Ipomoea pes-caprae (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Ipomoea pes-caprae (L.) R.Br.


répartition en Afrique (sauvage)
port de la plante en fleurs. Source: PROSEA
Protologue : Tuckey, Narr. exped. Zaire : 477 (1818).
Famille : Convolvulaceae
Nombre de chromosomes : 2n = 30

Noms vernaculaires

  • Liseron pied de chèvre, ipomée pied de chèvre, batate ronde, patate à Durand, patate bord de mer, batatran (Fr).
  • Beach morning glory, horse’s footprint, goat’s foot creeper, goat’s foot convolvulus, railroadvine, bay-hops (En).
  • Batata-de-mar (Po).
  • Majani ya mwaka, mlakasa (Sw).

Origine et répartition géographique

Ipomoea pes-caprae est extrêmement répandu sur toutes les plages tropicales. Il est aussi répandu et commun en bordure des mers et des lacs en Afrique tropicale, se rencontrant depuis le Cap-Vert et le Sénégal jusqu’en Somalie, et vers le sud jusqu’en Afrique du Sud, et sur toutes les îles de l’océan Indien.

Usages

Ipomoea pes-caprae est couramment utilisé en médecine traditionnelle. La plante est mucilagineuse et est considérée comme astringente, tonique, altérative, diurétique et purgative. On utilise couramment les feuilles en cataplasme pour soigner les affections de la peau, les ulcères, les furoncles, les enflures, les piqûres et les plaies. La décoction est souvent administrée comme antalgique pour traiter les rhumatismes, et les graines contres les maux d’estomac. En Afrique de l’Ouest, on applique les préparations de feuilles sur les ulcères et les abcès, comme émollient et pour traiter l’arthrite, en en Afrique de l’Est la pâte de feuilles sert à traiter les rhumatismes et les coliques. A Madagascar, l’infusion de racine se prend contre la syphilis, l’infusion de feuilles contre l’incontinence urinaire et le mal de dos, et le jus de feuilles contre la gonorrhée. Aux Comores, les préparations de feuilles s’utilisent comme hémostatique, analgésique, cicatrisant et antalgique. A la Réunion, on administre la décoction de racine contre la fièvre et les coliques. En Indonésie, la décoction de racine est tenue pour émolliente et capable de diminuer les irritations provoquées par les infections de la vésicule biliaire.

Ipomoea pes-caprae diminue l’érosion et le déplacement du sable dans les zones venteuses en fixant le sable. Il contribue à l’accumulation de la terre et facilite l’établissement d’autres plantes. Il a été utilisé avec succès pour révégétaliser les déblais de mines. Les feuilles sont broutées par le bétail, et en Tanzanie elles se consomment en légume cuit, seules ou mélangées à d’autres légumes. Les tiges servent de cordes.

Production et commerce international

En Afrique, Ipomoea pes-caprae n’est vendu qu’au niveau local.

Propriétés

La plante contient environ 8% de résine ainsi que des stéroïdes, des terpènes et des tanins. Les feuilles contiennent des phénols et des stérols, les tiges des coumarines, les graines des alcaloïdes, des flavonoïdes et des stérols, et les racines des saponines. Des hétérosides de résine pentasaccharides, appelés pescapréines, ont été isolés des parties aériennes de la plante ; plusieurs de ces composés ont augmenté la cytotoxicité de la doxorubicine pour des lignées cellulaires humaines du cancer du sein et ont inhibé la résistance de Staphylococcus aureus à plusieurs médicaments. Ipomoea pes-caprae a montré des activités antihistaminiques, anti-inflammatoires et antispasmodiques in vitro. La 2-hydroxy-4,4, 7-triméthyl-1(4H)-naphthalénone (un apocaroténoïde modifié), isolée des parties aériennes, a montré une activité anti-inflammatoire par l’inhibition de la synthèse de la prostaglandine in vitro ; quelques autres composés ont le même effet. L’extrait de la plante inhibe l’agrégation plaquettaire induite à l’ADP. L’activité antispasmodique peut être due à la présence du β -damascénone et du ε-phytol, qui ont présenté une activité comparable à la papavérine, un agent spasmolytique général ; le premier composé est connu comme un agent antihistaminique. L’extrait de la plante entière s’est avéré avoir une activité immunostimulatrice, comme en témoigne la prolifération des cellules mononucléaires du sang périphérique humain. Les esters de l’acide quinique, isolés de l’extrait, ont montré une activité inhibitrice de la collagénase, alors qu’ils n’avaient presque pas de cytotoxicité. Ceci pourrait offrir des possibilités pour la mise au point de préparations contre le vieillissement de la peau. Dans des essais sur la souris, l’extrait des parties aériennes de la plante avait des propriétés antinociceptives ; en tant que composés actifs, on a isolé la glochidone, l’acide bétulinique, l’acétate d’α-amyrine, l’acétate de β-amyrine, et la quercétine 3-O-β-D-glucofuranoside.

Description

Plante herbacée vivace, glabre, à tiges prostrées, parfois volubiles, légèrement anguleuses et creuses, atteignant 30 m de long, contenant un jus laiteux, s’enracinant souvent aux nœuds, et à pivot épais. Feuilles alternes, se tenant souvent érigées sur un côté de la tige, simples ; stipules absentes ; pétiole jusqu’à 10(–17) cm de long, habituellement rougeâtre ; limbe ovale à circulaire, elliptique, cordiforme ou réniforme, de 3,5–10,5 cm × 3–12 cm, largement cunéiforme à tronqué à la base, profondément émarginé à l’apex, coriace, muni de 2 glandes à la base, pennatinervé à nombreuses nervures latérales. Inflorescence : cyme axillaire pauciflore ; pédoncule jusqu’à 9(–16) cm de long. Fleurs bisexuées, presque régulières, 5-mères ; pédicelle de 1–4,5(–7) cm de long ; sépales libres, légèrement inégaux, ovales, de 0,5–1,5 cm de long ; corolle en entonnoir, de 3–6,5 cm de long, rosée à violet rougeâtre avec un centre plus foncé à l’intérieur ; étamines insérées près de la base du tube de la corolle, légèrement inégales en longueur, de 7–12 mm de long, poilues à la base ; ovaire supère, campanulé, 2-loculaire, style d’environ 2 cm de long, stigmate globuleux, lobé-papilleux. Fruit : capsule globuleuse à ellipsoïde, de 1–1,5(–2) cm de long, couronnée par le style, enveloppée par les sépales, glabre, déhiscente par 4 valves coriaces, contenant jusqu’à 4 graines. Graines ellipsoïdes, de 0,5–1 cm de long, pubescentes, brun rougeâtre à brun foncé. Plantule à germination épigée.

Autres données botaniques

Ipomoea est un grand genre complexe de 500–600 espèces de lianes et d’arbustes, largement réparti dans toutes les régions tropicales et subtropicales. L’Amérique tropicale est la région la plus riche en espèces, suivie par l’Afrique tropicale, où on peut trouver environ 150 espèces ; Madagascar en abrite approximativement 35. Deux sous-espèces ont été distinguées au sein d’Ipomoea pes-caprae : subsp. pes-caprae qui se rencontre en Arabie et en Asie tropicale, et subsp. brasiliensis (L.) Ooststr. qui est présent dans toutes les régions tropicales.

Plusieurs autres Ipomoea spp. ont des usages médicinaux en Afrique de l’Est.

Ipomoea cicatricosa

Ipomoea cicatricosa Baker est un arbuste érigé atteignant 2 m de haut, à cicatrices foliaires saillantes ; les fleurs sont solitaires et de couleur mauve. Il se rencontre en Ethiopie, en Somalie et au Kenya. En Somalie, la décoction de racine est bue par les hommes en tant qu’aphrodisiaque et pour soigner la gonorrhée.

Ipomoea cordofana

Ipomoea cordofana Choisy est une plante herbacée grimpante, vivace, atteignant 2 m de long, portant des fleurs lilas pâle avec un centre foncé ou des fleurs blanches. Il est présent au Soudan, au Kenya et en Ouganda. Au Soudan, l’extrait de la plante entière s’applique en externe pour traiter les problèmes de la peau.

Ipomoea donaldsonii

Ipomoea donaldsonii Rendle est un arbuste atteignant 2 m de haut, à branches noirâtres qui portent avec l’âge une épine à l’extrémité, les jeunes branches à pubescence laineuse, feuilles petites, fleurs solitaires, de couleur violette ou blanche avec un centre violet. Il se rencontre en Ethiopie, en Somalie et dans le nord du Kenya. En Somalie, l’infusion de racine se boit pour soigner les rhumatismes.

Ipomoea ficifolia

Ipomoea ficifolia Lindl. est une plante volubile pérenne, à pubescence hérissée dense, portant des fleurs roses ou mauves en cymes. On le trouve en Somalie, au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie, au Mozambique et dans l’est de l’Afrique du Sud. En Afrique du Sud, le liquide pressé des feuilles broyées dans de l’eau se prend comme purgatif pour traiter les maux d’estomac. On boit l’infusion chaude des feuilles pour soigner les morsures de serpent.

Ipomoea hildebrandtii

Ipomoea hildebrandtii Vatke est un petit arbuste variable, atteignant 2,5 m de haut, tiges à pubescence douce, fleurs en cymes lâches, fleurs blanches, violettes ou blanches avec un centre violet. Il est présent en Ethiopie, au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie. En Ouganda, l’infusion des graines séchées réduites en poudre se prend pour traiter les troubles mentaux. Les racines et les feuilles sont pilées et appliquées sur les morsures de serpent, et on boit l’infusion. La décoction de feuilles fraîches est absorbée en breuvage pour soigner les douleurs corporelles généralisées.

Ipomoea jaegeri

Ipomoea jaegeri Pilg. est un petit arbuste succulent, atteignant 75 cm de haut, avec des pousses à pubescence argentée, puis glabres, et portant des fleurs solitaires blanches à roses. Il se rencontre en Ethiopie, au Kenya et en Tanzanie. En Tanzanie, le liquide obtenu des racines écrasées dans de l’eau se prend comme émétique, ou on boit la décoction de racine.

Ipomoea kituiensis

Ipomoea kituiensis Vatke est une plante herbacée pubescente presque érigée à volubile, atteignant 6 m de long, portant des fleurs blanches à jaunes avec un centre foncé. On le trouve en Ethiopie, au Kenya, en Tanzanie, au Malawi, en Zambie et au Zimbabwe. Au Kenya, la décoction des racines est bue par les Luos pour traiter les maux d’estomac.

Ipomoea spathulata

Ipomoea spathulata Hallier f. est un arbuste à pubescence dense, avec des branches presque érigées ou volubiles, atteignant 2,5 m de long, et portant des fleurs en cymes, de couleur blanche, crème ou jaune avec un centre foncé. Il est présent en Ethiopie, au Kenya et en Ouganda. Au Kenya, la décoction des racines ou des pousses s’applique en cas de maladies de la peau, et est aussi absorbée en boisson.

Croissance et développement

Les tiges rampantes d’Ipomoea pes-caprae forment souvent un tapis enchevêtré sur les plages sablonneuses, captant la litière de feuilles et le matériel organique apporté par le vent, améliorant ainsi la fertilité du sol. Ipomoea pes-caprae est auto-incompatible, ce qui est sous contrôle de plusieurs gènes. Les fruits flottent et sont disséminés par les courants marins.

Ecologie

Ipomoea pes-caprae pousse sur les plages maritimes sablonneuses, mais aussi à l’intérieur des terres au bord de grands lacs, et parfois au bord des routes et en bordure de cours d’eau, jusqu’à 750(–1200) m d’altitude. Il dépend des nappes phréatiques moins salines que l’eau de mer, et on le trouve par conséquent sur les plages maritimes au-dessus du niveau supérieur des marées de vive-eau. Il tolère les températures élevées, la sécheresse périodique, les embruns salins, le pH de sol élevé et les sols pauvres en azote.

Multiplication et plantation

Ipomoea pes-caprae se multiplie aisément par boutures. On peut planter les boutures de tige à des distances de 60–100 cm en lignes perpendiculaires au sens principal du vent. Ipomoea pes-caprae peut aussi être multiplié avec succès à partir d’explants nodaux sur un milieu de Murashige et Skoog, lorsqu’on y ajoute de la 2-isopentényladénine ou de la zéatine.

Récolte

Les parties végétales qui s’utilisent à des fins médicinales et les feuilles qui servent en légume peuvent se cueillir pendant toute l’année.

Traitement après récolte

En Tanzanie, les feuilles sont parfois séchées et stockées pour un usage ultérieur comme légume. On peut les conserver pour quelques mois.

Ressources génétiques

Ipomoea pes-caprae est très répandu et localement commun, et il n’est pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Plusieurs usages d’Ipomoea pes-caprae en médecine traditionnelle ont été corroborés par les résultats de la recherche pharmacologique, y compris les applications pour traiter des douleurs diverses, des inflammations, et les piqûres de méduse provoquant des dermatites. Davantage de recherche est nécessaire pour évaluer les possibilités de mise au point de nouveaux médicaments, ainsi que dans le cadre de la recherche de nouveaux produits contre le cancer et contre les bactéries polyrésistantes. Ipomoea pes-caprae pourrait ouvrir des voies intéressantes dans le domaine de la mise au point de préparations qui retardent le vieillissement de la peau et qui soignent ses inflammations.

Avec une utilisation plus intensive des plages, la plantation d’Ipomoea pes-caprae pourrait devenir plus importante en raison de son action de fixateur de sable. Il est alors nécessaire de sélectionner du matériel de plantation de bonne qualité et de mettre au point des méthodes culturales appropriées. Son utilité pour la réhabilitation des déblais de mines mérite d’être étudiée plus en détail. Il y a peu d’information sur son usage comme légume cuit, et une analyse phytochimique des feuilles est recommandée.

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Sources de l’illustration

  • Sunarno, B. & Oyen, L.P.A., 1997. Ipomoea L. In: Faridah Hanum, I. & van der Maesen, L.J.G. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 11. Auxiliary plants. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 163–166.

Auteur(s)

  • R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Lemmens, R.H.M.J., 2013. Ipomoea pes-caprae (L.) R.Br. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editeurs). Prota 11(2): Medicinal plants/Plantes médicinales 2. PROTA, Wageningen, Pays Bas. Consulté le 5 avril 2025.


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