<center>NOMS ÉTRANGERS : ANGL. Common chicory, Succory. — ALL. Wilde oder BittereCichorie (Kapuzinerbart), Wilde Wegwarte. — DAN. Sichorie. — suEn. Vanlig Sikoria. ITAL. Cicoria da taglio, C. a foglia lunga, Cicoria selvatica, Radicchio, Radicia. ESP. Achicoria amarga o agreste. — PORT. Almeiräo, Chicorea selvagern. RUSSE Dikÿ tsikory. — POL. Dzika Cykorya.</center>
''Indigène. — Vivace''. — Feuilles radicales, d'un vert foncé, sinuées, à lobesaiguslobes aigus, dentés ou découpés, à côtes étroites, velues, souvent rougeâtres; tigesde im 50 à 2 mètres, cylindriques, pubescentes, vertes ou rougeâtres, à rameauxétalés rameaux étalés ; fleurs bleues, grandes, presque sessiles, axillaires. Graine ordinairementplus petite, plus brune et plus luisante que celle de la Chicorée Endive ; aunombre au nombre d'environ 700 dans un gramme, et pesant 400 grammes par litre. Sadurée Sa durée germinative est de huit années.
La Ch. sauvage, commune presque partout à l'état spontané, a été employéede employée de tout temps comme salade et comme plante médicinale. La culture en rendle produit plus abondant et en améliore la qualité en atténuant l'amertumedes amertume des feuilles. Dans le type sauvage, la feuille est très découpée, alors que dansles dans les races cultivées actuellement, la feuille est à contour régulier, tout en étantbeaucoup étant beaucoup moins large que dans la race dite améliorée.
Forcée l'hiver, à l'abri de la lumière, la Ch. sauvage ordinaire fournit unproduit un produit très estimé sous le nom de Barbe-de-capucin et quelquefois de Chicoréede Chicorée de Bruges; une de ses variétés, anciennement cultivée en Belgique, la Chi-corée Chicorée d grosse racine, donne, dans les mêmes conditions, un légume trèsapprécié très apprécié sous le nom de Witloof, et plus connu à Paris sous celui d'Endive.
CULTURE. - La Chicorée sauvage ordinaire est d'une culture extrêmement facile. On la sèmeau sème au printemps en place, en rayons et le plus souvent en bordures; le semis se fait d'ordinairetrès ordinaire très dru : les feuilles de Chicorées sont, par suite, très serrées les unes contre les autres.On les récolte au fur et à mesure des besoins, en les coupant un peu au-dessus de terreavec terre avec une faucille ou un couteau; elles peuvent ainsi être coupées plusieurs fois dans l'année.n Il est bon de faire chaque année de nouveaux semis et de détruire les anciens, dont leproduit le produit diminue et qui tendent à monter à graine.
[[File:Chicorée Barbe-de-capucin Vilmorin-Andrieux 1904.png|300px|left]]
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Pour produire la Barbe-de-capucin, on sème clair en place, d'Avril en Juin, en rayons distants de om30, en terre meuble, bien travaillée et bien fumée de l'année précédente. Cette culture ne demande pas d'autres soins que deux binages effectués à un mois et demi d'intervalle, le premier se faisant un peu après la levée. A l'entrée de l'hiver, on procède à l'arrachage des racines que l'on enjeauge pour les conserver jusqu'au moment de commencer l'étiolage ;cependant, il est préférable de les arracher seulement au fur et à mesure des besoins, en les abritant, s'il y a lieu, contre les fortes gelées. On choisit de préférence celles qui atteignent de om01 à o'" oz de diamètre au collet, après avoir eu soin de les débarrasser des racines secondaires et de couper les feuilles à om°I environ au-dessus du collet de la racine ; puis on monte, dans un endroit obscur et à température plutôt douce, des sortes de talus composés de lits alternatifs de sable ou de terre saine, et de ces racines de chicorée, qu'on a soin deplacer la tête ou le collet en dehors, de telle sorte que les feuilles puissent se développer librement. On arrose légèrement si la terre employée est trop sèche, puis on laisse le tas à lui-même, et, aubout de trois semaines environ, si la température se maintient douce, on peut commencer à récolter des feuilles longues de omao à o"130. — Depuis quelques années, on emploie, aux environs de Paris, pour ce genre deculture, la Chicorée à grosse racine,qu'on laisse parvenir à la grosseur du doigt avant de la faire blanchir. Ces racines, bien droites et bien régulières, sont faciles à placer en tas,et les feuilles en sont généralementplus larges et plus vigoureuses quecelles de la Ch. sauvage ordinaire.
Les maraîchers opèrent aussi de la façon suivante pour la production forcée de la Barbe-de-capucin : Dans une cave ou un cellier dont tous lesjours ont été soigneusement bouchés, et ils établissent une couche pouvant dégager une chaleur de 18° à aa0 centigrades, et la recouvrent de omoSA omio de terreau pur. Lorsque la couche a donné son coup de feu, les racines, préparées comme il est dit plus haut, y sont placées, réunies en bottes et serrées les unes contre les autres; on comble les intervalles avec du terreau, on arrose abondamment et on ferme hermétiquement le local où se fait le forçage. Au bout de quinze à dix-huit jours, les bottes sont bonnes pour la consommation. Pendant cette période, on arrose fréquemment au début, puis de moins en moins au fur et à mesure que les feuilles poussent, afin d'éviter la pourriture.