Afzelia africana (PROTA)

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Introduction
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Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Fruit Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Oléagineux Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Épice / condiment Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Glucides / amidon Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
Bois de feu Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fourrage Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Auxiliaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fibre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Changement climatique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Statut de conservation Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, base du fût ; 2, feuille ; 3, inflorescence ; 4, fleur ; 5, fruit ouvert ; 6, graine. Redessiné et adapté par Iskak Syamsudin
arbre (Virtual Field Herbarium)
arbre
écorce (Prelude)
tranche (Virtual Field Herbarium)
arbre en fruits
fleurs (Virtual Field Herbarium)
branche en fruits (Virtual Field Herbarium)
fruit (Virtual Field Herbarium)
fruit ouvert
graines (Virtual Field Herbarium)
graines dans le fruit (Virtual Field Herbarium)
graines
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Afzelia africana Sm. ex Pers.


Protologue: Syn. pl. 1: 455 (1805).
Famille: Caesalpiniaceae (Leguminosae - Caesalpinioideae)
Nombre de chromosomes: 2n = 24

Noms vernaculaires

  • Doussié, lingué (Fr).
  • Afzelia, lucky-bean tree, African oak (En).
  • Chanfuta, uvala, mussacossa (Po).

Origine et répartition géographique

Afzelia africana est répandu et se rencontre du Sénégal jusqu’en Ouganda, et vers le sud jusqu’en R.D. du Congo.

Usages

Comme d’autres Afzelia spp., le bois d’Afzelia africana se caractérise par une excellente stabilité avec une faible sensibilité aux variations de l’humidité, de faibles taux de retrait au séchage et une bonne durabilité naturelle. Le bois étant durable, les traitements avec des produits de conservation sont superflus, même lorsqu’il doit être utilisé dans des conditions d’humidité permanentes ou dans des endroits où les insectes xylophages sont légion. Cela en fait un excellent bois qui est utilisé pour les bateaux de plaisance, notamment pour les quilles, les étraves et les panneaux, pour les ponts, ainsi que pour les agencements intérieurs. Pour ces usages, il est parfois autant recherché que le teck. Il est également prisé pour les menuiseries et les boiseries, tant intérieures qu’extérieures, la parqueterie, les huisseries, les cages d’escaliers, le mobilier et les articles de sport. Il sert traditionnellement à la fabrication de pirogues. Il est couramment utilisé pour la confection d’articles domestiques tels que les caisses, les bols, les cuillères, les mortiers et les masques, et est très apprécié par endroits pour la fabrication de tambours. Il se prête à la réalisation de placages tranchés décoratifs. De par sa bonne résistance à de nombreux produits chimiques et à sa grande stabilité dimensionnelle, on le préfère souvent à des matériaux tels que les métaux et les produits synthétiques pour les cuves et les équipements de précision destinés à l’industrie. Grâce à son pH neutre, il convient tout à fait pour les emplois où il est en contact avec des objets fragiles comme les antiquités et les livres anciens dans les bibliothèques. En revanche, il ne doit pas être mis en contact avec des tissus lorsque l’humidité est élevée, à cause de la présence de colorants. Le bois de cœur permet d’obtenir un colorant rouge. Le bois sert également de bois de feu et pour la production de charbon de bois.

Le feuillage sert habituellement de fourrage et l’arbre joue un rôle particulièrement important en tant que source d’aliments pour le bétail pendant la saison sèche. Dans de nombreuses régions, Afzelia africana est l’une des plus importantes plantes fourragères ligneuses. Les feuilles sont parfois consommées cuites comme légume ; les jeunes feuilles sont mélangées à des céréales moulues avant d’être cuites. Les fleurs servent de condiment dans les sauces. L’arbre est prisé dans les plantations agroforestières pour en améliorer les sols car ses feuilles sont riches en azote et en minéraux. L’arille de la graine, qui est comestible, est réputé sucré ; il faut prendre des précautions car la graine serait toxique, même si elle est utilisée comme condiment dans les soupes au Nigeria, si elle est riche en huile et sert d’épaississant. On fait des castagnettes avec les fruits, des colliers avec les graines qui servent aussi à d’autres fins ornementales et rituelles. Afzelia africana passe pour un arbre fétiche dans de nombreuses régions.

Les racines, l’écorce, les feuilles et les fruits sont employés en médecine traditionnelle. La décoction ou la macération de racine soigne les douleurs d’estomac, les convulsions, la trypanosomose et la hernie, et sert d’antidote. La poudre de racine est appliquée en externe sur les rhumatismes. Les racines sont également utilisées dans des préparations de poison de flèche. La décoction et la macération d’écorce sont administrées dans le traitement de la constipation, de la fièvre, des vomissements, des œdèmes, de la tachycardie, de l’hypertension, de la bronchite, des affections pulmonaires et des saignements pendant la grossesse, comme antalgique, diurétique, galactagogue et aphrodisiaque. La cendre de l’écorce est appliquée en externe en cas de lumbago, la poudre d’écorce sur les lésions et les tuméfactions. L’écorce sert également de poison de pêche. La décoction et la macération de feuilles se prennent ou sont administrées en externe contre la dysménorrhée, l’épilepsie, les œdèmes, la migraine, les douleurs d’estomac, l’asthénie, la trypanosomose et comme antalgique. Les préparations à base de fruits se prennent pour soigner les affections pulmonaires et comme aphrodisiaque. La cendre des fruits est appliquée contre la lèpre, et remplace le savon. Les ramilles servent de bâtonnets à mâcher.

Production et commerce international

Afzelia africana n’est pas la plus importante espèce d’Afzelia sur le marché international des bois d’œuvre. Son bois est souvent mélangé avec celui d’autres espèces plus souvent commercialisées, comme Afzelia bipindensis Harms et Afzelia pachyloba Harms, et il est vendu sous le nom de “doussié”, le Cameroun en étant le principal pays exportateur. En 2003, ce pays a exporté 9900 m³ de sciages de doussié contre 47 750 m³ en 2005. Les exportations de Côte d’Ivoire ont fortement chuté en 2007 et 2008 à cause de l’épuisement des peuplements et de la crise économique survenue dans les pays importateurs. En 2005, le Ghana a exporté 9000 m³ de sciages d’Afzelia (connu sous le nom de “papao”), et 7000 m³ en 2006 au prix moyen de US$ 780 par m³.

Propriétés

Le bois de cœur, orange-brun à brun doré, devient rouge-brun à l’exposition prolongée et présente parfois des bandes foncées. Il se distingue nettement de l’aubier, blanchâtre à jaune pâle et de 8 cm d’épaisseur. Le fil est normalement droit, parfois contrefil, le grain est moyen à grossier mais régulier. Le bois est légèrement brillant et, une fois séché, dégage une odeur de cuir au rabotage.

C’est un bois de poids moyen à moyennement lourd, avec une densité de 720–850 kg/m³ à 12% d’humidité. Si le séchage ne pose en général aucun problème, qu’il s’agisse de déformations et de fentes, le bois sèche en revanche assez lentement. Pour des planches épaisses (de plus de 7,5 cm), il est recommandé de les sécher d’abord à l’air et à l’abri avant de les sécher au four. Les taux de retrait sont faibles, de l’état vert à anhydre ils sont de 2,5–3,5% dans le sens radial et de 3,5–5,0% dans le sens tangentiel. Une fois sec, le bois est très stable en service.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 105–145(–200) N/mm², le module d’élasticité de (9100–)14 000–17 000 N/mm², la compression axiale de 57–85 N/mm², le cisaillement de (5–)7,5–10(–14) N/mm², le fendage de 16–25 N/mm, la dureté Janka de flanc de 7200–8000 N et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 5,7–8,2.

Le bois se scie facilement avec de bons outils ; il contient peu de silice (moins de 0,015%) et il est inutile d’employer des lames de scies stellitées pour scier le bois frais. Certaines grumes présentent des poches de gomme qui peuvent provoquer des problèmes au sciage en désaffûtant les dents de scie. Il est recommandé d’employer des outils tranchants au carbure de tungstène pour le rabotage et le moulurage. Il est préconisé de réduire l’angle de coupe à 15° pour éviter des surfaces rugueuses en présence de contrefil. L’emploi d’un apprêt est conseillé si l’on souhaite obtenir des surfaces lisses. Les caractéristiques de clouage et de vissage sont satisfaisantes, mais des avant-trous sont recommandés pour éviter les fentes. Le collage ne pose généralement aucun problème. Le bois se peint et se vernit bien, même s’il arrive que les zones proches du centre de la grume contiennent des substances anti-oxydantes qui ralentissent le séchage du vernis et entraînent des problèmes pour la peinture. On peut produire des placages tranchés de bonne qualité, mais le bois ne se prête pas au déroulage. Il a la réputation de bien résister aux acides et aux produits alcalins.

Le bois de cœur est durable, sa résistance aux champignons, aux termites et aux insectes xylophages est excellente, mais il est sujet aux térébrants marins. Quant à l’aubier, il a tendance à être attaqué par les Lyctus. Le bois de cœur est rebelle à l’imprégnation avec des produits de conservation. La sciure peut provoquer des réactions allergiques, une irritation des muqueuses et de l’asthme chez les professionnels du bois.

Selon des recherches effectuées sur les caractéristiques de la fibre et des vaisseaux, le bois ne convient pas à la production de bois à pâte et de papier de bonne qualité. Les grumes peuvent présenter des crevasses remplies d’une poudre blanchâtre provenant des vaisseaux du bois ; il s’agit du kaempférol et de ses dérivés. Le kaempférol et ses hétérosides ont des activités antibactériennes, antifongiques et anti-inflammatoires. Plusieurs autres flavonoïdes ont été isolés du bois. Le bois contient 39–44% de cellulose et 28–31% de lignine. La solubilité est de 14–17% dans une solution à 1% de NaOH.

Le feuillage a une excellente digestibilité, in vitro environ 51% de la matière sèche et in vivo chez le mouton 64% de la matière sèche, et est riche en protéines. La valeur énergétique est de 8120 kJ/kg (1940 kcal/kg), et les feuilles contiennent près de 17,2% de protéines, 8,4% de lipides et 8,6% de cendres sur la base de la matière sèche. La teneur en protéines brutes du feuillage chute fortement dès la fin de la saison sèche jusqu’à la saison fraîche. Des essais menés sur des chèvres n’ont pas mis en évidence d’effets nocifs.

Les graines contiennent près de 27% de protéines, 33% de glucides et 32% de lipides. L’huile représente 18–37%. Elle est semi-siccative, nécessite une légère purification et a une longue durée de conservation. Elle convient pour la formulation de la résine alkyde et du cirage. L’acide linoléique est l’acide gras prédominant. Des études toxicologiques de l’huile n’ont pas permis de déceler de toxines. La présence d’un composé cyanogénétique pourrait expliquer la toxicité présumée des graines. Des essais ont montré qu’à partir des graines on peut fabriquer une farine qui pourrait être utilisée dans les pâtisseries. Si l’on enrichit la farine de blé de 30% de farine de graines d’Afzelia africana, on en améliore la qualité protéique. Des essais menés sur des poulets ont révélé qu’on pouvait les nourrir de graines, qui sont une source appréciable de protéines, mais qu’il valait mieux au préalable faire griller les graines avant de les leur donner car elles pouvaient contenir des phytates et des alcaloïdes.

Lors d’une étude réalisée sur des patients atteints de diabète du type II au Nigeria, il a été prouvé que l’incorporation de graines d’Afzelia africana dans leur alimentation avait des effets hypolipidémiques. Les rameaux contiennent de fortes concentrations de tanin, ce qui explique leur utilisation traditionnelle comme bâtonnets à mâcher.

Falsifications et succédanés

Le bois de trois autres espèces d’Afzelia ressemble à celui d’Afzelia africana et est vendu également sous l’appellation de “doussié” : Afzelia bella Harms, principalement exporté d’Afrique de l’Ouest, et Afzelia bipindensis Harms et Afzelia pachyloba Harms, surtout exportés d’Afrique centrale. Les remarquables propriétés du bois d’Afzelia africana, concernant sa stabilité dimensionnelle et sa grande durabilité naturelle, sont comparables à celles de certains bois d’œuvre renommés tels que le merbau (Intsia spp.) et le teck (Tectona grandis L.f.), et en Afrique à celles du makoré (Tieghemella heckelii (A.Chev.) Roberty) et du douka (Tieghemella africana Pierre).

Description

  • Arbre de taille petite à plutôt grande atteignant 40 m de haut, sempervirent ; fût dépourvu de branches sur 20 m, généralement droit et cylindrique, jusqu’à 150(–200) cm de diamètre, à contreforts souvent inégaux et épais atteignant 1,5 m de haut ; surface de l’écorce grisâtre à brun rougeâtre, écailleuse avec des écailles plus ou moins rondes, écorce interne brun pâle à brun rosé, sécrétant un exsudat brun jaunâtre, très aromatique ; cime allongée à arrondie ou aplatie en fonction de l’âge et des conditions de croissance, à branches tortueuses, plus ou moins érigées ; rameaux glabres.
  • Feuilles alternes, composées paripennées à 2–5(–6) paires de folioles ; stipules à parties basales soudées et persistantes, parties supérieures libres, linéaires et caduques ; pétiole et rachis mesurant ensemble entre 4–32 cm de long, sillonnés ; pétiolules de 0,5–1(–1,5) cm de long, souvent légèrement tordus ; folioles opposées, elliptiques à ovales-elliptiques, de 5–15 cm × 3–8,5 cm, obtuses à aiguës ou courtement acuminées à l’apex, glabres, pennatinervées à 6–9 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : panicule terminale ou axillaire atteignant 20 cm de long, garnie de poils courts et bruns.
  • Fleurs bisexuées, zygomorphes, parfumées ; pédicelle de 1–1,5 cm de long, articulé à la base ; bractéoles d’environ 0,5 cm × 0,5 cm, caduques ; hypanthium d’environ 0,5 cm de long ; sépales 4, de 0,5–1 cm de long, inégaux, recouverts de poils courts et denses ; pétales 5, l’un d’environ 1,5 cm × 1 cm, muni d’un onglet long, 2-lobé, blanc verdâtre à tache rouge-pourpre au centre, les 4 autres minuscules ; étamines fertiles 7, de 1,5–2 cm de long, étamines rudimentaires 2, d’environ 0,5 cm de long ; ovaire supère, d’environ 4 mm de long, à stipe d’environ 2 mm de long, à pubescence courte, style d’environ 2 cm de long, courbe.
  • Fruit : gousse oblongue, aplatie, de 10–20 cm × 5–8 cm, brun foncé à noire, déhiscente par 2 valves ligneuses, renfermant environ 10 graines.
  • Graines ellipsoïdes ou oblongues-ellipsoïdes, de 1,5–3 cm de long, noires, pourvues à la base d’un arille en coupe de couleur orange.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 7–16 cm de long, épicotyle de 8–20 cm de long, glabre ; cotylédons charnus, oblongs, d’environ 2 cm de long, érigés ; 2 premières feuilles opposées, à 2–3 paires de folioles.

Autres données botaniques

Le genre Afzelia comprend quelque 11 espèces, dont 7 sont présentes en Afrique tropicale et 4 en Asie du Sud-Est. Il est très proche d’Intsia.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 1 : limites de cernes distinctes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré ; (47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré) ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses ; 70 : fibres à parois très épaisses.
  • Parenchyme axial : 80 : parenchyme axial circumvasculaire étiré ; 81 : parenchyme axial en losange ; 83 : parenchyme axial anastomosé ; 89 : parenchyme axial en bandes marginales ou semblant marginales ; 91 : deux cellules par file verticale ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale.
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; 115 : 4–12 rayons par mm ; 116 : 12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial ; 143 : cristaux prismatiques dans les fibres.
(N.P. Mollel, P. Baas & P.E. Gasson)

Croissance et développement

Les semis sont très sensibles aux incendies, au broutage et à la sécheresse. En Côte d’Ivoire, on a remarqué que souvent les jeunes arbres d’Afzelia africana ne se développaient pas correctement à cause des dégâts provoqués par les animaux tels que les antilopes ou le bétail qui se nourrissent du feuillage et qui abîment les bourgeons terminaux. Par voie de conséquence, les arbres se ramifient souvent à faible hauteur. Pour se développer correctement, ils doivent pousser assez rapidement pendant la saison des pluies de façon à ce que leurs bourgeons terminaux se trouvent hors de portée des animaux qui les broutent durant la saison sèche. Une fois cette période critique passée, il arrive que les jeunes individus poussent de 1 m de haut par an. Au vu d’études de cernes de croissance, on peut dire que l’accroissement annuel moyen en diamètre du fût est de 1 cm sur des termitières et aux endroits où le sol est riche dans les régions de savane. Dans les forêts claires du nord de la Côte d’Ivoire, la croissance annuelle moyenne en diamètre a été estimée à 11 mm jusqu’à 40 ans d’âge, et à 6–8 mm jusqu’à 50 ans en forêt dense. Dans des plantations expérimentales de Côte d’Ivoire, des spécimens ont montré un taux de survie de 96% avec un diamètre de fût moyen de 15 cm 10 ans après la plantation dans la forêt sempervirente, un taux de survie de 100% avec une hauteur d’arbre moyenne de 11 m et un diamètre de fût de 11,5 cm dans la forêt de transition, et un taux de survie de 82% avec une hauteur d’arbre moyenne de 8 m et un diamètre de fût de 12 cm dans la forêt semi-décidue. Dans des plantations de 17 ans d’âge, les arbres ont atteint une hauteur moyenne de 16 m et un accroissement annuel moyen en diamètre de 0,7 cm en forêt semi-décidue, une hauteur moyenne de 19 m et un fût droit et cylindrique de 10 m de long en forêt sempervirente. Dans la zone de savanes, le fût des sujets est généralement court, atteignant rarement 12 m, alors qu’en forêt il peut atteindre de belles dimensions.

Les arbres fleurissent normalement pendant la saison des pluies. Les chauves-souris mangent parfois les fleurs. Les fruits mettent près de 6 mois à mûrir après la floraison. Ils peuvent subsister sur l’arbre encore 6 mois. Ce sont les oiseaux, comme les calaos, qui se nourrissent des arilles et disséminent les graines. Les racines s’associent à des champignons ectomycorhiziens ; plus de 30 espèces de champignons ont été signalées.

Ecologie

Afzelia africana est caractéristique à la fois de la zone de transition entre la savane arborée et la forêt sèche dense, et de la forêt dense semi-décidue des régions plus humides. On le considère comme un des principaux éléments de la forêt semi-sèche qui couvrait autrefois de grandes étendues de la région qui va du sud du Sénégal à la Guinée. Afzelia africana montre une grande adaptation aux conditions climatologiques, mais il est plus commun dans les zones où la pluviométrie annuelle dépasse les 900 mm. Dans les régions sèches, il se limite aux endroits où le sol est profond, bien drainé mais humide et aux termitières. On le rencontre jusqu’à 1400 m d’altitude.

Afzelia africana est présent sur une grande variété de types de sols, souvent sur des croûtes de sols calcaires, sablonneux ou ferralitiques, sur des versants abrupts, ainsi que dans des cuvettes et dans des endroits régulièrement inondés.

Dans les endroits plus secs, Afzelia africana a la réputation d’être assez résistant aux feux, alors qu’en forêt dense il semblerait être sensible même aux incendies occasionnels. La zone boisée d’Afzelia africana recule et se voit envahie par des espèces qui résistent mieux aux incendies lorsqu’elle est soumise à des feux réguliers.

Multiplication et plantation

Sur les sols sableux-limoneux du Burkina Faso, on trouve souvent des semis en abondance sous les arbres-mères, à raison de 10–100 semis par 100 m². Pourtant, ils deviennent rarement des gaules de grande taille. En général, Afzelia africana se régénère peu. Ceci est souvent dû à la destruction régulière de la végétation par le feu et à la prédation importante des semis par les animaux. Les jeunes plants sont également sensibles à la sécheresse. En Côte d’Ivoire, on a pu démontrer que la régénération pouvait être abondante lorsque les stations étaient protégées du feu.

On compte entre 200–500(–800) graines par kg. Dans le sud du Mali, on peut récolter les graines de la mi-novembre à la mi-janvier et dans le nord de la Côte d’Ivoire en octobre–novembre. Les gousses sont ramassées sur l’arbre lorsqu’elles virent du vert au brunâtre. Elles sont mises à sécher à l’ombre dans un local bien ventilé et s’ouvrent spontanément au bout de quelques jours. Pour le stockage des graines, il faut éliminer les arilles, bien que l’on ait également signalé qu’il ne faudrait pas le faire car ils pourraient jouer un rôle en maintenant un bon taux de germination. Les graines sont séchées pendant 2–3 semaines à l’ombre, puis entreposées dans des sacs de jute dans un local bien ventilé. Les graines pourvues d’arilles qui sont entreposées de cette façon ont eu un taux de germination de 95% au bout de 14 mois. Celles dont la teneur en eau est d’environ 8% peuvent être conservées pendant au moins 3 ans dans des récipients étanches à température ambiante, sans réduction notable du taux de germination. Il est recommandé d’ajouter de la cendre aux récipients pour limiter les dégâts causés par les insectes.

Au Bénin, il est conseillé de ne semer que les graines de plus de 2 g, ce qui a pour effet de donner des semis plus vigoureux. La hauteur moyenne des semis obtenus à partir de graines pesant entre 2–4 g a été de 57 cm au bout de 13 mois, tandis que ceux obtenus à partir de graines de moins de 2 g n’ont atteint en moyenne que 37 cm. Afin d’obtenir une germination rapide et homogène, il y a lieu de traiter les graines préalablement. Au Mali et au Burkina Faso, les graines sont mises à tremper dans l’eau pendant 1–2 jours avec ou sans scarification ; en Côte d’Ivoire, elles sont traitées avec de l’acide sulfurique concentré pendant 30 minutes, après quoi elles sont mises à tremper dans l’eau pendant 3 heures, ou bien elles sont mises à tremper dans l’eau pendant 3 jours. Des taux de germination de 100% peuvent être atteints après ce genre de traitements. La température optimale pour la germination est de 25–30°C.

La profondeur du semis est primordiale pour la germination. Ce sont les graines enterrées à 2 cm de profondeur avec le hile vers le bas qui ont donné les meilleurs résultats, alors que celles qui avaient été enterrées à 6 cm avaient germé mais avaient pourri. Le semis se fait généralement en pots. La racine pivotante pousse rapidement et peut atteindre le fond du pot en l’espace de 3–4 semaines. Lors d’essais menés en pépinière, l’inoculation d’ectomycorhizes n’a pas permis de doper la croissance ; il se peut que les endomycorhizes jouent un rôle dans la croissance initiale de l’arbre. Les semis peuvent être repiqués au champ au bout de 3–4 mois. Un essai effectué au Sénégal a permis d’obtenir de bons résultats de plantation avec des plants de semis de plus de 180 cm de haut cultivés pendant 3 ans en pépinière, avec un taux de survie de 60–100% après un an lorsque les feuilles et les racines ont été maintenues le plus possible. Lors d’essais réalisés en Guinée, des plants à racines nues de 6 et 15 mois ont montré un taux de survie au champ de 75% et de 95%, respectivement, après la première saison des pluies. La multiplication par greffage est possible.

Gestion

Aucune préparation particulière du sol n’est nécessaire avant la plantation. Pour les semis élevés en pépinière, des trous de 40 cm de diamètre et de 40 cm de profondeur sont pratiqués habituellement. Après la plantation, les semis doivent être protégés contre le broutage des animaux pendant 2–3 ans et contre les incendies. Il faut pratiquer régulièrement des dégagements dans les jeunes plantations. Dans les plantations du sud de la Côte d’Ivoire, le nombre de tiges a été réduit à la suite de 2 opérations d’éclaircissage à 360–410 tiges/ha 12 ans après la plantation, ce qui a permis d’obtenir une croissance annuelle moyenne en diamètre de 1,5 cm sur une période de 17 ans.

La plantation d’enrichissement a été pratiquée dans la forêt de transition et la forêt décidue, selon un espacement d’environ 15 m entre les layons et de 2–3 m entre les plants sur le layon. Dans les régions de savanes, Afzelia africana a été planté en association avec Gmelina arborea Roxb. ex Sm. et Harungana madagascariensis Lam. ex Poir., qui peuvent servir d’arbres d’abri.

Afzelia africana est généralement disséminé, rarement en petits groupes. Dans la savane arborée du nord de la Côte d’Ivoire, la densité de sujets dont le diamètre de fût dépasse les 10 cm varie entre 0,1 et 1,5 arbres/ha, alors que dans les forêts plus humides on peut trouver jusqu’à 40 arbres/ha. Les arbres peuvent être traités par recépage ou étêtage.

Maladies et ravageurs

Les semis sont sensibles aux attaques des champignons et des criquets et doivent être protégés contre le broutage de nombreux mammifères.

Rendement

Dans la forêt dense de Côte d’Ivoire, un fût dépourvu de branches sur 12 m et mesurant 70 cm de diamètre a fourni 4,5 m³ de bois, contre 9,3 m³ pour un sujet de même longueur mais qui mesurait 100 cm de diamètre. Dans la forêt ouverte et dans la savane, les fûts ayant un diamètre de 70–100 cm ne mesurent en général pas plus de 4 m et produisent entre 1,2–2,3 m³ de bois.

Traitement après récolte

Le stockage prolongé des grumes après la récolte n’entraîne pas de problème si ce n’est parfois l’apparition de trous noirs dans l’aubier provoqués par les insectes xylophages. Les grumes d’Afzelia africana sont trop lourdes pour être transportées par flottage fluvial.

Ressources génétiques

Afzelia africana ne semble pas être en état de danger imminent car il est répandu dans un grand nombre de milieux différents. Cependant, dans de nombreux pays où Afzeliala africana subit une forte pression pour la production de fourrage, il est en passe d’être menacé, comme au Mali, au Burkina Faso, au Bénin, au Nigeria et au Cameroun. L’exploitation dont il fait l’objet pour son bois d’œuvre est intense par endroits, par ex. au Ghana, et des mesures de conservation ont été préconisées. Afzelia africana figure sur la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées comme vulnérable à cause de l’exploitation intensive qu’il subit.

Perspectives

Les perspectives qui s’offrent à Afzelia africana en tant qu’essence de plantation commerciale sont bonnes, même si sa croissance est lente et qu’il nécessite une gestion assez rigoureuse. La qualité supérieure de son bois, associée à son aptitude à pousser en peuplements mono-spécifiques, en fait un bois d’œuvre intéressant d’un point de vue économique. Il mérite que la recherche s’intéresse davantage à lui, notamment à sa diversité génétique et à son amélioration en vue d’obtenir des caractéristiques supérieures. En tant qu’arbre vraiment polyvalent, il est très intéressant à utiliser dans les plantations agroforestières.

S’il n’est pas exclu que les graines représentent une source de nutriments précieuse tant pour les humains que pour les animaux, il convient d’effectuer des études toxicologiques complémentaires. La valeur nutritionnelle du feuillage semble justifier qu’on le privilégie comme source de fourrage dans les systèmes agro-sylvo-pastoraux. Néanmoins, il faut explorer des méthodes de gestion durable. Plusieurs parties d’Afzelia africana ont beau être couramment utilisées en médecine traditionnelle, à ce jour peu d’études ont été réalisées sur sa phytochimie et sur ses activités pharmacologiques. Les résultats de recherches dont on dispose ouvrent des voies intéressantes dans le domaine de la mise au point de nouveaux médicaments, et les travaux de recherche doivent se poursuivre à tout prix.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • Eggeling, W.J. & Dale, I.R., 1951. The indigenous trees of the Uganda Protectorate. Government Printer, Entebbe, Uganda. 491 pp.
  • Hawthorne, W. & Jongkind, C., 2006. Woody plants of western African forests: a guide to the forest trees, shrubs and lianes from Senegal to Ghana. Kew Publishing, Royal Botanic Gardens, Kew, United Kingdom. 1023 pp.
  • Vivien, J. & Faure, J.J., 1985. Arbres des forêts denses d’Afrique Centrale. Agence de Coopération Culturelle et Technique, Paris, France. 565 pp.

Auteur(s)

  • J. Gérard, UPR Production et valorisation des bois tropicaux et méditerranéens, 73 rue Jean-François Breton, TA B-40 / 16 (Bât. 16, Bur. 123), 34398 Montpellier Cédex 5, France
  • D. Louppe, CIRAD, Département Environnements et Sociétés, Cirad es-dir, Campus international de Baillarguet, TA C 105 / D (Bât. C, Bur. 113), 34398 Montpellier Cédex 5, France

Citation correcte de cet article

Gérard, J. & Louppe, D., 2011. Afzelia africana Sm. ex Pers. In: Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. Consulté le 6 février 2019.


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