Ilex nitida (Rollet, Antilles)

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Ilex macfadyenii
Bernard Rollet, Arbres des petites Antilles, 2006
Ilex sideroxyloides


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Planche 13 : AQUIFOLIACEAE. I. Ilex nitida. A. Rameau fleuri. B. Rameau fructifié. C. Feuille. D. Écorce (coupe transversale). II. Ilex macfadyenii. E. Rameau fleuri. F. Rameau fructifié. G. Feuille. H. Écorce (coupe transversale).

Ilex nitida (Vahl) Maxim. Mém. Acad. Imp. Sci. Saint Petersbourg, sér. 7, 29 : 27 (1881).

Basionyme : Prinos nitidus M. Vahl, Eclog. Amer. 2 : 26 (1798).

Synonymes : Ilex nitida (Vahl) Maxim. fa. typica Loes. (1892).

Noms vernaculaires : Fr : Citronnier, Graines vertes (ce dernier nom vernaculaire à réserver plutôt au genre Meliosma), Pruneau noir (Guadeloupe), Bois petit-Jean (Martinique). Esp : Hueso prieto, Brigueta (Puerto Rico).

Description : Arbre atteignant 20 m de haut et 40 cm de diamètre. Pied : pas de patte. Écorce : épaisseur totale 10 mm pour un diamètre de 35 cm. Aspect externe : sublisse, gris marron, nombreuses lenticelles plus ou moins en files verticales. Écorce vivante : tranche jaune à ocre clair, humide, très grumeleuse cassante, à odeur de pomme de terre crue, fonce rapidement en noir ; section transversale : rayons espacés de largeur uniforme dans toute la section. Rameaux : très cassants. Feuilles : alternes, oblancéolées, crénelées sur toute la marge, deux fois plus grandes que Ilex sideroxyloides, 6-10 × 3-6 cm. Fleurs : blanches ou verdâtres, type 4 ou 5, unisexuées. Fruits : 5-8 mm de diamètre, rouges à noirs. Phénologie : sempervirent. Fleurs : mars-avril (aussi février et septembre). Fruits : septembre. Floraison et fructification intermittentes. Habitat : forêt dense de plaine et d’ altitude, entre 10 et 900 m.

Distribution générale : Mexique, Cuba, Jamaïque, Hispaniola, Puerto Rico ; Petites Antilles.

Distribution aux Petites Antilles : Antigua, Montserrat, Guadeloupe (Basse-Terre), Marie-Galante, Dominique, Martinique.

Matériel examiné : BT : DUSS 393, Houëlmont (P) ; HUC 1234, Crête de Village (GUAD) ; QUENTIN 898, Bains Jaunes, 600 m (P) ; ROLLET 656, HUC 1259, Nez Cassé, 1050 m (GUAD) ; ROLLET 1971, Morne Bois d’ Inde, 270 m (GUAD). D : AKÉ ASSI & PORTECOP 16439, Peineville (P) ; JÉRÉMIE 1223, E Peineville (P). M : ROLLET 1643, Morne Bigot, 450 m (GUAD) ; ROLLET 1757, Morne Jeannette entre Terreville et Concorde, 450 m (GUAD) ; STEHLÉ 2182, Carbet, 900 m (P) ; STEHLÉ 4464, Vauclin, 10 m (P).

Observations : BT : Vieux-Habitants, Houëlmont, Matouba, Bains Jaunes (DUSS). M : Fond St Denis, Fontaines Didier et Absalon, 100-700 m (DUSS) ; Morne Bigot, 450 m (FIARD & ROLLET).

Bibliographie : (*Iconographie ; **Couleur). BRITTON & WILSON 1924 ; DUSS 1897 ; FAWCETT & RENDLE* 1926 ; FIARD** 1992 ; FOURNET* 1978 ; HOWARD 1989 ; LIOGIER 1982 ; LITTLE and al. * 1974.

Anatomie du bois

  • 4-(24)-28-31-(35)-36-37-47-(50)-51-54-55-56-57-62-68
  • Bois parfait blanchâtre à beige gris clair, non différencié de l’aubier, plutôt dur et lourd (0,75-0,85 g/cm3 et jusqu’à 1,00 g/cm3 pour I. nitida), à grain fin, à maille large bien visible.
  • Pores disséminés, isolés ou accolés radialement par 2 à 4 (jusqu’à 6 chez I. nitida), invisibles à l’œil nu (55 à 7O μm de diamètre), au nombre de 20 à 30 par mm2 (jusqu’à 50 par mm2 chez I. nitida). Perforations des éléments vasculaires en grilles avec 15-20 barreaux (I. nitida) ou 15 à 35 barreaux (autres espèces) ; ponctuations intervasculaires d’environ 6 à 8 μm de diamètre, mais parfois très étirées, disposées en rangées horizontales.
  • Parenchyme abondant mais peu visible, en cellules isolées et chaînettes courtes dispersées. Files de cellules composées de 4 à 8 éléments. Présence de cristaux par 2 ou 4 chez I. nitida, en chaînes chez I. sideroxyloides.
  • Rayons de 2 tailles, les uns 1-sériés composés de cellules dressées, les autres 6- à 15-sériés avec des cellules couchées au centre et des cellules carrées et dressées en bordure et aux extrémités. En section transversale on compte environ 8 à 11 rayons dont 2 multisériés par mm (15 à 18 par mm chez I. dioica). Ponctuations radiovasculaires parfois plus grosses et plus allongées que les intervasculaires. Cristaux fréquents, solitaires ou par 2, parfois par 4, dans des cellules recloisonnées.
  • Fibres à ponctuations aréolées, avec des épaississements spiralés dans I. sideroxyloides.