; (46 : 5 vaisseaux par millimètre carré) ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 65 : présence de fibres cloisonnées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon) ; 80 : parenchyme axial circumvasculaire étiré ; 81 : parenchyme axial en losange ; 83 : parenchyme axial anastomosé ; 91 : deux cellules par file verticale ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale.
  • Rayons : (97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules)) ; (98 : rayons couramment 4–10-sériés) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial ; (143 : cristaux prismatiques dans les fibres).
(P. Ng’andwe, H. Beeckman & P.E. Gasson)

Croissance et développement

Les arbres peuvent pousser rapidement, avec un taux de croissance en hauteur maximal observé de 2 m par an. Toutefois, la croissance d’arbres plantés est souvent bien moindre, et même lente durant les premières années. Dans des plantations expérimentales au Ghana, des arbres âgés de 3 ans ont atteint une hauteur moyenne de 1,5 m avec un diamètre de tige de 1,5 cm. Les racines forment des nodules fixateurs d’azote contenant des bactéries du genre Bradyrhizobium. Les arbres d’Albizia adianthifolia vivent en association avec des mycorhizes arbusculaires. Ils fleurissent généralement à la fin de la saison sèche, juste après ou en même temps que l’apparition des nouvelles feuilles. Les insectes tels que les abeilles sont les principaux pollinisateurs. Les fruits s’ouvrent sur les arbres, et les valves papyracées avec les graines restant attachées sont dispersées par le vent.

Ecologie

Albizia adianthifolia a une adaptabilité écologique remarquablement large, se rencontrant aussi bien dans les forêts sous forte pluviosité que dans les forêts de zones à saison sèche, et même dans les savanes arborées. On le rencontre le plus souvent dans les types les plus humides de forêt semi-décidue, où il est caractéristique des forêts secondaires, des lisières de forêt, des bords de routes et des terres agricoles abandonnées. Il est commun dans de nombreuses régions. En Afrique orientale et australe et à Madagascar, on le trouve dans la forêt pluviale des basses terres, la forêt claire décidue et la savane arborée, jusqu’à 2000 m d’altitude. Il se comporte le plus souvent comme une essence pionnière. On le trouve sur une large gamme de types de sols, souvent sur des sols profonds et sableux.

Multiplication et plantation

Les semis sont classés comme fortement exigeants en lumière. Les taux de germination à la lumière et à l’ombre peuvent être égaux, mais à l’ombre les semis meurent rapidement. La régénération est très abondante dans une forêt perturbée par l’exploitation. Dans une forêt brûlée, les semis sont moins abondants. On compte environ 25 000 graines par kg. Les graines doivent être récoltées à partir des gousses encore sur l’arbre afin de réduire les dégâts d’insectes, et elles doivent être séchées immédiatement après leur récolte. On peut les conserver jusqu’à 3 mois en ajoutant de la cendre pour réduire les dégâts d’insectes. En reboisement on peut utiliser des graines, mais on plante aussi parfois des semis naturels. Des essais effectués au Ghana ont montré qu’Albizia adianthifolia peut être multiplié avec succès par voie végétative en utilisant des boutures de racines.

Gestion

En sylviculture, on ne s’intéresse généralement pas à Albizia adianthifolia, parce que ce n’est pas une essence à bois d’œuvre favorite, et on le considère même parfois comme une essence colonisatrice agressive. On le plante occasionnellement comme arbre auxiliaire dans des systèmes agroforestiers. Dans des plantations expérimentales au Ghana, Albizia adianthifolia a montré un taux de survie de 89% trois ans après la plantation.

Maladies et ravageurs

Les graines souffrent fortement d’attaques d’insectes, souvent sans doute de bruches comme chez d’autres Albizia spp.

Rendement

Le rendement en bois par arbre est souvent faible pour Albizia adianthifolia, du fait que le fût est souvent bas-branchu et tortueux.

Traitement après récolte

Les grumes fraîchement abattues flottent dans l’eau et peuvent être transportées par flottage. Un traitement avec des produits d’imprégnation est nécessaire si les grumes séjournent pendant quelque temps en forêt. Les grumes sont parfois creuses.

Ressources génétiques

Albizia adianthifolia est répandu et localement commun en forêt secondaire. Il n’est par conséquent pas facilement menacé d’érosion génétique, et il n’est pas nécessaire de prendre des mesures de protection.

Perspectives

Albizia adianthifolia est un arbre à usages multiples. Ce n’est pas en général un bois d’œuvre très apprécié, du fait que le fût est souvent court et tors, mais là où il pousse en forêt fermée son fût peut être plus long et plus droit, et il peut être exploité sans distinction avec d’autres Albizia spp. qui sont plus communs en forêt fermée (par ex. Albizia ferruginea (Guill. & Perr.) Benth.). Albizia adianthifolia est souvent recommandé comme arbre auxiliaire dans des systèmes agroforestiers, du fait qu’il améliore le sol en fixant l’azote par ses nodules, qu’il fournit du paillis par sa litière de feuilles, qu’il réduit l’érosion par son important système radiculaire, et qu’il protège les cultures contre un excès de lumière solaire. Toutefois, les résultats des essais comparatifs sont très variables, depuis des résultats décevants en Tanzanie et en Zambie en raison de la lenteur de la croissance initiale jusqu’à des résultats très bons localement au Ghana. On a suggéré l’existence de différents écotypes, et ce fait mérite l’attention de la recherche parce qu’il pourrait offrir des possibilités d’optimiser l’emploi d’Albizia adianthifolia dans les systèmes agroforestiers et les programmes de reboisement dans différentes conditions écologiques. Avec sa cime aplatie étalée, il est intéressant comme arbre d’ombrage ornemental. Albizia adianthifolia est une espèce médicinale importante et largement utilisée, et il est souhaitable d’étudier davantage ses composés actifs, dont certains ont déjà montré des actions pharmacologiques intéressantes.

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Sources de l'illustration

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Auteur(s)

  • R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Lemmens, R.H.M.J., 2007. Albizia adianthifolia (Schumach.) W.Wight. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 6 février 2019.


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