Maesobotrya floribunda (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
Répartition mondiale | |
Légume | |
Médicinal | |
Sécurité alimentaire | |
Maesobotrya floribunda Benth.
- Protologue: Hook.f., Icon. pl. 13: t. 1296 (1879).
- Famille: Euphorbiaceae (APG: Phyllanthaceae)
Origine et répartition géographique
Maesobotrya floribunda se rencontre depuis le Cameroun et la Centrafrique jusqu’en R.D. du Congo et en Zambie.
Usages
En R.D. du Congo, on frictionne la peau avec les feuilles pour traiter la bourbouille.
Au Gabon, les jeunes feuilles donnent un légume cuit acide. En R.D. du Congo, le bois sert à faire des poteaux pour les maisons et des ustensiles de cuisine. Les oiseaux ne consomment pas les fruits.
Propriétés
On a isolé un picrotoxane sesquiterpénoïde, la picrotoximaesine, d’un extrait au méthanol des graines.
Description
Arbuste ou petit arbre dioïque atteignant 8(–12) m de haut, à rameaux retombants ; écorce brun grisâtre, cannelée longitudinalement ; rameaux anguleux, à courts poils jaunâtres. Feuilles alternes, simples ; stipules linéaires-lancéolées, de 2,5–4 mm de long, à poils courts, tombant rapidement ; pétiole atteignant 7 cm de long ; limbe elliptique à oblong-oblancéolé, de 4–18 cm × 2,5–7 cm, base cunéiforme à arrondie, apex courtement acuminé, à dents glanduleuses distantes et peu profondes dans la partie supérieure, glabre ou à poils courts. Inflorescence : minces grappes axillaires ou cauliflores atteignant 10 cm de long, solitaires ou par groupes jusqu’à 4. Fleurs unisexuées, 5-mères, pétales absents ; fleurs mâles à pédicelle de 1–1,5 mm de long, articulé, lobes du calice triangulaires, d’environ 1 mm de long, jaune crème, étamines d’environ 1,5 mm de long, libres, glandes du disque charnues ; fleurs femelles à pédicelle de 1–2 mm de long, lobes du calice ovales, d’environ 1 mm de long, crème verdâtre, disque d’environ 1,5 mm de diamètre, ovaire supère, ovoïde-ellipsoïde, d’environ 1,5 mm de long, à denses poils courts, 2-loculaire, styles 2, fusionnés à la base, d’environ 0,5 mm de long, persistants, stigmate papilleux. Fruit : capsule ellipsoïde de 5–6 mm × 4,5–5 mm, tardivement déhiscente, lisse, à poils courts clairsemés, verte à rougeâtre ou violacée, contenant 1 graine par avortement. Graines ellipsoïdes, d’environ 6 mm × 3,5 mm, gris violacé à bleuâtres.
Autres données botaniques
Le genre Maesobotrya comprend 18 espèces, toutes en Afrique tropicale. Plusieurs autres espèces de Maesobotrya sont également utilisées en médecine dans la région.
Maesobotrya cordulata
Au Congo, la pâte de fruits écrasés de Maesobotrya cordulata J.Léonard d’Afrique centrale s’applique en traitement du psoriasis. Les feuilles réduites en poudre s’appliquent sur les plaies pour les faire cicatriser et sur les scarifications pour en traiter les œdèmes.
Maesobotrya vermeulenii
Au Congo, la décoction d’écorce de Maesobotrya vermeulenii (De Wild.) J.Léonard se boit ou se prend en bain pour traiter la lèpre.
Ecologie
Maesobotrya floribunda est présent surtout dans les forêts-galeries, souvent dans les endroits ouverts et inondés saisonnièrement, depuis le niveau de la mer jusqu’à 1000 m d’altitude. Il pousse principalement sur les limons sableux, enrichis d’argile ou de substances organiques.
Ressources génétiques
Maesobotrya floribunda est relativement commun sur son aire de répartition et il est donc peu probable qu’il soit menacé d’érosion génétique.
Perspectives
Maesobotrya floribunda n’est pas beaucoup utilisé en médecine, et il ne gardera probablement qu’une importance locale.
Références principales
- Kalanda, K. & Bolamba, K., 1994. Contribution à la connaissance des plantes médicinales du Haut Zaïre. Les plantes utilisées contre les maladies de la peau à Kisangani. Revue de Médecines et Pharmacopées Africaines 8(2): 179–188.
- Radcliffe-Smith, A., 1996. Euphorbiaceae, subfamilies Phyllantoideae, Oldfieldioideae, Acalyphoideae, Crotonoideae and Euphorbioideae, tribe Hippomaneae. In: Pope, G.V. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 9, part 4. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. pp. 1–337.
- Tane, P., Ayafor, J.F., Farrugia, L.J., Connolly, J.D. & Rycroft, D.S., 1996. Picrotoximaesin, a novel picrotoxane sesquiterpenoid from the berries of Maesobotrya floribunda. Natural Product Letters 9: 39–45.
- Terashima, H. & Ichikawa, M., 2003. A comparative ethnobotany of the Mbuti and Efe hunter-gatherers in the Ituri forest, Democratic Republic of Congo. African Study Monographs 24(1–2): 1–168.
- Yamada, T., 1999. A report of the ethnobotany of the Nyindu in the eastern part of the former Zaire. African Study Monographs 20(1): 1–72.
Autres références
- Bouquet, A., 1969. Féticheurs et médecines traditionnelles du Congo (Brazzaville). Mémoires ORSTOM No 36. Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer. Paris, France. 282 pp.
- Burkill, H.M., 1994. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 2, Families E–I. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 636 pp.
- Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.
Auteur(s)
- G.H. Schmelzer, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Citation correcte de cet article
Schmelzer, G.H., 2008. Maesobotrya floribunda Benth. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 3 avril 2025.
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