Senegalia rugata

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Senegalia rugata
(Lam.) Britton & Rose

alt=Description de l'image Acacia concinna.jpg.
Ordre Fabales
Famille Fabaceae
Genre Senegalia

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Origine : Asie tropicale

sauvage et cultivé

Français
Anglais shikakai


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Résumé des usages
  • pousses et feuilles mangées comme légume
  • gousses utilisées en shampoin
  • médicinal (ayurvédique)


Description

  • arbuste grimpant ou lianescent, à rameaux cylindriques et épineux atteignant 20 m de long
  • feuilles de 8-20 cm de long, à 5-10 paires de pennes de 10-35 paires de folioles chacune
  • folioles elliptiques, mucronés, de 3-11 mm de long
  • capitules longuement pédonculés, solitaires ou disposés par groupes de 2-4
  • fleurs jaune crème
  • gousse oblongue, ridée et étranglée entre les graines, de 10-15 cm de long, contenant 5 graines ou plus
  • graines noirâtres, arrondies et aplaties, de 6-11 mm de long

Noms populaires

Classification

Senegalia rugata (Lam.) Britton & Rose (1928)

basionyme :

  • Mimosa rugata Lam. (1783)

synonymes :

  • Acacia concinna (Willd.) A. DC. (1825)
  • Acacia rugata (Lam.) Buch.-Ham. ex Voigt (1845), illeg.

Cultivars

Histoire

Si les acacias ne sont pas aussi nombreux en Asie qu’en Afrique ou en Australie, certains ont, cependant, dans la péninsule indochinoise, une importance économique ou symbolique. L’étymologie du genre, d’après Littré, viendrait du grec signifiant : « plante sans méchanceté » car malgré leurs épines les acacia sont souvent utiles comme l’est Acacia concinna.

Usages

Usage symbolique Une fonction très importante de cette plante, en Thaïlande et au Laos, est d’être purificatrice car l’eau dans laquelle on a laissé macérer ses gousses « lave », au propre comme au figuré. Dans tous les rites bouddhistes lao et thaï l’eau lustrale* contient, avec parfois d’autres plantes, des gousses de Som poi. Les rites de nouvel an requièrent cette purification afin d’effacer les fautes de l’année écoulée, nam Som poi est alors répandue sur les statues du Bouddha, sur les bonzes et l’eau récupérée est soigneusement rapportée à la maison pour le culte domestique. De même, avant d’aller à la pagode, certains fidèles scrupuleux se lavent avec cette même eau. Pour se débarrasser de la souillure liée à la mort, après avoir assisté à une incinération, les fidèles se purifient par des ablutions d’eau parfumée et beaucoup considèrent que l’eau parfumée avec Som poi est la plus efficace. Certains guérisseurs n’hésitent pas à appliquer nam Som poi sur une plaie attribuée à un esprit malfaisant et lorsque l’on a commis une faute envers autrui ou envers un génie, on peut s’en débarrasser par un bain de cette eau magique. Anderson raconte que les Karen mettent les graines de Acacia concinna dans l’eau comme un symbole positif ; cette eau donnée à quelqu’un est signe d’excuse et de respect. A la nouvelle année le visage et les mains sont lavées avec cette eau. Si l’on a commis une faute envers autrui ou un esprit on se baigne dans cette eau pour s’en débarrasser. Lorsqu’une jeune accouchée n’a pas de quoi payer la femme qui l’a aidée elle peut lui donner de cette eau en remerciements et respect


Cosmétique Som poi lave aussi au sens propre puisque les gousses réduites en poudre forment, avec un peu d’eau, une pâte considérée comme un bon shampoing, utilisé autrefois au Laos, en Thaïlande et encore aujourd’hui en Inde où la plante est appelée Shikakai, c'est-à-dire «fruit pour les cheveux ». Par ailleurs, les Anglais nomment cet acacia Soap-pod, « gousse-savon ». Les Thaï, eux, qui nomment la plante comme en lao et avec les mêmes usages, la recommandent aussi pour éliminer les pellicules.

Acidifiant Cependant Som poi, comme son nom l’indique, est une plante acide (som) et comme telle, les jeunes feuilles sont mises dans les soupes que l’on veut acidifier. Chez les Hmongs la plante se nomme Quaub teev taum « acide pour cailler le soja », car le jus des tiges est utilisé pour faire prendre le soja (Lemoine et Vidal). Cette acidité trouve encore une autre utilisation en teinture de la soie pour fixer la couleur rouge donnée par la gomme laque.

Médecine traditionnelle En médecine traditionnelle, Som poi est recommandé, au Laos comme dans d’autres pays de la région, pour préparer des bains à la jeune femme qui vient d’accoucher. La décoction des gousses serait aussi bonne pour les maladies de peau et la toux. Enfin nous avons trouvé en Thaïlande une recette vétérinaire qui recommande une décoction de som poi pour les éléphants constipés, mais la dose n’a pas été précisée !

Références

Vidal Jules, Lemoine Jacques 1970 "Contribution à l'ethnobotanique des Hmongs du Laos" dans le Journal d'Agriculture tropicale et de botanique appliquée tome XVII.

Liens

anglais shikakai, soap pod tree
hindi शिकाकाई - śikākāī
kannada ಸಿಗೆಕಾಯಿ
tamoul சிகைக்காய் - littéralement "fruit des cheveux"
thaï et lao som poi