Adenium oleifolium (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
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Adenium oleifolium Stapf


Protologue: Kew Bull. 1907 : 53 (1907).
Famille: Apocynaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 22

Synonymes

  • Adenium obesum (Forssk.) Roem. & Schult. subsp. oleifolium (Stapf) G.D.Rowley (1980).

Origine et répartition géographique

Adenium oleifolium est présent à l’état naturel dans le sud-est de la Namibie, au Botswana et en Afrique du Sud.

Usages

On prépare un poison de flèche à partir du latex, ou à partir d’une décoction du tubercule, qui est extrêmement amer. Les populations qui vivent dans le sud-ouest du désert du Kalahari confectionnent un onguent avec la plante, qu’ils appliquent sur les morsures de serpent et les piqûres de scorpion. Le jus de la racine sert à traiter la fièvre et les coliques. A hautes doses il est purgatif, voire toxique. Adenium oleifolium se cultive parfois comme plante ornementale.

Propriétés

Plusieurs hétérosides cardiaques ont été isolés à partir d’Adenium oleifolium: l’honghéloside A (composée d’oléandrigénine et de D-cymarose), l’échujine (composée de digitoxigénine, D-cymarose et 2 molécules de D-glucose), la somaline (composée de digitoxigénine et D-cymarose) et l’odorotrioside G (composé de digitoxigénine, D-digitalose et 2 molécules de D-glucose). Des essais sur des cobayes, des chats et des rats auxquels on avait injecté un extrait alcoolisé du tubercule ou administré l’extrait par voie orale ont tous abouti à une agitation, à des tremblements généralisés, une accélération de la respiration, des convulsions puis la mort.

Description

Arbuste succulent de petite taille atteignant 40 cm de haut, à rhizome épaissi (tubercule) de 50–80 cm × 15–30 cm, et contenant du latex blanc dans toutes ses parties, toutes recouvertes d’une pubescence douce ; tige renflée à la base. Feuilles disposées en spirale, groupées aux extrémités des rameaux, simples, sessiles ; stipules très petites ou absentes ; limbe linéaire, de 4,5–14,5 cm × 0,3–1,4 cm, base cunéiforme, apex aigu, entier, glauque ou vert pâle, coriace, poilu à glabre. Inflorescence : cyme terminale ; bractées étroitement oblongues à étroitement ovales, de 3–4 mm × 1–2 mm, acuminées, pubescentes. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, voyantes, apparaissant en même temps que les feuilles ; pédicelle de 5–8 mm de long, poilu ; sépales lancéolés, de 5–7 mm de long, fusionnés à la base, blancs à l’extérieur, poilus ; corolle pourvue d’un tube de 2,2–3,4 cm de long, étroitement cylindrique à la base sur 4–7 mm, puis en forme de cloche ou d’entonnoir, écailles de la gorge formant des poches entre les lobes, lobes obovales, étalés, de 1–1,3 cm de long, aigus, rose pâle à rouges, de couleur plus intense vers le bord, poilus à l’extérieur, glabres à l’intérieur ; étamines insérées à la base de la partie élargie du tube de la corolle, légèrement saillantes, anthères formant un cône qui recouvre le pistil, base sagittée, de 5–7 mm de long, à longs appendices apicaux ; ovaire supère, composé de 2 carpelles libres, glabre, styles fusionnés, minces, à clavoncules bien développés. Fruit constitué de 2 follicules cylindriques, cohérents à la base, de 8–11 cm de long, longuement effilés à l’apex, étalés ou recourbés à maturité, s’ouvrant par une fente longitudinale, contenant de nombreuses graines. Graines linéaires-oblongues, de 12–15 mm de long, brunes, striées, garnies aux deux extrémités de touffes de longs poils brunâtres.

Autres données botaniques

Le genre Adenium comprend 5 espèces, qui sont parfois regroupées en une seule, Adenium obesum (Forssk.) Roem. & Schult., avec 6 sous-espèces. Adenium oleifolium se caractérise par l’étroitesse de ses feuilles. Les fruits mettent plus d’un an à mûrir. Les graines germent sans problème, mais la plante croît lentement.

Ecologie

Adenium oleifolium pousse dans les savanes herbeuses parsemées d’arbustes, sur les crêtes rocailleuses et les affleurements de roches calcaires, ou sur le sable meuble.

Ressources génétiques

Bien que la répartition naturelle d’Adenium oleifolium soit limitée, il ne semble pas menacé d’érosion génétique dans l’immédiat. Mais il est jugé vulnérable au Botswana, où il est rare.

Perspectives

Un approfondissement des recherches sur la composition chimique et les activités pharmacologiques des composés d’Adenium oleifolium semble justifié. Il semble que les perspectives de développement d’Adenium oleifolium comme plante ornementale soient limitées en raison de la lenteur de sa croissance.

Références principales

  • Dimmitt, M.A. & Hanson, C., 1992. The genus Adenium in cultivation. Part 2: A. swazicum, A. boehmianum and A. oleifolium. Cactus and Succulent Journal 64(3): 110–111.
  • Neuwinger, H.D., 1996. African ethnobotany: poisons and drugs. Chapman & Hall, London, United Kingdom. 941 pp.
  • Plaizier, A.C., 1980. A revision of Adenium Roem. & Schult. and of Diplorhynchus Welw. ex Fic. and Hiern (Apocynaceae). Mededelingen Landbouwhogeschool Wageningen 80–12. Wageningen, Netherlands. 40 pp.
  • Rowley, G.D., 1983. The Adenium and Pachypodium handbook. Smart & Co. Ltd., Brackley, United Kingdom. 95 pp.
  • von Koenen, E., 2001. Medicinal, poisonous and edible plants in Namibia. Klaus Hess Verlag, Göttingen, Germany. 336 pp.

Autres références

  • Codd, L.E., 1963. Apocynaceae. In: Dyer, R.A. & Codd, L.E. (Editors). Flora of southern Africa. Volume 26. Botanical Research Institute, Department of Agricultural Technical Services, Pretoria, South Africa. pp. 244–296.

Auteur(s)

  • L.P.A. Oyen, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Oyen, L.P.A., 2006. Adenium oleifolium Stapf. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 22 avril 2019.


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