Musa paradisiaca
Musa paradisiaca L.
Ordre | Zingiberales |
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Famille | Musaceae |
Genre | Musa |
2n = 22, 33, 44
Origine : Asie du Sud
sauvage et cultivé
Français | ' |
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Anglais | ' |
- fruit alimentaire, cru ou cuit
- extrémité de l'inforescence consommée comme légume
- feuilles utilisées comme support ou emballage d'aliments
Description
Noms populaires
Bananes dessert
Musa sapientum L., dont le type est le cultivar ‘Figue-Pomme’ ou ‘Silk’.
Ces bananes sont consommées crues ou cuites.
français | bananier / banane ; figue, banane-figue (Antilles) ; bacove (Guyane) |
créole guyanais | bacove [bakov] |
wayãpi | pako’ɨ / pako (Pharma. Guyane) |
palikur | platno (Pharma. Guyane) |
anglais | banana |
allemand | Banane |
néerlandais | banaan |
italien | banana |
espagnol | plátano (Espagne, Mexique) ; banano (Amérique latine) |
portugais | banana ; pacóva (Pharma. Guyane) |
arabe | mawz, mūz |
swahili | mgomba (pl. migomba) / ndizi (gomba, magomba désigne la fibre) |
chinois | 野蕉 - ye jiao (Flora of China) |
japonais | bashō - 芭蕉 |
sanscrit | kadali, rambha (Wealth of India) |
hindi | kela (Wealth of India) |
telugu | arati, anati (Wealth of India) |
tamoul | vazhai (Wealth of India) |
kannada | bale (Wealth of India) |
malayalam | vazha (Wealth of India) |
Philippines | saging (PROSEA) |
Indonésie | pisang (PROSEA) |
Malaysia | pisang (PROSEA) |
Papouasie-Nouvelle-Guinée | banana (pidgin) (PROSEA) |
Thaïlande | kluai (PROSEA) |
Vietnam | chuối (PROSEA) |
Laos | kwàyz (PROSEA) |
Cambodge | cheek nam' vaa (PROSEA) |
Birmanie | nget pyo thee (PROSEA) |
Bananes à cuire
Musa paradisiaca L., dont le type est un plantain French. Ces bananes sont consommées seulement cuites, qu'elles soient vertes ou mûres. Ce sont surtout les plantains du groupe AAB, mais il y a des bananes à cuire dans d'autres groupes.
français | plantain, banane plantain ; banane (Antilles, Guyane) |
anglais | plantain |
allemand | Kochbanane, Mehlbanane |
néerlandais | bakbanaan |
italien | platano |
espagnol | plátano (Amérique latine) |
portugais | banana da terra (Brésil), banana pão (Afrique) ; banana (Pharma. Guyane) |
Classification
Musa × paradisiaca L. (1753)
synonymes :
- Musa × sapientum L. (1759)
- Musa acuminata Colla × balbisiana Colla
Groupe AB
Ce petit groupe est originaire du sud de l’Inde. Seul le cultivar ‘Ney Poovan’ ou ‘Lady’s Finger’ s’est un peu répandu.
Groupe AAB
La plupart des cultivars de ce groupe ont leur origine en Inde, mais quelques-uns viennent de Malaisie ou des Philippines.
- ‘Figue-Pomme’, ‘Silk’ ou ‘Apple’ est commun dans le sud de l’Asie, présent en Afrique et assez commun en Amérique. Ses fruits de saveur acidulée, qui font penser à la pomme, sont appréciés localement, mais doivent être consommés bien mûrs, et n’entrent pas dans le commerce international.
- ‘Pome’ est surtout répandu en Inde du Sud, et s’est diffusé à Hawaii et en Australie, ainsi qu’au Brésil, où il est très consommé.
- ‘Mysore’ est le cultivar de banane dessert le plus important en Inde, mais ne s’est guère répandu ailleurs.
- ‘Satama’, dont le nom dérive de celui de l’île de Saint-Thomas, aurait été introduit par les Portugais, et s’est répandu dans les régions côtières du Congo à la Côte d’Ivoire, où l’on ne connaissait au départ que les plantains. Il a une forme à fruits pruineux argentés, que les Portugais ont appelée ‘Prata’ et qui a été introduite au Brésil.
- ‘Pisang Raja’ est très connu en Malaisie et en Indonésie, mais inconnu ailleurs.
- Les types ‘Maia Maoli’ et ‘Popoulou’ à fruits courts et arrondis consommés cuits, se sont répandus dans les îles du Pacifique, y compris Hawaii, et sont probablement originaires des Philippines.
En dehors de ces cultivars utilisés surtout comme bananes dessert, un sous-groupe Plantain présente la caractéristique de ne pouvoir se consommer que cuit. Les fruits sont d’ordinaire plus gros que ceux des bananes dessert, atteignant 35 à 45 cm de long. Originaire de l’Inde du Sud, le sous-groupe Plantain a été introduit très tôt en Afrique, où le bassin du Congo constitue un centre de diversification secondaire. D’Afrique de l’Ouest, il a été introduit en Amérique après 1492, où il est devenu important. Les plantains se structurent eux-mêmes en plusieurs types :
- type French, dont le nom vient du français franche utilisé aux Antilles. Ce type présente une inflorescence complète, avec des fleurs hermaphrodites persistantes et un bourgeon terminal.
- type Faux Corne ou False Horn, qui présente des fleurs hermaphrodites, mais perd son bourgeon terminal.
- type Corne ou Horn, chez qui l’inflorescence se réduit à quelques mains femelles et s’interrompt brusquement. Ces cultivars sont parfois qualifiés de « mâles » parce qu’ils donnent quelques fruits très gros (alors que paradoxalement, ils ont perdu leurs fleurs mâles).
Groupe ABB
Les bananiers de ce groupe sont très vigoureux, et ont des fruits verts ou cireux, à chair féculente, ce qui fait qu’ils sont surtout consommés cuits. Ils sont originaires de l’Inde du Sud, où ils sont nombreux, et des Philippines. Simmonds y place ‘Saba’, qui serait d’après d’autres auteurs un bananier BBB.
- ‘Bluggoe’ ou ‘Cacambou’ est répandu à Samoa, aux Philippines et au sud de l’Inde. Il est présent sur la côte est de l’Afrique, et a été introduit en Amérique. Les fruits sont trapus (5-7 cm de diamètre pour 16-18 cm de long) et très anguleux. Ce type est appelé guineo cuadrado en Amérique centrale.
- ‘Pisang Awak’ est commun en Thaïlande, et également répandu en Malaisie et dans le nord-est de l’Inde. Il est très vigoureux et produit un régime dense de petits fruits.
Groupe AAAB
Ce groupe ne contient que quelques cultivars d’Indonésie et des Philippines.
Groupe AABB
Ce groupe n’est guère connu que par ‘Pisang Slendang’, d’Indonésie.
Groupe ABBB
Un seul cultivar naturel de ce groupe est connu. ‘Teparod’, originaire d’Indochine, est cultivé en Thaïlande et en Birmanie, où il est utilisé cuit dans des confiseries.
Histoire
Usages
Références
- Boym, Michał, 1696. Flora Sinensis. Paris, 15 p. Seconde édition en français. Voir Pa-cyao sur Pl@ntUse.
- Chauvet, Michel, 2018. Encyclopédie des plantes alimentaires. Paris, Belin. 880 p. (p. 474)
- Grenand, Pierre ; Moretti, Christian ; Jacquemin, Henri & Prévost, Marie-Françoise, 2004. Pharmacopées traditionnelles en Guyane. Créoles, Wayãpi, Palikur. 2e édition revue et complétée. Paris, IRD. 816 p. (1ère éd.: 1987). Voir sur Pl@ntUse.
- TRAMIL, Pharmacopée végétale caribéenne, éd. scient. L. Germosén-Robineau. 2014. 3e éd. Santo Domingo, Canopé de Guadeloupe. 420 p. Voir sur Pl@ntUse
- Voir aussi à la page du genre Musa.