Rauvolfia vomitoria (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
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Rauvolfia vomitoria Afzel.


Protologue: Stirp. Guinea med. : 1 (1817).
Famille: Apocynaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 22, 66

Noms vernaculaires

  • Poison devil’s pepper, African snakeroot, African serpent wood, swizzle stick (En).
  • Berenquete (Po).

Origine et répartition géographique

Rauvolfia vomitoria est présent depuis le Sénégal jusqu’en Ouganda et en Tanzanie, et vers le sud jusqu’en R.D. du Congo et en Angola. Il est cultivé dans de nombreuses régions tropicales et subtropicales.

Usages

Sur toute son aire de répartition, les racines de Rauvolfia vomitoria se prennent en décoction, macérées ou en poudre dans de l’eau pour traiter la diarrhée, les rhumatismes, la jaunisse, les maladies vénériennes et les morsures de serpent. Les produits à base de racines se prennent couramment pour traiter l’hypertension, et s’administrent comme sédatif pour calmer les épileptiques, les psychotiques ou les personnes atteintes de maladies mentales ; ils servent également en lavement pour les enfants souffrant de coliques ou de fièvre. En usage externe, la racine macérée ou en poudre, parfois le fruit réduit en pulpe, s’emploient pour traiter toutes sortes de problèmes dermatologiques, comme éruptions, dartres, varicelle, blessures, gale, psoriasis, lèpre, hémorroïdes, poux et maladies parasitiques de la peau. La décoction de racine s’emploie en bain de bouche contre la gingivite ou le muguet. On utilise aussi à ces effets, mais dans une moindre mesure, l’écorce de la tige ou les feuilles. L’écorce de la tige, les feuilles en décoction et le latex des jeunes rameaux s’utilisent couramment comme purgatif ou émétique.

En Guinée, la macération de racines s’applique sur les tumeurs. Au Libéria, l’infusion d’écorce se prend pour soigner la fièvre. L’infusion de feuilles se frictionne contre les pians. Les racines séchées ou fraîches réduites en poudre dans du vin de palme ou de l’huile se prennent pour traiter la stérilité féminine. La décoction de racines est utilisée dans des massages et des bains pour traiter les rhumatismes, la fatigue et le rachitisme. Au Togo, on prend l’écorce de racine pulvérisée dans de l’eau-de-vie pour traiter la tuberculose. Au Cameroun, la décoction de racines pulvérisées se prend pour traiter le diabète et le paludisme. En Centrafrique, la décoction de racines sert à traiter la hernie. En Côte d’Ivoire, on passe du jus des feuilles entre les orteils pour traiter les infections dues à l’humidité. On donne des bains additionnés d’une macération de feuilles aux enfants qui ont de la fièvre. Au Gabon, on applique un mélange de feuilles hachées et bouillies et de matière grasse sur la peau pour guérir les rhumatismes et les entorses. Les racines en poudre ou le jus de feuilles mélangés à de l’huile végétale ou du jus de citron s’appliquent en lotion sur les cheveux pour stopper leur chute. Au Nigeria, la racine et les feuilles en décoction se prennent contre les indigestions, et pour leurs vertus toniques ainsi qu’abortives. En Guinée équatoriale, le latex est employé pour favoriser la cicatrisation des plaies.

En Centrafrique, les racines de Rauvolfia vomitoria, seules ou avec les graines de Strophanthus gratus (Wall. & Hook.) Franch., pilées et réduites en pâte, servent comme poison de flèche. En R.D. du Congo, les racines sont couramment ajoutées au poison de chasse confectionné avec Periploca nigrescens Afzel. En Guinée équatoriale, des copeaux de racine mélangées à de la farine de manioc se mettent dans un appât utilisé comme poison contre les rats. En Afrique de l’Ouest, la racine a la réputation d’être un aphrodisiaque lorsqu’on la prend dans du vin de palme.

En Afrique de l’Ouest, Rauvolfia vomitoria est partout planté comme ornemental et plante auxiliaire, procurant de l’ombre aux caféiers et aux cacaoyers et servant de tuteur à la vanille. Il est également cultivé comme haie vive. Les jeunes pousses dont l’extrémité se termine par un verticille de rameaux sont utilisées comme mélangeurs pour les boissons. On emploie les branches plus grandes de la même façon pour remuer les mélanges d’indigo dans les cuves de teinture. Le bois n’a que peu d’importance économique ; pourtant avec le bois de cœur, relativement dur, on fait de petits ustensiles de cuisine et il sert de substitut au buis. Il est également utilisé comme bois de feu. On tire de l’écorce un colorant jaune.

Production et commerce international

Dans les années 1970, l’écorce de la tige et de la racine de Rauvolfia vomitoria était récoltée en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, et près de 200 t de réserpine au total furent vendues à cette époque, principalement sous forme de cachets destinés à des usages en médecine humaine. La réserpine était également ajoutée couramment comme sédatif dans l’alimentation animale. De nos jours, la réserpine continue à faire l’objet d’un vaste commerce sur internet, surtout en Inde et aux Etats-Unis.

Propriétés

Rauvolfia vomitoria contient un grand nombre d’alcaloïdes indoliques, entre 40 et 80. La plupart ne s’y trouvent qu’en très petites quantités et plusieurs sont matière à controverse. La plupart d’entre eux constituent un complexe instable, et il y a également une variation saisonnière. Les feuilles contiennent 0,03–0,8% d’alcaloïdes, l’écorce de la tige environ 0,6%, les racines 0,15–0,2% et l’écorce de la racine 1,5–2%.

Les alcaloïdes de Rauvolfia vomitoria peuvent être regroupés en 5 types principaux : (1) la yohimbine et ses dérivés, dont la réserpine et la déserpidine (11-déméthoxyréserpine) ; (2) le type hétéroyohimbine, auquel appartient l’ajmalicine (raubasine), la réserpinine (réscinnamine) et la réserpiline ; (3) les dérivés de sarpagane, dont la sarpagine (raupine) ; (4) le type dihydro-indole, dont fait partie l’ajmaline ; (5) les bases anhydrones, dont l’alstonine, la serpentine et la serpenticine. Il existe d’autres groupes, notamment les oxindoles et les pseudo-indoxyles. La serpentinine est le seul alcaloïde dimère proche de la yohimbine qui ait été isolé à ce jour.

Dans l’écorce de la racine, la réserpiline est le composé principal, suivi par la réserpine, la réserpinine et l’ajmaline. Dans l’écorce de la tige, la réserpiline est également le composé principal, avec de l’isoréserpiline et de la yohimbine en petites quantités. D’après les études, les feuilles contiennent surtout du geissoschizol, mais pas de réserpine, de réserpinine ou d’ajmaline. Les alcaloïdes des feuilles renferment environ 41% d’hétéroyohimbines et 52% d’oxindoles. Le fruit immature contient plusieurs alcaloïdes, mais on ne les retrouve plus dans les fruits mûrs.

Parmi les alcaloïdes de Rauvolfia, 5 sont utilisés en médecine : la réserpine, la réserpinine, la déserpidine, l’ajmalicine et l’ajmaline. Il existe plusieurs méthodes brevetées d’extraction du principal composant, la réserpine. En outre, plusieurs méthodes simples et fiables ont été mises au point pour identifier les alcaloïdes de Rauvolfia comme la réserpine, la serpentine et l’ajmaline.

La réserpine est un antihypertenseur, antipsychotique et sédatif bien connu. C’est un sympatholytique qui agit indirectement sur les terminaisons nerveuses périphériques et centrales. Il empêche le stockage des amines biogènes, ce qui entraîne une perte de norépinéphrine, de dopamine et de sérotonine. La déperdition de norépinéphrine provoque une chute durable de la tension artérielle. Les contre-indications dans l’usage de la réserpine sont la dépression, l’ulcère peptique et une hypersensibilité à l’alcaloïde. Le traitement a des effets secondaires : somnolence, congestion nasale, hypersécrétion salivaire et gastrique, anxiété paradoxale, dépression et rétention d’eau et de Na+. Un surdosage peut entraîner une dépression respiratoire, un ralentissement du rythme cardiaque, de l’hypotension, un état de confusion, des tremblements, des convulsions et un dysfonctionnement gastro-intestinal. Il a été démontré que la réserpine renforçait l’effet hypoglycémique de l’insuline et l’effet hyperglycémique de l’adrénaline et que chez des diabétiques, elle avait inhibé la réaction hyperglycémique physiologique. Etant donné les doses élevées de réserpine qui sont nécessaires et la dangerosité des effets secondaires qui en découlent, la réserpine a perdu son importance comme médicament. Elle n’est utilisée qu’à faible dose dans des cas de tension artérielle légèrement ou moyennement élevée, souvent en association avec l’ajmalicine. La réserpinine et la déserpidine sont des analogues de la réserpine. Ces deux alcaloïdes ont les mêmes effets que la réserpine, et peuvent servir à traiter les mêmes états pathologiques, tandis que leurs effets secondaires seraient moins prononcés. La réserpiline est un net sympatholytique et hypotenseur qui n’a pas d’effets déprimants notoires sur le système nerveux central et pas de propriétés sédatives. Elle n’a par ailleurs aucun des effets secondaires de la réserpine et de ses analogues. L’ajmalicine est un spasmolytique, inhibiteur α-adrénergique qui, à forte dose, modère l’activité des centres vasomoteurs, surtout dans le tronc cérébral, provoquant une augmentation du flux sanguin dans le cerveau. On l’utilise principalement dans des produits qui traitent les problèmes psychologiques et comportementaux associés à la sénilité, l’ictus et les traumatismes crâniens. L’ajmaline est un anti-arythmique, qui réduit sensiblement la vitesse de dépolarisation des cellules atriales et ventriculaires. Sa toxicité en a limité les usages et on la prescrit surtout contre une pulsation cardiaque trop rapide et irrégulière. Cette toxicité fait qu’elle n’est plus commercialisée dans plusieurs pays. Plusieurs autres alcaloïdes de Rauvolfia ont une activité hypotensive ou sédative, mais dans l’ensemble ils sont moins efficaces.

Un extrait de feuilles à l’éthanol de Rauvolfia vomitoria a fait ressortir une réduction des niveaux glycémiques dans le sang de lapins normaux et de lapins atteints de diabète alloxanique, comparable à celle de la tolbutamide. Dans un essai de laboratoire sur des rats, on a constaté que la décoction de racine n’avait pas d’effets indésirables sur le cycle œstral, la fécondation ou l’implantation et qu’elle ne manifestait pas de fœtotoxicité ou d’infertilité induite par hormones. Un extrait d’écorce de racine a montré une activité antibactérienne in vitro contre plusieurs agents pathogènes humains.

Le bois, qui est blanc, rougit avec l’âge ; le bois de cœur est relativement dur.

Falsifications et succédanés

Rauvolfia serpentina (L.) Benth. ex Kurz de l’Inde était autrefois la principale source de réserpine, mais il a été remplacé en grande partie par Rauvolfia vomitoria. Les racines de Catharanthus roseus (L.) G.Don fournissent à l’industrie pharmaceutique sa principale source d’ajmalicine.

Description

  • Arbre de taille petite à moyenne atteignant 20(–40) m de haut ; fût atteignant 80 cm de diamètre ; écorce pâle à gris-brun foncé ou brun foncé, lisse ou fissurée.
  • Feuilles en verticilles de 3–5, groupées à l’extrémité des rameaux, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 0,5–3,5 cm de long ; limbe elliptique à étroitement elliptique, de 2,5–27 cm × 2–9 cm, base cunéiforme, apex acuminé, glabre.
  • Inflorescence : cyme lâche à resserrée en verticilles terminaux de 1–4, à 15–450 fleurs ; pédoncule de 1,5–8,5 cm de long, courtement poilu.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, odorantes ; pédicelle de 1–4,5 mm de long ; sépales fusionnés à la base, inégaux, ovales, de 1–2 mm de long ; tube de la corolle cylindrique, de 6–10(–12) mm de long, resserré en dessous du point d’insertion des étamines, légèrement rétréci à la gorge, glabre à l’extérieur et garni à l’intérieur de 3 ceintures de poils verdâtres, lobes en forme de hache, de 1–2 mm de long, blancs, jaunes ou crème ; étamines insérées à 4,5–7 mm au-dessus de la base de la corolle, incluses ; ovaire supère, globuleux à oblong ou ovoïde, composé de 2 carpelles partiellement fusionnés, habituellement 1 se développant en fruit, style de 2,5–5 mm de long, tête du pistil cylindrique à col basal et apex stigmoïde.
  • Fruit : drupe globuleuse à ovoïde ou ellipsoïde de 8–14 mm de long, orange ou rouge, contenant 1 graine.
  • Graines ellipsoïdes, de 6–8 mm de long, comprimées latéralement.

Autres données botaniques

Rauvolfia est un genre pantropical qui compte une soixantaine d’espèces, 7 se trouvant sur le continent africain, 2 à Madagascar, et 1 à Madagascar et aux Comores. Rauvolfia vomitoria possède des fleurs de 2 formes différentes : des fleurs minces et petites et des fleurs robustes. Pour autant qu’on ait pu le vérifier, les fleurs minces se trouvent sur les plantes diploïdes tandis que les fleurs robustes se trouvent sur les hexaploïdes. Les deux types de fleur sont présents dans toute l’aire de répartition, bien que le type à grandes fleurs soit inconnu en Afrique de l’Est. L’écorce de la racine des diploïdes contient moins de réserpine que celle des hexaploïdes.

Rauvolfia serpentina

Rauvolfia serpentina a été introduit d’Inde en Afrique de l’Ouest. Au Nigeria, l’infusion de racine se prend pour traiter les morsures de serpent. La racine a été utilisée en médecine ayurvédique en Inde depuis l’Antiquité pour traiter les morsures de serpent, les maladies mentales et l’épilepsie, et elle reste importante en médecine traditionnelle et pour la production d’alcaloïdes.

Croissance et développement

On peut trouver Rauvolfia vomitoria en fleurs et en fruits presque toute l’année, mais il arrive que ce ne soit pas le cas ou moins abondamment pendant la saison des pluies.

Chez Rauvolfia, la ramification est déterminée par les feuilles en verticilles ; les branches se terminent par 2–5 rameaux ou inflorescences se développant à l’aisselle des feuilles, ce qui donne une ramification en ombelle et un port en candélabre. Les fleurs sont pollinisées par des insectes, tels que de petites abeilles et des mouches, et les fruits sont disséminés par les oiseaux.

Ecologie

Rauvolfia vomitoria est présent dans la végétation de brousse, les forêts-galeries, la végétation secondaire aux périodes de jachère prolongées, ainsi que le long des routes, depuis le niveau de la mer jusqu’à 1600 m d’altitude.

Multiplication et plantation

Rauvolfia vomitoria est habituellement multiplié par graines, mais on peut aussi partir de boutures de tige et de racine. On arrive bien à repiquer des sauvageons et à les cultiver. Pour le semis, on ramasse les fruits lorsqu’ils sont mûrs et on les fait sécher. Les graines perdent leur viabilité rapidement, et il faut les semer dans les 6 mois suivant la maturation. Au Ghana, des essais de multiplication végétative in vitro de boutures de racines et de pousses ont moyennement réussi.

Gestion

Rauvolfia vomitoria peut être recépé ou élagué.

Maladies et ravageurs

Rauvolfia vomitoria est l’hôte d’un agent pathogène responsable des fissures du collet chez le cacaoyer.

Récolte

On peut récolter les racines une fois par an de façon non destructive en les coupant à 10 cm de la racine pivotante. Toutes les parties de la plante sont récoltées au fur et à mesure des besoins. Au Ghana, on s’est aperçu que des échantillons récoltés à la saison sèche renfermaient davantage d’alcaloïdes que ceux de saison humide.

Traitement après récolte

L’écorce de la tige ou des racines de Rauvolfia vomitoria peut s’utiliser fraîche ou bien séchée et réduite en poudre en vue d’un usage ultérieur.

Ressources génétiques

Rauvolfia vomitoria est largement réparti dans toute son aire de répartition, mais il est probablement menacé d’extinction dans plusieurs pays, comme au Ghana, où il a été surexploité.

Perspectives

L’utilisation de la réserpine a beaucoup chuté au cours des dernières décennies dans les pays occidentaux en raison de ses puissants effets secondaires et de l’existence d’alternatives plus efficaces. Dans les pays en développement, il y a toujours une demande pour des produits à base de Rauvolfia, qu’on peut se procurer facilement et qui ont des prix relativement bas, mais on peut s’attendre à les voir remplacés par d’autres produits plus sûrs. La poursuite des recherches pourrait bien mettre au jour de nouvelles possibilités pour la réserpine et les composés apparentés.

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Sources de l'illustration

  • van Dilst, F.J.H. & Leeuwenberg, A.J.M., 1991. Rauvolfia L. in Africa and Madagascar. Series of revisions of Apocynaceae 33. Bulletin du Jardin Botanique Nationale de Belgique 61(1–2): 21–69.

Auteur(s)

  • G.H. Schmelzer, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Schmelzer, G.H., 2007. Rauvolfia vomitoria Afzel. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 4 avril 2025.


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