Xylosma martinicensis (Rollet, Antilles)
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Xylosma martinicensis [sic : Xylosma martinicense] (Krug et Urb.) Urb. Symb. Antill. 1 : 371 (1899).
Basionyme: Myroxylon martinicense Krug et Urb. (1899).
Synonymes: Xylosma guadalupensis Urb. (1921).
Noms vernaculaires: Fr : Bois Capitaine (Martinique).
Description: Petit arbre atteignant 5 m de haut et atteignant 25 cm de diamètre ; tronc et branches garnis d’épines ramifiées en oursin. Feuilles : simples, alternes, serretées sur tout le pourtour du limbe ; base de la nervure principale carmin ; jeunes feuilles carminées jaunâtres. Fleurs : jaunes, axillaires, fasciculées. Fruits : globuleux à ovoïdes, 6-8 mm, orangé à rouge ; 3-4 graines. Phénologie : sempervirent. Fleurs en mai-juin (DUSS), aussi septembre-octobre. Fruits en novembre. Habitat : forêt dense et d’altitude entre 450 et 1000 m, rare en Guadeloupe, serait assez commun en Martinique (FIARD). Tempérament : sciaphile.
Distribution aux Petites Antilles: Endémique du Guadeloupe et Martinique.
Matériel examiné: BT : DUSS 3924, Nez Cassé (P) ; QUESTEL 1691, Montebello (P) ; QUESTEL 2505, Goyave, Moreau (P). M : BÉLANGER 357, s.loc. ; HAHN 329, Champflore (P) ; HAHN 1404, Camp de l’Alma, (P) ; ROLLET 1681, Route de la Traversée, Deux Choux, 600 m (GUAD).
Bibliographie: BEARD 1944 ; DUSS 1897 ; FOURNET 1978.
Note: Xylosma guadalupensis Urb. distingué par FOURNET est considéré par HOWARD comme synonyme de X. martinicensis : entre 300 et 900 m. Le tronc est sans épines. FOURNET donne quelques stations : Guadeloupe : Houëlmont ; Martinique : Anse Céron à Grand Rivière, Médaille, Deux Choux, Plateau Larcher. Le fruit est plus gros que celui de X. martinicensis. Xylosma serrata (Sw.) Urb., récolté par HOWARD à Montserrat, n’est peut être qu’une variété de Xylosma martinicensis.
Anatomie du bois
- 1-28-31-39-(48)-55-56-61-(62)-69 (Voir la signification des codes)
- Bois parfait non observé, probablement brun rouge. Aubier blanchâtre à grain très fin de 0,75-0,80 g/cm3 de densité.
- Pores disséminés, très souvent accolés radialement par 2 à 4, au nombre moyen de 40 par mm2, imperceptibles à l’œil nu (diamètre moyen de 60 μm). Eléments vasculaires ayant parfois de fins épaississements spiralés, à perforations uniques ; taille des ponctuations intervasculaires de l’ordre de 7 μm.
- Parenchyme absent.
- Rayons 1-2-(3)-sériés, au nombre de 15 à 20 par mm, de structure hétérogène : cellules couchées à allongement horizontal variable au centre et 2 à 8 rangées de cellules carrées et dressées aux extrémités. Ponctuations radiovasculaires identiques en taille aux intervasculaires. Cristaux peu fréquents, par 2 ou 3 dans certaines cellules recloisonnées.
- Fibres cloisonnées, à ponctuations imperceptiblement aréolées.