Acalypha bipartita (PROTA)

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Acalypha bipartita Müll.Arg.


Protologue: Flore 47 : 538 (1864).
Famille: Euphorbiaceae

Synonymes

  • Ricinocarpus bipartitus (Müll.Arg.) Kuntze (1891).

Noms vernaculaires

  • Mhacha (Sw).

Origine et répartition géographique

Acalypha bipartita est largement répandu en Afrique Centrale et en Afrique de l’Est ; on le rencontre en R.D. du Congo, au Rwanda, au Burundi, au Soudan, au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie.

Usages

On consomme les jeunes feuilles et pousses d’Acalypha bipartita comme légume. Elles ont un goût fade ou légèrement amer et sont hachées puis cuites avec des haricots ou des pois, et le mélange est servi avec un aliment de base. Acalypha bipartita est également utile comme fourrage et ses tiges sont utilisées pour fabriquer des paniers à vanner ainsi que pour la construction de greniers. Plusieurs espèces d’Acalypha (par ex. Acalypha indica L.) sont utilisées en médecine traditionnelle pour toutes sortes de problèmes, mais aucun usage médicinal n’a été signalé pour Acalypha bipartita.

Propriétés

Aucune donnée n’est disponible sur la composition d’Acalypha bipartita, mais la composition des pousses d’Acalypha indica par 100 g de partie comestible est de : eau 80 g, énergie 269 kJ (64 kcal), protéines 6,7 g, lipides 1,4 g, glucides 6 g, fibres 2,3 g, Ca 667 mg, P 99 mg, Fe 17 mg et acide ascorbique 147 mg (Siregar, 2001).

Description

  • Sous-arbrisseau grimpant, momoïque, atteignant 3 m de haut, à tiges subquadrangulaires vertes à rouge brun, peu à densément pubescentes.
  • Feuilles alternes, simples ; stipules subulées, atteignant 4 mm de long ; pétiole atteignant 7 cm de long ; limbe ovale à elliptique-ovale, de 3–11 cm × 1–8 cm, base arrondie et à 5 nervures, apex acuminé à arrondi, à bords dentés en scie, légèrement pubescent, avec 4–6 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence en forme d’épi ou subracémiforme, axillaire, solitaire, atteignant 14 cm de long, munie de bractées, à partie mâle terminale et 1–2 unités femelles en dessous de la partie mâle.
  • Fleurs unisexuées, sessiles, sans pétales ; fleurs mâles vert blanc, calice 4-partite, étamines 8 ; fleurs femelles enveloppées par de grandes bractées dentées, pliées, de 1–1,5 cm de diamètre, sépales 3, triangulaires-ovales, ovaire supère, 3-loculaire, globuleux à 3-lobé, styles 3, libres, de 3–6 mm de long.
  • Fruit : capsule 3-lobée d’environ 2,5 mm × 3,5 mm, lisse, pubescente, à 3 graines.
  • Graines subglobuleuses, de 1,5–2 mm de diamètre, gris brun.

Acalypha est un genre important comprenant environ 450 espèces que l’on rencontre surtout sous les tropiques mais qui s’étend dans les régions tempérées chaudes. Il y a environ 25 espèces en Afrique tropicale ainsi qu’en Asie, et environ 400 en Amérique tropicale. Les espèces suivantes sont utilisées comme légume de la même manière que Acalypha bipartita : Acalypha ciliata Forssk. au Bénin et au Nigeria, Acalypha fruticosa Forssk. en Tanzanie, Acalypha indica L. en Inde et en Indonésie, Acalypha ornata Hochst. ex A.Rich. en Tanzanie et Acalypha segetalis Müll.Arg. au Nigeria. Les usages de ces espèces en médecine sont cependant plus importants, exception faite de la dernière.

Ecologie

Acalypha bipartita pousse dans les sous-étages et en lisière des forêts. Il s’étend jusque dans la savane arborée principalement dans des endroits perturbés, à 1000–1500 m d’altitude. Il préfère les limons sableux, mais pousse sur divers types de sols, habituellement dans des régions où la pluviométrie annuelle est de 900–1500 mm. Il peut devenir une adventice envahissante dans les pâturages.

Gestion

On récolte Acalypha bipartita dans la nature, habituellement pendant la saison des pluies, mais aussi toute l’année au bord des rivières.

Ressources génétiques

Acalypha bipartita est commun dans son aire de répartition et il n’y a aucun risque d’érosion génétique.

Perspectives

Acalypha bipartita est sans importance d’un point de vue commercial, mais son utilisation comme légume-feuilles et plante à fibres restera importante au niveau local.

Références principales

  • Katende, A.B., Ssegawa, P. & Birnie, A., 1999. Wild food plants and mushrooms of Uganda. Technical Handbook No 19. Regional Land Management Unit/SIDA, Nairobi, Kenya. 490 pp.
  • Radcliffe-Smith, A., 1987. Euphorbiaceae (part 1). In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 407 pp.
  • Ruffo, C.K., Birnie, A. & Tengnäs, B., 2002. Edible wild plants of Tanzania. Technical Handbook No 27. Regional Land Management Unit/ SIDA, Nairobi, Kenya. 766 pp.

Autres références

  • Burkill, H.M., 1994. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 2, Families E–I. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 636 pp.
  • Gilbert, M.G., 1995. Euphorbiaceae. In: Edwards, S., Mesfin Tadesse & Hedberg, I. (Editors). Flora of Ethiopia and Eritrea. Volume 2, part 2. Canellaceae to Euphorbiaceae. The National Herbarium, Addis Ababa University, Addis Ababa, Ethiopia and Department of Systematic Botany, Uppsala University, Uppsala, Sweden. pp. 265–380.
  • Gilbert, M.G., Holmes, S. & Thulin, M., 1993. Euphorbiaceae. In: Thulin, M. (Editor). Flora of Somalia. Volume 1. Pteridophyta; Gymnospermae; Angiospermae (Annonaceae-Fabaceae). Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. pp. 267–339.
  • Keay, R.W.J., 1958. Euphorbiaceae. In: Keay, R.W.J. (Editor). Flora of West Tropical Africa. Volume 1, part 2. 2nd Edition. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. pp. 364–423.
  • Léonard, J., 1962. Euphorbiaceae. In: Robyns, W., Staner, P., Demaret, F., Germain, R., Gilbert, G., Hauman, L., Homès, M., Jurion, F., Lebrun, J., Vanden Abeele, M. & Boutique, R. (Editors). Flore du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Spermatophytes. Volume 8, 1. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge, Brussels, Belgium. 214 pp.
  • Radcliffe-Smith, A., 1996. Euphorbiaceae, subfamilies Phyllantoideae, Oldfieldioideae, Acalyphoideae, Crotonoideae and Euphorbioideae, tribe Hippomaneae. In: Pope, G.V. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 9, part 4. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. pp. 1–337.
  • Siregar, A.H., 2001. Acalypha L. In: van Valkenburg, J.L.C.H. & Bunyapraphatsara, N. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 12(2): Medicinal and poisonous plants 2. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 31–36.

Auteur(s)

  • P.C.M. Jansen, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 17 février 2019.