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Onosma (Ibn al-Baytar)

Onobrukhîs
Ibn al-Bayṭār, Traité des simples
Ouboghlosson


193 - Onosma, Onosma.


Nom accepté : [[]]

[1-166]

  • Le nom de cette plante signifie « abortif. » C’est une espèce d’anchusa, xxx xxx xxx.
  • DIOSCORIDES, III, 137. Cette plante a des feuilles qui ressemblent à celles de l’anchusa, allongées, molles, longues de quatre doigts, de la largeur du doigt environ, étalées sur la terre. La plante ressemble beaucoup à l’anchusa, par la tige, le fruit et la fleur. Elle a une souche molle, grêle et allongée, d’un rouge sanguin. Elle croît dans les lieux arides.
  • GALIEN, livre VIII. Cette plante est composée d’éléments pénétrants et âcres; c’est pourquoi on prétend que sa feuille, prise avec du vin, tue le fœtus et l’expulse de la matrice.
  • DIOSCORIDES. La feuille, prise avec du vin, hâte l’expulsion du fœtus dans l’accouchement. On prétend même que si une femme enceinte marche sur cette plante, elle avorte.

La traduction arabe de Dioscorides dit en note marginale, sous l’autorité d’Ibn el-Beï-thâr, que c’est une espèce d’anchusa, xxx xxx et qu’on l’appelle aussi en Espagne oreille d’âne, xxx. On ne s’accorde pas au sujet de cette plante. Quelques-uns y voient l’Onosma echioîdes, mais Fée trouve légère cette appréciation. Sprengel y voit soit un lithospermum, soit une anchusa. Quant au mot onosma, il est mal écrit dans nos manuscrits, sous la forme aūnūmā. Il en est de même chez les traducteurs allemands, qui ont reculé devant une légitime restitution. Il est une autre question qui a occupé les commentateurs. D’après le texte vulgairement adopté de Dioscorides, cette plante n’a ni feuilles, ni fleurs, ni fruits. Ainsi lit-on dans l’édition de Matthiole, et c’est ainsi qu’ont lu les traducteurs arabes. Sprengel repousse cette lecture et adopte l’affirmative au lieu de la négative. Sontheimer a admis les feuilles, la tige, la fleur et le fruit comme dans l’anchusa, mais nous ignorons si c’est d’après son manuscrit ou d’après Sprengel. Nous suivons l’opinion de celui-ci, ne pouvant accepter des indications qui mettent Dioscorides en contradiction avec lui-même et que les traducteurs arabes ont adoptées avec trop de facilité.