Millettia stuhlmannii (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Statut de conservation Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
branche en fleurs (Zimbabweflora)
fleurs (Zimbabweflora)
branche en fruits (Zimbabweflora)
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Millettia stuhlmannii Taub.


Protologue: Engl., Pflanzenw. Ost-Afrikas C : 212 (1895).
Famille: Papilionaceae (Leguminosae - Papilionoideae, Fabaceae)

Noms vernaculaires

  • Panga panga (Fr).
  • Panga panga, partridge wood (En).
  • Jambire, panga panga (Po).
  • Mpangapanga, mpande (Sw).

Origine et répartition géographique

Millettia stuhlmannii est limité au sud de la Tanzanie, à l’est du Zimbabwe et au Mozambique.

Usages

Le bois (nom commercial : panga panga) est très prisé pour la parqueterie légère ou lourde et le mobilier. Il est en vogue dans l’industrie des placages où il permet de réaliser des meubles décoratifs. Il est aussi utilisé pour les menuiseries, les boiseries, en ébénisterie, pour les portes, les escaliers, les chambranles de fenêtres, en sculpture, en tournage et pour les instruments de musique. C’est un bois qui convient pour la construction lourde, la construction nautique, les étais de mines, les traverses de chemins de fer, la charronnerie, les ustensiles, les jouets, les articles de fantaisie, les équipements de précision, la caisserie, mais pour bon nombre de ces usages il n’est plus utilisé car il est trop cher.

En médecine traditionnelle, une décoction de racines est absorbée en cas de maux d’estomac. Les poteaux plantés durant la saison des pluies servent de haies vives.

Production et commerce international

Au Mozambique, Millettia stuhlmannii fournit l’un des plus importants bois d’exportation. Les volumes exportés demeurent inconnus car une grande partie des échanges n’est pas répertoriée. Le premier importateur est la Chine, où le bois transformé (destiné principalement aux parquets) n’est pas seulement utilisé par le pays mais est aussi réexporté vers l’Occident. Selon les estimations, la province de Zambézie en aurait exporté 4000 m³ en 2004, au prix d’environ US$ 700/m³. Officiellement, la Tanzanie a exporté près de 2000 m³ de sciages de panga panga entre juin 2005 et janvier 2006, principalement vers la Chine, soit environ 45% de l’ensemble des sciages de bois de feuillus exporté par le pays, mais en réalité les quantités sont supérieures en raison de l’exploitation illégale. Certes, l’exportation de bois non transformé est interdite au Mozambique et en Tanzanie, mais l’exportation illégale de grumes reste très développée.

Propriétés

Le bois de cœur est marron foncé ou noir-brun, avec des bandes de tissu blanchâtre qui donnent un aspect caractéristique de “gorge de perdrix” aux surfaces tangentielles ; il est bien distinct de l’aubier jaune pâle, qui est épais de 2,5–7,5 cm. Le fil est droit, le grain fin à moyen. Présence de nombreux dépôts de gomme. Les grumes peuvent présenter un cœur mou et de l’entre-écorce.

Le bois est lourd, avec une densité de 720–990 kg/m³ à 12% d’humidité. Normalement, il sèche relativement vite et sans défauts majeurs, même s’il peut se fissurer. Le séchage au four doit s’effectuer lentement afin d’éviter les fissures. Les taux de retrait sont les suivants : de l’état vert à 12% d’humidité, le retrait radial est d’environ 1,3% et le retrait tangentiel de 2,2%, et de l’état vert à anhydre, le retrait radial est de 2,2–3,1% et le retrait tangentiel de 3,7–5,8%. Une fois sec, il est modérément stable en service, même s’il l’est légèrement moins que Millettia laurentii De Wild.

A 12% d’humidité, le module de rupture est d’environ 112 N/mm², le module d’élasticité de 13 600 N/mm², la compression axiale de 69 N/mm², le cisaillement de 16 N/mm², le fendage de 73 N/mm et la dureté Janka de flanc de 7250 N.

C’est un bois un peu difficile à scier et à travailler, les lames de scie et les outils d’usinage pouvant s’émousser rapidement ; il est recommandé d’utiliser des lames à dents stellitées ainsi que des outils d’usinage fonctionnant au carbure de tungstène. Un angle de coupe de 15° est préconisé pour le rabotage. C’est un bois qui est facile à tourner. On peut certes obtenir un joli poli, mais il faut être prudent afin d’éviter les échardes. Il faut impérativement faire des avant-trous avant le clouage et le vissage ; le bois a une bonne tenue des clous. Il peut être déroulé pour le placage, mais il doit au préalable subir un traitement à la vapeur intensif. Les propriétés de collage et de vernissage sont faibles en raison de la présence de cellules de résine ; l’emploi d’un bouche-pores améliore considérablement le résultat.

Si le bois de cœur est très durable, c’est parce qu’il est résistant aux champignons, aux térébrants du bois sec et aux termites ; l’aubier, quant à lui, est sensible aux attaques des vrillettes. Le bois de cœur résiste à l’imprégnation avec des produits de conservation, l’aubier modérément. La sciure peut provoquer une dermatite, de l’asthme de même qu’une irritation de la gorge, des voies nasales et des yeux.

Le bois de cœur contient de la robinétine, précurseur de colorant pour les fibres à base de kératine.

Falsifications et succédanés

Le bois de wengé (Millettia laurentii) en provenance d’Afrique centrale ressemble énormément à celui de Millettia stuhlmannii et il est utilisé à des fins similaires. Il se différencie par sa couleur souvent légèrement plus foncée et par l’absence de résine blanc jaunâtre.

Description

  • Arbre de taille moyenne atteignant 20(–35) m de haut ; fût droit ou incliné, cylindrique, jusqu’à 120(–150) cm de diamètre ; surface de l’écorce jaune ou gris verdâtre, lisse ; cime étalée ; jeunes rameaux finement couverts de poils blancs.
  • Feuilles alternes, composées imparipennées à 2–4 paires de folioles ; stipules oblongues-spatulées, d’environ 1 cm de long, précocement caduques ; pétiole jusqu’à 10 cm de long, rachis jusqu’à 20 cm de long ; stipelles filiformes, jusqu’à 7 mm de long ; pétiolules jusqu’à 9 mm de long ; folioles opposées, elliptiques à obovales, jusqu’à 13 cm × 9 cm, arrondies à émarginées à l’apex, légèrement poilues au-dessous.
  • Inflorescence : panicule terminale pendante atteignant 35 cm de long, à ramifications jusqu’à 3 (–9) cm de long, à poils courts.
  • Fleurs bisexuées, papilionacées ; pédicelle jusqu’à 9 mm de long, à 2 petites bractéoles près de l’apex ; calice campanulé, de 11–13 mm de long, tube presque aussi long que les lobes ; corolle violet pâle, glabre, étendard orbiculaire, d’environ 25 mm de diamètre, muni d’un onglet d’environ 5 mm de long à la base, ailes et carène d’environ 23 mm de long ; étamines 10, dont 9 soudées et 1 libre, d’environ 25 mm de long ; ovaire supère, d’environ 10 mm de long, poilu, style mince, recourbé, glabre.
  • Fruit : gousse plate oblancéolée à linéaire de 25–35 cm × 3,5–5 cm, à paroi rigide, à poils brun jaunâtre mais glabrescente, avec des lenticelles, déhiscente, renfermant 6–8 graines.
  • Graines ovoïdes, aplaties, de 20–23 mm × 17–19 mm, lisses, marron foncé, avec un petit arille à la base.

Autres données botaniques

Le genre Millettia comprend environ 150 espèces, dont la plupart (près de 90) se trouve sur le continent africain, 8 sont endémiques de Madagascar, et environ 50 se trouvent en Asie tropicale. Il demande à être revu car il aurait besoin d’être subdivisé en plusieurs genres en fonction des données moléculaires.

Parmi les autres espèces de Millettia présentes en Tanzanie, on trouve Millettia elongatistyla J.B.Gillett, petit arbre atteignant 15 m de haut, et Millettia sacleuxii Dunn, petit arbre jusqu’à 10 m de haut. Ces deux espèces donnent un bois dur et lourd.

Millettia elongatistyla

Le bois de Millettia elongatistyla est utilisé non seulement pour fabriquer des poteaux, des manches d’outils et des cuillères en bois, mais aussi comme bois de feu et pour la production de charbon de bois. Les racines servent à soigner la schistosomose. L’arbre convient aussi comme essence d’ombrage et d’ornement.

Millettia sacleuxii

Le bois de Millettia sacleuxii est utilisé pour la fabrication de poteaux, de clôtures, de manches d’outils et de pilons, et comme bois de feu. Millettia sacleuxii convient aussi comme arbre d’agrément. Il est classé dans la catégorie vulnérable dans la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23? : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 70 : fibres à parois très épaisses.
  • Parenchyme axial : 83 : parenchyme axial anastomosé ; 85 : parenchyme axial en bandes larges de plus de trois cellules ; 89 : parenchyme axial en bandes marginales ou semblant marginales ; 91 : deux cellules par file verticale ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale.
  • Rayons : (97 : rayons 1– 3-sériés (larges de 1–3 cellules)) ; (98 : rayons couramment 4–10-sériés) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Structure étagées : 118 : tous les rayons étagés ; 120 : parenchyme axial et/ou éléments de vaisseaux étagés ; 121 : fibres étagées.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.
(P. Ng’andwe, H. Beeckman & P.E. Gasson)

Croissance et développement

Millettia stuhlmannii fleurit au début de la saison des pluies, en novembre–janvier. Les feuilles apparaissent avant les fleurs. Pendant la saison sèche, les arbres perdent leurs feuilles. Millettia stuhlmannii forme des nodules avec les bactéries rhizobiennes.

Ecologie

On trouve Millettia stuhlmannii dans les forêts claires décidues jusqu’à 900 m d’altitude. C’est avec une forte pluviométrie et dans les ripisylves qu’il pousse le mieux, et il est localement dominant.

Multiplication et plantation

Des boutures de tige plantées dès le début de la saison des pluies montrent normalement des taux de survie convenables. Des drageons peuvent apparaître sur les racines.

Gestion

L’arbre rejette bien de souche.

Rendement

Un arbre de 50 cm de diamètre donne environ 1,9 m³ de bois, un individu de 80 cm de diamètre environ 5,2 m³.

Traitement après récolte

Tout le panga panga exporté légalement de Tanzanie et du Mozambique est scié sur place avant d’être exporté.

Ressources génétiques

L’aire de répartition de Millettia stuhlmannii est certes limitée, mais il est localement commun voire dominant. Cependant, à en croire plusieurs rapports, les cadences d’exploitation sont actuellement trop élevées, ce qui laisse présager un épuisement rapide de nombreux peuplements.

Perspectives

Parmi les essences africaines, le panga panga est l’une des plus prisées sur le marché international et son approvisionnement est encore raisonnable. Toutefois, tout porte à croire que l’exploitation de Millettia stuhlmannii n’a pas lieu de façon durable. Il conviendrait de développer les recherches sur la régénération naturelle et les taux de croissance, ce qui permettrait d’établir des critères applicables à une production durable dans les forêts naturelles. La possibilité d’utiliser des boutures pour la multiplication ouvre des perspectives pour la mise en place de plantations. Un plan d’action doit être mis sur pied afin de développer la transformation sur place, d’optimiser la chaîne de distribution et de sauvegarder l’avenir de la production de ce précieux bois.

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Auteur(s)

  • R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Lemmens, R.H.M.J., 2008. Millettia stuhlmannii Taub. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 4 avril 2025.


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